CHAPITRE I
TEUPÉKATUaE MOYENNE DES DIFFÉRENTES REGIONS DU SENEGAL.
Nous venons d’étudier successivement quatre régions du Sénégal, dans lesquelles des observations ont été faites assez complètes et d’une manière assez satisfaisante, pour nous fournir des documents dont on ne saurait mettre en doute l’exactitude.
Des observations moins complètes, mais d’une valeur relativement assez grande, nous permettraient d’étudier plusieurs autres points du Sénégal. Tels sont les postes de M’Bidgem et de Thiès dans le voisinage de Corée; ces localités, la première surtout, présentent le même climat que celui de Corée. Dans celui de nos postes fortifiés situé le plus profondément dans les terres, à Médine, d’excellentes observations ont été recueillies par notre collègue M. L’Helgouach auquel nous devions déjà les observations de M’Bidgem. Le climat de Médine situé non loin de Bakel, au-dessous des cataractes du Félou, est le même que celui de Bakel. Il y a une augmentation de la température à Médine. Mais il est difficile de savoir si cette augmentation provient d’erreur instrumentale ou est l’expression d’une observation exacte. Cependant comme cette élévation porte également sur la saison sèche et sur l’hiver-
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nage, nous croyons à une erreur instrumentale d’environ un degré.
Nous avons été aussi, obligé de négliger l’étude de certains autres points, dans lesquels les observations, quoique bonnes, ne comprenaient que des séries d’un petit nombre de mois.
Toutefois, il nous a paru nécessaire de ne pas laisser se perdre des documents importants qui pourront être utilisés lorsque l’étude du climat du Sénégal, dont nous présentons un premier essai, pourra être reprise avec l’aide de matériaux plus complets et plus parfaits. Nous résumons dans un même tableau tous les documents déjà donnés en y joignant ceux qui, bien qu’incomplets, nous paraissent exacts et sont relatifs à des points non étudiés jusqu’ici, ou à des localités situées en dehors du Sénégal, mais [)eu éloignées. Telles que le poste de Sed’hiou sur le Casamance, le poste portugais de Bissao.
ASed’hiou, les médecins de la marine ont recueilli pendant cinq années (incomplètes, il est vrai) de très-bonnes observations de la température, de la pluie et des vents, ces observations nous ont permis d’établir les roses des vents de cette région et de les porter sur notre carte.
Nous devons à l’obligeance du docteur Santa-Clara, notre confrère de la marine portugaise, de bonnes observations sur le poste de Bissao où il résidait.
Excepté pour Saint-Louis et Gorée, toutes ces moyennes ne sont déduites que d’une seule année d’observation. Les observations de M’Bidgem ont été faites en 1862-63; celles de Thiès en 1864-63, par M. Pilleraux; celles de Médine en 1863 64, par M. L’Helgouach; celles de Bissao en 1871-72; celles de Podor en 1873, par M. Daniel; celles de Matam, par M. Léonard.
Températures moyeunes tic onze points de la côte occidentale d’Afrique.
CLIMAT DU SENEGAL
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