Tome II
8st BACCRUS
latioQs et le iwUaque ne sont^iionc pas la source dç la mythologie des Grocs, puijque cette mytholoigie ««t antérieure aux premières notions qu'ils aiente^es d'un zodiaque iA de constations^ puisque les signes du zodiaque qu'ils ont adoptés, ne sont pas tirés de la cqrrespoudance des phénomènes ^turek propres au diœat de la Grèce avec les j^ectsdes étoiies^ et que les Grecs n'ont jamais eu &uri;et objet des idées qui leur fiassent propres, ou qui fufu^eat fondées sur des observations certaines. Tout l'écha&udage du système de la religion iV^^^nomique repose skix la division du zodiaque m dqu2p constellations, que l'on trouve chez les Grecs au temps d'Eudoxe^ contemporain de Platon. Fréret pré^^d que l'ancien calendrier de Chiron a servi de ba^ à l'ouvrage d'Eudoxe , qui n'étoit qu'une espècve de tableau du ciel et des constellations décrites d'une iaçon populaire. Eudoxe, dit M. Delambre^*^, s'étoit procuré un jglobç sur lequel , d'après des le- Ter^s et des couchers , ou avoit placé grossièrement qudques étoiles brillantes et l'écliptique indméc do vingt-quatre degrés ; il fait tourner ce globe^ et il rej(uar({ue quelles étoiles se lèvent «t ^se couchent eiiseiipble^ quelles constellations seront visibles en différentes saisons de l'année ; il lait da ces remarques feq^es et jneai;actes, uo livre pour les navigateurs. Ce livre a upe vogue qui prouve llgnorance générale ;
^^^ Delambre , Hist. de VAstronotn. ancienne , discours préUm.
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il esl tniê en vers } il a rkonn^ur d^dtre cçmmenîé par plusieurs adttioiioaies 9 au nombre desquds^ très heureusement , se trouTi^ Hippapque. Le poën^e est traduit par Oiçéren ^t par Germanicus ; Toriginal parvient jus<|u'ià nous^ avee le Gpmmeiitaire de Théon et o^ui d'Hipparque. Son impQPtance s'acoroit ei^ raison de son antiquité; on y voit le liléf^ des connoissaacef les plus précieuses ; an suppôsi» très giiatuiteinent, et contre le t^qigiia^ formd d'Hîp? parque y qu'il ne peut être foi^dë opie suc des ola^ vations très exactes ; tout c^ qu^il contient d'^jnr^né, deviept article de foi; on n'ose le révoquer eu domt^^ Cependant la découverte de la précession des équii* noires, qui f\it fai^e postériei^reaient par Hipparque^ dimqntre que la sphère d^Ëudoxe ne donne pa3 l^ positions telles qu'elles deyoieut être die wu tsmf^ : il y a plus y le ealeui fiiit par M. Ddlambre , prouve invinciblement que les f toiles placées sur un même cercle ne s'y trouvent pa^ réi^emeat , que ks yines fie peuvenit jamais s^y trouver , et que les autng^s ne peuvent s^y reiipoati'er^ ^si ^orte qu'il endroit autiiat ^Mpoques différentes qu'il y a d'étoiles daps oetbt ^phèf e ; et ce qui est surtout digne de remarqua , c'est que plusieurs étoiles n'étoient poipt encore arrivées à la position où Eudoxe les |df c^ ^ qu'elles n'y sont pas même aujourd^ui y et qu'elle^ n^y viendront que danç trois cents ans. Que opnolucf de ces remarques? une chose simple ejt naturçUâ ^ les observations éfoi^it groissièif^s et les. étoiles mal placées^ parce qu'on n'avoit aucun des instrumens
ifiécèssaires pour un pareil travail. Ëiuloxe a suivi la division chaldéenne cùo. su^diaque; or;, Sextus Empyricus nous. apprend que les Chaldéensavoient divisé le zodiaque en douze signes / par les levers.^ au moyen d'une clepsydre : ce moyen nécessitoit plus d'un demi-degré d'erreur sur le lieu vrai de chaque étoile y comme l'a dëmontré M. Delambre. Eudoxe ayant suiyiune division qui reposoit sur des bases fausses , et sa sphère étant mal construite y on n'en peut rien tirer pour l'astronomie ni pour la chronologie^ et l'on ne peut fonder sur elle aucun système raisonnable^ dans quelque genre que ce soit. ^
Elle np remonte pas plus haut qu'Hipparque ^ la véritable science astronomique y celle, sur laquelle on pourroit fonder un système quelconque , c'està-dire la théorie qui lie tous les faits bien observés^ qui en donne la mesure précise ,, qui fournit les moyens de calèuler les phénomènes^ qui sait en conclureles distances et les vitesses des corps célestes^ leurs' marches, leurs rencontres > et qui sait assigner les temps et la manière différente dont ces phénomènes s'offriront aux habitans des divers pays. Il n'a fallu, que des yeux pour faire la simple revue du ciel étoile, pour en faire la distribution en certains groupes aij^xquels on a imposé des noms arbitraires, pour faire la division du zodiaque en vingt-sepl ou vingt-huit petites maisons indiquées par le cours de la lune , ou en douze signes qui répondent aux douze mois de l'année. Il suffit de regarder le ciel
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avec quelque attention pour y remarquer quelques groupes d'étoiles plus brillantes ,. qui consejmrcnt toujours, entr'elkîs les méqies distancés /.fe natéme ordre et la même configuration: L'édiptiqué ;èUe* même étoit indiquée par la^ route oblique du:scdeil et de la lune, et toute la partie visible duicicllà été divisée en constellations, sans aucun calcul àstrdfiomjÊr que. Voilà l'origine la plus simple djes< con&tellatiblxs et dés cartes célestes ; maisi^ ces cartes manquent de proportion, elles sont grossières, fëùlives,.<jtbn ne peut tirer d'elles aucune conséquence. Avant les Grecs,: ou plutôt avant Hipparque, aucun peuple n'a voit appliqué la géométrie au calcul des phéao-^ mènes célestes , aucun n'avoit créé la science astro^ nomique« On ne remarque, cliez tous les peuples de l'antiquité, que ces notion^s- Ivagues d'astronomie qui sont rappoi^tées par les. anciens bisforiens,. c'est*à-dire quelques faits sirfrappans> qu'ils n'ont pu échapper à la plus légère observation , et quelques conséquences qu'il étoit si facile d'en déduire^ qu*on les retrouve partout. Aucun géomètres, avant Hipparque, ne savoit résoudi^ un triangle > même rectangle, autrement que paj^ des opérations graphiques, et du temps d^Arphimèdeless Grecs n'étoieqt guère plus avancés que les autres peuples ,^ des<|uels ils avoient pu emprunter ces connoissances vagues iqui se trouvent à p^u prèé rassemblées dans le poëme d^Aratus. Aussi les astres n'ont été placés dans un ordre convenable que du tqmps d'Hipparque, deux ou trois siècles avant notre ère^ et
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Hipparque lui-^meme y avec tous les instruiiiens qu'il dut à son génie ^.n'a pu parveuir qu'à une précision d'dn djobi^-degré a peu pr^ ; ce dé&ut de précision est^teliqÙÈF) éuiyant la remarque de M; Delambre^ id iiciuB m'avions que lea obserrations d'Hipparqué et de Ftbtémée J>ôur juger dû temps où vivoiént ces ^ands.iiatifondixies^ nous serions fort embarrassés^ «t<V(ni^Voudroit fiter des époques qid se perdent daihalainiit des temps ^ par des moyens antâiëuts à,répoque d'Hipparqué ^ où il n'existoil ni instru-* mfeils^ lii méthodes^ m oalouls astronoitiic^es ^^^i Cependant lea partisans der lai retigito aitroDEoaBqaei pour donner à leur systèiHe quelque vraisé|BblanGé ^ ont été obligés de supposer mae première division du zodiaque, âdte avec une exactitude aussi senipu^^ leusè qne si elle l'eut été av^c le calcul et toui les mojrens pro{)res à là sdon^e de l'aitronomië» Lors de Gbtte première division du zodiaque , disent^îls^ l'écrevissd devoit répondre au solstice d'hiver,, le capricorne au soUticê d'été , et la balance à l'équinoxe du printemps. lia regardent le taHreani célëiM:e comme Findicè du labourage : ils établissent que la vierge tenant un é{â ^ n'a été placée dans le ciel que pour marquer le temps de la môissoâ; mais au siècle d'Hipparqué , le sokil parcourait le taureau
'^*^ Hipparque est le premier et le seul fondateur de l'astronomie. Le premier il donna a ut Grecs une trigonométrie y fixa plus sucement la durée du mois lùnàirè et dé Panbée solaire, sut déterminer la parallaxe de la lune et sa dSstaùcte à la iterré, él enfin fit la découverte de la préccssiob d^S équiHôites.