‹ Recherches sur le commerce, la fabrication et l'usage des étoffes de soie, d'or et d'argent, et autres tissues précieux en Occident, principalement en France, pendant le moyen âgeChapitre 4 sur 38 · Il l«pUiceàCépba · texte numérisé non relu

Il l«pUiceàCépba

poétes, au lieu de designer vaguement les contrées de l'O- ionie;ii rante

... les femmes de

nent et du Midi, dont nous sommes séparés par la mer. cette tu, et leur

,. .• ii/T,^ babllctédans

n auraient pomt eu en vue une lie déterminée. Toutefois, il i^mdastrie des est à remarquer que Froissart, sans doute sous l'influence des récits des voyageurs , qui avaient déteint sur les romans des deux siècles précédents , parle de File de Zante de manière à faire croire que c'est bien là où leurs auteurs pla-

En Egypte furent forgiées, Molt furent et fors et tenans.

Quatre puceles avenans Les forgierpnt à grant dedût.

N'avoit encor jours pas plus d*nit Que d*Egypte li enroierent Les puceles qui les forgierent.

Romam de Percevais Ms. snppl. fr. n* 480, fol. S40 Terfo, col. 2» T. 29.

Tydeas

L'espée tint <jue U donna Onens quant il l'adoabn.

El« treaça fer et achier, Onqnes miodres n'ot cberalier.

Galans li ferres le forga, Et dans Vulcans le tresjeta.

.uj. diuesses ot an maoller.

Et .iij. fées au tresjeter.

Li Sièges de Tehet, Ms. de la Bîbl. nat. n* 6987, fol. 40 Terso, col 4, ▼. 44.

iO

74 SUR LE œMMERCE, LA FABRICATION ET L>U$AGE

çaient le berceau de tant de merveilleux tissus : « Or me pourroit-on demander ainsi, dit-il, si l'isle de Chipholignie n'est habitée que de femmes. Si est; mais les femmes en sont ainsi que souveraines , pourtant qu'elles œuvrent d'ouvrages de la main, et tissent, et font les draps de soie si subtils et si bien , que nuls ouvrages , tant que de telles choses , n'est pareil au leur. Ni les hommes dudit isle n'en savent rien faire; mais au dehors ils les portent vendre, là où mieux ils en cuident faire leur profit , et les femmes demeurent audit isle.... Et quand elles veulent bien, acertes elles parlent à fées et sont en leur compagnie \ »

Pourpre L'uue de ces habitantes du monde imas^inaire se servait,

pour ses enchantements , d'une pourpre de prix , qui conférait à l'heureux mortel qu'elle en gratifîait , des arbres , des fleurs, des vêtements artistement faits, de Teau, de la terre et des fontaines précieuses :

Es -vous .iij. fées blanches com fleur de lis.

Venues erent volant comme perdris.

L'une tenoit une pourpre de pris ,

Et la seconde escharboucle voultis ,

Qui miex valoit que la cist de Paris;

Car n'est viuille ne boire seîgneuris

Ne puisr avoir cil qui en est saisis.

Et en la pourpre sont arbre et flors de lis

Et vestéures fêles par grant devis ,

Et eaue et terre et fontaine de pris.

Extrait do Roman de Guiliaume am court V^s, dans U Uvré des Légendes, ptig, Î47.

TiMD On voit quelquefois figurer dans les miracles de la Vieree

sur lequel la ^

Vierge apparait à despiieriiu.

• Chroniques de sire Jean Fnissart, liv. IV, ch. lix, ann. 1397. (Édit. du Panthéon littéraire, tom. III, pag. 802, col. I.)

magiques.

un tissu qui nous paraîtrait encore plus fabuleux, si nous D y voyions un symbole de la protection de Marie. Des pèlerins, en danger d'être noyés, ayant invoqué la mère de Dieu, elle leur apparut sur une pièce d'étoffe, dont l'un fait l'éloge le plus emphatique'* Mais si la Vierge avait son étoffe, le diable avait aussi la Paiu

*>. 1 1 . . X emplové à des

Sienne* Dans une chanson de geste que nous citions tout a conjûadons l'heure, des conjurations magiques se font à l'aide d'un paile enchanté ;

Sinagons ' 6st en la tor de fîalerne , Et avec lui la gent de pute geste ; La Duit est quoie et la lune est bêle : Gietent lor sort par mi une fenestre , .J. riche paile li mestre clerc i metent. Deront lî pailes et desdrre et dessere , En .iiii. parz deront et dechancele.

Les .iii. parties en churent à terre; La quarte part devers France s'adresce , En Pair s'enbat, ne chie ne ne chancelé. Li clerc le voient , a pou d4re ne desvent.

hfimmn d» GuUlamme au Murt Nez, M*, n* M85, fol. %99 ncio, col. 4, T.

' D. Gonzalo de Berceo, Milagros de'jiuestra Senora^ copl. 609. ( CoUccion de poesitu etutellanas, etc., tom. II, pag. 365, 366.)

Voyez la descriptioii d'un autre Tétement allégorique antérievir à Tan mil , dans le poème sur Boece donné par M. Raynouard. ( Choix des poésies originales des trotAmdours, tom. II, pag. 27-39. -^^ Annales archéologiques publiées par M. E^dron, tom. 1**, pag. 93, col. 2, et pag. 94, col. 1 et S.)

* Ce nom, formé du mot synagogtie, a été imaginé dans le but de signaler un individu de race juive, ou tout au moins orientale. C'est ainsi qtie Ton désignait les armes qui nous arrÎTaient d'outre-mer, comme étaût de t œuvre de Synàgon ,*

Li quens Robers estoit armés iPan aubregon , S'ot riclies annéares et hyaame moalt bon... Hyaujiie rvlnisant de Voevré Sfnagon,

Li Bomaàê de Baudmin de SOoure, cfa. zxit, ▼. 778; tom. H,

Usage Qu'à Palerme od sacrifiât ainsi un riche paile^ la chose

de la soie pour , , • . ^ i .1 / . • 1 ^

ootuerrerc-er» ctODoe ihoiiis , VU OU au XII* siccle US étaient moins rares la

laines amulettes»

Madagoires. qu'aiUeurs^ ; mais nos ancêtres n'étaient pas, a beaucoup près, aussi prodigues dans leurs superstitions. Au xv* siècle, ib employaient la soie à conserver certaines amulettes, dont un célèbre prédicateur de Tépoque brûla un grand nombre', ce qui valait mieux assurément que de brûler les gens qui y avaient foi. On les appelait madagoires , par une altération du mot mandragores. « Aujourd'huy, ajoute l'auteur du Journal du roy Charles VU, le vulgaire les appelle mandegloires, que maintes sottes gens gardoient en lieux de repos, et avoient si grande foy en celle ordure, qu'ils croy oient fermement que tant comme ils l'avoient (mais qu'il fust bien

' Indépendamment des produits de la fabrication locale, dont nous avons parlé ci-dessus, tom. I*% pag. 81 , 83 , on débitait À Palerme des soieries étrangères, qu'y apportaient surtout les Amalfitains, dont Hugues Falcand mentionne ainsi la rue : a Amalfitanorum vicum , i)eregrinarum quidem mercium copia locupletem , in quo vestes divers! coloris ac pretii, tam séries quam de Gallico contexts vellere, emtoribus exponuntur. 0 Hist. Bug, FiUearul. de Tyrannide Siculorum^ prœfat. [Rer. Ital, Script., tom. VU, col. 257, B.) Cf. Aniiq, Ital. mtd. œvi, tom. Il, col. 884 , £.

• Histoire de Charles VI, roy de France, par Jean Juvenal des Ursins, édit. de Denys Godefroy, pag. 511, ann. 1429.

Ce prédicateur, qui était cordelier et s'appelait Ricbard, faisait aussi la guerre à la toilette des femmes, et avec un tel succès, qu'à la suite de certain sermon prêché à Boulogne, a furent les gens de Paris tellement tournez en dévotion, qu'eu moins de trois ou quatre heures on eust veu plus de cent feux, en quoy... ar-

doient... les femmes les atours de leurs testes Les damoiselles laissèrent leurs

cornes et leurs queues, et grand foison de leurs pompes. » Je ne serais nullement étonné que ce prédicateur fut le même que celui auquel Monstrelet a consacré uu cliapitre intitulé : Comment un prescheur nommé frère Thofnas convertit plusieurs personnes^ et albatit des bobans et atours de femmes en plusieurs parties, (Chroniques , ann. 1428, édit. de m. ucin. , vol. II, folio 39 verso.) Les prédications de Fr. Thomas étaient surtout dirigées contre les hennins ; plus tard , en 1432 , il fut brûlé Voyez folio 87 recto.

nettement en beaux drapeaux de soye ou de lin envelopé), jamais jour de leur vie ne seroient pauvres K »

Ce serait peut-être ici le lieu de dire un mot de la ceinture ceinture magique donnée par Maria de Padilla à don Pèdre le Cruel , "pSIïTe otiei!" son amant*; mais je crains de trop m'écarter de mon sujet. Je me hâte donc d'y revenir, en continuant à parler des fées tissandières.

Pour en revenir aux fées, l'une d'elles, dont le nom res- couverture semble singulièrement à celui de Maheut (Mathilde), l'habile iJ't^ii^m" ouvrière à laquelle la tradition attribue la fameuse tapisserie de Baveux *, avait donné au roi Hugon de Constantinople une bonne couverture, sans doute de soie^, qu'elle avait faite elle-même et qui valait mieux que les trésors d'un émir : ,

Li ouvertures fud bons que Maseuz uverat , Une fée mult gente que li reis dunat.

Melz en vaut ii conreiz del trésor la amiral.

TravcU of CharUmagne, png. 48, v. 430.

Ailleurs, ce sont des manteaux confectionnés dans une île Manteau par deux fées, et dans lesquels il n'entrait pas de laine : dans une tie par

dmix fée».

* Dans le dialogue de Mathurine et du jeune du Perron, celui-ci lui dit : « As -tu point aidé à souffler le feu lent sous la coque d'œuf où est le germe, la soye cramoisie, et cela de quoy les magiciens faisoient leur pftque avec la petite mandragore? » Confession catholique du sieur de Sancy, Ut. II, ch. i*'.

* Voyez ies Femmes céièbres de P ancienne France ^ etc., par M. le Roux de Lincy, f série, ch. v. pag. 299 et 300.

* Ce curieux monument, sur lequel on a Unt disserté, n'était point unique en son genre ; on voit en effet figurer dans un inventaire de la cour de Bourgogne en date de 1420, « ung grant tapiz de haulte lice, sans or, de Pistoire du duc Guillaume de Normandie, comment il conquist Engleterre. » Voyez les Ducs de Bourgogne^ IP part., tom. II, pag. 270, n» 4277.

* Li rois se va concier à déduit et à joie; Soiir loi ot estenda .i. coaTertoir de soie.

lÀ Romans d'AUxandre, pag. 443, v. 27.

Voyez ci -dessus , tom. I«', pag. 166.

D'un mantel furent afTublées Qu'en une isle firent deux fées.

Ne firent pas œvre vileine ^ ; Onques n'i ot œrre de laine.

De Plormee et de Blanche Flar^ ▼.24. (Fabliaux et Cctues, tom. ÏV, pag. 356.)

Robe tûMe La jeune fille qu'épouse Ogier, à la fin de la chanson de

'^ *"' Raymbert de Paris, avait une robe tissée par Oriande, nom

dans lequel je vois celui d'une fée, plutôt qu'une altération

de celui à^Oriant:

Ele ot un paiie d*Oriande ' vestut.

La Ckevalerie Ogier de Danemarehe, ▼. 4 304 1 ; com. Il, pag. 565.

Fceoorapée Quelqucfois, comme nous l'avons vu par une citation du

d*or. Roman d'Âubri , les fées se bornaient à faire confectionner

des étoffes ; mais on a dû également remarquer que le plus

souvent elles travaillaient elles-mêmes. L'auteur d'un roman

■ An moyen âge, les femnet de> tenancierty Mutont let ferres, étaient tenues de fournir à leur maître une certaine quantité d'étofFes, et , du temps de Ghariemagne, cette febrication était considérée comme une œuvre essentiellement serviie. Les principales de ces étoffes portaient les noms de eamsUU, autrement eamisUe, eamhialu, eamisUiu , et de sareiUt^ autrement sareile, sareUiu. Vo^ea Paljrpii^ue de Pabbé Inninon... par M. B. Guéraid, ele. Paris, Imprimerie royale, m docczuv, in-4% tom. P% II* part., g 383-387, pag. 717-735.

Peut-être aussi faut-il ajoofler à ees noms œlui de domitestUê^ par lequel, dans le testament de saint Rémi rapporté par Flodoard, est désignée Télofie de deux chasubles, domitextilis castdam stièiiUm , at aUmm pUniorem. Cf. Giou, med, et imf, Lat'm,^ tom. Il, pag. 930, col. i.

* On lit ailleurs OrUtmê :

Et Aye chevaoclis le jor .j. Csots mol , La sambae est à or tote d'un cher bofu ; Et elle ot .j. bliant à'Orùnne Testai ; Ainz famé crestieiioe mais si gvnie ne fu.

Chançon ^Ayea la bêle d'Avignon^ Ms. de la Bibl. nat. n•7989^ fol. 84 recto, ▼. 7.

Le mantel bmI taillé.

encore inédit nous en représente une livrée à cette occupa-

tion :

Ens en une cambre bien faite Fu la fée , et iluec ouyroit .J. drap qui de fin or estoit.

lÀ Livres de Cristal et de Clarie, Ils. de la Bibl. de l'Anenal , B..L. fr. in-fol. , n« 288, fol. S30 recto, col. 8, t. 35.

Le plus célèbre des vêtements de ce genre est sans contredit le fameux mantel mal taillé :

Onques nus hom ne vit si bel , Quar une fée l'avoit fet :

Nus n'en saveroit le portret Ne l'uevre du drap aconter ; Trop i covendroit demorer.

Du Mantel mautaillé, ▼. 193. (Veber die Lais , Sequenxen und Leiche.., tod Ferdinand Wolf. Hcidelbcrg, akademische Verlagsbnchhandlung tod C. F. Winter. 4844, iii-8°, P«g. 34«.)

Un écrivain du xyi*" siècle, mieux renseigné ou plus ima- Descriptioo ginatif , le décrit ainsi : « U estoit d*ung riche pourpre tout batu à or, semé de feuilliages, couvers de très-grosses perles; la bourdure en estoit toute semée de grappes de raisins, dont les grumes des ungs estoyent de purs diamans nayfs , et les autres de fins balais et rubis, tous percez à jour, en manière que vous eussiez dit que c'estoyent vrays raisins venans de vigne , tant estoit l'euvre bien enchâssée que c'estoit chose merveilleuse de le voir, l^e roy tout le premier s'esbahit de la grant richesse qu*il voit; aussi font tous ceulx de la salle. S'il estoit estrange , ne se fault esmerveiUer ; car il estoit fée , et fait d'une fée par enchantement : en efTect, tant fut Touvraige auctentique de ce mantheau, que à peine le pourroit

de(

80 SUR LE COMMERCE, LA FABRICATION ET L'USAGE Ton croyre; mais tout ce avoil fait la faulse Mourguein pour mieulx à ce qu'elle eutendoit pervenir '. «

Propriétés Ce qui donnait au mantel mal taillé un prix tout parti-

do mantel mal *

toiiié. culier, c'est que

La fée fist e1 drap une oevre

Qui les fausses dames descuevre .

Jà famé qui l'ait afublé ,

Se ele a de rien meserré

Vers son seignor, se ele Ta ,

Jà puis à droit ne li serra ,

Ne aus puceles autressi :

Se ele vers son bon ami

Avoit mespris en nul endroit ,

Jà puis ne li serroit à droit

Que ne soit trop lonc ou trop cort.

Du Mamiel nunuaillé, t. SOI. {Ueber die Lais, eCc.,lMig. S46.)

Onques nus si riche ne vit.

Le drap est d'un riche samit ; II est à merveilles bien fet; Mult honorera le portret Et les ouvrages qui i sont; Il n'a son per en tout le mont *.

IhidêiH, T. 264. {Ihid»^ pag. 348.)

* Les Manteaux, recueil, 1^ part. A la Haye, mdogxlti, in-8<*, pag. i53, 153. ^'FabUaux ou Contes, édit. de Renooard, tom. I**, pag. 133.

* Dans une antre Tenion de la même histoire, qni porte pour titre le Ltù du Corn et que j'ai publiée dans le même ouTrage, il est question d'un cor an lieu d'un manteau:

Li Goni ettoit de ÎTeure Entailles de trifore , Pcret i ont assises Qni en le or f nient mises , Berides et sardoines £ ricbcs caloedoiiies ; n fnst fest de ollifannt...

Desns ont nn and

DES ÉTOFFES im SOIE, D'OR ET D'ARGENT. 8i

Ce n'était pas une , mais quatre fées qui avaient travaillé à Robe d'Érec, la robe d'Érec. Homère avait décrit le manteau d'Ulysse*; ®"^j^*'"""' Apollonius, contemporain des Ptolémées, celui de Jason*; Catulle, le magnifique tapis qui parait le lit nuptial de Thétis et de Pelée'; Claudien, la robe de Proserpine* : il est curieux de rapprocher ces descriptions de celle d'un vieux trouvère champenois. Nous la donnons en entier, non pas qu'elle soit inédile *, mais parce qo'elle nous a paru intéressante pour riiistoire des arts do moyen âge :

Li rois avoit .ij. faudestués. . . Faoteaib

N'i avoit nule rien de fust ^" ^ ^^"•

Se d'or noB et d'ivoire fin.

Bien fn taillié de grant fin ,

Que ii dui membre d'une part

Orent semblance de luepart,

Li autre dui de cocadrilles.

Uns chevaliers, Brianz des IIUs,

En avoit fait don à Savine

Neele sd argent;

Escbieles i ont oent

Petitettes de or fia.

En le tens Coastentin,

Les i fist une fée

Qoi preux ert et teaè», «le.

y. 41. {Uêbêr die Lais, etc. , pag.. 328.)

* O^M.,ch. XXX, V. 225-234.

* Gutn. LXiT, V. 47 et seq.

' Argonautîe.f lib. I, ▼. 721 et seq.

* De Rapt. Prasérp,^ lib. II, v. 41' et seq.

A ces vêtements poétiques on peM ajout» le mauHMB* de Neptune brodé par les Néréides avec de l'or de Chypre, déant dans Tode X d» liir. IV des odes de Ronsard.

* Cet épisode a été déjà publié en partie, d'après un autre manuscrit, par lady Charlotte Gnest, dans les notes de la troisième partie cht Sfabinogion, pag. 188,

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