RELATIVE
A. St-Louis.
A Corée.
A St-Louis.
A Corée.
nim
tnm
Décembre . .
Janvier. . .
Février . . .
9,bo
Ce tableau suffirait pour démontrer la sécheresse beaucoup plus grande de l’atmosphère de Saint-Louis, dans la saison où les vents d’E soufflent le plus souvent. L’examen des extrêmes fera encore mieux ressortir cette différence.
Voici deux journées dans lesquelles le vent d’E a soufflé simultanément sur ces deux points de la colonie, et qui ont
KTAT HYGROMÉTRIQUE.
donné dans la première des deux \illes les minima absolus de deux mois consécutifs. La tension de la vapeur observée a été :
A Saint-Louis. A Corée.
Le 24 janvier 4““,00
Le 12 février 1““,78 8““,48
Si nous cherchons les minima extrêmes observés chaque mois dans les deux villes, nos observations nous donnent les résultats suivants :
llinima ali soins de la tension de la vapeur
A Saint-Louis. A Corée,
mm mm
Janvier 4,00, le 24. 6,79, le 5.
Février 1,78, le 12. 6,50, le 13.
Mars 3,47, le 3. 7,84, Je 8.
llinima absolus de Phumidité relative
- A Saint-Louis. A Corée.
Janvier 14, le 24. 43, le 24.
Février .... 6, le 12. 32, le 16.
Mars. ..... 13, le 3. 35, le 0.
Tous ces minima se sont présentés dans les journées où le vent avait soufflé dans une direction E ou NE. Les différences considérables qui existent dans Fétat dTiumidité des atmosphères de Gorée et de Saint-Louis rendent compte des différences de climat des deux villes. Le climat de Gorée est de beaucoup le plus doux et le plus constant.
La tension de la vapeur d’eau peut varier, à Saint-Louis, dans Fannée, de l““,78 à 31““, 57, et dans ce même mois de 1““,78 à 16““, 92 (février), ou de 18““,9 à 31““, 57 (septembre).
A Verdun, en 1868, le minimum de la tension de la vapeur d’eau fut, le 2 janvier, de 1““,11; le maximum de 15““,63, le
CLIMAT DE SAINT-LOUIS
7 août. La variation annuelle fut donc de S2 à Verdun (1), tandis qu’à Saint-Louis elle peut atteindre 30““, 79, plus du double.
Et, ce qui caractérise le climat de Saint-Louis : tandis que la variation hygrométrique observée en France correspondait à une oscillation de température de à Saint-Louis, la
différence entre les températures des moments de ces deux observations extrêmes n’a atteint que 3o,6.
Ceci démontre de quelle importance doivent être, au Sénégal, les variations hygrométriques, et combien elles sont peu en rapport avec les variations thermométriques. Le climat de^ Saint-Louis, dont la température varie dans des limites assez faibles, présente au contraire une extrême variabilité relativement à l’humidité.
L’humidité relative a varié, à Saint-Louis, dans la même année, de 6 centièmes à la saturation complète, et dans le même mois (avril) de 9 à 78 centièmes.
Nous ferons remarquer que, pas plus que les variations de la température, ces variations n’influent d’une manière sensible sur les maladies endémiques. C’est précisément dans la saison sèche, dans les mois où les entrées à l’hôpital sont les moins nombreuses, que ces variations sont considérables. Elles ont cependant une influence marquée sur les maladies des indigènes et sur certaines maladies sporadiques ou maladies chroniques chez les Européens.