‹ Recherches sur le couvent de Romainmotier et ses possessionsChapitre 42 sur 47 · SS · texte numérisé non relu

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œMMUNE DE ROMAINMOTIER.

La première mention d'une organisation conimanale dn boni^ de Romainmotier est de 1387 : -*- Jean de Seyssel et \ei preud'hommes autorisèrent les Gouverneurs de la commune à nommer deux autres Gouverneurs. Ceux-ci , ï'aiinée révolue,» -pourraient, après avoir rendu compte de leur administra^n :AU Prieur et aux preud'hommes , choisir, à leur totir, dent remplaçans,qui, en cas de refus, payeraient 2 florins d'alnende^ — C'était la régularisation plutôt que la création de cet ordre de choses , dans lequel le Prieur était le chef de la Gcmunune.

Bientôt ce patronage disparait*

En 1472, 3 conseillers « 8 bourgeois, 6 habitans, an nom de tous les autres bourgeois et habitans ^ élisent des syndic», et ceux-ci prêtent serment entre les mains du Mayor.

En 1539. Le Conseil composé de 12 personnes^y compris les Gouverneurs, jurent, en présence de toute la ville, « au nom

jour et BQÎt icelui signal, par deux hommes de cliaque Commune de la Terre alternativement. — On achète 46 aïs, pour faire une hutte près du Signal ; on coupe les buissons alentour*

i 667. Soldat^ envoyés au secours de Genève.

i 668. 8 Soldats envoyés à Vallorbes, sous la capitulation de noble Olivier Thomasset, munis d'armes et munitions, avec paleê'et pioches,

i677. La ville^ avec le Balliage et pays Romandjdoit rembourser les frai» des soldats du pays allemand pour la maintenance du pays. ^

i 678. On nomme 4 personnes pour la garde de Morges.

1679* Le Ballif demande d'établir 3 personnes de Romainmotier, pour aller et venir à quelles heures il plaira à sa seigneurie, soit à cheval, soit à pied, pour ies urgentes occasions de guerre où nous sommes à la veille d'être, si Dieu ne noos préserve. — Le sieur David Chantremsj avant aucune élection, a offert son ser* vice, sans aucun salaire^ puisque c'e«< de son devoir à son illustre pritiee.*— Le dévouement au pouvoir était presque alors une religion.

» du Dieu vivant , levant la main en ault, de bien et dehuement » al heur pouvoy t gouverné le bien publique , procuré le » proufût de la ville^ et éviter le domaige » .

Les comptes se rendaient publiquement le jour Saint-Matthias ; on éli^it ensuite le nouveau Conseil ; puis venait un banquet général ** .

Chaque bourgeois était tenu de faire soii tour de gouvernance; les veuves même devaient y pourvoir ^'. Mais cette place de Gouverneur n'était guères enviée ^'.

Il y avait, on s'en souvient, dans le bourg de Romainmotier : a) la Cornue peuplée des horgeys ;b)SumôtierouÂssommotier, qui renfermait les habitans. — Or les conseillers étaient nommés en partie par la Combe , et en partie par Sumôtier ^. Celte distinction» très ancienne, dura jusqu'en 1572 : année de révo« lution dans les règlemens communaux*

Plusieurs conseillers étaient morts de peste ; d'autres ne voulaient se réunir. Puis, du désordre avait eu lieu dans les élections : plusieurs voulant que la moitié des conseillers fût choisie chez les non bourgeois, ce qui «ne put plus oultre sortir son effect. » — On assemble donc le Conseil général (de la Commune) , qui, « vehu le grand mésus, » décide tout d'un

^ En i57â 9 00 donne à SS commnniers^ à ctiactin 6 â. an lien de ce repas. —

Tout ce qui va suivre est extrait àeBRegi$tre8 du Conseil de la Commune.

*' 1541. Sont gouverneurs: Glaude Chambretaz , pour ta donne Johanele reléxée de Mammert BaddeUi^ et le sire Glaude Monod.

*^ I54d. N. demande d'en être délivré «pourcequ'il estait poure homme chargé d'enfans ; et le Conseil fut esmeu de pitié.»

157l« 7 personnes se font exempter de la gouvernance, en payant chacune 5 florins.

^ Il en est fait mention déjà en 1476 dans l'élection des syndics. — I544« Ceux de SonfnosUer nomment pour Conseiller le Mayor d'Arnex. — Voy. p. 44.

£n 1624. Noble Et. Mayor cherche tout un jour au coffre de la ville VcutO" dation en la hourgeoitie des habitons de Susmotier,

accord (27 personnes] : que les conseillers seront nommé&pour trois ans, sauf mort ou /or/aict; et cela sans division de bourgeois ou non bourgeois» mm tous demeurant conJ4nnct8 comme vraie commime se doit. — « L'ordrQ de faire chacun ^oa tour de gouvernance est aboli : on: choisira, à chaque SSiint-Màtthias, le plus idoine^ sans dédite ni excuse ^^. — Et afin que:meiUettr ordre soit en la dite commune, neuf personnes font un don gratuite

Le Gouverneur, pour son aide, aura un Cammandew (huissier), à qui on fera une « robe de bon cbap de Uvrée de la ville » ^*.

On était en général strict sur Texécution des règlemens.

Les réceptions en la bour^fcoisie étaient au bon. plaisir du Conseil général : toutefois: avçc Tagrément du Ballif. — Le récipiendaire promettait de pourchasser Phonneur ei proufii de la commune. Et toujours était faite la réserva formelle, que s'il ne faisait bon debvoir de bourgeois , tï ^erai^ /o»^^ (fe l'expellvr et d^eeter hors de la nillCi et de rompre sa lettre de bourgeoisie, sans aucune restitution de deniers. — Et cette réserve, qui,.de nos jours, exciterait une clameur universelle si on voulait la faire revivre , n'était point <l'abord une vaine formalité ^'. Le prix de la réception varia depuis 10 et 15 florins (1566) , à plus de 600 (1682) : thermomètre assuré de

^^ 1580. Quelqu'un refusant la charge de gouverneur, sur ses biens sera prise la paye de son remplaçant.

^ Cette robe, aux couleurs et peut-être aux armes de la ville, était ornée de soie, et fort chère, car, en i646, une dite coûta 46 flor. 6 S.

En i582. On élut des Disaniers pour faire ce qui étsût nécessaire pour la Commune. Chacun avoit dix ouvriers sous lui.

^"^ En i 646. Un Baptendier est privé de la bourgeoisie et sa leUre biffée, puis il s'excuse et on lui pardonne , moyennant don de 25 florins à Thôpital. —

1657. Hans Cantin, excommunié du Conseil, et débouté d'icelui pour s'être laissé qualifier larron, sans s'en faire purger.

rétat de prospérité des Gnances de la commune, grâce aux concessions de Berne ^^.

Lés advenaires (arrivans, étrangers) 'étaient assuffertés en payant quelque somme, et quelquefois renvoyés ^. — Eu 1676,

*^ Le Fiiwr; la Jlfatson de pt'IIe; l'ampdiatioQ des forages : excellenle affaii^, à en juger par le mouvement que Romainmotier se donna pour la oonserYer; les meilles ; plus tard YomgwU. Mais il y eut ici une forte épine. Grand était rintérét des jffosf es (Aubergistes), à être rots dans les tirages à l'arquebuse, pour être francs de Vomguelt ; et lorsque Fun d'eux y réussissait, le Conseil en éprouvait naturellement du dépit ; puis venaient des différends avec la compagnie des mosçuetotres. —

i652. «Le recteur des Arquebusiers demande l'original des franchises (sur les tirages), vu la défense faite à un vendant vin, de continuer. —

i 658. On ira auprès de sa Seigneurie implorer ses prudens avis, sur ce que une partie de l'Abbaye des mnsquetaires, ont présenté supplication à LL. £xc. au sujet des rois. •—

i662* Les bourgeois se plaignent de deux tirages établis à Romainmotier, auxquels les villages d'alentour, ont voulu attribuer mêmes franchises qu'à un autre pratiqué de toute ancienneté et approuvé p^r LL. Exe. -^ .

«Un hoste a voulu ;>ar arh'^e f« /aire roi ^owr les priver de .Vomguelt,^ —

L'hoste fut chassé des assemblées des bourgeois ; sa demande de réintégration ibt

; refusée ; enfin on lui fit des conditions etc. — L'affaire ne se termina pas même de

si tôt, puisque^ en i 67 8, on décida de bailler 20 florins^ pour faire ima.eoU^

Iton a celui qui ôtermt le roi à Vun des hostes»

1566. Pierre et Guillaume Bonnard, frères, reçus bourgeois jiour 15 fiorÛM chacun. —

i594. Egrége Jacques AocAaf, notaire reçu communier. —

1598. Bénédict Buezel deSignau au Canton de Berne, reçu pour KM^- florins d'enlrage, 18 S. à chaque bourgeois et 9 à chaque veuve. —

1621. Abram Bonzon , de Pompapioz, reçu pour 250 flor., un musqu^t^ el Sl'fior. à chaque Bourgeois. —

1646. Le Châtelain Perreau^ reçu pour 400 florins. —

1671. Maître Joseph ilfa^nenat, pour 400 Û0Uy% d'écu àrchaque bourgeois, */8 d'écu à chaque veuve, et un brochet de cuir, —

1 682. Le Châtelain Jean Pierre Roy, reçu pour 600 flor. etc.

** 1680.Un homme est venu à Rom' sans parler aux bourgeois pour le recevoir habitant, comme c'était de son devoir , et contre le pouvoir que LL, Exe. baillent aux bourgeois. De dix ans on ne recevra aucun habitant I

dans un moment critique , on fit prêter serment aux habitant de vivre et mourir dans la vraie religion réformée, etc,

il y avait beaucoup de bienfaisance dans Femploi^ des deniers de la ville. — Il y a telle année où la plupart des débours sont pour assistance de pauvres étrangers , de France surtout, ou Suisses^; pour victimes d'incendies > alors bien fréquens •* ; ou pour dons aux porteurs de peaux d'ours et de loup , qui existaient alors en nombre redoutable ^'.

Venaient encore quelques distributions ; et des repas ^.

De petits cadeaux étaient souvent offerts au Ballif , ou à la Ballive^. — Et lorsqu'un nouveau Ballif arrivait, on faisait .grand fête ^, cela se comprend.

■*^ 1590. Livré à un pauvre mort (mordu) do chien enragé. «-- '163&. A un, qui ie diiait Eiclavedu Turc !t — Tous les dons n'éiaientpas si insolites.

*' lx{80. Â deux femmes brusiées de pays étrange^ i fl. — 1610. 15 ineen- •diés sont secourus. — Les feux de cheminée étaient fréquens. — *' 1613. Invasion de loups: 20 peaux, et 12 petits, sont montrés. 1 624>. Pour le danger qu'il y a^en la garde du bétail^ chaque possesseur de 2 vaches enverra un homme, à tour de rôle.

i646i Qiasse générale résolue pour décfaasser plusieurs «bestes farouches,

■qui font grand dommage au bétail, et s'y trouvera de chaque maison une personne

digne, 9"^ De compte fait, un tueur de loup ou d'ours, devait recevoir dans le

J>alliage de Romainmotier , 59 florins. — «- On tuait aussi qudquefois

des Umps ierçeh, (lynx.)

<3 1590. A chaque communier 2 fl. ; à chaque veuve 1 fl. -'- 1595. Pots de vin à tous les communiers à la St. Jean, 25 flor. 9 S. -- Du bois en abondance.

1546, dépensé pour le digne de la ville, le jour St. Matthias 22 flor. 6 S. — ^ 1601. Câpres et olives achetés à Lausanne pour le bâtisé de la fille du Ballif. 1610. Une mo^e (vache) de 63 florins , donnée au Ballif au mariage de sa fille, et à celle-ci, une pièce d'or^ 10 florins.

1669. Un pain de sucre et uneboëte de dragées. — 1665. De bon an, un coq d'inde gras et deux bons chappons. >— > 1675. 30 florins à la Ballive, pour lui souhaiter le bonheur de son arrivée etc. —

^^ 1542. Pour les petits enfj&ns de Bayoes (Bavois) qui menaient le taborin et la /7ocle, 4 8. —

Berne ayant les revenus du Couvent , aurait, ce semble , d& payer le Chantre de la paroisse de Romainmotier ; néanmoins la ville eut un procès à soutenir av«c les villages, pour n'en pas être chargée seule ^^.

Quant au soin des pauvres : Plusieurs voient dans les biensdes anciennes Confréries , le noyau des bourses de pauvres actuelles ; cela est assez peu important ,. leurs revenus étant très minimes ^'^. — Probablement les biens de la maladière,^ soit maison (ie^ lépreux et malades , appelée aussi hospital, devinrent biens des pauvres à l'extinction de la lèpre. — Les. donations pieuses en furent une autre source abondante : Jadis on donnait pour £sdre des chasubles et dire des messes « mainte-^ nant(17' siècle] on donne pour le soulagement des pauvres ^^.. — Les amendes étaient aussi, souvent, à leur profit ^^.

4552. Pour furbir les six JtmIs (harnois) delà ville, 6 fl. — Pourlesopper d»^»ix personnes qu'avoyenl porter les dits arnets à la venue du seigneur Ballif, US.

Ung quart d'huille pour derugler les arnets, 2 S. --

A N. pour lui faire mener le tabourin le jour de la venue du Balllf, 2 fl. —

^ 1626. ctLe faict est teU .... les bourgeois sont sommés par le Ballif de salarier un chantre, vu le désordre du chant des psaumes. «Mais qui le payera? Ou LL, Exe, qui ont le retenu eccUsiaatiqtie^ ou tous les paroissiens, et non quelques-uns seulement. » — Les cinq villages furent condamnés.

*^ Les deniers des Confréries, toujours comptés avec ceux de Rouiainmotîer^ «n fîiisalent une part considérable avant la réforme ; mais l'accroisement de ceux-ci et la dépréciation de Targent les annulèrent: ils ne montaient pas mémer à dit florins. .

*B Etienne Mayor donne 50 florins. — i638. Un Thomasset 200 florins. -— - B'autresdons se rencontrent de 200, de 250 florins etc. — ld37. Toutes, donations au dessous de vingt flor. devront rentrer au jour de Tan.

En 4654. Cesreçenui montaient déjà à 426 florins. —

** On trouve : « à Nicolas Angley pour Tesmende d'un pré gaster par le», «norp^tw, i6 S.

En 1636, première mention de la bourse des pauvres '^^.

En 1637, on décide, sur Tavis du Ballif, de dresser un petit hôpital , non point , comme on pourrait le a*oire , pour les malades, ni même principalement pour les pauvres de la Tille» mais pour les pauvres étrangers. C'était une sorte d'hôtellerie ou ils étaient logés gratuitement une nuit '''.

n jr eut donc une distinction entre h bien des pauvres de la mile, et celui de l'hespital ".

On veillait soigneusement sur !ce patrimoine des malheureux: c'était une affaiire de conscience ''.

Déjà, en 1640, on trouve une direction des pauvres, composée du Ballif , de la commune et des pasteurs : la mme-^oi priacipe qu'aujourd'hui '*,

'° On donne, à Dizy (i636), iO florins de la ville et 10 de la bourse des pauçres.

'' i638. N. a promis y demenrer, et gouverner les pauvres, et les faire iortir quand ils y auront logé une nuit.

'* 1660. On s'informera des légats pies, en faveur des pauvres de la ville et de l'hôpital, afin de les séparer ; pour être ceux des dits pauvres appliqués à antre usage que du passé.

i66i. Rectetar deThôpital étaUi pour trois ans, comme aussi du bien des pauvres. — - Aucun denier ne sera donné de la hotte des pauçres, sinon aux étrangers passans ; aux enfans d'ici à Tentour on donne du pain.

" i 654 . On fait hypothéquer toutes les sommes dues aux pauvres : on s'en occupait sans cesse.

'^ i 640. Le Conseil permet à N. sons l'aven du Monsgr. le Ballif, et dea Sgrs ministres, d'aller demeurer à l'hôpital. —

1665. Comptes de l'hôpital et des pauvres examinés pardevant ra Sgrie et les Miiiistres. *-

4667. On ne prêtera aucun argent des pauvres sans permission du Ballif, des Ministres^ et du Conseil ; et on écrira tout sur le livre du Conseil. •—

On ne faisait d'aumosnes d'icehii, que sur la présentation de marques données par le Pasteur. En 1663, le gouverneur des pauvres, ne veut s'assujettir à aller demander l'argent au Ministre pour payer le contenu des billets, qui, de sa part, lui sont envoyés. — Il pourra fournir du sien, on le remboursera. — Le recteur de l'hôpital à livré de l'argent de la boite des pauvres passans: ii4 marques do

Il n'est rien dont on n'abuse , ici bas; auséi, en 1664, parut un curieux mandat de Berne, pour faire cesser l^gueuserie des mendians et coquinans ''^ étrangers, feignant être déchassés, et remplissant lé pays à grande outrance et surjchàrge des sujets, II» Youlai^t exploiter là compassién pour les religionnaires fugitifs, On les força au trayail, ou bien, ils furent conduits de commune en^ commune jusqu'à la frontière, puis expulsés. Chaque comnmnë, en échange , îni tenue d'entretenir ses pauvres.

Au reste , le paupérisme et la mendicité sont si peu le signe distinctif du siècle actuel, qu'en 1628, après une peste, il est vrai , sur 61 feux , il y avait à Romainmotier 18 ménages pauvres'^.

La première convention sur Vinstruction publique , est de 1625. — Berne entra pour quelque chose dans la paie du régent. — Celui-ci promit (1625) : d'instruire la jeunesse en. la piété et crainte de Dieu ; — de l'instruire à la lecture , tant en forme ^pie escripture de main; — d'enseigner Je (a^in, a ceux qui caseraient capables .'''',, — et de soutenir le chant des . psaumes.

3 fi. ; 5K de *f^ btz ; 2i de 2 felz ; 2 de 3 I>tz. Puià, on renvoie ees marques au Pasteur.

7> On Toit qu'un coçtttn n*«iaît, d'abord, qu'un pourchasseur de cuisines (coquina.)

76 Voyez sur tout cela, le beau travail de VEnquête sur lé paupérisme dans le €anl6ù de Yaud. — En 1679 , il y avait à Romainmotier 8 ménages pauvres ; enl»71,9; en'4633, 9. —

Le berger avait le droit de demander l'aumône : le jeudi, le Dimanche, les 4 grandes fêtes et le mois de Bllî.

" i629. LapayeMu régent était: 200 florins ; h sacs de bled, de LL. Exe; 2 sacs (46 quarterons) froment, de la Chanterie ; '/^ btz par mois des enfans; 5 flor. et un char de bois pour l'arrivée ; une maison et eurtil,

4658. Le régent ne pouvanttrouver 8 cAart de bois pour i 6 florins (64 btz.); la ville ajoute 4 flor. et le chauffage sera à la charge du régent.

4684 . Requête au Ballif ,]de permettre de sonner la petite cloche du temple,

Depuis 1589, Komalumoûer, par concession souveraine, porta le titre de Ville ; mais, n'eut de patvé , à ce qu'il parait , que depuis 1633.

En 1546, déjà, on avait abbergé à François Bonnard , de Romainmotier, une place devant sa maison, avec faculté d'y édifier une fofurge , puis , aussi , le cours de leau du Nozon dès le moulin au pont , pour y construire ung martinet ou forge à battre fer; sous censé de 2 sols et 5 florins d'entrage.

LAPRAZ.

Le territoire de Lapraz n'était pas sujet à la mainmorte , et jouissait de plusieurs autres franchises notables ; bien insuffisantes néanmoins''^. Ce village, en effet, expose à Berne, en 1553 : que, dans la plus grande partie de son territoire, l'ancien Prieuré de Romainmotier et l'Âbbaye de Joux perçoivent dixme et terrage c'est-à-dire de onze parts des produits les deux ; outre

pour signal de l'école, vu le désordre existant.-^ II semble qee les enfan» étaient moins occupés par leurs parens qu'aujourd'hui , car, dans les grands jours, il y , a\ait 3 écoles ; de 6 à 8 du matin y de midi à 2 heures et de 3 à 3«

U y avait parfois à celte époque une délicatesse de procédés , inattendue. -* Le boucher , par ex. devait préférer le serçice des femmes enceintes et des wtala^ des. (4 650.) — On ne faisait guères de convention avec' un maître, sans qn'il réservât quelque chose pour le vin , ou les épingles de sa femme. -^ Dan» l'amodiation des fruits de la ville , en réservait toujours aussi qu^ques arbres pour les enfans, —

£n6n la riche végétation du vallon de Romainmotier ne nous sui*prendc» plus: plusieurs fois on fit une obligation à chaque communier (en 1680 par ex.) de planter et d'avoir soin d'un noyer ou de quelque autre arbre, jv^qu'à Qp qu'il fût élevé. — Ne serait-ce point un exemple à suivre t

»8 Yoy* p. 37 à 59. •

la censé seigneuriale. -^ Or, étant situé près de la montagne et fort stérile,» le cultivateur ne peut recouvrer « sa peine avee » payer ainsi censé , diesme et terraige , aussi une bonne part » du terrain est vaccant et ruyné , réduict en bois et buis- » sons. »

En 1538, on avait, cependant, à leur demande, visité le lieu pour réduire le terrage en censé d'argent , en augmentant la censé seigneuriale , « et pour les remettre à bon diesme » (de onze gerbes une) « comme on lève en tout le reste de la Terre » de Romainmotier , et en tous les autres lieux circonvoisins. » Ce nonobstant, à faulte de poursuyle, ne leur en a esté con- » cédé lettres , ains Ton a levé le terrage comme par avant. » C'est pourquoy, ils sont contraints de laisser incultes le reste » des terres qui se cultivaient encore , et d'aller en cultiver en » d'antres villages, même en la dixme d'autres Seigneurs, ce » qui est leur grand dommage, et de vos Seigneuries, ajoute la » supplique '^^, qui se termine , en demandant que l'on donne » suite à la taxe faite, en 1538 » ; ce qui sera la restauration du village ^4

Berne trouvant cette requête raisonnable accorda : qu^au lieu de la dixme et du terrage^ redevances appelées avec vérité ^ maulvais diesme, » on ne retirât que la onzième gerbe ou part des blés et liongs (légumes), outre la taxe susdite. — « Et ceux » de Lapraz doibjent faire diligence d'exerciter et faire valoir » leurs terres, sinon,au bout de quinze ans, on pourra remettre » au maulvais diesme les terres qui le payaient auparavant. » — Mais, de compte fait , celles-ci ne s'élevaient qu'à 76 poses et demie ^^. C'est peu, comparé à tout le territoire d'un village. Y avait-il donc de l'exagération dans les plaintes de Lapraz? avait-il chargé les teintes pour rendre le tableau plus frappant?^

^' Tant à raison deadbunea, que des directes (seign.) et pour ce qae les dites possessions restent inutiles. —

^® «Et prooffict de tos seigniories que l'Eternel maintienne. >

^' Dont d'/j vacantes, plus 3 près.

^' Ces 76'/) poses, eurent une augmentation de censé dé vingt- troii »oIf en*

Ce fut une réduction en argent d'un impôt en nature^^emblable à celle opérée à VaUorbes ^^.

On se souvient de ce mot.de Montesquieu : «le sauvage coupe par le pied Tarbre dimit il yeut avoir le fruit, c'est l'image du despotisme » ; mais il y eut dans cette affaire , probablement», plutôt de l'inertie.

VAUORBES.

En 1551, Vallorbes demandeà Beme^ que le fofirdeFendroit lui soit al^>ergé sous: une censé anniaielle; « et à^cause qu'ils sont situés es montagnes, et se sont> multipliés ; dontà eux n'est convenable de cuire leurs pains en ung four ; (ils demandent de) leur ottroyer de faire des autres fours. » Berne considérant k requeste être raisonnable : leur accense le four existant pour i2 Qorins annuels; /aetottroyede faire des aultres fours;, tant que bon et nécessaire leur semblera*». «^ Cette deniiëreiconces^ sioi^ parait avpîr été..gi^uite. /

En 1552, Michel Mathey^ de Vallorbes^ reconntâ;^ avoir eo^ en amodiation poùr.iO ans, la JPbriwtf.potir âO fiorins auiinels. — Or, vu sa situation, « et comme plus .prouffîtable ; on lui abberge , accense , donne, en fief et emphitéose parpétuelle» 4cette ferrière , et les cours d'eau , et la faculté ^'^édifier au dit lieu ung hault fourneau et aultres engins à ce nécessaires > ^; sous censé annuelle de .20 florins, et. la maintenance dii tout.

En 1554 ,01^ abberge beaucoup de terrain ^du domaine .du

viron (en comptant 12 deniers pour 1 Sol), en échange da.terrsge. C'est pea sans doute : on diminua probablement Timpôt.

w Voy. p. 68 et 69.

^ Plus, 5 poses de terrain.

Seigneur à Vallorbes, « qui &'en allait en ruyne et était en » danger de vacquer, pour faulte de cultivateurs propriétaires. »

Eni586(28Mai), « TAdvoyer et Conseil de Berne, sont requis par honorable leur cher et féal Vincent Vallôtton, t^harge ayant de la Communauté de Vallorbes : d'avoir esgard à la situation de leurdemeurance et au dommage que leur provient annuellement, non seulement à cause de la stérilité du lieu, mais aussi parla façon jusques à présent accoustumée de percepvoir le dij^sme desgrayn^es d'orge. et d*avoyne qui y croissent; et de permettre que doresenavant ils puissent s'acquitter du dit diesme de la grayne moissonnée , en payant certaine somme pour chaque pose. »

« L'Advoyer et Conseil après meure considération des raisons des supplians , et pour désir de guarantir leurs subjects de dommage, en choses équitables, adnoue (annueà) leur requeste. Enpayant,donc,auxBallifs, pour chaque pose,unecouppede la graynne qui y sera creue, selon son espèce, ils seront quittes et exejnft^d'enchironner ce qu'aura esté moissonné, et du diesme que par tel enchironnement estait accoustumé d'enlever : Donnant à chascung faculté de rédiger (mettre) en seure garde ce qu'il aura à recueillir, quand bon luy semblera; en con? fiance que, par après, ne faudra de livrer ce que présentement est ordonné pojir le diesme de chaque pose semée et enfleurie. Car autrement faisant , ou trouvant cette concession préjudiciahleu Berne retient pleine puissance de l'annuler.» — C'était pr(\pr,eiiient remplacer la c(ixme par une redevance fixe.

On se rappelle qu'il y avait à Vallorbes un Mayor et un Mestral, et appel à la cour de celui-ci des sentences de celui-là. Or, un acte de 1613, nous apprend : que les cours, tant du Mayor que du Mestral , ont été remplacées par une châtellenie, et que de la sentence du Châtelain de Vallorbes, on appelle par devant le Seigneur Ballif à Rbmainniotier.

En 1624 , encore, sur l'incommodité soufferte par Vallorbes de n'avoir qu'un moulin, Berne lui accorde d'en pouvoir

construire un second , sous redevance annuelle d'un sac d'orge.

Enfin, en 1669, il y arait déjà un grand nombre de forges à Valloites ».

A la même, époque, Claude Chevalier devait, en vigueur d'un abbergement d'une forge à clousterie sise à Croy , 6 sols; annuels.

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