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CHAPIT^RE II.
Nous avons suivi jusqu’ici dans nos recherches la méthode d’analyse qui convenait à notre sujet, nos recherches n’ayant d’autre base que l’observation des faits. Nous avons pris une à une les principales régions du Sénégal, et pour chacune d’elles nous avons examiné les données qui nous étaient fournies sur l’état de l’atmosphère par les meilleures observations de nos devanciers et par nos propres observations.
Il nous reste à conclure, c’est-à-dire à exposer quel est, d’une manière générale, le climat de toute la contrée. D’abord nous refuserons de déduire des observations que nous avons étudiées jusqu’ici, une température moyenne annuelle s’appliquant à tout le Sénégal. Cette température ne serait qu’une fausse interprétation de la méthode des moyennes, une erreur manifeste, un chiffre sans valeur également faux pour chaque partie de cette vaste contrée et pour chacune des époques de l’année auxquelles on serait tenté de l’appliquer.
Suivant l’époque que l’on considère, il existe de grandes dissemblances dans les états climatériques des diverses localités, ou, au contraire, des ressemblances qui permettent de réunir les climats locaux dans une seule et même description pour un moment donné de l’année.