‹ Recherches sur le couvent de Romainmotier et ses possessionsChapitre 44 sur 47 · LA LEPRE ET LA PESTE · texte numérisé non relu

LA LEPRE ET LA PESTE

La Lèpre avait fait établir partout aa moyen-âge des léprose" fies, soit nudadièr es ou maladreries. — Nous avons vu celle de Romans^ «ntre Romainmotier et Lassaraz , dont la jurisdiction causa un différend, en 1321. Elle dépendait de la Terre de Romainmotier, et devint peut-être tin Hôpital pour d'autres malades *®*.

Une autre maladière appartenait au bourg de Romainmotier et au village de Groy *®*. — En 1^46, dans Tabbergement d'une terre voisine de cette maladière nouvellement édifiée*^, il était réservé : que si quelqu'un était frappé de lèpre dont, est-il dit, « Dieu par sa grâce notis veuille garder, amen, » l'abbergement serait nul.

En 1574, il y avait encore à Romainmotier une paoure ladre (lépreuse] ; et, en 1620, un suspect de ladrerie fut envoyé pour examen à Lausanne. — Il n'y a donc pas plus de deux siècles que la lèpre a cessé.

La Peste fut un fléau terrible pour la Terre, Après des invasions excesôivement fréquentes dans la première moitié du 15' siècle, elle continua ses redoutables apparitions dans les seizième et dix-septième : sept sont bien attestées *^'. — On

*^ 1 580. Abbergement passé au nom de la Terre de Romainmotier, et de la maison des lépreux soit maladière ou hospital en dépendant, d*une tsrre au chemin de Lassaraz appelée aussi en Roman, terre jadis dépendante de la maison des liépreux et malades.

*^^ Située entre les villages de Croy et Brethonières. ^

*^ 1621. On fiait recouvrir la maladière. — 1631. Pièces dépendantes de la maladière criées en admodiation.

*«' En 1505, 1545, 1550, 1572, 1597, 1615, 1628.- En 1573,rhôste

employait en général les mêmes précautions. On cherchait un marron pour secourir les pestiférés, et empêcher qu'ils ne se «c meslâssent » aux autres. Puis on leur faisait des cabules ou loges : C'étaient de petites cabanes dont ils ne pouvaient sortir, et où leur était porté le nécessaire. Cette réclusion durait six semaines. Parfois on se contentait d'entourer les maisons atteintes du fléau, de deux sey (clôtures, barrières) en planches, pour les isoler*^. — L'invasion de 1572 ayant causé une grande mortalité et un grand désordre dans les affaires communales , il y eut refonte complète des règlemens communaux à Romainmotier. — L'invasion de 1613 fut terrible : «une partie, est-il dit (à Romainmotier) , des grands mesnages » en moururent*^. — Aussi , la seule menace de l'apparition du mal, amenait des mesures sanitaires rigides. En 1677, par exemple, on pressa l'exécution de mandats antérieurs sur la peste , qui

(aubergiste) fait doléances de ses poynes et labeurs durant Vinfeetton, -- £a 1 598, on paye à un hoste 39 fl. 6 S. pour pain , vin et autres choses livrées aux pestiférés. — • En 1629, on donne à N. ISIflor. en récompense de ses peines exiraordinaires durant la contagion. —

4550. 19 S. délivrés à Claude Le Tissot qa&nà furent contagieux de peste et leur fellut faire cabules. —

4597. Défendu à la femme de Jean David de sortir de la maison , ains se tenir de court, jusqu'après les 6 semaines passées. -• Le Ballif prête des kumê^ (ais, planches) pour faire des io^es aux pestiférés.--

4 598. Bois porté , et les deux sey faites vers la maison d^ la veuve Prod'faon pestiférée. —

4613. « N. doit servir de marron d*aultant que lorsque il fut reçu bourgeois il fut à ce assubjecti. > Il fait difficulté, puis accepte pour 400 flor.,1 sac de bled et 8 aunes de drap ou 1 5 flor. —

*^^ En 4545, on alla < vers leprédieant de Lignyroles pour avoir de la médecine et du remède», et il vint lui-même à Romainmotier. Des chiens ayant tiré des corps hors des fosses , on envoya quérir un homme à Premier, pour les recouvrir.

*^^ n y eut d^au très invasions non indiquées et moins saillantes. — 1580. Pestiférés à St. Loup. — 1639. 2 coupes de froment pour le pain des pestiférés etc.

coDtfaïuait à régner dams hs pays étrangers . On renvoya, les advenaires (étrangers) qui n'étaient pas pourvus df) buieites de santé. On plaça un surveillant à là porte de Romainmotier. < — De grands désordres marchaient à la suite de la peste , de la part des nettoyeurs soit cureurs **®.

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