‹ Recherches sur le couvent de Romainmotier et ses possessionsChapitre 31 sur 47 · JEAN DE SEYSSEL · texte numérisé non relu

JEAN DE SEYSSEL

(au moins de 1381 à 1432.)

Etait issu d'une illustre famille Savoisienne*^''.

Ce fut un Prieur marquant, et son influence fut aussi bénigne , que longue : il gouverna plus de 50 ans.

Dabord Seyssel ne négligea pas l'accroissement du Prieuré dont il était le chef. — Brussins et Verney étant soumis à son autorité, il racheta du Mestral héréditaire de Mont, le droit de Mistralie sur ces deux villages. (1393).— Il acquit aussi du sire de Rossilion un cens à Verney (1399) : ainsi son autorité se trouva dégagée d'enclaves.

*^^ Renseigoemeut commnniqné par M. Davernois.

*^^ Nous laissons faire son histoire à M. de Gingins.

'*7 En 1415 Amédée Comte de Savoie reconnaît que ion parent (consangaineus) Jean de Seyssel, a fait convention de fournir 240 florins à cause du passage de son sérénissime Seigneur Sigismond roi des Romains, et que cette ooncesnon ne doit pas tirer à conséquence pour l'avenir.

Il ne s'oocupa pas moins de la suzeraineté jadis acquise, par le Prieuré sur les sires de Mont, pour quelques âefs. — Ce ne fat pas sans peine qu'il put engager Altliaud de Mont à lui prêter hommage lige: il fallut l'arbitrage d'une Comtesse de Neufchâtel; mais enfui l'hommage fut prêté sous certaines conditions (1393). — Après la mort d'Althaud, il fit renouveler cet hiNumage par son successeur Âymon de Lassaraz, et l'augmenta notablement de dixmes de divers villages, moyennant detuL cents livres.

Les possessions du Prieuré à Wuiïlens-la-ville, se trouvaient enclavées dans la grande Baronnie de Cossonay : de là une longue querelle entre Cossonay et Romainmotier sur leur droits respectifs. Jean de Seyssel et Louis de Cossonay la terminèrent par un accord (1585), qui nous donne quelques détails curieux sur le combat judiciaire.

Il défendit aussi avec succès les privilèges de son Prieuré. Le Châtelain des Clées incité par l'Abbaye de Joux , avait méconnu, et la limite de ses droits et la valeur des concordats qui liaient Romainmotier et la Savoie : Jean de Seyssel le fît condamner à\ Moudon (1399). — Quelques années plus tard (1410) il fît aussi juger le recteur des écoles d'Orbe, qui , en dépit de la sauve-garde de la Savoie , s'était rendu coupable de voies de fait et de vol, à l'égard du Mayor d'Arnay.

Seyssel ne fut pas moins scrupuleux observateur des droits de ses sujets. Preuve en soit ce règlement (1403) remarquable, sur les cours de Justice , qui ne prit force de loi qu'avec le consentement des prend' hommes de la Terre.

Il intervint encore (1387) à Romainmotier,dans les premiers règlements d'administration communale qui nous soient connus.

Considérant aussi la bonne affection des hommes de la Terre envers le Prieuré, et les sinistres scandales de guerres des Guillaume de Grandson sire de la Sainte-Croix , il afifranchit les armes de ces hommes, de la condition mainmortable. (1393.) —

On peut, avons-nous dit, unir tous les dijBTérends avec l'Abbaye du lac , et ses Avoués les Lassaraz et les Grandson , en un seul

faisceau de discorde , comme une dernière lueur de l'antique haine de ceux ci.— N'oublions pas aussi, que les Prémontrés de Joux étaient des moines 6/anc^, et les Clunistes de Romainmotier des moines noirs : on sait les différends des deux couleurs.

Mais ce qui recommande surtout la mémoire de Jean de Seyssel , et de son Couvent, c'est d'avoir affranchi Vallorbes de la taillabilité à miséricorde , et Vernay , de la taillabilité et de la mainmorte, en 1403. —

On sait que deux siècles plus tard seulement , Berne abolit dans le pays de Yaud les restes de la taillabilité et de la mainmorte , qui persistèrent en France jusqu'en 1789.

Nous avons de lui encore beaucoup d'autres actes ***.

Sous Jean de Seyssel bien des fondations pieuses se firent; mais plus de ces dons purs et simples de possessions, qui jadis abondaient au Couvent. Cela est significatif: on ne trouvait le Monastère que trop riche déjà. —

Ainsi en 1390, les fondations pieuses de l'Evêque de Sivirier pour la somme considérable alors de mille livres.

La même année, Jean Coseigneur de Montricher et son frère Guillaume, confirment à la Chapelle de Sainte Catherine , par

'^^ i 388. Conflit de jnrisdiction entre Mont et Romainmotier jugé à tfoudoo.

4591. Hommage lige prêté par les de Fens au Prieur.

4^96. Décision du due de Borgoigne en faveur de Romainmotier, qui peut retirer de nouveau,après interruption, dix charges de sel annuellement à Salins.

4400. Différend avec Lassaraz sur des limites.

4405. Suivant Sinner. — Hommage du Prieur au G>mte de Savoie, sans doute comme Vicaire impérial, pour 48 villages.

\ 405. Hommage du Mayor de Bannens au Prieur.

4407. Main levée du duc de Bourgogne sur Bannens.

4445. Hommage Borroctier à Mont la ville.

4416. Accord entre Seyssel et la Bourgogne sur un moulin à Bannens.

1425. Différent sur la dixme de Yillars-Bozon.

4430. Différend avec Apples sur la dixme du Chanvre mâle.

4429. Arrangement sur l'hommage de Chahie à Yufflens la Ville,

eux fondée (dans le Cloître), une redevance annuelle de 6)nuids de froment et 4 d'avoine.

On sait que dans le moyen âge chaque grande famille adop* tait l'Eglise de quelque illustre couvent pour la sépulture de ses membres : — garantie de protection et de donations pieuses pour celui-ci. — Ainsi avaient fait lesMontricher et les Sivirier à Romainmotier. Aussi, ayant terminé par un abandon de leurs droits , un long différend sur une dixme qui se percevait près d'Apples ^^ ; les religieux reconnaissans de la bonne affection témoignée au Couvent par eux et leurs prédécesseurs, promettent de célébrer chaque année les divins offices, soit à l'autel de Montricher, soit à celui de l'Ëvêque de Sivirier, soit sur les tombeaux de ces deux nobles familles.

Jean de Seyssel lui même (1395) obtint des religeux rassemblés en chapitre, que son corps serait enseveli devant le grand autel de TËglise du Prieuré, et quune messe conventuelle y serait célébrée chaque jour, outre 4 anniversaires perpétuels, pour le repos de son âme , ainsi que de ses prédécesseurs et de ses successeurs. Il donna dans ce but 540 livres au Couvent, afin que les revenus fussent distribués entre les religieux officians. Bien entendu que s*il y avait négligence , sa famille *'® pourrait contraindre le Couvent à réforme, par devant ses supérieurs.

Or, soit la donation cii-dessus , soit la donation de Sivirier, ffrent bruit et excitèrent quelques doutes sur l'exactitude des religieux de Romainmotier à observer la règle de leur ordre. — Aussi (1418), réunis enchapitrcau son de la cloche, rappellentils : que dans ces fondations il y a quelques paroles mal sonan-

*^' Dite de la Vtrwa eo 1422. — JeaD de Seyssel Prieur, Guillaame et Henri sires de Montricher, et Jean fils de feu Guillerme, fils de Humbert de Sivirier.

'7^ Les nobles, Anthoine de Seyssel « dominus de aquis » (aix.?) et Pierre de Seyssel , sire de Mont Gassin , frères du Prieur, sa sœur Bonne de Seyssel, et leurs héritiers. »

tes, mais que si la lettre en est inepte Tesprit en est bon, et que jamais ils n'ont entendu , ce que d'ailleurs ils n'auraient pu faire , enfreindre les saints canons , ni leur vœu, ni la règle de leur ordre, surtout en ce qui concerne l'obéissance et l'abdication de la propriété"*. — On sait que dans l'origine les religieux voulant suiyre littéralement le commandement de Jésus au jeune riche : » il te manque une chose encore , vends tout ce que tu as et le distribue aux pauvres, après cela viens et suismoi; « avaient proscrit, sous toutes ses formes, le vice delà pr(H priété. Chacun recevait du supérieur, ses habits, un mouchoir, un couteau , une aiguille , un poinçon et des tablettes pour écrire : le nécessaire en un mot. Nul frère n'avait d'argent : les infracteurs étaient excommuniés.

Mais cette sévérité ne subsista pas intacte, car au 14*'* siècle les moines de Cluny pouvaient jouir viagèrement , des biens meubles et immeubles acquis par leur industrie; et HonoriusIV les avait autorisés à recevoir par succession meubles et immeubles, excepté les choses féodales*^'. — Dans le cas actuehla forme seule des fondations pieuses parait avoir été insolite.

Bonne de Seyssel, sœur du Prieur, veuve de noble et puissant homme Gervais sire de Viry et de Mont le vieux, voulut aus» Jaire sa donation pieuse. — Ayant obtenu de son frère et des moines d'avoir sa sépulture dans l'Eglise de Romainniotier: elle fonda à Tautel de Ste. Catherine vierge trois messes chaque semaine, et les ûoiàie neuf livrées de terre de censé annuelle ^^'. Se réservant , pour elle et ses héritiers , la présentation d'un moine claustral pour desservir cette Chapelle ; et défendant qu'elle pût jamais être liée à aucun autre bénéfice, ni être demandée ou confirmée par le Pape "*.

''' Prœsertim quantum ad obedientiam et abdicationem proprielatis.

'^' Liberatas terrœ censualcs, c'est-à-dire sans doute le re?enu d'on espace de terrain rapportant par an 9 livres. C'est un capital d'environ 180 livres.

"^ a Neque per summum ponlificem impetrari vel confirmari » Rome avait mille moyens de disposer des bénéfices vacans.

Les religieux devaient encore célébrer deux anniversaires perpétuels, en échange de 30 solidées de terre "^ distribuables entre les religieux j^ré^en^ à leur célébration. — Le Couvent accorda ces demandes comme procédant d'une vraie dévotion et d*amour de Dieu.

En 1432, à ce qu'il parait, Jean de Seyssel mourut. On suivit religieusement ses vœux pour sa sépulture, comme le témoigne un monument avec inscription ^^^ élevé à sa mémoire dans le chœurde l'Eglise de Romainmotier. — Saufl'absence de statues, ce monument n'est pas sans rapport avec celui si remarquable découvert à Lassaraz. Les ornements gothiques de l'ogive qui lesurmonte sont délicatset d'un bel effet. Aufonddecette ogive se voit l'écusson de Seyssel avec les émaux. Il est aussi sculpté avec celui de Romainmotier, sur plusieurs bancs du Temple, d'un beau travail gothique, qui datent de notre Prieur sans doute.

Il y a tout lieu de croire que c'est Jean de Seyssel qui a foit relever le choeur actuel de l'Eglise, dont le style est bien différent de celui [du reste de cet ancien édifice sacré.

Tel fut ce Prieur, qui, fort aimé de ses sujets, est toujours appelé, de bonne mémoire et d'hetureuse souverumce, dans les actes subséquens ^'". La famille de Seyssel , qui doit exister

''* Sans doute rente de 30 sols perçue sur certaine étendue de terre. —

Sinner rapporte eette inscription d'une cloche. « L*an 1&12 fut faite Marie m qui chante bien et me fit faire Messire Jehan de Seyssel Prieur de Romainmo- » lier coy Dieux doint faire chouse qui soit au prou fit dont corps et au salut de » l'arme. > . — Mais dès longtemps cette cloche n'existe plus.

''* « JokanmesdeSeyssello prior Ronumi motuuUrii jacêl whiu» lapi^lem exM- Jeiilem anie magnum oitore cU'dt loei, >

Il se Toit enfin sculpté sur les murs extérieurs du Temple, à côté des cinq «oqoilles de pèlerin de l'Evéque de Rhodei.

"^ Yir bonœ métHoriœ.,, félkit record»».— Les paroles de l'acte d'affranchis- •ement de la main morte pour les armes prouvent cette affection; « actentis bona affectione quam haherU et semper habuerunt erga no» et dictum prioralum nostram etc.

encore , peut donc justement le réclamer comme un glorieux fiouvenir.

JEAN DE JUYS.

(au moins de 1433 à 1447.)

Etait issu d'une famille noble de la Principauté de Dombes, en Bresse "®.

Sous lui le territoire du village de Lapraz fut reconnu n'êtw pas mainmortable, mais soumis aux lods.

Vint aussi l'hommage lige de Jaquemette de Seyssel, veuve de Claude de Lassaraz, au Prieur, pour une part delà Baronnie de Mont, en 1446.

Puis le jugement prononcé par Jean de Ju^s, comme supérieur, dans un différend du Prieuré de Corcelles, en 1447*'^.

Ce petit nombre de transactions civiles et féodales nous sera expliqué par le malheur des tems. A la prospérité dont jouissait notre Prieuré succèdent des années désastreuses : peut-être la fin du gouvernement deSeyssel en fut elle déjà assombrie, mais

A la suite dd Jean de Seyssel d'antres membres de sa famille , s'établirent à Romainmotier. — 1450 Jean de Seyssel donzel de RomainmMier donne à l'église de Romainmotier i 2 deniers de censé , ponr y avoir sa sépultare sans trouble devant l'autel de Saint-Nicolas , et pour y ensevelir ses enfans oomne il l'a fait déjà.

*''^ Son oncle Pierre de Juys^ évéqne de Bl&con, lui avait laissé des biens. — < Petrus de Juys nobilis e Domharum prineipatu memoratnr Episcopos àe Nâcon, 1395... defonctusest 1443, fondato Sancti-PauU saoello in oatbedrali, cum 4 anniversariis , ubi etiam capellaniam institoit Thomas de Juya Ardii^ presbyter Bellijocensis. » — Note communiquée par M. DoVernois.

^^^ En 4433 , déjà , il fit condamner à un ban , Guillerme de SenareleM denzel , pour un empiétement de jurisdiction dans le port de la Dullive.

4 444 . Décision &nr le four de Taumosnier.

leur poids se lit cruellement sentir 8(his celui de Juys. Cette époque calamiteuse fut tissue pour Romainmotier de pestes multipliées , de tempêtes, d'années stériles, et plus de la moitié de la population périt, disent des actes authentiques! Aussi avons nous à enregistrer de nombreuses fondations pieuses.

D'abord la fondation, par les preud'hommes de VauUyon, de la Chapelle paroissiale de St. Julien. (1436).

Puis (1439), Guillerme de Romainmotier, veut être enseveli dans la tombe de sa famille, dans le Temple de Romainmotier ; et que Ton fasse construire auprès, un autel àThonneur de Ste. Catherine, où Ton placera une image de cette Sainte ; et il le dote de 65 livres, à. charge de dire chaque semaine une messe pour le salut de son âme et de ses prédécesseurs ^^.

En 1441 , Jean de Juys , donne la dixme de Lapraz au Conventuels ; et deux ans plus tard il augmente sa pitance quotidienne, dès le 1" Dimanche de Septuagésime jusqu'à Pâques, de 18 iorins annuels *^^: le Couvent lui-même était atteint par la détresse générale. — Les religieux s'engagèrent, en revanche à célébrer pour lui dans le même temps neuf anniversaires avec messe conventuelle. Et connaissant la dévotion particulière du Prieur à St. Jean Baptiste, ils veulent encore célébrer tin anniversaire à son autel, en échange de 24 S. aBBoels du Prieur ^^'.

Jean de Juys ne s'en tint pas là : il fonda, dans l'Eglise da Prieuré, une Chapelle de Saint Grégoire, dite quelquefois de Saint George, et la dota de 305 livres au moins : —

Enfin 12 messes par an à l'autel de la Sainte Vierge.

Et ce n'était pas seulement le Prieur, qui, poussé par une piété sincère quoique peu éclairée, avait recours à l'intercession des Saints pour fléchir l'Eternel :

Nicod Amiet, Curé de Romainmotier, fonda aussi la Chapelle

'^ L'autre chapelle de Sainie-Calherioe était dans le cloître. '^' Soit 216 livres de capital.

'^' Soit 24 livres de capital.

de Saint Blaisê, *^' dont l'altariste était chargé de dire 4 messes par semaine :

Et Perrot Bertrand, de Agiez, ouvrier en cuivre (cnprifabrum), la Chapelle de Smnt Loup *^.

Une autre forme était offerte aux donations pieuses , c'étaient les C^oii/rérte^ instituées dans une pensée de soulagement de la souffrance, et qui, dans ce but, recevaient force legs. Gouver* nées par des Prieurs et des Recteurs dks possédaient des créances, des terres etc. Il en existait un assez grand nombre dans les possessions du Prieuré. -r- Voici à peu près la formule d'en-* trée dans une de ces associations. Moi etc. considérant les bienfaits et les pieuses aumônes qui se foqt, et , par le vouloir de Dieu (Deo dante) se feront à Tavenir, dans la Confrérie i% Saint Esprit de . . . désirant prendre part à ee bien, je donne au Prieur une coupe de froment de revenu annuel, pour h guérison de mon âme, et pour devenir et être censé Confrère soit pendant ma vie, soit après ma mort, à lamaniànedes antrfs vivans et défunts ^^K

Un fils donna à l'Eglise de Brussins et à la Confrérie du Saint Esprit de cet endroit, une coupe de froment de censé , et ce^ pour que feu son père en devint confrère perpétuel ^ -^ Ceci, sans doute, en vue des messes à célébrer et du purgatoire.

Telle de ces Confréries existe encore aujourd'hui, au moins de nom et dans sçs posessions ^''.

'^' Avant 1449 et probablement eneore soss Jean de Jvys, -r- Elle fat dçléè au moins de 51 livres.

'^ Dotée de 5.3 livres 10 sols.

4M Acte de 1435, Archives de Yillars-soits-Yens I^ 17.

*^ Quondam pater semper sit confirater perpétuas diets eenfratrî»., . Çn 1427. (S^us J^an de Seyssel encore). An nom de la très sainte et indivise Trinît^ moi Jaquete de Curtillie femme de Guillerme Mayor donzel de Romainmotier, je donne par testament aux confréries du Saint-Esprit et de Saint-Micolas ^ Romainmotier, à chacune une coupe de blé de censé annuelle, redîmable par ^ livres pro seroel. — Claudius Carra pr^ff. et rector confratrie 9aucti Spiritus*

4^' Celle de Bofflens par ex? Qiplc , si je suis bien infermé.

Ea 1447 , Jean de Juys était encore Prieur ; en 1449 il n'était plus.

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