TOME SECOND
Page 4. — Voici encore d'autre» exemples de tires:
Or et argent lor dona à plenté,
Tyres et pailes des meiUon d*outre4ner.
AmU et Amilesj t. 37 ; édit. da D' Conrad Hoffmann , pag. 3.
Puis i mist or et deniers moilnaez , Tyres et pailes, bouqucrans et oendex.
Jourdaine de Blaivies, ▼. S236 ; édit. du mètne, pag. 472 , 173.
Page 10. ^ Les vers suivants confirment ce que nous avons dit sur le sens du mot èis :
M\ s^acesme, li damoisiax de pris, A son col pent .j. escu d'asur bis, etc.
Huon de Bourdele, Ms. de la Bibliothèque publique de Tours d* 244 ancien, 424 prorisoire, fol. 30 recto, t. 2.
Page 17. — Si après* avoir ^crit Garin de Mongiave ^ nous avons imprimé Garin de Monglane, c'est que nous nous somnes assuré que cette dernière orthographe était la vériuble.
Page 18. — On trouve dans le compte des dépenses de la chevalerie d'Alphonse, comte de Poitiers (juin 1241) : a Pro duabus purpuris de Januis vi 1. — Pro una purpura dnpla vil 1. — Et pro roha unius purpure de Hyspaniâ... XXVI s. (BihL deVÈc. des cftartesy 3* série, tom. IV, septembre-octobre 1852, pag. 35.) — a Pro una purpura de Hyspaniâ pro juveni regina ad supertunicale et domicelias, et ad comitissas similiter, xxx 1. » [Ibid., pag. 38.)
Page 32. Terminez par un point et virgule la ligne 8 de la not. 1 .
Page 26. — On lit un autre exemple de graine escarlate dans le passage suivant, qui se rapporte à l'expédition de Çharles-Quint k Tunis : a Us trouvèrent donc dedans des arroaires plusieurs morceaux de ce bleu transmarin qui fait la couleur perse... avec cela plusieurs sacs de cuir pleins de graine d'escarlate et de lacque indiéne , qui ensuivent la couleur de pourpre et sont achetez à grand prix par les plus excellens pintres et tinturiers de laines et de draps de soye. b Histoire de PaotoJovio, trad. de latin en Francis par Denis Sauvage. A Paris, chez Gabriel Buon, M.D.Lxxxni. , in-folio, liv. XXXIV, pag. 315, B.
Page 26, note i. — La couleur écarlate n'est point la seule que présente le oos^ tume des cardinaux. Voyez une dissertation de Suarès intitulée : De crocea Veste cardinûUum in cçndavi^ qui est la troisième de quatre publiées à Rome en 1670, in-4<».
Page 27. — A ces passages on peut ajouter celui où Rabelais, liv. I**^, pag. l\i, parle des chausses des Thélémites, ^escarlate demi'graine , passage mal imprimé dans presque toutes les éditions. Il est à croire , cependant , que Ton disait aussi
mi-gtaiite , et que ce mol étant ainsi répandu , aura absorbé celui "cle mkraine par lequel on désignait certain mal bien connu :
La toux aux flancs, lu micraine à la teste. Et à Poreille une sourde temiieste.
La vieille Courtisane, de Joachim du Bellay, parmi ses OEuvres franeoises , édit. de m. d. xcvn., in-4a, folio 452
Page 37, noie 2. — De Thou , décrivant l'île de Zerbi ou de Gelves, dit que « les bommes se couvrent de manteaux de laine , qui ont une frange de soie en bas, et qu'ils appellent baracans^ » etc. Voy. liv. XXVI, cbap. XTin^ édit. de Londres, in-folio, tom. II, pag. 57. Si j'ai renvoyé an Glossaire de du Cange, c'est qu'avec l'indication qui s'y trouve il m'avait été impossible de découvrir l'endroit de l'bistoire de de Tbou.
Pa^e 39. — Je soupçonne de m'étre complètement fourvoyé relativement' à ce que j'ai dit sur le mot acoletus et sa dérivation. S'il faut en croire M. Douët d'Arcq, ce terme désignait vraisemblablement un drap à raies doubles et rapprochées. Voyez la table des mots techniques des comptes de l'argenterie, au mot J collé , pag. 345. Cf. pag. 5,9,86.
Page 43. — Il y avait aussi du camelot de Tripoli. Voyez pag.. i76, en note. On trouve dans le compte 4es dépenses de la cbevalerif d'Alphonse , comte de Poitiers (juin 1241) : a Pro duobos camelotis de Tripe et pro uno cendato que cornes Pictavensis dédit domino de Novilla, vi 1. xn s. v {Bîbl. de rÉc, des chartes^ 3* série, tom. IV, septembre-octobre 4852, pag. 34.)
Page 54, ligne 6 de la note 2, au lieu de : d'une robe de verre, lisez : d'une robe de vert.
Page 63. — La charte suivante, qui est de l'an i i08, montre que les marchands de tissus et de soieries pouvaient aussi quelquefois déballer dans leurs maisons : t Richardus, comes Pictavensis, filins régis Anglie, senescallis, prepositis, baiUivis, suis et omnibus bas litteras videntibus, salutem et amorem. Notum sit omnibus, tam presentibus quam futuris , quod ego dedi et concessi Galfrido Berlandi et beredibus suis, quod. omnes mercatores qui ad feriam de Pictavi, que est in quadragesima , venerint , vendant pannos de Francia et de Flandria, omnes pannos laneos et varium et grisum et cembelinos et pannos ciricos (sic)^ in domibus suis et in pertinenciis domorum , nec alibi sint ausi vendere bec supradicta ; et ipse et be^edes sui et omnes illi qui domos predictas habebunt et possidebunt , locent illas et porticus domorum mercatoribns , et accipient inde precium quantum poterini. Testes, etc. Hoc factuel anno ab incarnacione Domini millesimo c lxxx* octavo, Gregorio papa existente, Philippo rege Francie , Henrico rege Anglorum regnantibus. » Archives nationales, J. reg. IIIl**I, ch. n* im^xiiii.
Page 68, note 1 .«-On lit dans un autre roman : C'est Lubias, la fille de mon frère , Qui plus blanche est que serainne ne fée.
Amis et ^miles, r. i7S; édit. du D' Conrad HofEmann, pag. 44.
Page 77, ligne 7. «» Pu été mal inspiré en forgeant le «lot t'utandière^ qui a du cependant exister, puisque nous avons encore le nom propre Tessandieri^^nmà^ mieux fait d'employer tuserande, que donne Nicot et dont j*ai fait usage plus loin» pag. 313. Quant à tissenmdière de la pag. 389, not. 4, aTant-demière ligne, c'en m barbarisme bien caractérisé, fruit d*une confusion ayec filandière , que nous avions autrefois : ,
Qoe mftodities aoyex-TOiu, Filaïuiûret de U vie, etc.
Les OEuyres /tançoiset de Joaehim du Bellajr^ etc. A Rouen, cbet U Tefve Thomas Mallard, ii,d. xyvn., iii-42, foi lio 4S9 recto.
Elles filoient si bien que les waxatjilandieres Ne faisoient que brouiller ihiprès de celles-ci.
La Fontaine, la Vieille et les deux ServûnUs, Ut. Y, fable vi. Voyez le Dictionnaire etjmoiogiqye, etc., de Noël et Carpentier, tom. I**, pag. 594 , Çi92.
Page 85. — Saxon le Grammairien rapporte en ces termes que Fridlew portail une cotte d^armes enchantée , qui le rendait invulnérable et invincible ; t Cui (Fridlewo) , praeter insitam animo fortitudinem, etiam contemptrix ferro tnnica fiduciam ministrabat. Hac in pnblicis privatisqne conflictibos , tanquam tenratrix salu&s, utebatur ; nec i%m fortins quam prosperius aksecntus felicem pugn» eventum habuit. * Danica Hittoria , etc. Francofurti ad Mœnnin , ex ofEcîna typographica Ant. Wecheli, mdlxxvi, in-folio, lib. IV, pag. 60, lin. 52.
Voyei sur les vêtements à Téprenve des armes blanches dans Fantiquité, Mê» moire sur U Piiima (nfîlT)(Jut), ou espèce de feutre dont Us anciens se sêreaietd pour la confection de leurs armes défensives ^ etc., par André Papadopoulo-Vretos, etc* (Mémoires présentés par diçers stu^ants à P Académie rojrale des inscriptions et belieslettres de t Institut de France^ première série, tom. I**, pag. 339-364.J
Page 87 , Hgne % de la note , au lieu de : les biens des morts , Usez : les bières des morts.
Page 92. — Voyez, touchant Tasbeste dans l'antiquité , THistoire naturelle de Pline, liv. XIX, chap. nr; Dioscoridt , liv. IV, chap. xliii; et Lang, liv. I*', lettre lxvi. [ioann, Langii Lemhergii.,, Epistolarum medecinalium volumen triparti" tum^ etc. Francofurdi, apud heredes Andreœ Wecheli... bkdlxxxix. , in-8% pag. 364-366. Cf. lib. II, epist- lu, pag. 811.) Voyez surtout du Lin incombustible^ par M. Maliudel. (Mémoires de littérature tirés des registres de t Académie foyale des inscriptions et belles^ttres , tom. IV, pag. 634-647.)
Page 95j en note, — Voy/tz encore sur les saints suaires, Traité des reliques, par J. Calvin, édit. de m. Dcr., in-19, pag. 36-43.
Page 98. — On lit dans un inventaire des reliques de Rome, publié par Calvin : « On monstre à Sainct-Martinel la tunique et robbeque la vierge Marie fit à Jesuv Christ son fils estant encores petit , et laquelle crut à mesure que lui croissoit. » Traité des reliques , pag. 303. Voyez , pag. 33-35, ce que le réformateur dit de la
ADDITIONS £T œBKECTIONS. 463
robe de pourpre et de la robe sans couture de J. C, aans oublier, pag. 17, la ipention qu*il fait de sa chemis^ cvnservée à Roine>.
Page 100, ligne 2. — On conserrait autrefois au MoBt-SaiBt«MîcheI , en Nor^ mandie, un morceau d'étoffe semblable , ainsi décrit dans un MS. appaitenant à M. Léopold Delisle : a Item portio notabilis paUioli in des<9pnsn Archangdi a Pa* mdiso allati, 9 etc. Historiœ monast, Montis S. Michaeiu, Tolumen minus, fol. 1<I2 recto.
Page 100 , en note, — On peut allonger cette liste de vêtements décorés de clocbettes, de « une escharpe d'or toute cbeveronnée de bastons blans et vers , où il pend peticles sonnectes, * dont il est fait mention dans l'inventaire de l'orfèvrerie de Louis d'Orléans. (Louu et Charles duct <t Orléans^ 1" part, pag. 247.)
Page 111, note 2. — J'aurais encore pu citer, pour la fameuse robe de Marie de Médi(Ss, le Mercure fran^oit^ tom. I*', fol. 111 recto.
Page 113. — Ajoutez ce qu^ suit à la ligne 13 : c C'est ici le lieu de parler d'une nappe d'autel également brodée au ix* siècle , qui existait encore dans le trésor de l'église Saint-Étienne de J^yon , en 1671, époque où de la Mure en fit la description dans son Histoire ecclésiastique du dioeese de Lyon. Cette nappe, donnée à saint Remy, archevêque de cette ville , par la comtesse Berthe d'Aquitaine , fille de Pépin de France, fils de Louis le Débonnaire, portait l'Agneau divin entre 1*A et l'Û. Seize vers latins y étaient brodés, tous relatifs k l'Eucharistie. » Voyez les AmuUes archéologiques de M. Didron, vol. I*', pag. 56-57.
i*a^ 114. — S'il faut en croire le P. Niceron, Suarès avait composé un ouvrage intitulé : De Vestibus litteratis ^ tive quihus nomina intexta êunt, Diatriba, Vasione, 1653, in-4. Voyez Mémoires pour servira C histoire des hommes illustres dans la republique des lettres, tom. XXII, pag. 301 .
Page 115, note 2.^ — Ajoutez cet exemple â ceux que nous avons cités : « Item très bille auri de Cbipra, ubi sunt très angeli arma Francie tenentes, et ibidem scribitnr Karolus Septimus, » Inventarium,.,. vestimentorum.... Sacre Capellœ palaeii regalis, etc., ann. 1480. (Ms. de la Bibl. nat., suppl. lat. n" 165**, fol. 4 verso.)
Page 116, note 3. — C'est ici le lieu de mentionner les «inscriptions et vers qui estoîent autour du ciel porté sur l'esleu roy et empereur, » dans une circonstance rapportée par l'auteur de la Première Continuation du Mercure francois, ann.1612, fol. 413 verso, et de citer l'article suivant d'un ancien inventaire de la Sainte- Chapelle : « Item unum tappetum de serico silvestri, totum seminatum srriptis et coffiris, bordatum veteri velvello rubeo, sedens sive appositum supra fîllum dupplicatum taphetazo viridi. » Inventarium... vestimentorum.,. Sacre Capelle palaeii regalisy Ann. 1480. (Ms. de la Bibl. nat., suppl. lat.n* 165*, fol. 4 verso.) Cet autre article semblerait prouver que l'adjectif ji/f^^^^r/j se rapporte ici â une couleur : c Item unns diaconatus soins de satino indo, sive persisco , ad grossos flores lilii auri de Cbipra seminatus, et ad parvos aurifrazos auri de Chipra, dupplicatus veteri taphetazo silvestris coloris. » (Ibid. , fol. 9 verso.)
Page 117, note 3. — J'aurais pu citer les sept moâllakas écriuen lettres d'or sur
une étoffe de soie suspendue k la poite du temple de la Mecque , poëmes dont le plus ancien est la MoàUaka de Tarafa , publiée à Aann en 18^ , in-4* (voyez le compte rendu de M. Reinand dans le nouveau Journal asiatique, tom. V, Parb, 1830, pag. 144-148 ), et qui ont été l'objet d'un article intéressant de M. Sihrestre de Sacy, inséré dans les Notices et Extraits des manuscrits de la Bibliothèque natio' nale^ tom. IV, pag. 309-324. Cf. Mémoire surtorigine et les anciens monwnens de la littérature parmi Us Arabes, par le même, II* partie. {Mémoires de P Académie des inscriptions et helles^lettres, tom. L, pag. 249, 352.)
Page 119, en note. •— La liste des livres imprimés sur soie est loin d*étre complète ; il faut y ajouter les indications suivantes, que je dois à Tamitié de M. Gustave Brunet, de Bordeaux: 1« Pindari Olympia^ grâce, Glasguse, FouUs, 1754, in-32. On en connaît deux exemplaire) imprimés sur taffetas blanc, indiqués dans le Manuel du Libraire ^ tom. lîl, pag. 747, col. 2. L*un a paru aux ventes Camus de Limare, Mac-Carthy et Nodier; M. Renouard possédait l'autre. [Catalogue de la bibliothèque d* un amateur ^ 1819, in-8^, tom. II , pag. 171.) Il était aussi possesseur de l'exemplaire unique, sur soie, de la Relation de Vile de Bornéo ( par Fontenelie). En Europe [Paris, Didot aîné], 1807,-in-12 (même caulogue , tom. IV, pag. 321, exemplaire qui se retrouve au Catalogue de la bibliothèque de M. Â, A . R. Paris, J. Renouard et C«, 1853, in-8*, pag. 226, n" 2289. 2» Dissertât io juri^ dica inauguralis de Beneficio compétent iœ, auctore J. Akersloot. Traj. ad Rhen., 1773, in-4**, sur satin blanc. (Catalogue Chardin. Paris, Debure , 1823, in-8% pag. 56, n** 553.J 3*^ Odes prononcées par les Juifs, résidens à Paris, à l'occasion du sacre de Louis XFI, le ii juin 1775, en hébreu et en françois^ par Bern. de Vallabrègue. Paris, 1775, in-S". Un exemplaire sur satin blanc a été adjugé à 25 fr. (Même catalogue, pag. 122, n* 1244.) 4* Discours prononcé par M. le lieutenant civil aux séances des 15 «f 26 mai 1790, avec les Arrêtés du Chàtelet , le Décret de P Assemblée nationale, etc. Paris, 1790,in-8'>. (Même catalogue, pag. 122, n« 1242.) 5^ Le Stanze di Angelo Poliziano, etc. Parma, nel régal palazzo, \ 792, in-4**. Il a été tiré de ce livre deux exemplaires sur soie. (Manuel du Libraire^ lom. III, pag. 801, col. 1 .) L'un d'eux, relié en maroquin rouge par Bozérian, a été adjugé à 60 fr. à la vente de M. de Chabrol, en 1829 (catalogue, Paris, Merlin, pag. 79, n*" 838), et à 25 fr. à celle de M. Jérôme Bignon en 1848. (Catal. Paris, Chimot, pag. 111, n" 1569.) 6" Ode aufden Antritt der Regierung Seiner M aj estât Hieronymus des Ersten, Kônigs von H^estphalen, Àllerunterthanigst gewidmet von Conrad Fritz. Goslar, W. G. Kircher, 1807, in-4''. Un exemplaire sur satin blanc est indiqué dans le catalogue M. (Millot), Paris, 1840, pag. 108 , n" 510. 7» Maximes tirées de Télémaquc^ par Louis, dauphin (depuis I^uis XVI). Nouvelles maximes trouvées écrites de la main du père de Louis XVI^ sur les marges d^une édition latine du Tbaité des devoirs. Paris, Rovez, 1814, 2 part, eu un vol. in- 18. Il en a écé tiré plusieurs exemplaires sur soie blanche et sur tabis rose. ( Manuel du Libraire , tom. II, pag. 266, col. 1.) 8' Imitation de Jésus-Christ. Paris, Lefuel (imprimerie de J. Didot», 1823, in-8». {Man. du Libr., tom. II, pag. 679, col. 2.)
Outre ces ouvrages, il en existe jilusieurs imprimés sur papier ou sur peau vélin qui sont accompagnés de figures tirées sur étoffes de soie. Je me bornerai à citer
les Arahian Nights' En^rtninmenU translated by Edward ForsUr , LondoD, Bulmer, 1802, cinq volumes iii-8*. Un des deux exemplaires avec les figures tirées sur satin a été payé 18 livres sterling, 17 shillings, à la v^ite Brockett. Voyez le Manuel du Liàrairef tom. III, pag. 391, col. 1.
Le catalogue de M. Renouard, déjà cité, indique (tom. lU, pag. 115) un exemplaire de VAnùnta du Tasse, Parigi, 1801, et (pag. 56) un du Mir'Uê des Femmes , de Legouvé, Paris, 1813, ayant Tun et l'autre les figures tirées sur étoffe de soie.
Page 131 , ligne A, — Enlevez le guillemet.
Page MA, note 2. — Après avoir modifié le chiffre du tome XI des Mélanges de Qérembaut, indiqué II par erreur, rectifiez encore le mot ouldre mer de la ligne 1 1 .
Page 131. — Voyez encore pour d'autres passages relatifs à des tentures dans les rues, le Glossaire de du Gange, tom. II, pag. 586, col. 3, et pag. 641 , col. 1.
Page 131, note 3. — Sur une 'miniature des heures du roi René, conservées à la bibliothèque de l'Arsenal, on voit sur le mur d'un appartement un tableau contenant deux lignes d'arabe. Voyez les OEuvres confiâtes du roi Aene', publiées par M. le comte de Quatrebarbes, tom. I«', en face de la pag. 56. On lit en bas, <kns un cartel : c Icy sont ceulx et celles qui ont fait le psaultier. » Dans un roman du royal écrivain, il est encore question de lettres grecques et morisques employées dans l'ornementation : a Maints autres escuz et aldargues morisques et targes d'Almaigne avoit audit portai hault et bas, d'un cousté et d'autre... èsquelz avoit maintes diverses figures et escriptnres desoubz en lectres grecques et lectres morisques, » etc. (Le Livre du Cuer d'amours espris , parmi les OEuvres complètes du roi René, tom. III , pag. 116.) — « Et tout premier ladicte salle estoit pavée de carreaulx , de toupasses, d'amerauldes , rubiz et* saphirs, d'euvres de musayque à fleurs et personnaiges, a grans lectres ou grecques ou morisques. » [Ihid,, tom. III, pag. 163.)
Page 133 , note I . — a Le jour de Pasques fleuries , dit le capitaine Margeret , Ton monte le Patriarche sur un asne... et l'Empereur le conduict par la bride jusques. . . à l'Eglise de Nostre Dame : il y a gens ordonnez ce jour là qui despouiUans leurs robes, les estendent sur le chemin, suivansen la procession les Prcstres et autres Ecclésiastiques de la ville. » Estât de f empire de Russie, etc., édit. de M.D.G.vii., fol. 9 verso.)
Au mariage de Sigismond, roi de Pologne, avec la sœur de l'empereur, en 1593, les rues de Plesz jusqu'à l'église , étaient ornées de tapis de Turquie. [Jac, Aug. Thuani Histor, sui temp. , lib. GIV, cap. vin; éd. Lond. , tom. V, pag. 182.)
Cest ainsi qu'au retour de Soliman à Constantiuople , c Abrim... pour cause d*honneur luy couvrit les rivages terrestres de draps de soye, en guise de triom- ]>he. » Histoire de Paolo Jovio, liv. XXXIII ; tom. II, pag. 287, B, ann. 1536.
Enfin Chardin [Voyages, tom. IX, pag. 560) rapporte que, dans une circonstance, on étendit dans un jardin par lequel certain seigneur devait passer, jusqu'au salon ou se tenait l'assemblée qui l'attendait, soixante et dix pièces du riche brocart d'or de Perse appelé zerbafteh. Auparavant, tom. III, pag. 161, ilestftiit mention
466 ADDmOKS ET CORaECTlONS.
de uplt de soie et d*or étendu* autour d'un basân, dans un jardin. Voyez eneore V Histoire de Timar-Bêe, etc., par Cheref-Eddin Ali, traduite par Petis de la Croix. A Paris, chez Robert-Marc d^EspilIy, K.DCcxxn., in-S"", Ut. II, chap. xin, tom. 1", pag. 246; iiv. UI , chap. ii» thi, xux, lxt; tom. II, pag. 20, 64, 328, 405. Ailleurs, tom. I'% pag. 245, et tom. IV, pag. 182, 183, 186, 234, on trouve d'autres mentions d'étoffes de soie.
Page 142. — Dans Viliade, chant III, v. 301, Homère nous montre P&rîs assis sur un lit magniûque.
Page 153, note 5. — J'aurais pu renvoyer encore à la relation de Qavijo, pag. 1 48-1 82 f où il est question de chambres peintes en or et en azur ; et aux Foyagis du chevalier Chardin^ etc., tom. IV, pag. 117, 118, et tom. V, pag. 201- 204, où Ton trouve des détails curieux sur les peintures des maisons en Perse.
Page 159, note 2. —Voyez encore sur les habits entailUs^ le Glossaire de du (^^nge, tom. II, pag. 693, col. 3, art. Cultellare vestes, ' Ou lit dans un ancien poëme :
RaimoQt desarment, et il remest sanglent En la cemise ; mais Gandisse en présent Li envoia .i. paile d'Orient, Cote et mantel entaillié ricement.
Le Roman dAnseis de Cartilage ^ Ms. de la Bibl. nat. n" 7191, folio \k recto, col. I, ▼. 32.
Page 166, rwte 4. — Ou sait qu'il est fait mention dans la Bible d'un pa^s nommé Tharsis, TharseUan^ où se rendaient les flottes de Salomon et d'Hiram [Re* ges^ lib. III, ch. x, 1^. ^i; Paralip., llv. II, ch. ix, f . 21. Cf. ibi supra, pag. 307, not. 2). Nos ancêtres en faisant venir du pays de Tharse les trois rois mages et une étoffe de prix, n*auraient-iU pas plut/^t emprunté aux livres saints le nom d'une contrée renommée par ses richesses? Voyez sur sa position , une note intéressante du mémoire de M. de Frévîlle, intitulé \ Delà Civilisation et du commerce de la Gaule septentrionale, etc. [Mémoires.., ds la Société des antiquaires de France, etc., tom. XXI f, pag. 95, 96, en note.)
Page 170. — Dans V/nvenioire des joyaux mon^. le duc de Normandie, daulphin de Viennois, tant ^or comme ^argent (Bis. de la Bibl. nat. n* 2053; coUcct. Mortemart, vol. LXXIV),onlit cet article, folio 32 recto, n" 602 : c Item iij. maramas d*or pareuls, à champ vermeil. »
Page 171 y dernière ligne, -— Dans V Inventaire des joyaux mons'. le duc de Normandie, etc., les articles relatifs aux camocas que Ton rencontre au folio 32 verso sous les n^ 606*608, sont rangés sous la rubrique de Draps d^ argent.
Page 176, e/i nott, — Voyez une autre mention de camelots de Tripe dans le compte des dépenses de la chevalerie d'Alphonse , comte de Poitiers (juin 4241), § 15. {Bibl, de VÉc. des Chartes^ 3« série, tom. IV, septembre-oclobre 1852 ,
■ Page 186, ligne 2. — Il y avait aussi , à ce qu'il parait, une espèce de drap d'or
vulgairement appelé aiw anfsfrits^ nous ne savons pourquoi : a Item casula diaconatus et subdiaconatus cnm dnabuscappis panni aurei vulgarher ad ova frUtata Doraînati, » etc. inçentarium,., vestimentcrum.,. Sacre Capelie paiacii regaUs^ etc., ann. i480. (Ms. de la Bibl. nat., suppl. lat. n« 165*, fol. 7 verso.) — « Item fret albe, très amictus, due stole cum tribus fauonibus paratls, paramentis panni aori croceiad capellam communiter cra/< /rw nuncnpatam serrientes, » etc.* Ibid.^ fol. % recto.
Page i86^ en note. — L'invariable habitude qu'avaient les peintres d'habîller Marie de drap d'or, me rappelle ce que dit Calvin poar s'en moqner : c ... On voîd en quelques tableaux... la vierge Marie peinte en femme, ayant les cheveux esparpiilez sur les espaules, vestué d'une robe de drap d'or et montée sur un asne, que Joseph meine par le licol. » Traité des reliques^ etc., pa^. 23.
Page 187, Rgne S. -» Je trouve la seconde de ces expressions accentuée dîf* féremment, danks Pantagruel , liv. IV, ch. ltv, à lafin (pag. 115 de l'édition originale iu-8*) : c Pantagruel par libéralité et reconguoissance du sacre protraict papal, donna à Homenaz neuf pièces d^orfrizé sui/rize^ P^°' estre appousees an davant de la fenestre ferrée. »
Page 188, note 9. — On trouve auparavant, dans le même ouvrage, un diminutif du même mot : c Et au pied de la fleur pendoit une longue touaUlette de Plaisance , voUant , moult richement frangée de fil d'or et de grosses perles ; et le surplus semée de lettres tramblans. d V Histoire et plaisante Cronieque du petit Jehan deSaintréj ch. xxxzn; tom. II, pag. 239. Mais Plaisance est-il bien ici un nom de lieu?
Page 190, en note, — Je trouve une a bisete d*or de plitte, s dans un com])tf d*Étienne de La Fontaine, cité par du Cange. ( Ghss, med, et in/. Latin, tom. IT, pag. 132, col. 3, V* Capellus, n* 1. ) Qui peut dire jusqu'à quel point cet or avait de l'analogie avec les c esnuiulx de plicquc^ par où l'on veoit le jour, » dont il est fait mention dans un inventaire de la Sainte-Chapelle en date de 1573?. Voyez la Re9ue archéologique, y* année (1848), V* partie, pag. 193, n*»» 96, 198, 199, 136, Ul.
Voici d^autres exemples d'orfroi de tavelle ( et non de tanelU , comme je l'ai écrit, tom. I*', pag. 108, note 2), que j'ai trouvés dans un inventaire de 1480 : « Item due cappe, casula cum diaconatu, de btndequxno albo liliis seminato, cum aurifrazio de serico de tavella, a etc. (Inventarium,,, vestimentorum,,. Sacre Capelle paiacii regalis, etc. Ms. de la Bibl. nat. , suppl. lat. n* 168*, fol. 10 verso.) — c Item diaconatus cum subdiaconatu de eodem paono ad aurifrazos de cavella auri de Chipra , s etc. — a Item casula diaconatus et subdiaconatus cum tribus cappis de panno de damasco nigro, cum aurifrazis de tavella auri de Lncques. -^ Item vêtus subdiaconatus de damasco nigro... ad veteres aurifrazos de tavella. — Item due cappe, una casula de cameloto nigro, quarum dnanim capparum aurifrazi sunt veteris auri de Grecia, et aurifrazi casule dicte sunt de tavella auri de Chipra.» (Ibidem, fol. 11 recto, etc.) 'L'orfroi de tavelle était, selon toute apparence, une passementerie tavelée ou
ttuihetée : c L'estrade revettoë d'un marbre blanc taçdê de verd y où sont dépeints plusieurs reptiles aquatique», l^ssemble k Teau reknte d'un narab. » Mascarade curieuse y etc. (Recueil de pièces en prose ^ etc., IV* partie. A Paris, chez Charles de Sercy, M.DO.ija., in-8*, pag. 8.) Nous avions autrefo» le mot de- tavelle y que Furetière définit c un passement fort étroit qu'on a mis quelquefou sur les coutures des habits pour les marquer en guise d*un passepoil s (Dictionnaire untpersel, etc. , 2* édit. , 1701 , in-folio, tom. III, à ce mot ), et Gotgrave, c A small edging lace , a crown-lace. » Voyez j4 Freneh and Englisk Dtctionarjy etc. London, MDCLXxnx, in-folio. Cf. Seconde partie des Recherches italiennes et françaises y par Aut. Oudin. A Paris, chez Antoine de Sommarille, in-4*, pag. 609, col. 1, et Gloss, med, et înf. Latin., tom. VI, pag. 516, col. 2 et 3, t* Taveilare.
Page 102, en note. Vasari attribue à un peintre florentin l'invention d'une ceruine manière de peindre sur étoffe : a£ fù egli de' primi, che trovasse di lavorare gli stendardi , et altre drapperie corne se dice, di commesso, perche i colon non istinghino, e mostrino da ogni banda il colore del drappo. Edisua mano rosi fatto. è il Baldachino d*Or S, Idichele, pieno di Nostre I>onne tutte yariate, «* belle, » ec. F'ita di Sandro Botticelio, ec. (Le VUe de' più eeeeUenti pittori^ ec. In Bologna, mdgxlvii , parte seconda, pag. B79.]
Page 193, note 1. — Voyez encore, sur cette entrevue oéld^re, les relations do temps, dont je trouTe les titres ainsi indiqués dans un catalogue : t Cbaxp db DHAP d'ob. L'ordonnance et ordre dn toumoy, joustes et combat , à pied et à cheval. Les festins. Les noms de ceulx qui ont jousté et combattu, etc. Paris y sans date. La description et ordre du camp, et festins, et joustes; sans date. Le livre et Forest de messire Bernardin Prince , contenant l'appareil , les jeux , et le festin de la Bastille. Paris pJ. Gourmont , 1518, » etc. Bihliotheca Heberiana , etc. , part the sixth,pag. 56, n«79i.
Page 193, note 6. — Aux ouvrages cités dans cette note , ajoutez la Chronologie nopenaire^ III* partie, ann. 1594, folio 317 verso.
Page 202, note 1 • — Je doute de la justice du reproche que j'ai adressé au cardinal de Lorraine , depuis que j'ai lu dans l'épiuphe d'un abbé, certes peu coquet :
Bonnet t*aceottstroit tons les jonn
De deaz aootuMs de Tdoun... .^^
. Bonnet eitoit tonaioan crotté ^
En hjTcr, et poudreux Teiié; Et toiugouiB tntnoit par la me Qaekpw semelle décoasoe.
Les OBwresfraneoises de Joaehim da Bellay, édit. de m. o. zcvff., in-IS, folio' ISS recto.
Peut-être cardinal et abbé portaient-ils dû velours de coton. A une époque postérieure, Saint-Simon parlant dn cardinal deCoislin, rapporte, comme chose digne de remarque, qu'il ne porta jamais que des sontanelles de drap ou d'étoffes légères, sans soie. Voyez ses Mémoires, édit. de 1B29, tom. II, pag. 45, ann. 1697.
Page 307, note 3. — Je trooTe les dteils tuivants dans un compte rendu delà séance de l'Académie des sciences, du lundi 9 octobre 1826 : « M. Lenormand lit un mémoire sur une How^eiie étoffe fabriquée par des chenilles, — L'invention est de M. Hahenstreet de Munich .'La chenille ouvrière eA\a.finea punctata ou ftneapa^ dUîa. -^ L'étoffe obtenue est assez conûstante, quoique d'une finesse plus grande que celle de la gaze la plus légère. -~ Un ballon fait avec ce tissu , ayant quatre pieds de hauteur, et trente pouces de diamètre, ne pèse que cinq grains, s etc. Le Globe, n^» du 12 octobre 1826, tom. IV, pag. 134.
Page 208. — Plus tard, il y eut du velours à six poib :
« Bourgeoise ! bourgeoise! Dans un carrosse de velours cramoisi à six poils, entouré d'une crespine d'or, s Le Chevalier à la mode , comédie de Dancourt, act. I*', se. I.
Page 209, note. — Au lieu de Filadisserium et de Firocellum , lisez Filladisserium et Firosellum.
Page 215. — On Ut dans le registre des délibérations de la commission consultative sur le fait du commerce général et de l'établissement des manufiictures dans le royaume, les détails suivants sur un projet relatif à la fabrication des étoiles en question : c Du mardy 4 may 1604,» etc. — * « Satins de Bruges. M. Desprez a présenté un mémoire d'un marchant de la ville de Troyes, nommé Jehan le Sellier, fusant mention des privilèges qu'il désire obtenir de S. M. pour l'invention nouvelle qu'il veult entreprendre, qui est d'establir en France la fabrique des satins de Bruges et damas caphars, » etc. Documenu historiques inédits^ etc., tom. lY, pag. 184. Voyez encore pag. 197, délibération du vendredi 29 mai 1604.
Sous Louis XrV, « Les tapisseries Bergames, damas Caffart, petites étoffes, satin de Bruges, taffetas des Indes, et diverses étoffes k fiûre du meuble, se vendent en détail en diverses boutiques et magasins prés la porte de Paris. » Voyez les Adres^ ses de la ville de Paris ^ etc., par Abraham du Pradel. m. do. Xcr., pag. 36 ; et ie Livre eommotle contenant les adreues de la ville de Paris^ etc., parle même, m.dc.xcti., pag. 80,81.
Page 220, note 4. — - Avec cela , les gens de justice ne portaient point de soie pour leur costume particulier. Saint-Simon dit de Caumartin : « Cest le premier homme de robe qui ait hasardé le velours et la soie : on s'en moqua extrêmement, et ilne fut imité de personne, s Mémoires ^ etc. Paris, A. Sautelet, 1829, in-8% tom. t", pag. 448, ann. 1697. '
Page 222. — S'il faut en croire un grammairien italien du xvi' siècle, le satin de Gènes (raso di Génova^ atlas Genuensis) était communément réputé le meilleur. Voyez Scipionis Lentsdi Neapolitam linguœ Italicœ Institutiones , etc., edit. postr. Pauvii, M.DG.xxxxi., in-8*, pag. 136, col. 1 .
Chez nous, à la même époque, c*était Florence qui était renommée pour ses satins , et les galants aimaient k en revêtir leurs belles :
Ung ttigaon aiae uns nignonoe...
Et pour la faire pins mignotte,
Quatre «aines de satin \aj donne Pour Iny faire faire une cotte :
C*estoit satin de belle sorte , Sendré , nng satin de Flenrmoe.
La seconde Partie des Droiiz nouveaulx, parmi les OEuvres de Guil'" laume CoquUlart, Reims, 4847, in-8*, toœ. !***, pag. 4 33.
Aupar^^ant le même écrivain , faisant alluMon au costume des docteurs de son temps, nous dit :
Il est de grans ders en francoys Qui ne sont que asnes en latin , Lesquels sont Testas de satin , etc.
Les Droitz nouveauljc, etc., pag. 74.
Page 223, note 1 . ^- Le passage de la Chronique de Carbon ell cité par D. Carpentier, ne se trouve pas, comme il le dit , à la pag. 27, mai* dans la dernière partie des Chroniqms de Espanjra , édit. de Barcelone, 1517, in-folio, fol. Gcxyn recto,' col. 4, au chapitre />« ia Coronnacio del rey En Marti e rejna Maria , muller ma ( i&99)« Parlant de Pane des cours de TAljafaria de Saragosse, l'auteur ajoute : < Y tôt aquest pati entomera eropaliat de moUs ricosos draps de ras....— -Lo pati qui es après del damunt dit, en tôt oubert de draps de lana blaus y blanchs, y empaliat de draps de ras molt bells, bon havia taules molt belles fêtes a sis tires. •— lio palan gran de la cbiminea que esta dins ladita AIjaferia, era tôt empaliat de draps de ras fort ricosos.... — Lo palan dels marbres cra omat j empaliat de draps de ras molt fort bells y fort ricosos, » etc. (Fol. ccxvi verso, col. 2.)
Page 226. — Voyez sur la ville de Caffa, les Notices et ejrtraits des ma/tuscrils, etc. , toro. XIÏI, pag. 278, col. 2.
Page 227, ligne IB. ^ Ce que nous disons sur l'esprit qui a présidé h la formation du mot satanin, trouve sa preuve dans le passage suivant, on TétofFe porte le même nom que Tange des ténèbres: « Item vôlumus et ordinamus qnod corpus nostrum in velveto vel sathanse blavio , more regio , vestiatur, et etiam interretur,» etc. Testament um régis Riehardill, ann. 1399; apud Rymer, Feedera^ etc., edit. tert., tomi III pars IV, pag. 158, col. 2.
Le baron de Joursanvault nous a conser>'é la pièce suivante : c Saichent tuit que je Pierre Pagain , marchant demourant à Paru, confesse avoir eu et receu de Jehan Poulain , garde des finances de monseigneur le duc de Touraine, la somme de quarante-huit frans, qui deubz m'estoient pour iiij satarins (sic) , iij noirs et vij azur, du pris chacun de xij frans, et lesqnietilx mondit seigneur a £iit prendre et acbater de moy ledit pria pour ce fait des estraines de ma dame la duchesse, comme par mandement d'icelni seigneur sur ce fait, donné i Paris vj de janvier dernier passé, puet apparoir ; de laquelle somme de xlviij francs dessusdicte je me tieng pour contant et bien paie et en quicie mondit seigneur^ ledit Ponlain et touz autres. Donné soubz mon scel le xvij* jour de février l'an mil ccciiij" et dix. s Archives Joursanvault, n« 802 (Catal., tom. l'Vpag. 13i); Bibliothèque du Louvre, F. U5(2), foUo7. ■
ADDITIONS ET CORRECTIOMS. 471
Duis l'inTentaire de la SAÎnte-ChapêUe en date de i480^ on trouve nombre d^ornemenu et de parements de soubdanin^ de soubdanain. Voyes le Ms. de la Bibliothèque nationale , suppl. lat. n* 165', fol. 10 recto, 11 verso, 12 recto.
Page 231 . — Carbonell, dans sa relation De la gran e soUane festa per la senjora rerna Maria, mtdler dtlsei^or r^ don Marti de Arago^feta de la Ma coronacio en la ciutat de Çaragoça , nomme Vazeitoni an milieu d'autres étoffes de prix qui figurèrent dans cette circonstance : « .,. la seny«ra re^na isque de la cambra vestida de drap d'aur blanch e mautell lonch... e cavalca en hun cayall blanch cubert de paraments de Az^jfofvi blanche, 9 etc. Chroniques de Espanja^ etc.,édit. de M.D.xIvij., in-folio, fol. Gcxxi verso, col. 3. Plus haut, Tauteur nous dit que le roi, allant se faire couronner, sortit de sa chambre < vestit de una cota y de un roaulo frederioal reyals, 9 etc. Folio ccxvii recto, col. 1.
Page 232. — Je trouve dans un ancien Inventaire de la Saîiite-Cliapelle de Paris, en date de 14>80, une forme de cendalum qui se rapproche singulièrement du sen» dapilum : c Item una stolla cum suo fanoue de satino indo seminato stellis auri de Gbippra, dupplicata de sampdah mbeo. w Ms. de la Kbl. nat., suppl. lat. n* 165*, fol. 4 verso , art. 2. ^-n Item casnla de panno auri de Luquet galice... dupplicata sampdallo rubeo. s Ibîd,, fol. 5 verso. Cf. foL 7 verso, 8 recto, 10 recto, 13 recto et verso, etc.
Ailleurs, on lit sandalum , sandaUum , que le rédacteur a peut*étre entendu employer dans un sens différent : c Item una casnla de panno aureo super campum iudum ad anrifrazos auri de Chipra etlozangiaa et aqnill«s, sandah rubeo dupplicata. « Ibid.^ fol. 6 recto. Cf. fol. 6 verso, 11 recto, 14 recto et verso, etc.
Paga 234. — Sur un état de divers objets conservés à Naples dans les magasins de la couronne, au mois d'avril 1205, on remarque de la saye de Caen, an milien de plusieurs produits des fiibriques françaises et étrangères : « Cossini sex de pluma, eohoperti de cathasamito rubeo. De eodem cathasamito alnas très.... De terza* nellispeciœdus.... Sex biff» de Provino.... Canna una samîti virîdis de Romania.... Canna una et média panni ad aurum de Romania , cum campo rubto^ Petiœ duœ panni ad aurum in seta (.Inseta ?) duo. De mja de Camo^ coloris bkvi, petia una cannn duœ et palmi quatuor. Panni de Alosto peti» qninqne. Panni tartarici petits dus. Terzanelli de Venetiis petie undecim.... Cultrœ punct» diversorum colorum de cendato très, etc. Viridls deDuaco alnœ duas et média. Viridis de Parisiis alnss quinque.... Panni rubei de Parisiis alnœ dus.... Brunettœ de Ypra petia média.... Panni placti nigri pro calUgis nostris, missi de Parisiis per Petrum Marcelli,... peti» du». C^mellini nayni petia una... Telœ Burgenzas alnse quatraginta novem. Tel» de Berne (Remis?) alniecentum sexaginta scx. Linteaminum per médium tessnti parvi de seta tredecim....Tappeta de lana, zabronata de albo et nigro, cum floribus de lilio albis et nigris, missa de Parisiis per dictum Petrum Marcellum,.. quatuor,! etc. VoyezBegii NeapoUtani archivi Monumenia édita ac illus trata, vol. II, Neapoli, 1849, in-4«, pag. 162. Cf. Glou. med. et in/. fMtin,, tom. I, pag. 714, col. 1 , V* Botoum»
Page 230, not€ 3. — Chez nous, au xri* siècle, les fiUes d*amour portaient des chaperons rouges et des corsets^de soie :
Une qui sert de beanis messages ,
Une courtière qui ne TÎt
D'antre chose que de oourtaige...
Une meschante deschirée.
Qui a oooni boorgs et Tillagas ,
Et est à tons habandonnée.. .
Cette vieille ]*a emmenée
Et la TOUS met sur le mestier i
Et de faict la va appoinctier
De chaperon rouge , au surplus ,
De eorset de soye, de baudrier, etc.
La seconde Partie des Droitz nouveaulx, p^nni les OEuvres de Guillaume Ccfuillart, Reims, 4847, in«8*, tom. I"', pag. 430, et tom. Il, pag. 27.
U ne faut pas oublier, cependant, que le moyen &ge, qui avait affecté la couleur jaune aux traîtres , Tavait également étendue jusqu*aux prostituées. Voyez Couft iTœil sur Us médailles de plomb ^ etc., pag. 70 et suivantes.
Page 242, note 2. — Voyez encore Scipionis Lenttdi NeapoVitani Unguœ Italicœ institutioneSy etc. (ann. 1S89), éd. postr. Patavii, m.dc.xxxxi., in-S**, pag. 136, col. 1. Ermisino, ormisino, y est rendu par festis hombycina.
Page 246, note 2. — - On ne peut douter cependant que Rabelais n*ait voulu employer saye dans le sens de soie^ quand il dit de Quaresmeprenant , liv. IV, ch. xxxii : c S'ilparloit, c'estoit gros bureau d* Auvergne ; tant s*enfailloitquefeust saye cramoisie , de laquelle vonloit Parîsatis estre les paroUes tissues de ceulx qui parloient à son filz Cyrus, roy des Perses. • Cf. Plut., Apopht.
L'expression bas de.soye^ que Ton rencontre si souvent dans/e vraj Théâtre 4p honneur et de chevalerie y équivalait sans doute à ce que Ton appela plus tard chez nous tonnelet^ ou bas de soye, c*est-à-dire signifiait la partie inférieure d'un habit à la romaine, relevée en roud par la force même de l'étoffe ou de sa doublure, si ce n'est au moyen d'une espèce de petit panier. Voyez le grand Dictionnaire historique de Moreri, au mot Campestre^ tom. II, pag. 71, col. 2.
Page 250, note 1 . — Aux passages auxquels nous renvoyons a la fin de la note, ajoutez le suivant , qui nous montre , à mon sens , la dérivation du mot tartan : u Une chambre de brouderie veluel vert à compas de veluel vermeil, et ou milieu des compas avoit besans des armes de Navarre, c'est k sçavoir ciel, dossier et couste-pointe et viij carriaux de mesme et ij pièces de courtines de tartane royez pour ladicte chambre, s etc. Compte de r exécution du testament de ta reine Jeanne JCÉvreux (1372], dans la Collection des meilleures dissertations ^ tom. XIX, pag. iS7. Cf. pag. 155. ,
Page 252. — Peut-être aurais-je du ajouter à la liste des tissus de prix dont j'ai essayé d'écrire l'histoire, Yalfanex, étoffe nommée dans le testament d'Amould,
ADDITIONS ET C0RR£CTi019S. ^173
évéqne de Toulouse (Gla$s. med. et inf. Latin, ^ y^ Cooper/orium, tom. II, pag. 587, col. i), et le linomple, dont il est fût mention dans les passages soÎTants :
De fin linomple SToit sur son bras destre La belle mancbe auMi d'une chemise, Qui brochée de fil d'or deroit estre.
Et de foeillage Tert, par bonne guise»
Moult doucement et gentement ponrprise.
La Pas d'armes de la Bergère, etc. A Paris, de rimprûnerie de Crapelet, mdgoczzxt, in-S*, pag. 84, t. 5S9.
« Pour une pièce de linomple de l'estroit lé contenant xiij aulnes et demie, prîns et acheté de lui ledit jour et par lui délivré à ladicte dame pour en faire ses plaisir», au feur de 1t. s. t. l'aulne, et valent xxxTÎj 1. ijs. TJ d. t. > Comptes de i454. (Jrch, nat.f R, reg. 55, fol. iiifj recto.) — « Et pour sept aulnes ung quartier de linomple de l'estroit lé, à escu et demi l'aulne, et huit haulnes de ruban plat de soye noire de ij s. t. Taulne, s etc. Ibid. ^foL iiij^iij recto. Cf. fol. iiij^^iiij verso, fol. cvj verso.
M. Crapelet traduit linomple par linon, toile extrêmement foie ; mais si rien ne lui donne tort, rien aussi ne prouve qu'il a deviné juate.
Page 252, note 5. — On est porté à douter que mugUas ait été le nom d'une étoffe, c'est-à-dire à partager l'opinion de D. Carpentier (Gloss, med. et inf. Lat,, tom. IV, pag. 566, col. 1), en voyant ce mot figurer dans ces vers de Coquillart (Monologue du PuySf v. i63|; édit. de Coustelier, pag. 157), rapportés parBorel (Dict, étym, de Ménage, tom. II, pag. 208, col. i ; pag. 158, col. 2), et par Roquefort {^Glos*. de la langue romane, tom. II, pag. 210, col. l),qui traduisent tous deux ce mot par muguet, poudre ou odeur de muguet :
On ne sentoit que muglias.
Marjolaines et rommarina.
Il est difficile aussi de voir un tisau dans le miglias et le muglias des articles suivants : « Un mantel froncy d'une escarlatte rosée fourée d'ermines à trois boutons d'or, garnis de miglias, et à lettres en la pance. —> Une boupelande , un mantel et un chaperon de veluau vermeil cramoisy fouré d'ermines , à trois boutons d'argent dorés , de muglias. » Inventaire des robes du roi Charles V, à la suite de sou histoire par l'abbé de Choîsy. [Histoire de France, etc. A Paris, M. Dcc. l., in- 12, tom. III, pag. 542.) En y réfléchissant bien, je pense qu'il s'agit ici de la poche de l'aninuil qui produit le musc, « Orientalis aiiimalis , quod muquiliet dicitur, s comme dit Jacques de Vitry, au ch. lxxxv de son Historia iheroêolimitana (ap. Bongars, pag. 11, lin. 13). Cette poche étant nécessairement odorante, on comprend que nos ancêtres en aient fait usage pour doublure de bourse et garniture de houtons; mais en présence de muge employé dans le sens de musc, on ne ^eut pas dire que muglias ait jamais eu une valeur identique. Voyez le Glossaire de du Cange,tom. IV, pag. 787, col. 2.
Page 260, note 4. — On trouve un exemple de cremesino dans le second testament de Giovanni Santi, père de Raphaël, en date du 27 juillet 1404, pièce intéres* u. 60
474 ADDITIONS ET œRRECTIONS.
saute qui peut donner une idée de la garde-robe d*nn boorgeoia italien à la fin du XV* siècle : t Reliqnit dicte ejns uxori infrascriptas res... videlioet , unam camurram panni Londre cum manicia cremet'mi ; item unam aUam camuiram vulgaiiter dictam un bucarino , cum manicis rati pavonazzi cum fuis folcimentis ; item unum par linteaminum subtiliumlaboratomm ; item unum par guanciafium laboratorum ; item quatuor panixellos acde et sirici, duos laboratoa et duos non. s Voyez Tédition de Vasari publiée par Lemonnier, à Florence, en 1852, tn-12, tom. YIII, pag. 73, en note.
Page^&6y note 2, ligne 6. — Lisez : escbevinage.
Page 265, ligne 13. — Lisez dit à la place de fwui apprend ^ qui se trouve déjà quatre lignes plus haut.
Page 268. — Rectifiez la date consignée dans la note marginale, de façon i la faire concorder avec la note 1 .
Page 271, note 2. — Voyez sur Tart du teinturier au milieu du xyi* siècle, Plictko de larte de tentori ehe insegna tenger panni^ telle ^ banbasi et sede si per larte magiore corne per la eomune.., composto per Gioanventura Rosetti. In Venetia, per Franc. Rapazetto, 1540, in-4*, û%, en bois. Cette édition, mentionnée dans le Catalogue des lipres de la bibliothèque de feu Mgr le maréchal due tTEstrées, tom. I*% pag. 258, n« 8854 (vendu 3 1. 19 s.), et dans le Manuel du Libraire, tom. rV, pag. 124, col. 2, a été réimprimée à Venise , en 1548 , par Agustino Bindoni ; en 1565, par Lelio Baziletto ; et en 161 1 , par Alessandro Vecchi, in -4" .
Page 281. — Terminez la ligne 5 par des guillemets.
Page 286. — Quand j'écrivais ce que je dis sur Barthélemi de LafTemas, je ne connaissais pas encore la notice intéressante que M. J. J. Cbampollion-Figeac a consacrée à la mémoire et aux travaux patriotiques d'un bon citoyen trop généralement et trop tôt oublié, dans le tom. IV des Documents historiques inédits^ etc., 2* partie, pag. 1-12, parmi les préliminaires du registre des délibérations de la commission consultative sur le fait du commerce et de l'établissement des manufactures dans le royaume, instituée à Paris en Tannée 1601 .
Page 291, noie 5. — - On est disposé à croire que le logis de la Maque n'a point été seulement célèbre par ses étoffes , quand on entend dire à un personnage de roman : « ... Nous ferons la cuisine , à quoy nous nous entendons des mieux , parce que nous avons esté des premiers marmitons de l'hostel de la Maque. » L'Histoire comique de Francion, liv. VII ; édit. de Rouen, m dc.xxxv. , pag. 442, 443.)
Page 294 , note 2. — En1621, ily avait un Sainctot administrateur de l'Hôtel- Dieu de Paris ; et en 1698, un autre Sainctot était introducteur des ambassadeurs à la cour de Louis XIV. Voyez Arrest de la cour de Parlement^ donné en conséquence du feu advenu à Paris , qtd a embrazé et consumé le Pont aux Changeurs et Pont Marchant, etc. A Paris, par Fed. Morel, et P. Métayer, m.dc.xxi. , in-8*, pag. 7 ; et les Mémoires,., du duc de Saint^imony etc. , tom. I*', pag. 35; tom. II , pag. 88 , etc.
Page 298, en note. —Voyez encore tom. I*', pag. 218, not. 2; tl le Roman de la Rose, tom, II, pag. 218, t. 8911.
On Ut dans un poëte pins ancien :
Karlos (en Huon par tel devis Desoar le brac à le mantel ot mis, Que li pe^oie le pêne de l'ermin.
Huon de Bourdele, Ms. de la Bibliothèque pabKqae de Toai» n* 244 ancien, 4 24 proTisoire, folio 4 5 reno, t. 4 4 .
Un poëte d'une date plus récente donne le nom de panne à la peau d*an chat :
Il s'en faisoit une jartîere.
Et monstrant Festomac relu
De panne blancèe crespéliit
Sembloit, tant aa trongne ealoit bonne,
Quelqoe docteur de la Sorbonne.
Les OEuvres JrançoUes de Joachim du Bellajr, etc. A Rouen, M. D. xcvn., in-42, fol. 430 verso.
Page 300. —S'il faut en croire Vasari, ce n'était pas seulement en Italie que le commerce ne dérogeait point à noblesse. Parlant d'un certain Jean d'Anna , dont Utien fit le portrait, il l'appelle gentW huomo^ e mercante fiamengo. Voyez la vie de ce peintre. {DeUe Vite de* piu eccellenii pittori, etc. In Bologna, M.DC.Lxm., in-4*, parte terza, secondo volume, pag. 221.)
Page 302, ligne 9. — tirez : de soie et d'ax|;ent.
Page 303, note A. — - Anx textes cités dans cette note, ajouter, le passage suivant, qui est en catalan : « E lo diumenge, per lo mati, nos isqnem de la sacrestia de la Seu, vestits e apparellats m sede maJestatiSj 90 es ab nna camisa romana d'un drap de seda primvert ab algons foUatges sens tots obres , e après una dalmatica de drap vermeil historiat, ab obres d'aur e ab fullatges. » Chroniques de Espanja,,, compilada per lo honorable y discret mossen Père Miquel Carbonell, etc., nova* ment imprimida en Tany m.d. xlvij., in-folio, lib. III, cap. xvj, fol. CXXXVIl verso, col. 2.
Page 306, note 6. — Aux passages rapportés dans le Glossaire de du Cange, joignez ceux-ci : « Pour ung tixu large de soye noire, façon de Paris.... — Pour ang autre tixu cendré brun , façon dudict lieu de Paris, » etc. Compte de i45i. ( Arch. nat. , K, reg. 55, fol. iiij'^iiij verso.) — « ... ung petit tixu estroit de soye noire, façon de Paris , » etc. {Ihid, , fol. iiij^ix verso.) ^- c Pour ung tixn large cendré bnin de façon de Paris, 9 etc. [^Ihid. , fol. iiij**x recto.) — «... tixu blanc fait n l'euvre de Damas, » etc. ^Ihid, , fol. cxvj recto.)
Page 31 1 , ligne 8. •— La même chose avait encore lieu sons Louis XIV, comme on le voit par ce passage d'un livre de 1691, que nous avons déjà cité : t Mrs. de Hemand et Rigioli banquiers, rue Qninqnempoix, font commerce d'estoffes d'Ita*^ lie, or et argent, velours et autres. » Les Adresses de la viik de Paris, etc , par Abraham du Pradel, pag. 21.
Pag6 31 3. —Comme le fait remarquer Sharon Tumer, les clames anglo-saxonnet étaient tellement babîtaées à filer, qu* Alfred , dans son tesument , pondait appeler avec justesse la partie féminine de sa famille le côté du fuseau, de même qu*aujourd*huiy dans la langue légale , les Anglais, se fondant sar d'anciennes habitudes tombées en désuétude, désignent les dames célibataires par le titre de sphuters ou àefileuses. Voyez The Historjr of the AnglthSaxons y édit. in-4*', liy. VIII, cb. xi, vol. II, pag. 113, 113. Cf. FrancUci Junii,,. Eiymologicum yingiicanam^ etc. Oxonii : e Theatro Sheldoniano, MDOCXun, in-folio, ▼* Spindle; et Diciionary of the EnglUh Language , hj Samuel Johnson , y^^ SpUuter,
Page 316. — Voyez sur la fabrication des étoffes de soie en Angleterre, un volume de la Cyclopœdia du Docteur Lardner, intitulé : A Treatue on the Origm^ progressive improvemeni, anJ présent State of theS'dk Manufacture^ London : printed for Longman, etc., 1831, petit in-8*, part. I, cliap. t. {Progreu mode in Knghmd in the manufacture ofsiik, pag. 56, 57-93.)
Page 31 9, ligne 16. — Lise» : souveraine.
Page 328, Kgne 20. — Il faut ajouter à ce que nous avons dit du commerce de soieries des Orientaux avec les Russes, les renseignements qui nous sont fournis par Contarini, envoyé de la république de Venise auprès du schah de Perse, en 1479. Parlant de ses compagnons de Yoyage, au retour, il y avait , dit-il, quelques marchands qui portaient du riz, des soieries et des étoffes de coton, pour vendre aux Russes , c e qualche lavor dl seta , e di bochasini per Citnitan per vender a Rossi, » etc. (Itinerario del magnîfico e clarissimo messer Ambrosio Contarini^ etc. Stampato nella inciita citta di Vineggia per Francesco Bindoni, e Mapheo Pasnii, compagni. Nelanno m.d. xxmi., in-4^, folio 14 verso, lig. 21 .)
Plusioin, faisant mention de Pambassade envoyée chaque année par le seigneur de Citraehan au grand duc de Mosoovie, il dit que d'habitude venaient s'y joindre nombre de marchands tartares , qui se formaient en caravane. Leur chargement , ajoute-t-il, consistait surtout en soies ouvrées d'Yezd et en étoffes de coton. (IM,, fol. 16 recto, lig. 18.)
Page 332, note 7. -^Jjoutea : Cf. Jo. Beckmann, Beytrage zur Geschiehte der Etfindungen^ tom. III, pag. 64 seq. et 223.
Page 335, Ugne 4. — Chardin fait mention , dans une circonstance , de nappes de brocart que l'on étendit devant une assemblée de Persans , et sur laquelle on mit tout du long du pain de trois ou quatre sortes. Voyez ses Voyages , tom. III , pag. 119, 120.
Page 349.— 'Un ancien chroniqueur attribue à la maîtresse de Richard 1"% duc de Normandie, un talent pareil k celui de la fille du bourgeois de Chàlons, dont parle Gibert : « Gonnor, dit41, onvroit à fitixv orirais d*or, d*argent et de sqye, pour donner aux églises , A faire parement en chasubles, chappes et autres choses pour le divin service des églises. » Voyez la Chronique manuscrite de Normandie de M. Bigot, publiée par extndl par André de la Roque, parmi les preuves du livre I*' de V Histoire genetdogique de lu maison de Haroourt, tom. III, pag. 11, lig. 43.
Pmg€ 35i. «— Cet lacs, soumis & Pexamen d'un habile passementier de Pans» lui ont paru dits sur un tambour, comme les anciens cordons exécutés à la main, et il pense que les lettres l'ont été en même temps à Tenrers, à la façon des tapiaseries des Gobelins. Au reste, TottYra^e est très-remarquable ; on ne le ferait pas aujourd'hui.
Page 352. — On allait jusqu'il broder des laisses de chiens de chasse. S'il font en croire Carbonell , Jean I**, roi d'Aragon , < se delitaya de tenir molts ocelis de cassa de diverses natures ab lurs arreus fets de plata dore per semblant inÛnits , cans de diverses natures molt altament encomblants diversats ab les cobles de brodadnres guamits de plata d'argent sobre danrat, » etc. (Chroniques de Espanya , édit. de K. D. xlvij. , in*folio , f^ ccvi recto, col. 2. ) Dans Y Histoire de Timur^Bec^ par Cberef-eddin , ce sont des housses de chiens en satin brodées d'or. Voyez la traduction de Petîs de la Croix, liv. VI, chap. xr; tom. IV, pag. 143.
Page 356. — On trouve dans les comptes de Targenterie de la reine, pour l'année 1454, sous le titre d* autres achats de toUles pour la personne de madame Magdeleine de France^ l'article suivant : c Audict Nicolas Gerraise , marchant dessus nommé, pour une aulue de toille de Troyes achetée de lui le xy* jour du mois de juillet et délivré à ladicte dame en ses mains pour broder dessus à son plasir, vij s. TJ d. t. s (Arch, nat., K, reg. 55, foi. Ixiiij verso.)
Pag» 356 , note 1 . ^- Je reviens sur Texplication que j'ai donnée de poindre , parce qu'elle me parait de nature k soulever des critiques; et à l'exemple que j'ai cité, je joins le suivant : « ... pour une coute-pointe , pour le Roy, de 12 lez de cendaulx de graine, pointe par manière de neuz, prisiée par Thomas de Chaalons , coustepointier du Roy, 100 1. p. » (Inventaire de l'argenterie dressé en 1353, parmi les Courtes de Pargenterie, pag. 328.)
Certainement poindre, pointe, signifie /»i^it«r, piquée , et se rapporte à l'acupuncture que l'on fait encore subir à nos courte-pointes pour maintenir l'ouate qu'elles renferment; mais comme en même temps l'aiguille traçait des dessins sur l'étoffe, on a pu confondre poindre avec peindre. Cest ce qu'ont fait les rédacteurs de comptes et d'inventaires, qui traduisent presque toujours courte^pointe par euieitra picta. Voyez le Compte des dépenses de la chevalerie d'Alphonse , comte de Poitiers (juin 1241), SS 15 et 16 {^BibL de VÈc. des Chartes, 3* série, tom. IV, septembroK>ctobre 1852, pag. 35, 36), etc.
Page 358. — > Aux étoffes brodées do xr siècle, que nous énumérons , on peut joindre la chasuble donnée par S. Henri à l'abbaye de S.-Emmeran de Rattsbonne (âféianges d* archéologie y vol. II, pi. XVI, pag. 246-248) , vflle où l'on conserve la diasuble dite de saint Wolfgangy dont les broderies me paraissent du xn* siècle. {Ihid.y pi. XV, pag. 345, 246.) Quant à celles des ornements sacerdotaux de S. Willibald, conservés à EichsUedt [^ihid,^ pi. XVII, pag. 248-251), il est bien difficile de leur assigner, même approximativement, une date.
Page 363, ofant-dernUre ligne. — Je soupçonne qu'au lieu d* enlevées qui se trouve dans la publication de M. Leber, il faut êsleçées , comme on le voit dans
un passage du BomoH Je la VioUtte rapporté ci-detsus, tom. II, pag. 107, et|daDs les snîyants : « (le Cuer) troura ung paveillon tenda riche à merreÛlet... et... fait de grant estoffe ; car la bordeare qui entour des goutîeres estoit assise, estoit toute à feuillaige de perles faîcte et esUvée en bordeure , » etc. lA^re du Cuer tfamourt esprit ^ parmi les OEupres complètes du roi Rene\ tom. III, pag. 6. — v Ung reliquaire du chef monsieur sainct Rlaize... sur lequel est la représentation dudict sainct, gisant et eslevée.,. et à Tenviron dudict reliquaire, sont plusieurs ymtige* eslei'éesjïi etc. Inventaire des reliques de la Sainte-Chapelle ^ par M. L. Douët-d*Arcq. {Revue archéologique^ ye année (1848], i" partie, pag. 190, n" 73. Cf. pag. 192, n» 84.)
Page 365, note 4. — Aux noms des brodeurs cités, il faut ajouter celui d'André de la Salle , qui les précède tous en date. Voici un reçu émané de lui, qui nous a été conservé par le baron de Joursanvault :
n Andrieu de la Salle, brodeur demourant à Paris, confesse avoir eu et receu de faonnorable homme et saige maistre Pierre San^'age, secrétaire de monseigneur le duc d'Orléans et garde des coffres d'icellui seigneur, la somme de trente-deux livres contan, qui deubz lui estoient pour avoir fait de son mettier de broderie quatre euvangelistres couchez d'or sur ung ciel de taffetas vert, pour ung pavillon quarré pour madame la duchesse d^Orleans, par marché fait audit maistre Pierre, huit livres tournois pour chacune y mage; vallent ladicte somme de xxxij. 1. t. De laquelle somme de xxxij. 1. t. ledict Andrieu se tient pour bien cont«nt et eu quicte madicte dame, ledict maistre Pierre et tous autres.... Fait Tan mil quatre cens et neuf, le mardi xxx* jour de juillet. £. Boxsart, portedef. » Archives Joursanvauhfn*" 795(Catal., hist. gén. de France, chap. vu, § 7; tom. !•% pag. 133j; Bibliothèque du Louvre, F. 143 (3), folio 37.
Page 366, ligne 2. — On peut encore ajouter à ces pièces un parement d'autel brodé en argent sur velours noir, représentant le convoi d'un religieux de l'abbave de Saint-Victor. Cet ouvrage, conservé dans le cabinet de M. Guenebault, à Paris, a été publié dans le Moyen âge et la Renaissance ^ tom. I*', Universités, pi. X.
Page 369, note 6. — On trouve la mention suivante dans le second des trois inventaires dé la Sainte-Chapelle : « ...undecim serviette ad opus Parisiense, ad manus dessicandas. s Inventarium... vestimentorum... Sacre CapeUe palacii regalis^ etc., ann. 1480. (Ms.de k Bibl. nat., sappl. lat. n« 165% fol. A verso, ult. art. Cf. fol. 5 recto.)
On lit encore plus loin : c Item una mappa altaris operata ad opus Parisiense, parata quodam velvello rubeo ramis auri de Chipra seminato, > etc. Ibid,^ fol. 7 recto. — a Itemqnedam mappa altaris ad opus Parisiense, » etc. Ibid,^ fol. 9 recto.
Page 370 , note 5, dernière ligne, — Il ne faut pas négliger non plus les n*" M et 18 du même chapitre de Quinte-Curce ; il y est question d'une représentation de Taigle, sans doute à cause de la signification symbolique de cet oiseau, et l'an* teur décrit le dessin de la robe royale : c Inter h«c auream aquilam , pinnas ex tendent i similem , sacraverant. Cnltus régis inter omnia luxuria notabat«r : pur*
purée tunics mediam aibo intextum erat : pallam auro dlstincram aurei acctpitrès, yelut rostris inter se cormerent, adomabant, » etc.
Page 374, en note, — On lit dans V Inventaire des omemens de la Saincte Chappelle du pedais royal à Pans, une mention d*habits sacerdotaux qoi se termine ainsi : « Les orfrois de ladicte chappelle sont faictz d'or nué à rond et moresque de la yie de la Passion, etc. Voyez la Revue arc/ie'ologique, y* année (1848), 1'* partie, pag. 207.
Page 376, note i . — Aux éditions de ce livre citées ici d'après le Manuel du Lihraire^ ajoutez celle de Turin, £1« Thomysi, 1589, in-4^, dont Texistence nous est rérélée par le catalogue des Livres à figures de feu M, Pierre Réveil ^ etc. Paris , 1853, in-8*^, pag. il, 12, n** 136. L'exemplaire qui s'y trouve porté, fait aujourd'hui partie du cabinet de M. de LigneroUes.
Page 377, ligne 8. — - On peut ajouter ici, sous len* 19, le volume intitulé : Neuês Moddbuch zu Kupfer gemacht darinnen allerhand Arth neuer Model von dunnmittel umd dick aassgêschnitiener Arbêii tutek andern kiinstlichen Nehuerck zu gebrau* chen, mit Fleiss im Druck verfertigt. (Nouveau livre de modèles en taille douce, dans lequel on trouve toutes sortes de nouveaux modèles de point coupé, fin, moyen et gros, ainsi que d'autres ingénieux ouvrages à l'aiguille, gravés avec soin. ) Nûrnberg, M. D. cnn., grand in-8'* oblong de 58 planches chiiFrées. La préface est signée Johann Sièmacher,
Page 380 , ligne 18. — Du temps de Louis XIV, le commerce des denteUes et des riches tissus est ainsi distribué à Paris : a Les points et dentelles se vendent en plusieurs boutiques et magasins de la rue Betizy , de la rue des Bourdonnois , et de la rue Saint-Denis devant le sépulcre.
c 11 y a aussi plusieurs boutiques de lingeres qui vendent des dentelles et garniture de tète, au Palais et sous les charniers du cimetière des saints Innocens.
« M. Thuisy, rue du Coq, tient magasin de toiles et dentelles.
a Les dentelles et g^ons d'or se vendent rue des Bourdonnois et rue Saint- Honoré, entre la place aux Chats et les piliers des Halles.
« Les dentelles , guipures et galons de soye, se vendent sur le petit Pont , et rue aux Febvres , où l'on vend aussi les galons de livrées.
ce Les étoffes de soye , d'or et d'argent, sont amplement commercées par Messieurs Gautier et Regnault, më des Bourdonnois. 9 Les Adresses de la ville de Pa» ris^ etc., par Abraham de Pradel, etc. Paris, m.dg.xci., in*>8*, pag. 25.
Page 380, avant' dernière ligne. -^ Changez en 3 le chiffre de la note.
S'il faut en croire un biographe de saint François Régis , la fabrique de dentelles de Paris ne serait pas la première en date : «c H y avoit au Puy, dit-il, une manufacture de dentelles tres-florissante , qui faisoit subsister un grand nombre de filles et de femmes , occupées à ces sortes d'ouvrages. Louis XIII. la supprima par un édit qui répandit la consternation dans la plupart des familles , que la suppression de cette manufacture alloit réduire k la mendicité. Plusieurs filles désolées recoururent à Régis, et lui expliquèrent... le pitoyable état où elles se ttou*
480 ADDITIONS ET œRRECTiONS.
▼oient.. .. Ajez èo» courage^ dit-il à ces fiUes épiorées , e/ mettez toute votre confiance en Dieu, La manufacture sera rétablie^ et il en marqua le temps; eUe fleurira plus que jamais^ et subiistera toujours avec le même succès..., La manufacture fiit en effet remise sur pié par un second édit du Roy, justement dans le temps manqué par le •aint homme : elle deyint plus fameuse qu'auparavant, et elle a toujours subsisté jusqu'à nos jours avec beaucoup de succès, comme il Tavoit annoncé. > La VU du bienheureux Jean^François Begis, etc., parle R. P. Daubenton. À Paris, cliex Nicolas le Qerc, m. dgc. xti., in-4*, liv. III, pag. 175.
Page 381, ligne 17. — Saint-Chaumont était le chef-lien d*nne congrégation de filles nommées de t Union chrétienne , qui avait été établie pour rinitmction des nouvelles catholiques, et des filles prifées de soutien et de fortune. Voyez sur ceUe maison, qui porte encore le nom de cour Saint-Chaumont^ c€ dans la nie Saint- Denis le n* 374, la Description historique de la ville de Paris, etc., par Piganiol de la Force, édit. de m.doc.lxt. , tom. III , ch. n , pag. 365-367.
Page 384, ligne 4. — Deux articles de l'un des anciens inventaires de la Sainte- Chapelle nous montrent que les tapisseries de la seconde catégorie pouvaient être confondues avec celles de la première, puisqu'il y avait une espèce de broderie appelée de haute lisse : c Item una mappa altaris operata, munita uno paramento de alta lissa ad plures lozangias planas et diversis armts auri de Chipra et de serico, s etc. Inventariium,,. vestimentonun... Sacre Capelle palacii regalis^ etc., ann. 1480. (Ms. de la Bibl. nat., suppl. fr. b« 165*, fol. 7 recto.) — «Item due albe cum duobus amictibus de tella alba, quelibet munita dupplicibus paramentis per partes inferiores et edam poignetos omnibus hiis de broderia alte lisse et auri de Qiipra , » eic. Ibid, , fol. 8 verso.
Page 384, note 4. — 11 s*est glissé ici deux fautes, heureusement peu graves : 1* Il faut burladores au lieu de burladeros; 3* A la place de Stutgard, rimprimeur aurait dû mettre Stuttgart,
Page 389. — ' Voyez, sur les manufactures de bas d'estame et de soie sous Henri IV, le registre des délibérations de la commission consultative sur le fiiit du commerce général et de l'établissement des manufactures dans le royaume, n^ 139, délibération du mardi 4 mai 1604. (Documents historiques inédits ^ etc. , tom. IV, pag. 185-188.)
Page 389 , note 4. — A l'endroit de notre livre auquel nous renvoyons, lig. 4, ajoutez : tom. P% pag. 93 (citation du Jtoman de Perceval)^ pag. 315, not. 5, et pag. 371 . Il va sans dire que nous avons depuis abandonné l'explication que nous avions cru pouvoir présenter, de l'expression battu ou bateure associée au mot cendal.
Il n'y avait pas seulement des étoffes de bature , mais des objets sans doute en métal : «... pour 1 eschequier de bateure et de cristal , à perles dedens, » .etc. Inventaire de l'argenterie dressé en 1553. (Comptes de fargentêrie,-etc.f pag. 333.)
Page 393 , note 3. — La liste des Upisseries de l'hÀtel de Bohême nous a été conservée sous le titre d*Inventoire de la tappisserie de madame la duchesse d'Orléans^
estant en son hostel de Behaigne^ fait le iitnM y* jour de novembre Pan nàl ccce et huit , reeeue par Ja^uet Auberi^ chevalier^ de J, Poidayn pour conduire devers ma dame la duchesse y à Blojs. On y voit figurer une chambre de haute lîtse faite d*or et de soie, t où il y a dames qui jouent de la harpe, et petis enfans ; » trois tapis de la chambre aux boseherons; une chambre de drap d'or c k roses ; j» un grand dais d*or et de Telours a à tendre , qui fut pieça fait en Avignon ; » une chambre de satin vermeil c k devise de plusieurs cerfii d*or de brodeure ; > deux tapis de haute lisse, l'un de Yabre de vie, l'autre du jugement ; un autre plus grand tapis de hante lisse , « que on dit le tappis du couronnement; » deux tapis de même sorte des sept vices et des sept vertus , « ouvrés à or ; » un petit tierceliet de haute lisse, i ouvré d'or et de laine, et y a enfanz qui se baignent dedens une rivière ; » deux vieux grands tapis de haute lisse c de l'istoire de Thezeus ; » un autre tapis de même sorte, c de l'istoire du grant Charlemaine ; » un tapis « d'un saint Loys , ouvré à or; 9 un des tapis des credo; dix tapis de haute lisse à fleurs de lis d'or, pour tendre contre muraille ; six autres tapis pareils, de c plusieurs devises; » une autre chambre de tapisserie c d'une deésse , » faite d'or et de laine ; un tapis « à orengiers ; » onze petits tapis velus « de plusieurs devises ; » une chambre de taffetas y^fn c de baterie, » etc. A la suite de cet inventaire , le même manuscrit en renferme un second, sous le titre d*autre tappisserie trouvée en Costel des Toumelles, à Paris , en la garde de Jehan Maee^ le mercredi .vij"** jour de novembre, mil cccc et huit. On y voit figurer un grand tapis pour salle , « de l'istoire du grant credo ; » deux autres grands tapis de l'ancien et du nouveau Testament; «item, une chambre vermeille semée de braques, de bras et de faucons; » six tapis blancs « ouvrez de roses , du fille de Paris , s etc.
Page 395 , Ugne 10. ^- A la place de le Pauvre, lisez le Pevre, que porte le Ms.
Page 395, note 3. — Alexandre Lenoir a publié de nouveau la upisserie du château des Aigalades, avec une description, dans son Atlas du monumens,,. de la France, etc. A Paris, chez M"*, v*. Desray, m.Dcocxxvnx. , in-folio, pag. 46 et pi. XLIV.
Page 396. — Guillaume Mesuager est qualifié de marc/tani dans un compte du trésorier général des finances de la reine pour Tan 1495-1496, sur lequel il est porté comme ayant reçu la somme de vingt sous tournois à lui due pour un petit morceau de velours cramoisi destiné k couvrir des heures. Voyez la Renaissance des arts à la cour de France^ etc., par le comte de Laborde, tom. I**, pag. 274.
Page 39^. ^- Il n'est peut-être pas sans intérêt de rapprocher ce dénombrement de tapisseries royales du catalogue des tentures d'iyi château, que nous croyons être celui d'Angoulême, possédé, au xv* siècle, par la famille d'Orléans. On y verra figurer, entre autres, deux sujets, ceux d'Alexandre * et de Theséns, qui ont déjà passé sous nos yeux, tom. I*% pag. 97, et tom. II, pag. 384, 388, 391, 397, 408 :
' Od retroaTe eneore ee tajet sur une tapisserie de viagt-cinq mîUê écus , que Louis XV envoya à M. de Lorraine en 4699. Voyez les Mémoires du due de SainiSimsn, tom. Il, p«g. M* .
482 ADDmONS ET CORRECTIONS.
« En la chupptlie du cktul^au, en umg gramt coffre. Unit pièces de drap d'or de poulpre à persoonaiges. — Item dix pièces de drap d*or cramoisi, en ce com* prins le ciel et la couverture de drap d'or semé d*arbres.—- ^« galetas. Sept pièces de tappicerie de yerdure appellée la Bergerie,,., — Item neuf pièces d'antre tappioerie de Yerdure appellée la thaue,,. « Item deux grans pièces de tappioerie de layne appellée Alixandre,.^, — Item plua neuf pièces de tappicerie de layne nommée Tketeux, — Item dix pièce* de tappicerie de sarge rouge, comprins le ciel et doolciel , nommée la morUque. — Item plua six pièces de muraille de Uppieerie de sarge de Caeo semées de serfz de broderie , le ciel, donlciel et couverture davantaige , qui sont de satin cramoisi aussi semez de ser&, — Item le ciel et doulciel d'une cbambre qui s'appelle les poires, qui est de sarge rouge. — Item le eiel et doulciel de sarge rouge semez d'oizeaux app^ez le gibier,.,, — Item ung ciel, doulciel et une couverte de damas blanc semé de marguerites , fort nzé. s Pièce des archives Jonrsanvanlt, n* 795 (Caul.» bist. gén. de Fr.» ch. vn, % 7; tom. I*'» pag. 133); Bibl. du Louvre, F 145 (3), fol. 39 recto et verso.
Page 398, note 3. — S*il faut s'en rapporter à Moréri, qui cite Vasari, Bernard van Oriev, autrement dit de Bruxelles ^ peignit pour Charles-Quint de belles chasses , où étaient retracées au naturel les portraits de ce prince et des seigneurs les plus eonsidérables de sa cour, c On a, continue le biographe, représenté ces chasses dans des tapisseries des princes de la maison d'Autriche, avec quelques antres qui ont cté faites sur les eartons de cet excellent peintre, par les ordres du mtee empereur et de la duchesse de Parme, it (Le grand Dictionnaire historique, art. Ber^nard. Cf. Entretiens sur les vies et sur les ouvrages des plus exceliens peintres, etc., édit. de m. doc. xxv., in-8*, tom. II, pag. 828, 839, r?* entretien.)
Page 399 , note 1 . — Il en fut de même plus tard , où Ton continua à retracer sur des tapisseries les événements contemporains, avec les visages au naturel. On le voit par ce que dit Saint-Simon d'une tenture qui fut faite de l'audience accordée par Louis XIV au cardinal Chîgi en 1804, à la suite de la célèbre affaire des Corses à Rome et du duc de Crëquy, ambassadeur de France. (Mémoires, etc. , tom* II, pag. 89, ann. 1898.)
Page 405, note 4. — Voici la pièce qui sert de preore à ce que nous disons de Simon de la Croix, réparateui*, et non rdparemr, de la tapisserie du duc dH)rléans, en 1427 :
Certaines mises et achas, fais par Simon de la Croix, de lainnes et autres choses neces' saires à reparer la tapicerie de monseigneur le due d'Orléans puis le xv* jour de maj mil ccc xxvij qu*il commanda soy emploier en ladicte tapicerie.
Premièrement en trois livres d'estain taint en diverses couleurs, pour l'achat et taintures d'icelies, xxxvij s. vj d. t. — Item en deux autres livres de lainne blanche fillée, depuis achatée par ledit Simon de la Croix, .x. s. t. — Item en trois livres de savon achatée (sic) par ledit Simon pour larer les courtines des chambres de raoudict seigneur, .xj. s. iij. d. t. —* Item en trois livres d'alun pour ladicte cause, .V. s. t. — Item en demi-livre de vert de gris et de breiil, .vij. s. vj d. t.— It<'m <*n une livre de fil noir pour recoudre les rubans de ladicte tapicerie, .xij. s.
ADDI1IOI9S ET GORRECnONS. 488
▼j. d. t. — Item en ang petit de aoîe yemuàlle, x d. t. — Item en une autre livre et demye de lainne fillée achatée par ledict Simon , viij. s. -vj d. t. — ^ Item en la taintured'ioelle lainne en plutteurscoukurs, pers, rouge, arar^Terti .vj. § . iiij. d. t. — Item en trois autres livres de lainne blanche depuis la Saint-Michiel en 9a , achatées par parties, xxij. s. vj. d. t. — Item en la tainture de deux livres et demye d'icelle lainne tainte en plusieurs et diverses couleurs, .x. s. t. — Et pour les matières deseaues à destaindre toutes lesdictes couleurs , .xx. s. t. — Item environ une livre de fiUet de lainne blanche et pour la tainture d*ioelle, .x. s. t. ■— Le samedi xxviij*. jour du mois d'aonst, en deux livres et demye de lainne blanche fillée, .zx. s. t. — Et pour la tainture de deux livres d'icelle lainne tainte en plu^sieurs couleurs, .x. s. t. — Item en .xv. livres de grosse chandoîUe de ootton, à viîj blans la livre , arse et emploiée tout Tiver passé par ledict Simon k besoingner en ladicte tapisserie, .ij. L x s. t. — En cent toises de corde assise en plusieurs des tapis de hauîte lisse par dessus les rubans , pour non accrocher ladicte tapisserie des crochets, ne pertuiser la lainne » .xv. s. t. -^ Item en deux boisseaulx d'unne grainne noire nommée nerpntm^ pour recolorir un grant esprevier vert tout tachié de plaies et eaues, .v. s. t. — Mercredi xv*. de septembre, en viij pintes de fort vinaigre pour retaindre un grant eqi^vier de soye verte destaint par grant places et tachié par tout, comme dit est, d*eaues et autrement , à deux blans la pinte, .XV. blans ; valent .vj. s. viij. d. t. — Ce jour, en deux livres d'alun de glac«, à .V. blans la livre, pour emploier en ladicte retainture, .iiij. s. îj. d. t. — Somme totale : treze livres xij. s. ix d, t., valent, à xxxij. s. vj d. t. l'escn de Ixx ou maro, qu'il valoit lorsque comme toute eeste despence futfeote, «viij. etcus .xij. s. ix d. t. J. Dx RoGHKCHOABT. » Piècc des archivée JoursaUvauk n* 795 (CataU , hist. géa. de France, ch. vu, g 7 ; tom. I*', pag. 133} ; Bibliothèque du Louvre, F. U5 (3), fol. 38.
Page 406, note 2. — Nos princes avaient aussi des brodeurs en titre d'office; en voici deux que je trouve mentionnés dans la publication de M. Douët-d*Arcq , et dont l'un l'a déjà été ci-dessus, tom. Il, pag. 352, not. 2 :
« Estienne Gistel , armeurier et broudeur monsS' le Dauphin , pour sa peine , broodeure et façon de faire et brouder 1 chaperon d'escarlatte paonnacé. . . lequel fut tout fessé à orbevoies à courbetes de perles , et le champ ouvré de menus poins à fueillages , bien et cointement.... Pour or de Chippre, soie et façon , 20 I. p. » Compte d'Etienne de la Fontaine , parmi ceux de l'argenterie des rois de France, pag. 132. — « Ledit Estienne, pour sa paine et façon de deux boursetes à reli«ques, faites à ymages de broudeure et à chapiteaux, de groàses perles et menueiA... pour or de CÎûppre, paine et façon, 6 1. p. s tbid.^ pag. 132, 133. ^ c lehàn de Corbie, pour sa paine de brouder et estofïer lesdictes boursetes et y faire Un bon Us d'or de Chippre et de soye , à les porter ; pour or, soye et façon : pour tout , 24 s. p. » Ibid, , pag. 133. -» a Le dessuscfit Estienne Castel , pour la façon de deux gibecières , faites et dyaprées de menues perles, pour monsS' le Dauphin../ 4 1. p. itibid. ^* « Estienne Castel, armeurier et vallet de chambre mon», le Dauphin y pour 2 mars et demi d'or trait, achetés pour fisire l'armoierie des tunicles. . . 14 1. 8 s. p. pour marc, valent 36 1. p. » ihid.^ pag. 14IS.
484 ADDITIONS ET GORRECIIONS.
PiEig. 180 du taémt rolame, on rencontre un troiiième brodent , nommé Estiemm
le Bourguignon»
Page 413, suite de la note, — M. Lacordaire s'élève également contre l'opinion très -accréditée qm attribne anx eanx de la Bièvre nne qualité spéciale pour la teinture, « erreur, dit-il , que la seule inspection du cours de ces eaux Bourbeuses suffit pour dissiper, s U ajoute que l'eau de Seine et celle d*un puits sont exclusif Tement employées dans les ateliers de teinture M. Lacordaire est-il bien certain qu'il en ait toujours été ainsi? En tous les cas, je lui signalerai le Discours sur t inondation arrivée aux faux^ourg S . âlareel lez Paris, par la rivière de Bievre, le lendemain de la Penteeoste 1635. Et moyens JCempescker k F adnmr telles inondations ^ et conserver ladite rivière, à cause de son ineomparuNe propriété pour les teintures, etc. A Paris, de l'imprimerie de Jean Barbon, m. dc. xxt., in-8*, de 16 pages. Pag. 7, l'auteur signale la Biè? re comme « remarquable par tout l'univers , pour son incomparable propriété, pour les teintures, 9 et pag. 10-14, il donne Yadvis du sieur Errard , ingénieur ordinaire du Boy, pour U restahlissement de la rivière de Bievre.,, à la requeste des marchands teineturiers du bon teinct du faux-bourg Sainct Marcel lez Paris, On voit, pag. il, que ces industriels étaient, en mars 1634, Etienne et Henry Gobelins, marchands teinturiers, bourgeois de Paris. Il y a donc à corriger quelque chose dans ce que dit M. Lacordaire, pag. 18, not. 1 .
A la fin du xvn* siècle , un prévôt des marchands de la ville de Bourges terminait ainsi un mémoire sur les avantages qn^elle présenuit au commerce : « On peut encore très-utilement et avantageusement établir à Bourges une Manufacture de Tapisseries , qui seroient incomparablement plus belles que celles de Flandres , les Laines de Berry étans fines et luisantes comme de la Soye ; joint qu'au milieu de la Ville de Bourges il passe un petit Ruisseau meilleur et plus propre pour les Teintures, que la Rivière des Gobelins à Paris. Et à cause du Fil qui est bon et à bon conte à Bourges, on ponrroit joindre des Tapisseries de Bergamme à celles de Haute-lisse, » etc. Voyex Mémoire pour faire connoCtre P Utilité y la Facilité et la Nécessité qu'il y a de rétablir le Commerce dans la Fille de Bourges, Dressé par Jean Toubeau Prevdt des Marchands, suivant t Ordre qu'il en a reçu^ 1678, à la suite d'un volume do même auteur intitulé ; Les Institutes du droit consulaire^ etc. Imprimé A Bourges par l'Auteur, etc. , m. dc. lxxxu. , in-4*.
Page 433, note 3. — >* Felilnen, parlant de Lncas de Leyde, s'exprime ainsi : c Lucas a encore fait des desseins de Upisseries. H y en a doue pièces dans le garde-meuble du Roi, où sont représentez les douze mob de l'année ; et nne antre tenture qui représente les sept Ages.
c Le Roi n'a«t-il pas aussi, dit Pimandre, dea tepisseries du dessein d* Albert Durer ? Il y a quatre tentures , repartis-je , qui ont toujours passé pour être de lui, dont Tune représente l'histoire de saint Jean ; une antre, U Passion de Notre Seigneur; la troisième sont ces belles chasses de l'emperenr Maximilien, qui étbiem .autrefois k Monsieur de Guise; elle* sont tontes relevées d'or. Il n'y a que la quatrième qui n'est que de soye, et qui représente la vie humaine.... Aussi l'on m'a assuré qu'elles étoient de la main d'un peintre de Bruxelles, nommé Bernard Van-Orlay.... et même il y en a qui ont voulu dire qne les upisseries de l'histoire
de saint Paul, qui sont dans le garde-meuble du Roi, et qm ont toujours passé pour être de Rapbaël, sont de son dessein.... Il avoit sons lui un nommé Tons^ grand paisagiste, qui a travaillé aux chasses de l'empereur Maximilien ; et un autre de ses eleres Pierre Koeck, nadf d'Alos, fort bon peintre et architecte. Celui-ci alla en Turquie, d*oà il apporta le secret' des belles couleurs pour les teintures des soyes et des laines. > Entretiens sur les pies et sur les ouvrages des plus excellens peintres anciens et moJemês , eic, édit. de M. nccxxT., tom. II, pag. 327* 329» IV entretien. Cf. II. entretien, tom. I**, pag. 325. L'auteur y parle d'autre» tentures précieuses du garde-meuble , comme de l'histoire de Josué, de la tapisserie de Pkyché, des Actes des ApÀtrea, etc., exécutées sur les cartons de Raphaël.
Dans les volumes suivants, Felibien parle encore de tapisseries , et nomme les peintres qui en ont fait les dessins, ou qui travaillaient ordinairement pour les fabriques de tentures, comme Pirro Ligorio (tom. III, pag. 111), Claude Raldouin (pag. 117), Jean Bol (pag. 130), Henry Lerembert, Guy ot (pag. 327), Simon Vouét (pag. 395, 400), Philippe de Champagne, Mathieu, etc.