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III. — Température moyenne des mois

Dans l’année moyenne, la plus forte température mensuelle est à Corée, au mois de septembre, 27°, 9, et la plus faible, en février, 18°, 9. La différence entre ces deux températures est de 9“ seulement.

Si les moyennes annuelles et celles des saisons sont à peu près constantes, on peut reconnaître que les moyennes mensuelles de chaque année diffèrent aussi très-peu de celles des mêmes mois les autres années. Il y a pourtant des variations d’une année à l’autre qui ont pu s’élever dans la saison sèche à 3“,5, et dans l’hivernage à 2°,9. Les écarts au-dessus et audessous de la température trouvée pour les mois correspondants de l’année moyenne n’ont jamais atteint plus de deux degrés, mais en général les oscillations de la température audessus et au-dessous des moyennes mensuelles sont moins fortes pour les mois d’hivernage que pour ceux de la saison sèche.

La marche de la température pendant la période de dix ans offre, d’après ce que nous venons de dire du peu d’écart des moyennes mensuelles entre elles, une régularité remarquable. En traçant les courbes successives des températures des mois pendant dix ans, on obtient une figure d’une régularité caractéristique; chaque année est la reproduction à peu près exacte de l’année précédente, et la courbe de dix ans oscille avec régularité en présentant des ondulations alternatives au-dessus et au-dessous d’une ligne horizontale représentant l’élcvalion moyenne du thermomètre pendant l’année, c’est-à-dire '23°, 8. En étudiant les propriétés de la courbe de l’année moyenne on s’écartera donc excessivement peu des lois des courbes des années particulières.

TEMPÉRATURE

IV. — Marche de la température pendant l’année et pendant les saisons.

Le lecteur devra considérer la courbe représentant la température pendant l’année moyenne ainsi que le tableau qui a permis de l’établir. En construisant lui-même les courbes des moyennes horaires, il nous suivra facilement dans notre description et pourra même trouver un grand nombre de renseignements qui ont pu échapper à notre examen, ou que nous avons négligé volontairement de relever.

Prenons le moment où la température est la plus basse. Ce moment se présente vers le milieu de la saison sèche, en général vers le commencement de février. Ce mois est celui où l’on observe les plus faibles minima comme les plus faibles maxima. Sa température moyenne est de 18°, 9. A partir do ce moment, la température devient croissante. Avec l’approche du printemps elle s'élève du courant de février au courant de mars de i degré. De mars à avril, elle croît lentement, de 0“,S; d’avril à mai, de 1“,S.

C’est principalement dans le mois de mai et dans les premiers jours de juin que la marche ascensionnelle de la température devient rapide. De sorte que, dans les premiers jours de juin, on peut considérer la saison chaude comme établie; il s’est produit dans un espace d’un mois une élévation d’environ 3“,5. Cette élévation n’est pas seulement sensible au thermomètre : les hommes ainsi que la végétation sont surpris par ce changement presque sans transition qui coïncide avec la disparition des vents réguliers et une modification profonde dans toute la constitution de l’atmosphère.

Arrivée à 23“,7, la température continue de croître de juin à juillet, se maintient en moyéime au-dessus de 27° et audessous de 28“ pendant (juatre mois. A peu près stationnaire pendant la fin de juillet et les mois d’août, septembre et octobre, elle gagne seulement 0“,5 dans le cours des trois

CLIMAT DE CORÉE

premiers mois et se maintient sensiblement à ce maximum pendant les deux premiers tiers du mois d’octobre.

Les oscillations des moyennes paraissent être alors principalement sous l’influence des pluies qui ont arrêté la marche ascendante du thermomètre ou du moins en ont considérabk-ment ralenti l’imporlance. Dans le courant du mois de novembre, quelquefois dès les derniers jours d’octobre, la courbe tliermométrique descend brusquement de 2°, 2 du plateau qu’elle traçait pendant les quatre derniers mois de l’hivernôge. Il y a 3“,6 de différence entre la température de décembre et celle du mois précédent. C’est le plus souvent sur le mois de novembre que porte la baisse rapide du thermomètre. Ce mois est un mois de transition. Au moment où il se termine, la saison fraîche est complètement établie sous rinûuence des vents réguliers du nord-est qui sont devenus tout à fait prédominants.

La température décroît d’environ de décembre à janvier, puis de la même quantité de janvier à février. Arrivée à son point le plus bas dans ce mois, elle reprend sou mouvement d’ascension pour suivre la marche que nous venons de décrire.

En résumé, la température croît pendant cinq mois et se maintient élevée pendant trois autres mois, tandis qu’elle a une marche descendante rapide qui ne comprend que quatre mois. Alors qu’il y a une sorte de station de trois mois dans la période des fortes chaleurs, il n’en existe aucune dans la période de fraîcheur. Aussi la courbe des moyennes des années successives présente-t-elle une suite de convexités doucement arrondies à sa partie la plus élevée, tandis que la partie située au-dessous de la ligne indiquant la moyenne annuelle présente une suite d’angles aigus dont les sommets correspondent au mois de février. Cette disposition particulière de la courbe des moyennes nous conduit à remarquer déjà qu’une des propriétés de rhivernage consistera dans la faiblesse des oscillations d’un mois à l’autre, tandis que dans la saison fraîche les oscillations seront plus considérables.

MARCHE DE LA TEMPÉRATURE

Pour obtenir la loi exacte de la marche de la température dans Tannée, il suffit de prendre sur noire tableau de Tonnée moyenne, les différences qui existent en plus ou en moins entre la température de chaque mois et celle du mois précédent. En faisant cette opération pour chacune des cinq moyennes horaires des mois comme pour chacune des moyennes générales, on pourra dresser un tableau qui indiquera aussi exactement que possible la marche de la température, soit d’après les moyennes horaires, soit d’une manière générale.

Voici quel est le mouvement général de la température dans chaque saison, le signe — indique la baisse, le signe + l’ascension des températures.

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