I. — Observations
L’évaporation de l’eau n’avait jamais, croyons-nous, été observée méthodiquement au Sénégal, avant que nous ayons porté noire attention sur ce point intéressant.
On sait que l’évaporomètre de Fiche est un instrument d’une très-grande simplicité. Il consiste en un tube de verre fermé à son extrémité supérieure par laquelle il est suspendu. Ce tube est rempli d’eau et obstrué à sa partie inférieure par une rondelle de papier facilement perméable et constamment maintenue humide par le liquide. Cette rondelle, d"un diamètre constant, constitue la surface évaporatrice. Deux fois par jour, le matin à 6 heures et le soir à la même heure, l’observateur mesure la quantité d’eau qui a disparu du tube par évaporation. Pour faciliter cette mesure, le tube est gradué en centimètres cubes ; une table déduite des rapports des volumes d’eau évaporée à la surface d’évaporation, indique à combien, en millimètres de hauteur sur l’unité de surface, répond le volume d’eau disparue. Des instruments gradués directement en millimètres d’eau évaporée se construisent aussi et évitent l’usage d’une table.
Nos observations ont été faites sous l’abri et par conséquent à l’ombre. Le tableau suivant indiquera en millimètres la hauteur de l’eau évaporée dans les conditions particulières où l’instrument se trouvait placé, c’est-à-dire à l’abri des rayons solaires, ainsi que de la plus grande partie de l’irra-