Tome III
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tueuses ; qu ils paroissent avec leurs vases et leur attirail scénique, qu'ils se fassent accompagner de la troupe affairée des chœurs, et de toute cette
suite nombreuse qui entraîne de si grands frais. À
la vue de ces dépenses excessives, un Spartiate dit avec vérité que les Athéniens avoient grand tort de prodiguer à des jeux, à des théâtres, un argent précieux qu'ils auroïent dû employer : à V'approvisionnement des flottes et des armées. En
effet si l’on veut calculer ce que coûte la repré-
sentation de chaque tragédie, on trouvera que les Athéniens ont plus dépensé pour les Bac-
chantes, les Phéniciennes, les deux OEdipes,
Antigone , les malheurs d’Electre et de Médée , que pour les suerres, qu ils ont soutenues contre
les barbares, et qui avoient pour objet l’empire :
et la liberté. Les généraux en menant les citoyens au combat , leur faisoient prendre la nourriture la plus ol mais les intendans des jeux, pen-
dant le temps qu’ils exerçoient leurs acteurs, leur
faisoient faire la chair la plus délicate. » « Les spectacles les plus fréquentés à Athènes, dit ailleurs Plutarque, sont ceux pour 1odilh on distribue de l'argent aux spectateurs (. » Cet
usage de distribuer de l'argent aux pauvres citoyens,
donna aux Athéniens un tel goût de spectacles que, . pour le satisfaire, on épuisoit le trésor public. On
en étoit venu au point de faire une loi qui pronon-
U). plut,, Préceptes de sanié.
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DIONYSIUS. 21 çoit la peine de mort conire quiconque proposeroit de rappeler les fonds de la république à une desti= nation plus utile; et l’on peut voir dans la première Olynthienne, avec quelle précaution Démosthène, qui avoit l'intention de conseiller ce changement, touche un article si délicat.
ÿ XII. Bacchus Melpoménus.
Bacchus étoit adoré sous le nom de Melpoménus, d’abord comme dieu du chant; de la poésie et des beaux arts; en second lieu comme divinité suprême présidant è à l'harmonie universelle.
. & J'ai vu Bacchus, dit Horace ®, dicter des vers » au milieu des rochers Caps Les nyrnphes » l’écoutoient avec docilité ; les satyres tenoient » leurs oreilles attentives, etc. »
Ailleurs Horace invoque Bacchus comme le dicu de la poésie ®; Bacchus partageoïit avec Apollon
® Bacchum in remotis carmina rupibus | Widi docentem , credite, posteri, Nymphasque discentes , et aures Capripedum satyrorum acutas.
Evoel recenti mens trepidat TR Plenoque Bacchi pectoretur brun Lœtatur. Evoë ! parce Liber, | | Parce, gravi metuende thyrso. (Horai., lib. II, Od. 10.) ® Quo me, Bacche , rapis tui Plenum | Quæ nemora aut quos agor in specus Velox mente nova. (Horat., lib.III, Od. 25.)
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