‹ Recherches sur le climat du SénégalChapitre 79 sur 125 · SAINT- LOUIS · texte numérisé non relu

SAINT- LOUIS

CLIMAT DE SAINT-LOUIS

Si nous examinons les moyennes horaires de chaque mois, les cinq séries qu’elles nous fournissent nous donnent des courbes qui ont une marche voisine de celles des températures correspondantes. Cependant le parallélisme de ces courbes entre elles n’est pas complet. Par exemple, les moyennes de 10 heures du matin donnent une courbe annuelle qui croise celle des moyennes de 6 heures du malin, ce qui indique que le mouvement annuel de la quantité absolue de vapeur d’eau ne se fait pas complètement de la même manière, suivant les heures et les saisons que l’on considère.

B. — L’humidité relative suit, dans sa marche annuelle, une loi d’ascension et de baisse voisine de celle de la quantité absolue de la vapeur d’eau ; toutefois ces variations ne sont pas exactement parallèles à celles des variations de cette quantité. Ainsi, à partir d’août, l’humidité relative baisse, tandis que la tension de la vapeur continue d’augmenter jusqu’en septembre. L’humidité relative baisse avec une rapidité beaucoup moindre que l’humidité absolue. Le minimum de l’humidité, le moment de la plus grande sécheresse relative, est en décembre et non pas en février. Tandis que la quantité absolue de vapeur d’eau n’offre qu’un seul maximum et un seul minimum annuel, il y a dans la saison sèche des oscillations de l’humidité relative, d’un mois à l’autre, analogues à celles que nous avons signalées à Corée. Ces oscillations sont sous l’influence des vents d’E qui se présentent par séries plus ou moins longues, suivant les années, et placées irrégulièrement dans la saison sèche.

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