‹ Recherches sur le commerce, la fabrication et l'usage des étoffes de soie, d'or et d'argent, et autres tissues précieux en Occident, principalement en France, pendant le moyen âgeChapitre 17 sur 38 · TOME PREMIER · texte numérisé non relu

TOME PREMIER

Page tty ligne 17. — t La seconde comprend le temps que la Sieile d'abord, piiît l'Italie orientale, est restée en possession, » etc.

Lisez : sont restées.

Page 5, note nuurginale. — c Nos recherches ne comprennent qne le moyen âge, du VI* au xvii* siècle. >

Le moyen âge a fini à la prise de Constantinople par Mahomet II , en 1493 : ainsi la période de 1453 au xyii* siècle deyrait ne pas être comprise dans cette désignation de moyen âge; elle appartient à la période moderne généralement connue, chez nous, sous le nom de renaissance.

Page 5, ligne 9. — « Or notre cadre... comprend... le moyen Age entier, s Non, puisqu'il ne commence qu'au vi* siècle, et que le moyen Age a commencé

au IV (314).

Page 9, note 5. — On lit dans un testament de Tan 915 : c Capas duas, una pur-

purea, et alia hition , toalias olicias duas, » etc. ; mais , comme le fait obserrer du

Cange, il est probable qu'il faut lire : hlattion, hlattea ^ ex ilattio. Voyez Gloss.

med. et in/. Latin. y tom. I, pag. d93, col. 1, y^ Biiion.

Page 13, note 4. — Ajoutez : Cf. pag. 763, col. 3, v** Brandonus.

Page 14, ligne 7. — Peut-être aurais-je dû faire ici mention d*un tissu qualifié de molosericum tetrafolium dans une charte de Tan 471, citée par du Cange dans son Glossaire , tom. VI, pag. 570, col. 1.

Page 30, ligne 14. — a ...un guerrier romain couvert d'une cuirasse avec lambrequins. 9

Les lambrequins ne peuvent figurer sur un monument romain, puisqu'ils n'existent que depuis le blason. On lit, dans un petit livre du xvii* siècle, ce passage qui trouve encore son application de nos jours : « ... On ne voit que couronnes de comtes et de marquis sur les écussons. Il semble que les bourlets ne soient que pour des argoulets, et les lambrequins pour des harlequins. » Réflexions^ pensées et bons mots, etc., par le sieur Pepinocourt. A Paris, bc.dc.xcvi., in-8°, pag. 155.

Page 36 , ligne 11. — On remarque le même dessin , ou peu s'en faut, dans le fragment de l'étole de saint Paul Anrélien, conservé dans l'île de Batz (Finistère), et reproduit , avec une description , dans le Bulletin arc/iéologique de t Association bretonne, année 1849, premier volume, 1" livraison, pag. 132-134.

Saint Paul Aurélien , premier évéque du diocèse de Léon , vivait dans le vi* siècle. L'étole qui lui est attribuée a passé du vieux monastère dont on voit encore des restes, dans l'église paroissiale de l'ile de Saint-Pierre de Batz : c'est un tissu de forts fils de soie, endommagé et éraillé par un long usage. Cet ornement est formé d'une bande cousue sur toile , qui a trois mètres environ de longueur, sur huit centimètres de large, sauf vers le milieu où il se rétrécit un peu, et vers ses extré-

ADDITIOIVS ET CORRECTIONS. 449

mités qui t^élargisseot légèrement.; il n*a ni frange ni bordure. Le fond de TétofTe est jaune, parfois nuancé de bleu. Le bleu domine dans les chevaux, le jaune dans les personnages et dans les chiens, mais avec des nuances qui suffisent pour bien indiquer les lignes, les reflets et les ombres.

Page 38, lignes 9 e/ 10. — a Un galon d^une épaisseur de près éf un pouce, i Il doit y avoir erreur ici; malheureusement je n'ai pas le livre de M. Raine sous les yeux , et ne sais où le trouver.

Page 45, ligne il. — L*opinioB répandue dans le moyen âge sur l'aigle, chez nous aussi bien qu'en Orient, Péuit aussi chez les anciens Grecs. ( Voyez ViliaJe, chant XIII, V. 822 ; chantXXIV, v. 315; VOdjssée, chant II, v. 146^ chant XV, 'V.i64, etc.) Elle s'y maintint longtemps, comme le prouve une anecdote relative à Basile le Macédonien , racontée par ConsUntin Porphyrogénète , auchap. v de la vie de cet empereur. Voyez Mistoriœ Byzantinœ Scriptores post Theophanem, etc., cur. et stud. R. P. Combeiisii. Parisiis, iu Typographia regia, M.Dc.Lxxxv., in-folio, pag. 136, 137.

Page 45, note 1, ligne 1, — Ajoutez : Cf. Hierozoicon^ auth. Sam. Bocharto, éd. M.DG.LXXxxn., in-fol., lib. I, cap. m, col. 14-16. Lambert d'Ardres fait allusion k cette croyance populaire, quand il dit de Baudouin II, à Tannée 1177 : a Convaluit igitur comes de infirmitate , et renovatus est sicut aquila spiritu mentis sus ' in agnitionem corporis Christ! et Ecclesis. s liambert. Ardens. , Histor, comit. Ghisnens., etc. (Histoire généalogique des maisons de Guines, ^Ardres^ etc. , par André du Chesne, in-fol. , preuves du liv. II, pag. 118.)

Page Vè y note 5. — Depuis la publication du premier volume de ces Recherches, il a paru dans le Bulletin archéologique de P Association bretonne (classe d'arohéologiej *, une lettre intéressante de M. A. Ramé sur le pourpoint de Charles de Blois , avec une représentation fidèle du dessin de l'étoffe , si mal rendue dans V Abécédaire de M. de Caumont. A l'exemple du directeur de l'Institut des provinces, M. Ramé regarde les ornements que l'on remarque sur cette vénérable relique, comme l'œuvre d'un brodeur, en quoi, je le répète, il se trompe; jnais il est tout à fait dans le vrai quand, établissant une comparaison entre l'ornementation des étoffes de soie et les peintures murales de certaines de nos anciennes églises , 11 affirme que cette décoration avait pour but de simuler une des tentures que Ton suspendait le long des murs et des piliers du lieu saint les jours de fête. A l'appui de son assertion , l'archéologue breton cite une peinture dont il reste des vestiges sur le porche de la cathédrale de Dol, élevé au xiv* siècle par l'évéque Henri Cœur , contemporain de Charles de Blois : sur un fond jaune,, des encadrements circulaires de couleurs variées, reliés entre eux par des cœurs d'or, renferment , les uns des lions ou des aigles , comme sur le pourpoint du prince ; les autres des dragons ou des oiseaux ; les vides sont remplis par de grandes fleurs de lis d'azur. Entre l'étoffe et la peinture, comme le fait observer M. Ramé , l'analo-

Annéc 4853, UI* vol. , 4* livraison, Rennes, librairie de Yerdier, pag. 2ft4-i57.

i50 ADDITIONS ET CORRECTIONS.

|;ie est frappante, f PareUIe découveHe , ajoute-t-il , a été faite à la Saînte-Chapelle de Paris... sur le mnr occidental, des deux côtés de la porte. Là encore ce sont des encadrements géométriques qui renferment alternatÎTement des lions et des aigles, et , de distance en distance , la disposition symétrique des médaillons est interrompue par des traits bruns en diagonale destinés à indiquer les plis des draperies. »

Page 51, ligne 7. — « Compartiments polygones. »

Polygone est un substantif, non un adjectif. On dit polygonal.

Page 68 , note 3, ligne 9. — On conservait autrefois dans Tabbaye du Mont- Saint-Michel une partie des ornements du saint , que Ton montrait aux fidèles à certains jours de l'année : «t Item habemus stolam et manipulum sancti Eligii in quibus celebravit, qu» suis diebus ostenduntur petentibus, in uno coffrecto ligneo longo et lato magis in uno buto quam in alio. » Historiœ monast, montis S, Michae» lis, Tolumen minus, Ms. de M. Léopold Delisle,, fol. 461 recto.

Page 75, en noie y vers la fin, — £m» : cruel.

Page 79, note 2. — Le passage suivant constate la même habitude chez nos ancêtres :

Lors pare son cors et atome.

Et we Test cum une rolne

De grant robe qui li tmine.

De tontes diverses olors,

De moult desguis^ volors

Qui snnt es soies ou es laines, etc.

Le Roman de la Rose, t. 6446 ; édit. de Bléon, tom. Il, pag. 96. Costume de Fortune.

Voyez , sur l'usage où l'on était autrefois , dans notre pays , de parfumer le linge avec des fleurs, V Histoire des Francis des divers états j par A. A. Monteil, édit. grand in-8«, Paris, 1847, xvr siècle, pag. 256, 592.

Page 80, note l^ à la fin. — Voyez, sur le safran que les dames se mettaient sur le visage, les Manuscrits français de la Bibliotltèque du Roi, tom. VII, pag. H02.

Page S^ffin de la note 4 . — Je renverrai encore à un traité plus étendu , surtout plus complet, intitulé il Setificio in Sicilia^ sikggio storico-politico di Camillo Gallo, e Guagliardo palermitano, qui se trouye dans le tom. I*' du nuoya Raccolta di opuscoli di amtori siciliani, etc. In Palermo ifi>ccjJLXXvin, nella reale Stamperia,

Page 84, ligne 20. — La 528* année de Phégire des mahométansa commencé le mercredi i*' novembre 1133 de notre ère, et fini le dimanche 21 octobre 1134.

Page 99, note 3. — Il n'est nullement nécessaire de modifier le mot charges , qui pouvait bien être écrit ainsi tout au long. En effet, on a prononcé sarge depuis saint Louis (voyez tom. I*% pag. 97, not. 3) jusqu'à la fin du xvii* siècle. Je lis dans un ouvrage de cette dernière époque : c On dit marque, sarge ^ marri, etc., non pas merque, serge, etc. n (Zâ Politesse de la langue fr an foise, etc., par N. Fr., w* édition. A Paris, k.dc. lxxii., in-12, pag. 63.)

ADDITIOINS ET CORRECTIONS. 451

Page 400, note i, vert la fin, -*- lÀsez : i^appelait déjà suhie. £n ettet, si ce'mot est omis dans le Dictionnaire de rAcadémie , on le trouve dans les Recherches ita^ Hennés et framboises d*Oiidin, aaxmots Spoia elSubbio, Voyez Tédit. de m.dcjlt., in4% pag. 817, col. i, et 847, col. i. Cf. n« partie, pag. 507, col. i .

Page {^'^f à la fin, — Dans une lettre publiée parmi celles de saint Boniface, on voit un disciple du vénérable Bède accuser réception à un évéqued^une pièce de soie destinée à envelopper les reliques du bienheureux : a Gratanter quidem munuscula tue cbaritatis suscepi , et eo gratantius, quo te bsc intimo devotionis alTectu mittere cognovi, id est holosericam ad reliquias beats mémorise fieda magistri nostri, ob recordationem et illius venerationem , destiuasti. » LuUo episc, Gutberct dise, Bed.^ inter S. Bonif. epist. , ep. lxxxIx. [Magna Bibliotheca vifiterum Patrum^ etc., tom. XVJ. Paris., m.dg.liv., in-folio, pag. 88, col. i, C.)

Page 425, suite de la note 3. — Les ossements de saint Lofuis hii-méme « furent mis en un escrin moult bien embasmé, en riches draps de soie, avec grant foison d*espices sooef flerans. > Voyez les grandes Chroniques de France ^ publ. par M/ Paris, tom. V, pag. 3, ann. 1^0.

Page 128. — A la citation du Roman de Tristan, ajoutez celle-ci :

lies doaz anfims couTii d'un riche tapis chier.

Amis et AmUe* und Jourdaint de Blaivies, etc. Erlangen, i 852, in-8*, pag. 87, T. 3034.

Page 182 , en note, — La charte dont j'ai cité un passage d'après la publication de P. de Chiniac, fait partie dn cartulaire de Marmoutier, et se rapporte au Vendômois. Voyez le Glossaire de du Cange, an mot Tapetum.^ tom. VI , pag. 505 , col. 3.

Page 143. — Le passage suivant , dans lequel il est question de la sépulture de maître Alain Chartier, trouve sa place en cet endroit : a Ou rang des cincq dessus nommez estoit une tombe, ou, pour plus au vray parler, ung sercueil.... IlyaToit par dessus ung drap d'or large et plantureux, riche et beau aussi, non pas broché, ainçois estoit de velonx sur veloux, plus velu qu'à tiers poil, de très-fin cramoisi, et les figures d'or estoient d'or sur or rehaulcé, enforcé et regamy.-a Le Livre du Cuer d'amours espris, parmi les Œuvres complètes du roi René , publiées par M. le comte de Quatrebarbes, tom. III, pag. 132.

Page 145. — Au x\\* siècle, les corporations ouvrières étaient tenues, dan» certaines localités, de faire dés offrandes d'étoffes à Téglise le jour de la fête patronale. On lit dans des statuts de l'an 1531 : a Item statutum est... quod quselibet ars ordinet habere nnurn noTum pallium pro qualibet arte , secundum conditionem et qualitatem artis. Et in festivitatibus pnedictis, du m solemnia missarum ce* lebrantur, omnes de collegio seu arte qualibet convenire debeant in unum, ad palatiumcommunis cnm uno cereo sive cereis et pallio.... Et de prsedictis palliis et oereis et candellotis oblationem facere reverenter, prout decet. » Ex Libro statuto» rum Pisauriensium^ 1531, etc. (Acia sanctorumJunii^ tom. 111, pag. 93Ô, col. 1 , B.)

Page 149, suLie de la note 2. — On lit daxM V Histoire unipenelle de de Thour (liy. XXXI, chap. xx ; édit. de Londres, tom. II, pag. 503), après le récit de la mort de Soliman II : a Depostto in mausoleo cadavere, instratus sandapilao panniu cymatilis prgstantissimus , et supra hune alius intertextus ; » passage ainsi renda dans la traduction française , in-4^, tom. V, pag. 173 : «Le corps ayant été mis dans le mausolée, on étendit sur la bière un drap tabisé, et un antre broché. »

Au reste, l'usage de couvrir d'étoffes de prix les sépultures de personnages considérables parait avoir régné en Orient à toutes les époques. Ruy Gonzalez de Qavijo , parlant de je ne sais plus quelle église , dit : «... é en esta iglesia estaba una gran sepultura de jaspe , é cubierta con un pano de seda, é }'acia alli nna emperatriz, » etc. {Vida detgmn Tamorlan^ etc. éd. de M. Dcc. Lxxxn., pag. 62, lig. 10.)

Un voyageur français, décrivant les tombes de Mahomet, d*Aboubekre et d*Omar, nous apprend qu'elles sont de bois, couvertes de deux riches poêles, par-dessus lesquels on en met un noir tous les ans, « fait... d'une manière de pouls de soie figuré , avec des lettres partout , au lieu d'ondes , lesquelles composent desr passages de TAlcoran ; c'est le Grand-Seigneur, ajoute l'écrivain, qui a la prérogative d'envoyer ce poêle. » [Voyage du ohei^alier Chardin en Perte ^ etc., édh. de Langlès , tom. IX , pag. 198. ) Oh lit ailleurs ( pag. 163 } i^ue ce poêle noir est &it de ces belles étoffes qui se fabriquent à Merdin en Mésopotamie.

Auparavant (tom. II, pag. 424), parlant du tombeau de Fadimé, fille de Mousa- Cazem [Mou^a^Qàcem)^ il noas le représente couvert d'un drap d'or qui tombe jusqu'en bas, et dit de celui d'Abas (pag. 43S. Cf. pag. 4tt(^et 453) qu'il est couvert de ce riche brocart de Perse, qui coûte huit à neuf cents livres l'aune, le plus précieux qu'on puisse voir.

Page 155. — On voyait pareillement dans* le trésor de la cathédrale de Saint- Paul de Londres des débris des ornements dans lesquels saint Edmond avait été inhumé : a Item vasculum cristallinum ornatum pede et turriculo argenteo , in quo conûnentur de alba et de casula et dalmatica , in quibus S. Edmundus fuit tumulatUB, » etc. Visitât io fada in thesaura S, Pauli Lond., ann. grot, MpcxGfv;^ap. Dttgdale^ the Mût. ofSt. PauTs Cathedral^tXc, pag. 314, col. 2.

Page 155, note 3. — Les paroles de Mahomet ont été prononcées après la bataille d'Ohod I dans laquelle le prophète avait été vaincu par les Meoquois. Voyez Essai sur C histoire des Arabes ^ etc. , par M. Caussin de Perce val. Paris, 1848, in-S^'ytom. III, pag. 111.

Page 156, dernière ligne, -^ Lisez : intacte.

Page 157. —"Un architecte a récemment trouvé dans un contre-fort de la cathédrale de Bayonne, une boite renfermant les os et les vêtements d'un évêque do xin* siècle, et rapporté à Paris les habits , qni sont maintenant au musée des Thermes et de l'hôtel de Clu^iy. Rien de plus curieux que ces étoffes, encore assez bien conservées ; la broderie du bas de la robe surtout est admirable, et ressemble aux plus élégantes étoffes chinoises ; on y lit en grosses lettres une légende arabe , qui, dit-on, signifie : c 11 n'y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. » Quand je dis broderie, je me trompe ;^'est plutôt un tissu très-mince d'or et de soies

de différentes couleurs. Les débris de la calotte sont, du moins semblent être, en crêpe de Chine ; on y yoit des oiseaux affirontés devant une coupe, etc. La chasuble, autrefois blanche, également en soie, représente des lignes d'arbres. Tous ces tissus, très-fins, sont bordés de galons or et soie fort ouvragés , ef d'un travail tout occidental, tandis que ks étoffes viennent sans doute de pays musulman.

Page 164. — Du Cange, après avoir cité le Roman de la Rose, Jacques de Vitry et £neas Sylvius , et traduit samii par veiouXy continu^ ainsi : « Exametum dans Guillaume de Tyr, liu. i3. chap. 27. liu. 21. chap. 24. Innocent III. liu. 15. Epist. 76. d'où il faut corriger l'Epistre de lean Roy de Bulgarie, es Actes du mesme Pape, pag. 70. Misî autem ad prmsens in signo parva recordationis^ Exameta duo Epicima, l'Imprimé portant Examina duo Epiciua : car je ne &is pas de doute que le Grec n'ait eu i^à^i-za. Stjo éTc^aTjfxa, hoc est y prœclara. Nice tas a dit il^dp.iToç. » Hist. de Vempife de Constant inopie sous les empereurs français ^ etc. , !'• part. ; Glossaire ou explication des vieux mots français qui se rencontrent en r histoire de Geoffroy de ViUe-Hardouin , pag. 369 , col. 1 , au mot Samit,

Page 160. — Voyez, sur le prix des courses à Rome, appelé el paio, et qui consistait en une pièce de velours ou de drap , le Joarnal du voyage de Miehel de Montaigne en Italie, etc. , pag. 140.

Ob lit dan» an poëte contemporain- :

Voici le carnaval, menons cbacon la sienn«,

Allons b«ller en masque, allons nous promener.

Allons voir Maro-Antoinne, on Zani bouffonner^

Avec son magnifique à la vénitienne. #

Voyons eourir le pal à la mode ancienne. 4

Les Regrets de J, du Bellay^ d? cxit, partni ses Œuvres fraHcoises,eicjA Rouen, m. D.xcvn., in-V3, fol. 363.

Page 172; note i.^'jjoutez : Cf. pag. 64, lig. 14.

Page 181 , note 4. — Je ne comprends pas bien ce que l'historien d'Ely a voulu dire par ad modum lorieœ. Peut-être s'agissait-il d'un procédé d'omementatron ou de broderie, comme dans des voiles ainsi décrits : « Vêla loricata melinoporphyra uncinaài duo. » [Donatio facta eccl, Cornut, édita a Suaresio; apud D. Mabillon, dé Re diplomatica, lib. VI, pag. 462, E. Cf. Gioss. med. et inf. Latin. , tom. VI, pag. 867, col. 1 , V® Uncinatus, quod Cangius transfert : « Uncis, seu eorum figura distinctus ponnus. v )

Page 183. — Lisez : étaient.

Page 1 86, note 2'. — Calvin, parlant des reliques des saints , déclare ironiquement a que c'est un singulier et méritoire service de Dieu, si le peuple... les honore et révère leur offrant des chandelles, des draps de soye, des chapelets et autres tels ornemens. » Voyez Traité des reliques^ etc. A Genève, par Pierre de la Roviere, m. dci., in-12, pag. 108.

Page 180. — Rien avant le xn^ siècle, saint Roniface envoyait d'Allemagne des présents' semblables aux évéques de ses amis : a Misimus etiam, éarit-il à l'un d'eux,

454 ADDITIONS ET œRRECTIONS.

tuœ dilecdoni panra maniucnla , imam pallam holosericam. » S. JSomif. martyr, et archiep, primi Moguntini epht. cxi. (Magna BihUotheca veterum Patrum , tom. XVI. Paris., M.DC.UY., pag. 97, col. 2, D.)

Auparavant, on lit dans une autre lettre : a Duo yero pallia subtUissimi operis , unuoi albi, alterum tincti colorij... tu» paternitati mittere coravimas. > LuUo episcopo... GiUberct discipulus Beda, in ter S. Bonif. epist. , ep. hxxxsx, [Ibid.^ pag. 88, col. 2, À.)

Mais ces gages d'amitié li'étaient pas toujours de soie ; il y en avait aussi d'étoffes plus communes ; on le voit par ce passage d'une autre lettre de saint Boniface : (( Interea per Forthereum presbyterum litteras et parva nAuiuscula, propter indicium purse charitatis, transmitto vobis : id est, casulam non holosericam, sec^ caprina lanugine mixtam et vîllosam, ad tergendum pedes dilectionis vestrs. b Epistola III S. Bonif acii episcopi ad Danielemepiscopum, [lèid., tom. XVI, pag. 50, col. 1,D.)

Page 192, ligne 13. — Lisez : s'émerveillait.

Page 195, note 3. — On peut rapprocher du passage de Juvénal des Ursins celuici d'4in auteur contemporain : c Si s'apresta sur ung ttès-bpn palefroy, moult noblement vaistue et assemée d'abitz royaulx tous blancs, » etc. (Le lùi^re du Cua et amours ctpris , parmi les ORuvres complètes du roi René^ publiées par M. le comte de Quatrebarbes , tom. III, pag. 29.)

Page 196, note 1. — Voici d'autres exemples du mot co/samit^ écrit de deux autres manières : « Item una casula , una tuuica, et nna dalmatica de catesamito rubeo. > Mnventar. S. Capellœ Paris, ann. 1335, in regji Chartoph. reg., ch. 7. — a Item casuU, dalmatica et tunica de cathesamitto rubeo. » Aliud ann. 1340. [Ibid.f ch. 8.) — « Item unum frontale... foderatum de cataxamito viridi. » Inwentar, Ms, thés. Sedis Apost, ann. 1295; àpud Cang., Gloss, med. et inf.tatin., tour. II, pag. 237, col. 3. D. Carpentier a Pair de rapporter ce mot ft l'italien catarzo, qu'il rend par serici purgamentum , setœ grossi ori s genus.

Page 199. -*La plus singulière description de l'oriflamme me parait être celle de Matthieu Thomassin : c Item , dit-il , du cîel fut envoyé une bannière appelé auriflambe , faicte de matière tres-especiale ; et est de couleur de sandal , appelé samit^ D etc. (Extrait du Registre delphinal, etc., parmi les Documents divers sur Jeanne d'Arc, édit. du Panthéon littéraire, pag. 536.)

Page 202, ligne 3. — Ce vers peut être cité & l'appui de ce que je dis : Et le count Longespée depli les sandaux.

The Assault of Massoura^ t. i40. [Excirpta historica, etc. Lon-« don, printed by and for Richard Bentley, m.dccc. xixi., în-8*,

Page 205. — On trouve un autre emploi du cendal dans ce passage , qu'il est curieux, d'ailleurs, de comparer avec l'itinéraire fabuleux rapporté , pag. 303, 304:

Arrier retoment, ena lor nef sont entré.

Droit vers Brandis ont lor Tuile torné. •

ADDraONS ET CORRECTIONS. 455

£t Haelins est al ceval montés, ^ Il et si homme se sont acheminé j

Dès or en Tont droit vers la Roge mer.

Sauvages teres trova .H*, asés,

Par Femenie est outre tretpasés :

C'est une tere ù moult a povretés ;

Solans n*i luist, feme n*i puet porter,

Ciens nH abaie, ne kos n'i puet cantef.

Eus celé tere n*a gaires demoré.

Quant ens le tere des Commains est entré :

C'est une gent qui ne gonstent de blé.

Mais le car crue comme gainon denré ;

Tôt adés gisent au vent et à Tore,

Plus sont velu que viautre ne sengler,

De lour orelles sont tout acoveté.

lÀ vasaus .H*, les a moult redotés ;

Por nient les crient, car il ne font nul mel.

Plus tost qu'il pot se est outre pasés,

Toute la terre de Foi est trespasés.

Tant grande i est et fois et loiautés.

Qu'en cendaus quisent les gastiaus buletés.

Là voit-on bien qui a fait mauvaisté.

Qui premiers vient ens la contrée es blés,

An^is en prent tout à sa volenté.

Que jà par homne ne li est deveé;

Et s'en i a à si trcs-grant plenté,

Que ne 1' querroit nus bom de mère né.

S'il ne r veoit, çou est la vérités.

ffuon de BounUU, Ms. de la Bibliothèque publique de Tours n" 244 ancien, m proviM>ire, folio 50 recto, v. 14.

Pagt 206. — Le passage que je cite est ainsi ooDça dans une édition du texte rajeuni :

Puis les lu j oste et si ressaye Comme luy siet robbe de soye , Cendaulx malleqnins mallebnins Indes, vermeils, jaunes et bruns, etc.

Le Bommant de la Bose, etc. On les veod à Paris... en la boutique de Jehan André, 4 5SS, in-«", folio ccdxxxviii verso, V. 24.

Je suis tenté de croire que Tarrangeur des ver» qui précèdent avait dans l'espri le mot galttbrun, par lequel on désignait une espèce de drap : a Tirelaines, gallebruns, et tous autres draps ourdis, sont de celle meame coustume. u Im Ordonnances royaux^ sur le faict et jurisdictîon de la prevosté des Marchons^ et Eschevinage de la ville de Paris, A Paris, 1556, in-4% folio 468 reclo, (Du tonlieu et du hallage de tous les draps^ quon vend au marché de Paris.) Cf. Gloss. med. et inf, Lat. , tom. III, pag. 460, col. 3.

Page 210 , en note. — U ne faut pas oublier qu*il y a , dans l'Archipel, une île

456 ADDITIONS ET œRRECTIONS.

appelée Andros; Geoffroi de ViUehardoain en fait mention, sous le nom à^Andre^^ dans le chap. lxit (al. lx ) de son histoire de la conquête de Constantinople ( édit. de du Gange, pag. 47 ; édit de M. P. Paris, pag 38, lig. 15).

P<ige 2i 4, note 2. — Voyez, sur le sens du mot escroe^ le Glossaire de du Gange., tom. III, pag. i88, col. 1, art. Escocîa, escroa.

Page il 9, note 1 . — Voyez, sur cette fameuse fleur de lis, la Prinse et délivrance du roy ( François I*') , etc. (1534-1530), dans les Arch. cur, de PHht. de Fr , l'* série, tom. I*', pag. 324; et les Mémoires de Martin du Bellay, liv. III, ann. 1529 (édit. du Pantk. litl, , pag. 437, col. 2).

Page 225, ligne 22. — Lisez : Transtamare.

Page 226, en note, ligne 20. —Les Orientaux affectionnaient de même la représentation du roi des animaux . Ruy Gonzalez de Glavijo donne pou^ armes au seigneur de Saroarcande , c un leon metîdo en un sol. » Voyez Fida delgran Tamorlan, pag. 143.

Page 230, note i\ — Voyez encore, sur les chevaux couverts de housses. Histoire de Fempire de Constantinople sous les empereurs français , etc. , par du Gange , pag. 288. [Observations sur t histoire de Geoffroy de Fille-Hardouin, § Lxxxni.)

Page 235, en note , ligne 19. — Lisez : sicladihus, au lieu de sicaldibus, qui est une faute d'impression.

Page 24'i. — - 11 est fait mention c de use houppelande... faicte de deux pièces à^aecahis vermoil en greine , b sur le compte du tailleur ordinaire de Valentine de Milan, pour Tannée 1400-1401, cité par M. le Roux de Lincy, dans les Femmes célèbres de ^ancienne France^ tom. I*', pag. 414; mais je soupçonne qu'il y a là une faute d*impression.

Page 251 , note 2. — Le mot pelle est ici synonyme 6e paile. Nous avions aussi pelle ^ mais dans un sens différent, sans doute celui de perle :

Quant cberal furent prest, on les trait hors briefment ; Biais li cheraus Butor fut le plus richement. Car il aToit sur lui une selle d'argent Qui tout estoit ouTrée à pelles d*Orient.

U Romans de Brun de la Montaigne , Ms. de la Bihl. nat. n« 2146, folio 4 2 recto, ▼. 20.

Page 255, note 7. — Ge baudequin à ouvrage de paon me rappelle la c rohbe à vertngale de drap d'argent, pleine d'yeux de queue de paon, » que portait la princesse de Gonti au grand bal de la reine Marguerite. Voyez Première Continuation du Mercure français^ ann. 1612, fol. 472 verso.

Page 256 , note 4. — Voyez encore, sur la machine de guerre appelée ribaude- ^fiin, les Ghroniques de Monstrelet, ann. 1411, chap. Lxxvni, vol. II, fol. 132 verso, et aan. 1450, vol. III, fol. 32 verso; la Ghronique jd'Artus III, par G. Gruel, édit. du Panth. litt., pag. 301, col. 1; VHist. de Charles VU ^ par Jean Ghartier, ann. 1453, édit. de Denys Godefroy, pag. 264; le traité de Fauchet

intitulé : Origines des ehevttliers, armoiries et hermux ^ etc. A Genève, par Paul Marceau, h.dg.xi., in-4% liv. l\[dela Milice et Armes) , pag^ iSO; et le grand Dictionnaire de l'Académie espagnole, tom. V, pag. 477, au mot Rabadoquin. Les Italiens disaient ribadocchino.

Page 261, note 4. — Cest à tort que là et ailleurs j'ai indiqué le II» volume des Mélanges de Qérembaut comme renfermant l'inventaire des biens de la reine Clémence de Hongrie; cet inventaire se trouve dans le volume XI.

Page 363. — Sur l'étoffe appelée nasafi, voyez Notice de F ouvrage qui a pour titre : Mesalek alabsar û memalek alamsar, etc. , par M. Quatremère. (Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque du Roi y tom. XIIÎ , pag. 200 , 20i .)

Page 266. — En Perse, les beaux matelas sont de velours, et les couvertures sont de brocart de soie, ou d'or et d^argent, de tdutes couleurs. Voyez Description générale de la Perse dans les Voyages du chevalier Chardin, etc. , édit. de Langlès , tom. IV, pag. 21 .

J*aurais dû traduire Ecidemonis par Lacédémone , en considération de la renommée qu'ont les étoffes et les broderies de cette ville dans nos romans de cbevalerie. On lit dans l'un d'eux : a Lors appela Zirphée sa nièce , laquelle elle ût vestir d'un accoustrement tant canetillé et brodé , que Sparte ni Lacedemone ne se pourroient vanter en avoir jamais paré dame ne damoyselle d'un si excellent, i» Amàdis de Gaule ^ traduction de Nicolas de Herberay, liv. VIII, chap. xxiv. Cf. Dictionnaire étymologique, etc. , par Noël et Çarpentier. Paris , librairie de le Normant, 1839, tom. II, pag. 425, au mot Niquée,

Dans Juvénal il est parlé des mosaïques lacédémoniennes. Voyez satire xi, V. 173.

Page 27 1 , à /a suite de la ligne 3.

> . Ce li fa vis (que) tout éast gaaingnié Et qu'éust robe d'un chier paile ploie, Trestoute la metllor qn'ainz éust chevaliers.

Jourdains de Blaivies, r. i 338 ; édit. du D' Conrad Hoffmann , pag. U7.

Page 271 , «A note. — Dans la relation de la guerre d'Antioche , de Gautier le chancelier, on trouve l'expression d'aurum Arahicum (ap. Bongars, Gesta Dei per Wrancosy pag. 464, lin. 43), et dans le Roman de la Rose^ l'or d^Arrabe est accolé à celui de Frise. Voyez l'édit. de Méon , tom. II, pag. 245, v. 9536. Cf. pag. 200, V. 8513.

On lit dans une ancienne chronique citée par du Cange : a Analogium Hispanico métallo fieri fecit fusoria arte compactum , oui imminet aqaila alis expansis. » Gesta Francor, usque ad Robertum Mss. ex Bibl. Loiselliana, ann. 1014. {Gloss. med. et inf. Latin., lom. I, pag. 352, col. 3, v^ Aquila.) Ce métal espagnol ne serait-il pas de l'or?

Plus loin , je trouve cette citation empruntée à l'ouvrage de D. Ant, de Yepes : « Calicem et patenam ex auro cum olovitreo, stolas aureas cum amoxere argenteo, «'t opéra ex aiu-o, et aliiid argenteum ad amorete, habet opéra olivitrea, » etc. II. 58

' Chron, ord, S. Bénédictin tom, VU. {Glois. mêd. et inf. Latin» ^ tom. I, pag. 23S, col. S y y^^4tnorûU.)

Que fant-il entendre par mmaxere et omor^teK Ni du Gange ni ses éditeuç^ n'en dijent rien. D. Carpentier s'est cru plus fort en face d'un autre mot, dont le seul exemple y i ma connaissance, se trouye dans ce passage, qu'il cite , du Roman de

Garin :

Et Tont Testa un amoral porprins , Par ses espaules li gisoient ses crins.

Il traduit ce mot par beau, joli, mignon; mais je doute qu'il soit tombé juste. Voyez le Glossaire de du Gange, tom. I"', pag. 335, col. \ , au mot Amoratus^ u^ 1 .

Page 282. «-Un voyageur musulman du xiv* siècle nous apprend que Ton confectionnait en Arménie des étoffes wp^tXéeA eddébizijah (uy^ ^\ ^ al. iÎJljLïjJt, AJ jL jJ t } : ayaient-elles quelque chose de commun avec le dabiky? Voyez les Voyages dlhn Batoutah, publiés.... par MM. Defrémery et Sanguinetti, tom. I*', Paris, Imprimerie impériale, 1853, in-8<^, pag. 163 et 433.

Page 305. — Voyez dans le Glosaaire de da Gange , tom. I*^, pag. 655, col. i , l'art. Beneventanum,

Page 306 , note 1 . — J'ai ti'ouvé depuis une autre mention de drap d'or de Chypre , de yingt ans plus ancienne : < Premièrement iiij pièces d'un drap d'or de Chypre pour le clotet k mettre reliques, » etc. Voyez le compte de Texécution du testament de la reine Jeanne d'Évreux (1372), dans la CoUect. des meilleures dis^ sertations, etc., tom. XIX , pag. 157.

Page 314. —Voyez une note sur Sudak, ou Soudak, dans les Notices et Extraits des manuscrits , tom. XIII , pag. 272 , 273.

Page 320. — Il est évident qu'ici je me suis trompé en faisant de Lejrda la ville de Leyde dans les Pays-Bas. Lejrda est une vDIe de Catalogne, nommée à chaque instant dans les Chroniques de Espanya de mossen Père Miquel Carbonell. Voyez, entre autres, liv. III, chap. xxx (édit. de K.D.xlvij., in-folio , fol. clvi recto, col. 1, lig. 19); liv. IIII, chap. !•' \ibid., fol. clxi recto, col. 1, lig. 22), etc., etc.

Page 333. — Quelle idée nos ancêtres se faisaient-ib de l'Inde, ou , pour mieux dire, où pla<;aient-ils cette vaste contrée? Une réponse détaillée nous entraînerait . bien loin. Tenons-nous-en à un passage de Calvin, où il énumère la Grèce, TAsie Mineure et la Mauritanie , « que nous appelions aujourd'hui en vulgaire, ajoutet-il , le pays des Indes , » etc. ( Traité des reliques^ etc. A Genève, par Pierre de la Roviere, M. DOi., in-12, pag. 48.)

Page 334. — Il n'est pas sans intérêt de rapprocher la description de la tente de Gorbaran de celle d'un objet pareil, que Chardin décrit en ces termes : a Le feu roi de Perse fit fiiire une tente, qui coûta deux millions. On l'appelle la maison d'or, parce que l'or y reluit partout.... L'antichambre est faite d'un velours à fond d'or, dont la corniche est ornée de vers qui finissent ainsi : » etc. Voyage du chevalier Chardin en Perse ^ eic , édit. de Langlès, tom. II, pag. 421. Cf. tom. V, pag. 482.

ADDITIONS ET CORRECnONS. 459

Page 342, note 2. — Le trésor de Pharaon nommé en cet endroit , est célèbre dans les traditions de TArabie Pétrée , comme nous l'apprend M. de Laborde , auteur d'un beau voyage dans ces mastes solitudes. Décrivant un tombeau de la ville de Pétra , a les Arabes , dit-il, ont appelé ce tombeau le trésor de Pharaon. Il était dans la direction de leur esprit de chercher, après avoir fouillé inutilement tons les cercueils des monuments funéraires, l'endroit où le Pharaon constructeur de si grands édifices avait déposé son trésor ; cet endroit, ils le trouvèrent enfin : c'est l'urne qu'on distingue au haut de ce monument , et qui doit tenir en dépôt toutes les richesses de ce grand roi ; mais, par malheur, étant liors de leur portée, elle reste en butte à leurs désirs : aussi ,' dnupie fois qu'ils passent dans le ravin , ils s'arrêtent un instant, arment leurs fusils, visent l'urne, et s'efforcent d'en briser quelques morceaux, ][>our qu'à la fin ils puissent l'abattre et retirer le trésor. L'urne résiste bravement ; alors ils s'en vont en murmurant contre ce roi des géants qui fut assez adroit pour mettre son trésor à cent vingt pieds au-dessus de leurs têtes. > (Voyage de t Arabie Pétrée ^ par Léon de Laborde et linant. Paris, Giard, 1830 , ip-folio, pag. 57. Cf. pag. 56, col. 1. Explication des planches.)

Page 343, en note, — Le nom de Belmarm est , biei| entendu , celui que donne Cuvelier,. l'auteur du poème. Il s'agit ici de la tribu des Beni-Merin , sur la côte d'Afrique , dans le royaume de Fez.

Page 346, ligne 20. — Voyez^la nptice de M. Alexandre Chodzko sur le Ghilan , dans les NoupelUs Annales des Voyages^ etc., S* série, 6* année , 1850 , juillet , pag. 78.

Page 358. — Il est fréquemment question de drap d'or impérial , ^^impérial, dans le second des trois inventaires de la Sainte^Chapelle : « Item sex pulvinaria de veteri panno imperiaU auri, » etc. Inventarium,,. vestimenlorum.,» Sacre Ça* pelle palacii regalis ^ etc., ann. 14^0. (Ms. de U Bibl. nau, suppl. fr. n"" 165*, fol. 4 verso.) — a Item una vêtus capa.... de imperiali alba, floribus et rosis seminata, » etc. Ihid., fol. 5 recto. Cf. fol. 6 recto, 11 verso, etc,

Page 362. — Le chiffre de la note 2, qui est tombé au tirage, doit être rétabli à l'avant-demière ligne.

Page 369, note 2. -— Ajoutez le mot Arabes, oublié par l'imprimeur.

9age 370. ^ J'af omis 4e faire remarquer que le dessin des saies dont parle Diodore, se rapporte parfaitement à celui du tartan des Écossais, qui auraient ainsi conservé fidèlement une étoffe en usage chez leurs ancêtres.

Dans la même page, au lien dé Caracalius, imprimé sur la foi de M. Nisard (Suétonei etc. Paris, 1845, in^S"^, pag. 687^97), lises Caracalla, qui est plus usité.

460 ADDITIONS ET œRRECTIONS.

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