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pendant le mois de mai^ et aucun dçs peuples connus de l'antiquité ne labouroit alors : cet astre étoit dans la constellation de la vierge au mt>is d'août, et cheîs tous ces peuples il y a voit d^jà long-temps que les récoltes étoient faites. A cette époque de Tannée , l'Egypte étoit même couverte par les eaul du Nil: ils ont alors imaginé de foire feire aux signés une demi-révolnticm , d'après laquelle le taureau tombe ^n novembre et la vierge en mars ^ mois qui sont pour l'Egypte la saison du labourage et ceBetfe la moisson. Mais en admettant cette transposition des constellatic^s reportées d'une extrémité du ciel à Fautre , pout* laquelle 11 faut accumuler une suite énorme de siècles , et donner surtout à la tradition une durée étonntote , qui nW pas dans la nature*^ des choses , puisque toute existeiice est bornée sur la terre, ^t que la tradition s'altère^ s'éteint et meurt comme tout le reste. En admettant, dis-jc, que tjette supposition fût fondée sur des faits positifs^ sur des démonstrations et des preuves complètes; sur des cdouls exacts , conwiie il faudroit qu'elle le fût pour remonter si haut dans la nuit des temps , ces sigm^s ne iîâdreroient | as encore avec les autres dimàts, puisque chez les Grecs ^ chez lès ïlt)mains, pat«x«mple, le bled étOit ehseveli neuf à dix moi^ diattS la terre. Ou les noms des signes de l'édiptique et de^ cotislellatioûs du zodiaque ont été purement arbitraires^ comme le dit Delaaibre, ou bien, comme le croit Bailly ^ ramenés tous les an s dans le même ordre et a. la suite les uns des aujres, ils ont du
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rcjcevoir des noms relatifs à l'année et à ses différentes époques. Dans ce derniet cas méme^ chaque peuple a dû leur donner les noms qui convenoient* à ses intérêts et à ses besoins , et les premières, dénominations zodiacales ont dû présenter des choses très différentes, suivant la diversité des climats et des peuples. Les peuples pasteurs et les peuples chasseurs ont eu , comme les peuples agriculteurs , les premières notions astronomiques^ auxquelles ils appliquoient les idées que leur donnqient leurs besoins j ces idées ont pu dépendre aussi de l'état de la civilisation et même de la fantaisie de chaque peuple : c'est ainsi que les Grecs ont d'abord placé dans le ciel les héros de leur histoire. Il est même vïaisem- ^blable que les figures actuellement inscrites sur la voûte céleste ne sont pas du même temps; elles peuvent appartenir à des époques successives , avoir été inventées d'après des vues différentes , et être l'ouvrage des peuples qui sont "venus, les uns après les autres, ajouter dès idées nouvelles à des idées anciennes. Le sagittaire et les poissons, ajoute Bailly, # ne pourroientcils pas avoir pris naissance plutôt chez un peuple chasseur que chez un peuple agriculteur? Le bélier ( dux gregis ) , le taureau (^princeps annenti ) ^^^ , les deux chevreaux, dont on a fait les deux gémeaux > ne pourroient-ils pas être attribués à la vie pastorale ? ce qu'il y a de certain, c'est
^*^ La disposition du zodiaque ( dit Bailly ) qui établit quatre mois eutrè le signe du taureau et celui de la vierge, rëpondroik au climat de la Suède. Rien ne démojiitre donc que le taureau
que les constellations ont subi des changemens de la part mépie des astronomes : Ploleraée dit expressément qu'il s'en est permis à l'exemple de ses prédécesseurs. D'ailleurs 9 quoi de plus douteux que' la signification particulière des signes caractéristiques du mouvement, du soleil ! G'est^ par exemple, une allusion bien légère et bien incertaine, que celle de l'allure de la chèvre , qui monte toujours en broutant , avec le soleil s'élevant du sqlstice d'hiver , ou .de cette mçmç chèvre qui se plaît sur la cime des hauteurs , comparée au soleil du solstice d'éçé^ Ces copstellations n'ont aucun rapport aux objets et aux noms qui les désignent i dès-lors , passant d'un peuple à un, autre , ces, noms n'ont-ils pas pu, n'oûtils pas dû être confondus? Tel signe qui , ayant ap»partenu à un peuple non civilisé, a été appliqué à ses habitudes, ne prepd-il pas une autre signification, tout en conservant la même figure, lorsqu'il est appliqué aux habitudes que font naître }ek progrès de ]a civihsation? Il est donc impossible de reconnoître l'ojigine de ces institutions et de leur assigner à chacune leur temps : comment don'c^ sur des bases aussi incertaines, élever un édifice quel-* conque?
INous. conuoissons phisieurs . sphères qui différent entièrement. :.l'ancieune sphère des Grecs n'est pas celle 4es Egyptiens , ,1a sphère Indienne diflFère en
céleste soit celui de la charrue , et cette disposition ne prouve rien> ni pour le lieu ni pour le temps oh la division primitive a éié exécutée.
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tout d(B la sphère des Perses et de k nôtres La pre^ miérè consteUation de cette aphère souâ le bélier est un chien» heê constellàtidns dn ^odisrque de k Chine et de Tlndé ne sont ptts ettàel^d wjol ptÀnU ëquino&iaux.; cette division appartient nniqnemeDt à là luné et à ^n mouvènient jouhiAiiet'. ht Gentil a remarqué avec raison <{ue la division du zodiaque la plus Êiïcile , la plus naturelle et ,pàr consé'» qUent la pretttiérri A dà 4vtè celle en vingt«^e|)t constélktiôns. On voit àkùs de belles nuits coi^ sécutivés, la lune parcourir le îèodiaqué et le partager par les espaces de son mouvement diurne; on remarque chaque jour ^ les étoiles auxquelles k lutte répond : en même temps que le zodiaque est divisé en viagt«sept Ou en vingt-hnit parties, les étoiles qui marquent ces différentes parties , et qui en font des constellations^ sont reconnues et distinguées. La véritable division du zodiaque étoile est donc k division en raison du mouvement de k luné, et k révolution sidérale de cette planète a été k mesure pritoitix'e du temps. Aussi k division lunaire en 27 ôtt 26 cOnstelktiOns étoit^lek plusgénérale de Tantiquité, et elle à été conservé non*«eulement dtez les Indiens et chez les Chinois , mais encore chez le^ Perses j Bèdlly soupçonne même qu^elle étoit celle d*B Egyptiens, puisque les Copte* leurs successeurs Tout tsnôOi*. Le cours du sofeîl a été connu plus tard, et a été étudié séparément j le temps.où cet astre cesse de monter vers le nord > celui où îl cesse de descendre vers le midi , sont deux époqnes remar*
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quables dahfi l'année et j^résentënt une division natarelle dd k course solàii^e^ L't^b^erVation dt YégAité des jdlifi^ et dfé^ nuits^ lé mak&edt des ëqui- ' noxes a fbumi une àUIf e divi^iôti , on a dônb par-* tagë le mowmïimt dn doleîl d'âbôrd en qiiûité pMTÛés pur les soktieetf ti tes ^qninotes. Celle des dou^e signes n'idstqti'ntié Sttl>divisiott de <5elle^^ c^est un simple partagé de ehaque qnài^t du cercle en trois parties t Odette hypottièsie très naturelle est eoU^ firmée par toutes les traditions. Mais ces divisions nMtàiït que dés portions d'années^ on à^y a point attache d'ëtoiléd^ pAroé que lès étoiles étbient déjà dasséêft ef là bande du ^fcôdiftque partagée éU c^n-^ ^^eUations lunaires. Dàn» le «SOdiàqué solaire dés Chinois et des indiens, iî n'y a féellétteUt ni étoile ni Constellations { léd dôd^^e signes n'y sont que ce Qu'ils sobt aujourd'hui chet non^^ les diVi^iôUi de l'écliptique^ lëA douzièmes parties de la -course solaire ^^\ Lei isignes n'appartenant qu'à^l'écliptique, et nMtant que des membres et des fractions de la
^^ Baillj fait remarqaer que les signes du zodiaque sont sépshrés dés constellations ; et 9 recommande àe ne pas confondre téÈ délit thn&ei qtrî s^oût enfièfémént âistihété^. tes si^aeë soÀt ûeà éspucés éfkdt ^ cbfftMtt dé treate àégtéÈ , formant «MeniM(> Im trciËf-iïeûÙMitaLûiê^iix degréi da cttéle dé Fëdiptiqiie > et le teoip» d'une année t{ufi le soleil emploie à le parcoarir« Les oonsteUatioas sont des portions da oodîaque f plus bu moins remplies d'étoiles et plus ou moins étendues. La ntfeessititf 4^ l«s aisMiblei" «a |(rûépès > m d'y d«Miaer des figures, ttà pis pèrM(s ^ éMin«A« à «M emifttellationi ûëg espaces égaux. Baillj aprëèeUlé ttta làbFèftu dté Tiétèndae êé ces
révolution solaire^ dépouillés de toutes relations avec les éAoâeêj on. ne peut en tirer de conséquences en faveur d'une antiquité prodigieuse de la division du zodiaque/Quant à cette division du zodiaque elle-même^ les seules traces que Ton pûi^^e suivie pouï* remonter à son inventeur , s'arrêtent au temps d'Eudoxe chez les Grecs ; , ai^-delà l'on ne trouve que ténèbres, et l'on ne peut faire que des conjectures , si toutefois il étoit permis de fonder quelques conjectures y sûr un ouvrage aussi grossier et aussi inexact. Ou présume que les Ghaldéoi^ ont les premiers , donné des étoiles aux douze signes de l'édiptiquè, qui auparavant n'étoient que dés divisions et des nombres, on a conjecturé que la sphère d'Eudoxe appartenoit à la Ghajdée, et qu'elle avoit été apportée dans la Grèce par Bérose j.mais Aratus remarque que daûs ce zodiaque, il y aivoit seulement onze constellations ; ce qui ppurroit faire présumer que les Ghaldéens , dans cette répartition des étoiles, n'ont pas mis autant de soins qu'on pourroit le croire, à faire accorder les constellatiojis avec les douze signes et que, chez eux-mêmes, la division de l'écUptique en douze parties , étoit mathématique et abstraite , comme chez lç$ autres peuples de TAsie. Mais quels que soient les auteurs de ces institutions , on ne peut dire que des choses vagues et incertaines. sur ces dénominations antiques
constellations, et leur inégalité est ' très remarquable; par exemple y les «gémeaux Q'ont que sept degrés d'étendue , tandis que les poissons en ont trente-huit.
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dont les motifs sont cachés sous le voile du temps, et qui, en mettant leur grossièreté et leur inexac* titude à f)art, doivent renfermer toutes les choses diverses que présente la tradition et qu'elle entraine après elle dans sa marche.
Les partisans de la. religion astronomique ont cru pouvoir soutenir ce système, en avançant que les théologiens de l'antiquité, qui sont les mêmes que les philosophes, avoient généralement regardé les corps célestes comme les seuls dieux ; mais ils ont commis une erreur matérielle, comme il me seroit facile de le prouver par la revue de l'opinion de chacun de ces philosophes, ^i la réfutation de ce système étoit l'objet de mon travail. Xénocrate de Ghalcédoine est le seul qui ait dit qu'il y avoit huit dieux, que les étoiles mobiles formoicnt cinq divinités, les étoiles fixes ùne^ le soleil la septième, et la lune la huitième. Encore Xénocrate, qui ne s'occupoit que de la physique, dans laquelle il faisoit entrer quelques aperçus de théologie, et qui étoit de la secte de Leucippe et de Pyrrhon,ne parloit-il de ces divinités que comme d*an objet secondaire, et seulement d'après les principes de cette secte, suivant laquelle il n'y avoit rien de certain. S. Augustin attribue à Anaximandre l'opinion que les astres et les étoiles étoient les dieux, mais Cicéron lui donne une toute autre opinion ^^^, et S. Epiphane qui a éclairci le système d' Anaximandre, prouve qu'il regardoit l'in-
^^ Cicer. , de Nai. deor.
g4 BÀÛCHUS
^ni comme le priaoipe de toutes okoâen^d'eù tous 1«8 êtres sortoient et où ils retooynoient ^^^ Je fermine cette discussion^ où mon seul but a été de démontrer qu'en Egypte le soleil était adoré ^omme un des attributs d'Osiris^ ainsi qu'il Tétoit ea Grèce eooime un des attributs de Baoohus^ avec ce|te dif- ISmmce néanmoins que les Egyptiens adoroiait dans 0»îria le soleôl supérieur et le soleil inférieur y timdis q^i^ le&QrQCS n'adoroient dans Bacchus que le spleil infi^riettri aoua ce rapport^ Osiris étoit^ comme B0£«c)ma> le dieu dM enfers.
V, ItieniHé de Baepk^f 0( é^Guris» comme divinités infernales,
G'^st aqiL do^strbi^» ^{Âwnes que Von doit tout pp qiji^ \^ Grecs ont débité aax ]m eoftrs^ ai princi-r pftlQment 1a mythob^ie de Bacehus C«htjhaoieo4»uîn* ^TUfiif « CérQs et Bacchus^ dit Hérodote» dsi» ^^^ H Ie9 Egyptiens, la puissance souveraine dan^ U$^ M enjfers^^». «08irisetIsis,ditPluta|:q»uJ^^;0ptpar- ») toxity et principal emept sur la tarre et dans les
• ^*^ L'infini d'Anaxirjriiipdre éiph Iç ^çripe ugiyfsr^el , ^it Pk|t^'fque. J\ tiroit de sou sein immense un nombre in^î 4'étre$ , qui s'y replongeolent successivement pouF en sortir de nouveau, et former jîar une chaîne non interi-orapue d'eacistence , de mort ou À9 corruption, et d«f renaissanee» f^ttmité ^ ïusÀvarê (M^^Mi^ PI^mUs, lib. I, PkUaSy Mf»^). {JMliffqae 9^rk9 ^jo\r 4Îo^i^?pps< U d^ptrm^ d'Anai«m|i)gidiv , lui pl^fmçhfi^f choftBç , lo de n>yoir pft§ d^'termiiîé U minv^ 4e pon ipfjni; 2<> de n'avoir pas admis d'agent dont la puissance eût supple'é au défaut d'activité qui est essentielle à la matière. «» Hérodote , lib. H , $ i i5.= <»> Plut. , de ïs. et Osir.
0WliI6. gS
» enfersi^ U pouvoir le plas étendu. En eA»t.» (Him H Q'firt p«fi dig^r^nliliî Plutoo, ni to de Ptomp^ » pme,comnk9 le dirent Archfmtiebus de TUe d'Eu* » béo^ ^ H^raoUda d^Pont, qui eroit qu^ l'oracle H d« C^toopo e«t U même qu^ cfilui do Pluton* »
Dao3 un tid)la«u du tâmpla dlaip à Tbèbe» ^ dont les imooJir^ d9 Tlustitut d'£gypte douneut le dé-^ tail» un mort ^t conduit par his devant Qairis If sottveriûn ju|[e; c'^^^t dam la balance que se &it la pei^e de 0^ bonnes et de fes mauvaises actions dppt le dieu Tbotb écrit le résultat en présence d'P»r lis ^^\ Au eommencenient du grand manuscrit sor Papyrus dorA les auteur» de laPescription de Thèbes QPt donné le détail /on voit le peraoonage qui sis prépare à mie autre ewtonce, paiser dans une barque îe fleuve des enfers; il y &it l'offrande du lotos à trois divinités 5 Osiris^Horus et Isisj ayaht un seara^ bée jMir la tétê ; c'est Temblénie de û vie Aouvette qui8 la divipité donne à ce perionuagej c'est l'attribut d'JUi^ régénératrice* À la cinquième ftation^ un p#rsaoiMëe est 4 genoux devant une barquej 1? cwtFe de cette barque est occupé par une divinité dont la têt# ept rei^j^cée par un scarabée qui a des ailes d'épervier ouvertes. Deux station? plu^ loin, une figura de feinoie est penpbée eu avant et dans Taction dii a'élaoeer : aw'de«ou# d'elle est un scarabée noir; les bras de la femme sont excessivement longs pour embrasser l'insecte yers lequel elle se précipite : ,
CD
Descript. (tEgypt,, Mém, sur Thebes^ p. i63.
c'est ainsi que l'on voit danâ Imposition de la Me-* tempsycQse , par Socrate ^*^, lés âmes se précipiter sur les conditions diverses que le sort leur présente ^'^K Les Papyrus gravés dans le voyage de M. Denon ^^^, présentent le scarabée servant d'enseigne à la barque où Ton fait passer la momie; on la conduit devant Isis^ et la marque de la nouvelle vie que cettie déesse lui accorde est un gros scarabée^ placé près de cette divinité. Api*ès la retraite du Nil et la fécondation des terres, le limon en Egypte est couvert d'une multitude de scarabées; un pareil phénomène a dà paroître aux Egyptiens le plus propre à peindre une nouvelle existence; l'apparition du scarabée parôissoit être le signal de la nouvelle vie que reprenoit la nature et des nouvelles productions dont la terre alloit se couvrir. En généralisant ensuite leurs idées , les Egyptiens ont appliqué cette image simple au changement d'existence des corps > au passage de l'ame dans un autre lieu, à la naissance et à la mort. Dans le tableau d'Hermonthis qui représente la naissance d'Horus, un scarabée plane sur le nouveau-
né. ^«
Le dogme de l'immortalité de l'ame et de son existence après qu'elle est séparée du corps, a été de tout temps une opinion générale chez les Egyptiens et chez les Grecs ^^^; on a retrouvé cette même
^*^ Vlvii. 9 Repub., lib. X. = ^ Descripl. d^EgypU^ Mémoire sur Thèbes , p. 378. = 5*^ Denon, Voya^ en Egypte ^ pi. iSj. = ^*> Descript. d'Egypt., Mém. sur j7tèbeSf p. 38i. = *^^Herod., lib. II, cap. 1^3.
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croyance chez toutes les nations même les plus barbares: il faut qu'elle soit une suite nécessaire des. premières idées qui se présentent aux hommes ; et personne ne pouvant se former Tidée de l'anéantissement ou de la destruction totale des êtres ^ tous les hommes ont dû concevoir la mort conmie le passage à une nouvelle manière d'exister. Il seroit impossible^ dit Fréret ^^^ , de troui^er des peuples chez. lesquels P opinion commune ne donnât pas une espèce (Cim'mortalité n nos âmes» C'est ainsi que toutes les opinions sur lesquelles est fondé le bonheur des hommes, sont, attachées à sa propte nature.
L'on trouve chez les Egyptiens un usage qui peut nousparoitre singulier, mais qui étoit pratiqué par l'universalité du pays, et qui étoit bien en harmonie avec les idées religieuses de ce peuple, c'est l'embaumement des animaux. Emblèmes des puissances divines, les animaux consacrés étoient à-la-fois pour les Egyptiens des compagnons et des protecteurs qu'ils vouloient conserver même après la mort. Chaque maison nourrissoit l'animal sacré , et l'associoit en quelque sorte à sa famille; à sa mort, ilpartageoit lés mêm*es soins et le même tombeau. Uembaumement de ces animaux consacrés étoit aussi parfait que celui des momies humaines : les Egyptiens se plaisoient à orner les dépouilles des animaux qu'ils avoient honorés pendant leur vie ^\ et dont il sembloit que la protec^on dût les accompagner partout.
^*> Fréret, T. XX, p. a46. = ^^ DescripU d'Egypt.^ p. 347. TOME IL 7