x o Fréquentes
mentions de soie en grame ou teinte en graine, ou il ne taut mentions de soie voir, ce me semble, qu'une étoffe de couleur éclatante • : tei^^"^1ne.
Mainte anseigne vaDtele de soie tainte an graine.
La Chanson des Saxons, tom. !•»■, pag. H\ . Voyez encore pag. 489.
Robe vere, cote et mantel
Li fes porter de soie en graine.
Le Chevalier au Lion^ dans The Nabinogion, part. II, pag. 169, col. 2.
Li sire avoit devant son vis Tome son mantel en chantel, Et sorcot hermine trop bel De soie en graine et d'escuiriex.
Le Lai de POmbra, r. 374. (Lais inédits, etc., pag. &2.)
Car se nule pucele doit avoir dras de laine , Geste les doit avoir de soie tainte en graine.
Gautier d' Aurais, «te. , pag. i i .
Et maint penon au vent à la couleur de graine.
Chronique de Bertrand du Gueselin, tom. II, pag. 264, V. 24067.
' « Une grant cloche d'escarUte de Florence. — Une cloche courte d'ebcarlate de Florence. — Une robe d*escarlate de Florence. » Inventaire du mobiUer du car^ dittal ttAmboise /", etc. ( Comptés da dépenses de la construction du cKdteau de Gai/" loHj publiés... par A. Deville, etc., pag. 486» 487, 490.)
* On employait déjà cette expreBÛon pour désigner la cocbeoille, dès le âède précédent, comme on le voit par une charte de 1183 citée dans le Glossaire de du Gange, tom. III , pag. 5ttl , col. 4 , au mot Grana,
' On trouve en effet soucie de graine dans le compte de Geofifroi de Fleuri. Voyez Comptée de C argenterie, etc., pag. 28. •
U SUR LE GOMlfElICE, LA FABUCATHUI ET LUSàGE Giunto capelhv de |inEEiu> /
RomamMTO Ctuttllamo, édit. de 4844, umb. !*• p^. US,
eol. 3(.
His rudde is like scarlet in groin, etc.
7%« itôii^ ^ icr^ J%opa*, it. or. ( ?%e CaHterhuy Taies of Omuetr... Undott : printal Cor W. PkiKariiif , MicoEaDai, iD-8% vol. III, |Mg. 70, T. 13667.)
tf Item the xv daye (of Novembre 1530J paied... for xxx
yardes of brode taffata crymysin in grejriy and for yij yardes
of damaske crymysin in grepie, » etc. The prwjr Purse Ex-
pences of King Henry the Eighth^ pag. 87.
lunonméi* L'on Vantait aussi les habits de drap de laine en grcdne
lies babiti de drap itoUîneengraioi; eCCLTUlte l
** ■''^'*' De laine i out , ce fut en çraine
EscarUue^ cel drap de laine.
Le Roman de jyistan, tom. I", p«g. 494, ▼. 4080.
Étoffe* Au XI v"* siècle , si ce n est auparavant , il y avait des étoffes
" ^^ne."""'' teintes en demi-graine. I^ garde^robe de Richard Picque , archevêque de Reims, mort en 1389, contenait « une cloche vermeille de demir^rainne sengle et un chapperon de ce mesme fourre de menu vair, » le tout prise 48 sous'; et, comme si cette espèce de teinture eût été plu» répandue à
' Voyex d'autres exemples de ce mot, employé dans le même sens, tom. Il, pag. 184 , du même recueil , et à Tart. Grana du Diecion. de la leng. eastell, tom. IV, pag. 7i.
' Impent. après le décès de Richard Picque^ pag. 99. P)ir le mot cloehe, on sait que nos ancêtres entendaient une espèce de manteau , nommée deux fois dans VBistoire dm Châtelain de Coucy^ y. 930, 967, pag. 39, 38, et à laquelle il a été consacré au moins deux articles dans le Glossaire de du Cange. Voyez tom. Il , pag. 499, col. 2, et pag. 403, col. 1, aux mots Cloca^ n* 3, et CUfoa»
Quant à l'emploi de la couleur rouge dans le* costume eoelésiasdque, aujoud'hai affectée à celui des cardinaux et des enfants de cbosor, voyez VMspluaticn.., des cérémonies de fÉgUsê, par Dom Qande de Vert. A Pftris , chcs Florent» IMaulne, M.DQCTX-xm., in-8*, tom. II, pag. 357, 398, remarq«Mi«r le ch. n.
BES ÉTOFFES DE SOIE, D'OR iE£ D'A&GENT. 27
Reims qu'ailleurs, le jour où Ifonri il devait arriver .à rime des portes de cette ville povir y fiûre son entrée et y être sacré , « les douze esdievios , vestus chacun d'une robbe de ikmjr graine violet , attendoient à cette porte pqar .recevodr sa majesté *. »
A la même époque et même longftenps auparavant, on soies venneuies vendait des soies vermeilles teintes par un autre procédé , uDRotrep^^ié. qui n'onployaitpasde cochenille. Dans le compte d'Etienne de la Fontaine sont marquées « iiij -aulnes de cendal vermeil sans graine j baillées à la gantière du roy pour faire brayes pour M. le Dauphin et nos autres seigneurs '; » mais par ce jM*océdé la teinture n'était pas solide. Aussi un trouvère, comparant l'amom* des hommes à une étoffe teinte en rouge^ dit-il :
Amour d'omme envers famé n'est mie tainte en graine,
Por trop pou se destaînt, por trop pou se desgraine.
Le TMtameni dé Jehan de Mevng, t. 437. {Le Roman de la Rase, édit. de Méon> tom. IV, p«g. 23.)
Vers le temps où notre vieux poète s'exprimait ainsi , en Défense 1316 environ, le prévôt de Paris défendit la vente dans daoxMns^nine;
. . \ •% réclamation
Paris des cendaux sans grame; vmgt ans après il y eut une à œ sujet par le* réclamation à ce sujet, ce par le commun des marchands de laoqnoisdeParu. Lucques demeurant à Paris. » Les merciers de cette ville, consultés sur l'opportunité de lever cette déiençe, ayapoèrent que les cendaux qui n'étaient pas teints en graine , étaient
* La RÊetptiam dm rvj Uemrj ildans la vUU de ,Rheims, i)tc.y i5é7. (Le CêMmo^ mM/ranfoiSj in-fol., tom. I*, pag. 3D5.)
Voyes tmoove DéêmU ^mr la vie privée dJane de Bretagne. . . par. M. le Rom^.fle liney, pag. 42» n** S et S;iet les Compieê de Cang^HerU^ table des mots teolqiiqnesy an mot Grame j pag. 8S0, col. 1.
' CoU, de» mmU, dûeart.^ etc.» «tom. XIX, pag. 94, 95.
28 SUR LE œMMERGE, LA FABRICATION ET L'USAGE
cependant d'aussi bonne soie que les autres , qu'ils suffisaient à la consommation du peuple, étant à meilleur marché, et que^ depuis la prohibition, ils prenaient le cliemin de la Champagne, de la Provence, de TAllemagne, de l'Angleterre, au détriment du commerce de Paris. Conséquemment ils conclurent à la levée de la défense, ce que le roi leur accorda par ses lettres du mois de juillet 1336 \ ceadai , écarUte Je nc reviendrai pas ici sur le cendal , dont il a été si lon-
eroployés au •
io»tume des mé- guemcnt qucstiou dans le commencement de ce livre; je me rite de cette bomcrai à faire remarquer que cette étoffe servait au costume
dernière étoffe ^ * ■
reiatîTemeot à u Jes médecius ', à régal de 1 ecarlate', dont un écrivain ila-
pourpre.
lien reproche l'usage aux dames de son pays, fort adonnées au luxe , à ce qu'il parait * ; et je terminerai en signalant l'in-
* Ordonnances des rois de France^ de, tom. XII, pag. 33. — Comptes tir Cargenterie, etc., notice prélimin., pag. xxiy.
' a Item y pro cannb septem de zenato pro roba Johannis medici, taren. xxi. » Rxtr. eompot. Joann. de Ponciaco^ thesaur. Dom. Humh. Dalph., abann. 1333 usque ad ann. 1336, etc. (Histoire de Dauphiné , etc., par le présid. de VaU)oiinais , tom. Il, pag. 277.)
* < SoWit pro canms duabos de panno rubeo pro roba magist. Paodulphi, raedici de Salerno... iv flor. et dim. » Ihid,, pag. 283. Quelques lignes plus haut, figure un autre article pro cannis oeto de panno niellato pro robis Pandulphi, fisici de Salerno^ etc.
Nous renverrons encore à la nouTelle ix de la vni* journée du Décaméron, où Boccace nous montre un médecin ridicule vêtu d*écarlate , et è une note de notrr tome I*', pag. 203, 204.
* a ... dominse portant indumenta longa et larga de veluto serico de grana, et de panno serico deaurato , et de panno de auro, et de panno serico tantum, et de panno de lana scarlata de graoa, et de paonacio de grana, et de aliis noLilissimi»» drappis de lana. Qui drappi... constant pro uno cabano, vel barilloto, vel pellarda, a florenis xxv. auri usque in florenot, sive ducatos, lx. auri. a De Moribus civium Placentiai. A.C. 4388. {Rer. Ital. Script., tom. XVI, col. 579, C; Antiq. Ital. med. œvi, tom. II, col. 318, D.) — « Etqaclibet domina habet usque in tribus mantellis ad plus : unum de blavo, unum de paonacio de grana , et abum de zamelioto undato, fodratos de zendali cum frixiis aureis, » etc. Rer. Ital. Script , col. 580, ('; j4nt. Ital. y col. 319, D. — a Similiter juvenes homines portant cabanos, ba-
fërioritë où était y au moins dans le Nord , ce drap relativement à la pourpre ^
Passons maintenant aux étoffes de coton , dont la plupart Étoffes d« coton.