‹ Recherches sur le climat du SénégalChapitre 105 sur 125 · I. — Température moyenne de l’année · texte numérisé non relu

I. — Température moyenne de l’année

La température moyenne annuelle conclue de quatre observations quotidiennes est, à Bakel, de 28“,7. (Il ne faut pas omettre de signaler que l’exposition à l’O des instruments a dû élever celle moyenne un peu au-dessus de la moyenne , véritable.)

La movenne résultant des observations de 6 heures du ma- «

tin à 1 heure du soir, est plus élevée de 0%2.

La moyenne annuelle conclue des demi-sommes des minima et des maxima, au lieu d’être supérieure à la moyenne réelle, se trouve être inférieure à celle-ci de Nous croyons devoir attribuer à des erreurs instrumentales la valeur trop faible de cette dernière détermination.

La moyenne annuelle de Bakel est de 5° supérieure à celle de rjle de Corée. Cette différence est très-forte, surtout si l’on considère la situation presque sur le même parallèle, la distance qui sépare ces deux différents points de notre colonie africaine et l’altitude probable de Bakel. La situation maritime de Corée, la situation de Bakel dans l’intérieur du continent, telles sont les principales causes de celte différence.

11 faut remarquer avec quelle rapidité croissent les moyennes de la température à mesure qu’au Sénégal on s’éloigne du littoral. En France, nous pouvons constater qu’une distance de 520 kilomètres n’apporte pas une différence de plus de 1° entre les moyennes annuelles de deux villes situées comme Brest et Versailles, l’une dans une situation maritime, l’autre au milieu des terres.

Bakel. — OhserTations faîtes de septembre 1800 à août 1861

CLIMAT DE BAKEL

TEMPÉRATURE

La température moyenne est, à Corée, 23“,8; à 100 kilomètres dans les terres, à Dagana, 2S",8 ; à 520 kilomètres, à Bakel, 28», 7. C'est, avons-nous dit, au grand courant d’eau froide désigné sous le nom de courant polaire de l’océan Atlantique, que le cap Vert et les points voisins de la côte d’Afrique doivent leur température relativement douce. L’intérieur du pays n’est sous l’influence des brises du large que pendant la saison des pluies, ce n’est que dans cette saison que l’alraosphère plus frais du littoral peut pénétrer dans l’intérieur et diminuer l’excès de la chaleur. Mais le peu d’intensité des brises d’O ne leur laisserait qu’un faible pouvoir rafraîchissant, si elles n’apportaient avec elles les nombreux nuages dont se couvre le ciel de la saison d’hivernage, et l’eau des pluies dont la chute doit modérer l’excès de la chaleur produite par un soleil zénithal.

Dans la saison sèche, les vents de l’intérieur dominant seuls, il ne se fait aucun échange de l’atmosphère dans le sens utile au rafraîchissement du pays.

Ainsi, la grande différence entre la température annuelle de Bakel et celle de Corée est un fait qui trouve son explication dans les situations respectives des lieux ; elle porte surtout sur la température de la saison sèche.

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