‹ Recherches sur le culte de Bacchus, symbole de la force reproductive de la nature, considéré sous ses rapports généraux dans les mystères d'Éleusis, et sous ses rapports particuliers dans les Dionysiaques et les TriétériquesChapitre 29 sur 41 · Tome IIL 23 à · texte numérisé non relu

Tome IIL 23 à

» commandé qu’on lui jouât un air bachique , se » mit à danser la danse du Pressoir , imitant suc- » cessivement les vendangeurs, ceux qui portent la » hotte, ceux qui foulent les raisins, céux qui em- » plissent les tonneaux, et ceux qui boivent le vin » doux. Dryas, en dansant, exprima si naturelle- » ment toutes ces choses, qu’il sembloit que l’on vit » effectivement des vignes, un pressoir, des ton- » neaux , et que Dryas bût véritablement. » Philostrate, décrivant le tableau de Pyrrhus et des Mysiens , parle d’une danse de vendangeurs ® ; et Tacite, parlant des. débauches de Messaline, fait aussi mention d’une danse de cette espèce ®, Il y avoit encore des danses pantomimes où l’on représentoit les aventures des dieux, et qui la plupart portoient le nom de ces divinités : telle est la danse dont. Xénophon donne la description dans son banquet, où on représenta Ariadne entrant dans la chambre nuptiale, et Bacchus venant ensuite la trouver.

Les danses bachiques se faisoient le plus ordinairement au son des cymbales, du crotale et du scabil- lum,, instrument de fer ou de bois, qui, par la pression de deux lames l’une sur l’autre, rendoit un son particulier, instrument qu’on a mal à propos confondu avec les cymbales et le crotale : ces instru-

mens étoient aussi consacrés à Priape. ® ® Philost., con. 10.= ©? Tacit., Annal., lib. II. G) Cymbala cum crotalis 3 Pruriginis , arma Priapa ”

Ponit, el adductä tympana pulsa manu, ( Anthol. , Epig.27, FA 2 LUS |

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