II. — Observations météorologiciues
Pendant douze ans, de 1856 à 1868, le fort de Bakel a possédé quelques instruments qui ont irrégulièrement servi à faire des observations thermométriques. Mais nous n’avons trouvé aucune série comprenant soit une année complète, soit douze mois successifs. Ces observations sont éparses sur les rapports des médecins de Bakel. Elles nous fournissent des moyennes mensuelles, souvent très-rapprochées de celles que nous allons étudier.
A la fin de 1860 et en 1861, il a été fait à Bakel une très-
CLIMAT DE I5AKEL
bonne série d’observations Ihermomélriques. Elle comprend onze mois, du septembre 1860 au 3i juillet de l’année suivante. Le mois d’août manque seul. Nous avons été assez heureux pour-retrouver des observations, faites en août 1856, nous fournissant pour la température des chiffres très-peu différents de ceux que nous aurait donnés l’interpolation de moyennes fictives entre les mois de juillet et de septembre.
Enfin, à une date plus récente, il a été fait une série thermomélrique, du mois de septembre 1872 au même mois de l’année 1873, mais dans de mauvaises conditions d’exposition des instruments. Dans ce dernier journal, les vents dominants ont été indiqués avec soin; nous nous en sommes servis pour dresser le tableau des vents de celte région et construire les roses portées sur notre carte du climat du Sénégal.
C’est avec ces éléments que nous avons pu reconstituer la physionomie d’une année météorologique à Bakel. Les rapports médicaux conservés aux archives de l’bôpital de Saint-Louis nous ont fourni le reste des documents sur lesquels nous allons nous appuyer.
Lieu d’observation. — Les instruments étaient exposés sur une vaste galerie, située au premier étage, regardant l’O et largement ouverte à ses deux extrémités au N et au S, leur élévation était d’environ 28 mètres au-dessus des plus basses eaux du fleuve. Il n’existe aucun renseignement indiquant la hauteur de ce niveau au-dessus de celui de la mer. La pente du fleuve est encore à étudier.