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faisatit les mêmes mouvemens, parcourant les mêmes ^espaces et suivant les mêmes circonférences ^^. Les Egyptiens adorèrent d'abord sous ce symbole la force visible de la nature et ses priticipaUx effets *, dans la suite et les idées se généralisant^ ils ado«rèrent dans Hercule la force invisible de la divinité qui ne peut se concevoir que par la seule intelligence ^*\ Les fêtes d'Hercule se célébroient chez les Egyptiens k l'équinoxe du printemps , à Tépoque où ils faisoient leurs moissons ^^^: aussi à cette époque, daas les fêtes d'Hercule montroit-on le calathus rempli d'épis. C'est à cet ordre d^dées qu'il faut rapporter ce qu'Hyde observe sur Atav, le Mars des Orientaux ^^K Les Chaldéens appeloient Mars Hercule , et Nonnus a rappelé cette théologie dans ses vers. ^^^
^* Fabulantur Mgyptit Hercidem in sole posîtum esse, et uncL txunUlo circumferri. (Plut. , de Is, et Osîr,)=:^'^ Macrob. , Satum.^ lili. I , cap. 20.— ^Jablonski ^ Dissert* de terrdOosen, , p. 219.
^^' Chez les nations de FOccident , la moisson se fait eu été k l'époque oh le soleil est dans le signe de la Vierge ; c'est ce qui a fait dire k Macrobe : p^rgo quœ manu aristam quid aliud est^ quant ^ijvayLtç rikiaxh quœfruciibus curât {Satum., lib. I, cap. 21.)? Mais en Egypte la moisson se faisant au printemps , lorsque le soleil est dans le signe du bélier , cette époque est pour eux ^vvaiitç iQ^eaxy] des (ïrecs et des nations occidentales.
<*> Hyde, Rel. Vet. Pers, , p. 63 , 64.
^^ Hercules astris amlcte , regens vlrtuiem ignis, princeps mundi, Sol, qui vitam mortalem e longinquo obumbrando pascis, Diun orbeful^do vel equo vectus , circa totam terrant cir^ cumvôlveris
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Les Tyriens et les Phéniciens aboient la même théologie: ils appeloient Hercule Melcarthus que Bochart traduit par rexurbis, etSelden par rexprœvalidus^^K Le nom d'Hercule et tous les noms différents qui ont été donnés à cette divinité^ signifient le maître y le chef y le roi y la gloire, F ornement de Funi" versy leforty le puissanLChez les Grecs, comme chez les Orientaux , Hercule a été l'emblème de la force en général; c'est l'un des premiers attributs de la divinité, le dieu de la force a donc été une divinité universelle, c'étoit le principe moteur^ la force de la nature elle-même. L'emblème de la force pris dans ses acceptions particulières, est appliquable à tout ce qui exige cette vertu dans l'ordre physique et dans l'ordre moral : ainsi toutes les interprétations qu'on a données de la fable d'Hercule, et qui ont eu ce principe pour base, sont également justes, tout ce qui est sorti de grand de la main des hommes, tout ce qu'il y a de grand dans la nature a donc été attribué à Hercule. Ce symbole a dû être, chez les peuples de l'antiquité qui avoient adopté le système de l'apothéose, le type même de rhéroïsme; les Grecs qui en ont fait l'application à un des héros de leur histoire , ont considéré cette puissance de la force jusque dans se& écarts : ils
Filium iemporiSy annum, duodecim Mensibus constantem , circumagens
Circulwn ex circido producis. ( Nonnus» Dionys.-^ lib.XL. ) ^*' Bochan, Geogr. sacr.^ Part. II, lib. II,cap. 2. — Selden , de Diis Syriis , lib. I, cap. 4*
ont peint ce héros avec le caractère de férocité qui distinguoit le siècle où ils l'ont choisi ^ et avec tous les abus qui dévoient accompagner Fexercice de cette puissance. C'est l'explication toute simple des faits horribles qui se trouvent dans l'histoire du v héros Grec, sans parler de ses crimes involontaires , fruit de sa surabondance de force qu'il ne pouvoit pas mesurer; cependant Hercule comme symbole de la force universelle, étant un dieu bienfaisant, ce caractère de bienfaisance entroit dans le système de l'apothéose : c'étoit le bienfaiteur des honmies et l'ami des dieux que Ton défioit. Hercule comme symbole.de la puissance et de la force invincible des dieux, étoit confondu avec Osiris, et certaines traditions sacerdotales de l'Egypte appUquables à Osiris ou à Bacchus ont été données à Hercule ^^\ Nous n'en citerons qu'un exemple: dans une histoire d'Hercule rapportée par Eudoxe de Gnide cité par Athénée ^^, Hercule est tué par Typhon, et rendu à la vie par l'odeur d'une caille que lolas lui place sous le nez. On reconnoît l'histoire d'Osiris falsifiée par les Grecs. »
Horus, le même qu'Osiris, mourut aussi : Isis le trouva dans l'eau, lui rendit la vie, et lui donna rimmortalité; avant que de triompher, Horus avoit été déchiré et mis en pièces comme Bacchus , mais
^^ Ce passage de Senrios en est la preuve : Liber, vel uialu dicunty Hercules y cum per déserta JUbya exercitum duceret^faUgatussiU, etc. (Servius, adJEneid.yVà}. IV, v. 196.)
^ Athen., Deipnos,, VL
igO lACCHUS
ensuite il fut rappelé à la vie par Isifi comme Bacchus Favoit été par Cérès ou Minerve* ^^^
La représentation que l'on donnoit dans les mys« tères de cette mort et des soufirance^ qui la précé^ doient^ n'étoit qu'une image mystique des phénomènes de la nature y et de l'action opposée des deux principesqui en partagentl'empire; cette idéedeniort et de résurrection^ étoit attribuée non-seulemeiâ à Osirisott Horus chez les Egyptiens, à Bacchm chez les Grecs , mais encore à Adonis dans la Phénicie , à Mithra dans la Perse ^ à Sal^aûus dans la Thrace, à Àtys en Phrygie, à Cadmille dans la Sam^thrace , à Jasion dans la Crète ^ et à Kelmis l'une des trois divinités des Dactyles : c'est le même personnage qui^ sous des noma différents^ se retrouve dans toutes les mythologiea de l'ai^quité j toutes les fables relatives à ces divinités , ont la méq^e origine et le mâne objet. Leur mort et leur résurrection^ les cérémonies pratiquées à cette occasion sont les mêmes: ils ont tous un trait cara^ctéristtque qui est rapporté par S^ Clément d'Aleisan^ drie, ut cjui sit privatus pudendis. Adonis ^ divinité pbémoieniae, qui fut appelé Jlwaauz ^\ après
^*> Dîpd. sic. , lib. I ^ p. a>.
^^ Le culte d'Adoiiis s'étoit introduit dans la Judée. Le pxophète E^ëcliiel , dans une de ses révélations^ voit près delà port» !dïi temple > du côté du septentrion^ des femmes assises
^ÎApJLBuroimitThamcBniiz (£ïée&o <^dp* B , t. i4* )' ^® "^^ ^ ) uin étoit appelé Thammuz «hez les Hébreux ; et' Fàbbé Banier » qui n'est pas suspect lorsq[u'il s'agit «PalWgerîas r ^^ qu'Adonis
■oxvs. igi
qu'il eût été tué par un sanglier dans le mois de juin^ est le méiœ que Bacchus ^'% Bacchum Jletum dicunt Phenices ^^K Osiris s^appeloit Thammua^ comme Adoms ; les Phéûidens s'attribuoieiot Osiris comme étant le même qu'Adonis. Quelque^ habitans de Bjblos assuroient même qtsie l'Osiris Egyptien étoit enterré ches^ eux , et que le deuil et les orgies ne se célébroient pas en rhoimenr d'Adonis j mais en mémoire d'Omis ^ ce qui est conforme à la tradition rap|iortée dansFlutarque ^'> ^ que le coffre dans kqi:id le corps d'Osiris étoit renfermé ^ aborda sur le rivage de Byblos. La mèr le porta doucement contre un tamarin qui y en peu de temps s'accrut au point qu'il conytit et renferma le tombeau d'Osîrîs^ Lest orgies d'Atys dont nous avons déjà parlé ^ sont comme celles d'Osiris^ de Bacchus^ d'Adonis y de Jasion ^ de Càdmille , des cérémonies commémoratives des aventures tragiques à peu près identiques y de ces personnages. Dans les mystères de Gnoftse en Gx^ète^ les Titans U3ant de. ruse et profitant deTabseiice des Ckirètes^ attirèrent Jasion
Rit pns pour, le soleil i là texte sacré loi a donné le no|n du mois où cet astre entrant dans le cancer , porte sur notre hé* misphère la chaleur et la fécondité ( Mém, Academ. des In^ scripLj 1*% |il> p« io4« )• La istronomet Ju^ noiattioîent Ventrée.ftn scMl daos «c sigtie teet^km 3%tammii , id est , Periodus thammuz,
^^nvtu^ $pépos:, lib. ir.-QtiiffSt: V. =?: ^ Hcsychîus, V. Adonù: iit ^^ 1?to- , de hki. et Osir.
igil lA^CCHUS
par les jeux de son âge y et le mirent en pièces ^^\ Cette tradition est absolument la ipéme que celle de Bacchus : cet événement étoit représenté dans les mystères Gnossiens par les dés ^ la balle ^ la roue^ la paume, le sabot, le miroir, et la toison ^\ objets auxquels on a attribué un sens allégorique; enfin , ce qu'Osiris ou Horus étoient chez les Egyptiens, Bacchus chez les Grecs, Atys chez les Phrygiens , Adonis Fétoit ,chez les Phéniciens. Gomme Bacchus ou Apollon , il brilloit de Téclat et des grâces de la jeunesse j la déesse de la beauté , Vénus en avoit fait son amant et lui prodiguoit toutes ses faveurs. Lorsque la parque cruelle moissonna les jours d'Adonis , Vénus inconsolable arrosoit son cercueil de ses larmes ^ comme Isis pleuroit Osiris et Gybèle son cher Atys. Ainsi que Bacchus, Osiris et Hercule, Adonis descendit aux enfers et en ressortit glorieux et vainqueur. ^^^
Les nymphes^ au moment de la naissance d'Adonis, reçurent le jeune enfant, et comme Bacchus, il fut nourri par elles* dans les antres de l'Arabie. ^*^
C'étoit pendant la nuit qu'on pleuroit Thammuz ^^^ j c'étoit aussi pendant la nuit qu'on pleuroit Osiris et Bacchus.
^7 C'est à ce fait que se rapportent ces vers. d'Orphée : . Pinpa , nôx^ trochus, et quiftectunt memhra movetUque Ludi y et quœ Hesperides nUserunt aurea mala» . ^ S. Clein. Alex., Protrept., p, ï5. = ^^ ApoUod, , fiibté=i ^ Ovid. y il/e^.,lib. X.=s ^ Rabbi Moses, apudSeidenjCa]^. 1 1.
Adonis ëtoit fils de Proserpine , comme Bacchus Zagrëe ou Sabazius ; son front étoit orne de cornes : aussi Orphée 9 dans son hymne à Adonis^ l'appellet-il le dieu à deux cornes. Il l'invite à venir , à féconder la terre , et à en faire éclore les fruits , comme. les femmes argiennes invoquoient Bacchus aux pieds de bœuf ^^^ : dans les hymnes d'Orphée , Adonis est souvent appelé Bacchus; il lui donne aussi le surnom d'Eubule. ^*^
Dans les fêtes d'Adonis^ les Phéniciens avoient joint au Phallus , le MuUos dont on ne voit aucun vestige en Egypte j l'un et l'autre se trouvoient dans les différents pays où les Phéniciens avoient porté leurs mystères. ^'^
Le culte d'Adonis Osiris étoit très ancien à Amathonte ^*\ Les habitans d'Alexandrie donnoient à cette divinité le double nom d'Adonis Osiris. ^^^
Héraiscus avoit découvert à Alexandrie une statue de l'éternité , représentée par un dieu que les Alexandrins adoroient souslenomd'Osiris Adonis. ^®>
' (') C'est le nom d'Adonis donné au dieu taureau , qui a. fait dire à Plutarque, que Bacchus et Adonis passoient pour la même divinité , et que cette opinion étoit fondée sur une foule de pratiques absolument semblables dans les mystères de ces deux divinités.
^ Orph. , Kymn. in Adonim , v. 3.
^ Academ. Inscr.., p. 56, 57^ T. XXXVIII. = <*> Sleph. Bjz. V. Amath,
^^ Auct. anonym., apud Suid,, in H/aacTxoç. Quem Alexandrini coluerunt , Osirbn simid et Adonidem existentem.
^^ Suivant le poète Ausone , Osiris est le même que le Bac-