‹ Recherches sur le culte de Bacchus, symbole de la force reproductive de la nature, considéré sous ses rapports généraux dans les mystères d'Éleusis, et sous ses rapports particuliers dans les Dionysiaques et les TriétériquesChapitre 38 sur 41 · DT NS · texte numérisé non relu

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les Delphiens y mêlent l'eau avec le vin aux fêtes appelées Théophanies.

Larcher observe sur ce passase, que le cratère ne servoit point à boire, mais seulement à mêler l’eau avec Le vin.

(r) Pag. 106.

Eustathe définit le Thiase: Quævis mullitudo, sive chorus, sive exercitus, sive ecclesia , sive turba bacchantium aut. potantium , vel eliam aliud quodvis agentiwm.

Tnstituit Daphnis thiasos inducere bacchi.

Servius s'exprime ainsi sur ce vers : T'hiasos saltationes ; choreas Liberi, id est, liberalia. Sunt enim T'hiasi cætus viroinum alque puerorum bacchantium ; plangentibus nymplus.

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Îno et autonoe et genis pomicoloribus Agave ; Tres thiasos in montem , tres ipsæ existentes ,

Ducebant. ‘ Thiasi satyrorum ®, Statius se sert souvent de la même

expression.

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T'hiasos sacer chorus, et thiasotes , sodalis,, n hd es SOCiUS , veni saltaturus ad pios thiasotas.

Suidas cite ce vers d’une épigramme de Philène :

Zrperty Gaccapirod péuicy Siécoto powra ,

Tortum rhombum , bassarici thiasi incitamentum. |

Suidas fait dériver @izcos du verbe grec Seiv, id est, currere ou Suew, id est, furere, Cest pourquoi les Thiasotes ont ‘été appelés proprement comiles Bacchi et ministri.

() Virg., Eclog. V, v. 80. — ® Théocr., Idy EL. KXVI, v.1= (3) Catul. = ® Suidas, v. Oixoos,

On lit dans le même Suidas : Thiasos, id est, multitudo , quæ sacrorum et cullus divint gratiä congrevata est. Sic Demosthenes et Xenophon. Ion vero nomen hoc Pro quovis hominum cœtu posuré.

@racorns Kiruoc. Sodalis cotytt6, Ovide dans la fable d’Ino dt

ÆEvoe, Bacche sonat. Bacchi sub nomine Juno Risit , et hos thiasos præstet tibi, dixit, alumnus.

T'hiasos dixit : Josephus omnis generis collesia , quia nullum ferme fuit quin relisionem pro fine ha MES et alicujus deorum cultum.

Claudien ©? dit dans le poème sur lenlèvement de Proserpine :

T'erribiles intus thiasi, vesanaque rnislo Concentu delubra semunt, ululatibus Ide

$ Bacchatur. T'imidas inclinant garcara silvas. (5)

Raucis secura fruebar Nimirum thiasis , et lœta sonantibus arvis Jungebam Phrygios , cum tu raperere, leones.

Le commentateur s'exprime ainsi sur cette expression de Claudien : Rauci thiasi, propler inconditas et dix continuatas ac pene furiosas voces ; thiasos, hoc est, choreas et sallationes , et sacra illa cybeleia obeuntium.

Claudien dit encore ( :

Interea gelideæ secretis rupibus Idæ Dum sedet, et thiasos spectat de more , cybelle. Le même commentateur observe sur le mot TAiasos , id est, chorossaltantium subi, et motus tumultuosos ac : furibundis similes agentium Curetum.

() Joseph. , Antig. Jud. , lib. XIV, cap. 8.— ® Claudian. , lib. I, v. 204. — ) Jbid., lib. Ur, v. 422. = ® Ibid. , lib. IL, in Eutrop.,

Valérius Flaccus s'exprime ainsi (:

Vidisti, roseis hæc per loca Bacchus habenis Cum domitas acies et eoi fercula regni, Duceret ; ac rursus thiasos et sacra moventem Hunc tibi, vel posilo venantem pectine Phæœbum Crede dar.

Thiasos est turba hominum Bacchios choros agitans , “secundum illud Euripidis : (2) T'ideo autem T'hiasos tres muliebrium chorearum. Virgile a dit : (@ Tum quorum attonitæ Baccho nemora avia matres

Insultant thiasis.….… Undique collecti coeunt matremque fatigant.

Quelques-uns ont fait dériver {iasos ar vob Ta Séia aout;

id est «a sacris carminibus.

(s) Pag. 120.

Pendant linhumation des corps morts chez les anciens, on faisoit des libations de vin. Achille fit verser du vin sur le bucher de Patrocle , lorsqu'il fut consumé :

Postquam collapsi cineres , et flamma quievit Reliquias vino et bibulam lavere favillam.

Ceux qui vouloient exprimer particalièrement leurs regrets et leur douleur, venoient déposer sur les tombeaux une partie de leurs cheveux , et faisoient tout autour des libations d’eau, de vin, de lait et de miel. G)

Les cérémonies des funtrailles se renouveloient tous les aus, on venoit aux sépulcres offrir des sacrifices et prendre des repas funèbres. Non-seulement en y immoloit des victimes, mais on y versoit du vin, des liqueurs et de l’eau, on faisoit des fosses pour y recevoir ces liqueurs et le sang des victimes.

(1) Valer. Flacc., Argon. , Tib. IE, v. 558. — (@® Athen., lib. VIIE, # G) Euripid.= ® Virg., Æneid., lib. VIL= (6) Potter, Ærchæol., lib, IV , cap. 5, 8.

ns ni se ad à et

Neque vero sanguinem solum , sed vinum etiam in terram effundebant.

Ad terram fudit vinum , terramque rigavit, Patroclique animam suprema voce vocavit.

AC prinèm mulsum , plena hinc carchesia Bacchi s: Rursus aquam , nivea texi quæ deinde farina. ) Lucien disoit que les morts vivoient en enfer de ce que leurs amis et leurs parents répandoient sur leurs tombeaux. On peut voir sur les cérémonies et sur le but qu’on s'y proposoit Stuckius, Gyraldi et Natalis Comes. ®

(4) Pag. 159.

Homère et Hésiode gardent le silence sur les déluges d'Ogygès et de Deucalion. Cependant Hésiode surtout avoit une belle occasion d’en parler, lorsqu'il traite des ages qui avoient précédé le sien. Le silence gardé par les deux plus anciens poètes l’a été aussi par les écrivains les plus anciens et les plus respectables de la Grèce, Hérodote, Thucydide et Xénophon, quoique cet événement dût naturellement trouver sa place dans ce que les deux premiers rapportent de l’ancienne histoire et des diverses révolutions des nations Pélasgiques et Helléniques. Hérodote se contente de nommer Deucalion et de dire qu’il régna dans la Phthiotide, canton de Thessalie qui fut le premier stjour des Hellènes ©. Pindare est le premier anteur qui ait parlé du déluge de Deucalion ( ; Aristote, en parlant des déluges qui reviennent à certaines époques, dit : « Qu'ils n'arrivent pas toujours dans les mêmes » lieux, tel fut le déluge de Deucalion, qui se fit sentir » principalement dans l’ancienne Hellade. » Ce pays com-

(1) Natal. Com., p.48.=— ® Homer., Zliad., lib. XXUIT. — @) Homer. Odyss., Hb.IL— ® Nat. Com., Myth., lib. E, cap. 13.— 6) lcrod., lib. TI, 6 36. — (® Pindar., O/ymp. IX, v. 160.

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