‹ Recherches sur le culte de Bacchus, symbole de la force reproductive de laChapitre 8 sur 36 · B^C€»PS · texte numérisé non relu

B^C€»PS

5 VI. Autres rapports entre Osiris et ^acehiiS.

hes quatre caractères principaux dans lesquels nous veacms de ftâre voir Fidentité d'Osiris et de fiacelras , i^ comme ft>roe génératrice sous l'emblème du phi^losj a<> ooraKie maître de la substance hu- Qiide; 3^ comme divinité du soleil et du feuj 4* comqoe cfivinité infernale, prouvent combien éloit fbadée celte assertion d'Hérodote, (^[u'Osirîs étoit le même que Bi^cchus; Héï^odote ajoute même que le mot Osiris signifie Bacchus dans la langue grecque ^^. Tous les écrivains postérieurs, et particulièrement Bio^ore de Sicile et Plularque, ont répété ce qu'avoit dit Hérodote : Osiris a été appelé Bacchns^ et Isis Démêler ou Cérès^ dit Diodore de Sicile ^. Tous attribuent à Osiris les faits que les Gf-ecs mettent sur fe compte de Bacchus; mais, parmi ces fiiits, il y en a un grand nombre qui n'est pas conforme à l'ancienne religion des Egyptien/s, et qui a ét^ nécessairement introduit par les Ptolémées.

D^aprèa l'esprit et le caractère des Egyptiens, leurs eDoyanoes religieuses n'ont pas plus varié que leurs institutions, du moins avant lès rois grecs. Ils avoient «ne telle horreur pour toutes les coutumes étrangères, que les anciens voyages marilitnes des Grec5 «t des Phéniciens, le» colonies qu'ils y établirent, la domination même des Perses^ ne produiisirent aucun chaiig^ment dans leurs mœurs, dans leurs institu-

<*> Herod., lib. Il, cap. i^. = ^> Dîod. Sic, lib. I.

lion» et dans Itar rdègion. hts prêtre» avoietit reçtt de lenrd pères tes cr oyanoes reÛgieûsesi comme xm dëpM sacré qa'ik avoi)eiit c^ctûpuléuâemeut f i^aiiënfi^

ta leùMà mcceîsecccs^ Il n'ed^Aoît^ dàfi» Fandetme E^pte^ ni pdétei^^ ni mythologues/ ià sectôs de phi-losophes^ ni aucun des nombreux élémeù^ fjài, en Grèce^ ont apporte d« si frëquens chintgeifnens dtins le» religions pmbliqoM; maiJ^^ Mvm le long et^r^ des PtoWm^^ les Gfecs se répandh'eiit en si gfànd nombre dans l'figypte^ que les devix pcfnplei^ n'en firent bienlèit qu'un : non^^enlemeM ils^ eovifonâvteùt leurs mcenacrs^ leuri» religions et leur» iA«rtifn€ion;»^ Mais les Egyptien» adopt^ent la Utigue^ h^ lettres et toutes led &bles de lefiiirs vainqitteHr^. Pe^s^nne ne doutera de ces îÈ^mhrenx changemens^ lorsqull comparera kf r^cit d'Hérodote avee eéut deDiodore de Sicile et de flixtarqne. Ge^ cette distinction entre les laitst anciens^ et les» laits ndnveaiii^^ qn'il est inportafil; de faffrè^ il e^î, an surplus^, facile de te^ connoltre ces innoi^ations^ surtout dans^ les^ rédt^de^ Diodore de Sicile, on tout respire les opinionirf et lût mythologie grecques, plutôt que les' scienééi^ et le* superstitions égyptiennes-

Osiris, comme B^K^chu^^ lut élevé* k Nys'jL : c^est du nom de Jupiter (Dios) joint àt celtii de* cette vifle ,

. que les Grêes^ ont fait Dionysius, qtii est diei eux k nom d'Osiris;. Il aima l'agriculture ; il passoît même pour en être l'inventeur ^^\ comme on l'a dit do Bacchusr Osiris observa le premier la vigne

^*^ Primus aratra manu solertifecit Osiris ,

lOO BÀCCHUS

dans le territoire de Nyse^ comme Bacchus^ et ils apprirent aux hommes la manière de £adre le yin et de le cqnserver. • On aperçoit facilement^ dans ce dernier fait surtout, le mélange de la mythologie grecque qui^ sous ce rapport, différoit entièrement de la théologie des Egyptiens. (M)

Osiris, comme Bacchus, assembla une grande ar^mée^ parcourut la terre et y porta toutes ses découvertes ; Triptolême , habile dans le labourage, et Maron, habile dans la culture de la vigne , l'accom-* pagnoient, ainsi que Macédon et Anubis. Diodore de Sicile rapporte cette épitaphe d'Osiris, qui, dit-il, étoit gravée en caractères hiéroglyphiques auprès de Nyse, sur des tombeaux qu'on croyoit être ceux d'Osiris etd'Isis : « Je suis le fils aîné de Saturne j je » suis né de l'œuf brillant et magnifique, et ma )) substance est de la nature de celle qui compose la )f , lumière; je suis le frère du Jour j je suis le roi Osi- » ris qui, suivi d'une armée nombreuse, ai parcouru » la terre entière, depuis les sables inhabités de )) rinde jusqu'aux glaces de l'Ourse, et depuis les » sources de l'Ister jusqu'aux rives de l'Océan , M j'ai porté partout mes découvertes et mes bien- )) faits. » Osiris aimoit la joie et prenoit plaisir au. chant et à la danse; il avoit avec lui une troupe de musiciens, et, parmi eux, neuf filles instruites dans, tous les arts qui avoient quelque rapport avec la mu-

Et terrain ferro sollicitavit humum , Primus inexperlœ pommisit semina terrœ. ( TibuL , El^g* ^; lib, I , v^ 29. )

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OSIKIS. loi

sique^ et que les Grecs ont appelées les neuf Muses, ayant à leur tête Apollon, frère d'Osiris; il prit encore à sa suite les satyres qu'il trouva en Ethiopie , parce qu'ils étoient propres à chanter j il avoit amené d'Egypte, Pan, qui étoit fort respecté dans le pays. Ces traditions sont évidemment calquées sur la mytliologie des Grecs , et appartiennent aux Egyptiens du temps des Ptolémées. Plutarque dit avec bien plus de simplicité, qu'Osiris retira les Egyptiens de la vîe sauvage et misérable qu'ils avoient menée jusqu'alors, leur donna des lois et leur apprit à honorer les dieux ; ensuite, parcourant la terre, il adoucit les. mœurs des hommes, eut rarement besoin de la force des armes ^ les attira presque tous par les charmes de la parole et de la musique ; aussi les Grecs ont-ils cru que c?étoit le même que Bacchus ^^. Oà trouve encore le mélange des deux mythologies dans l'histoire de Typhon, qui coupa le corps d'Osiris en quatorze parties, suivant Plutarque, ou en vingt-six , suivant Diodore de Sicile, qu'il distribua à chacun de ses complice^, qui étoient les Titans : c'étoient aussi les Titans qui avoient mis Bacchus en pièces , et qui s'étoient nourris de sa chair ^^^. L'histoire des Titans est encore une fable grecque appliquée à l'ancienne théologie des Egyptien», puisque les Titans

^^ plut. , de Isid. et Oslr,

^' Flrmicus Maternus dit que les Cretois , pour apaiser la colère d'un tyran furieux ( dç Typbou ) , célèbrent lutiaoH de Bacchus , et représentent tous les trcHS ans tout'cequje,c.is i^une enfant a souffert. \

Içuriétoient ûicoonus. Homère est le premier qui en dit parla i i} ^a fait des cUeux du Tartâre dans le mr*ment que le Tartâre prête k Junon ; et Onomacrite qui, depuis, emprunta oette fable d'Homerç, Fap* pUqua au myth^ de Bacchu«^ dans son polme des orgies de ce dieu. («

Suivant Plutarque^ hfi prêtres d'Cfeiris oi>aer^ voient le^ mêmes cérémonies que celles usitées aux fête^ de Bacchu4 çhê^ les Grecs; ils se convroient de peau^ de ^ns^ portoient des thyrses dans leurs jamna^ pou^^oi^t. de grands cris , et faisoient 1^ yneme3 gestes qu^les Bacdhantes lorequ^eUes célé^ broient le3 orgies. Pluterque donne encore c^le preuve de l'identité d'Osiris et de Bacchus^ qne le lierre, consacré par les Grecs k Bacchuâ , est appelé jw* les Egyptiens ehenosiris., Diodore de Sicile ajoute que les Egyptiens attribuent à Osiris la découverte du Uerre,mais ta consécration du lierre a Osiris ou à Bacchus n'est pas dans l'anoieniie dac<trine de$ Egyptiens; car le Bacchus des mystères , le niéme qu'Osiris, n'étoit pas couronné de lierre, mais de myrte : cette consécration du iierre à Osiris, et ces cérémonies semblables à celles du Bacclius Thét^in, appartiennent aux Egyptiens modernes , après les Ptolémées ^^\ C'est par ces deniers que Diodore et Plutarque avoient été instruits. Or, à cette

W paosa». , lib. VIII , cap. 5.

^ Dans les myslçrçs d'Osiris à Rome , les thjrrscs et les brantches- de lierre ëtoient consaerëes spëciatement à Osiris. ( Apul. , Metam. , lib. XI , 243. ) .

époque , Vei £gy ptiems se v^titoient cVavoiv envoyé des txiloiûes par toute la terre; \eé préttfes e'gyptiens surtout tenoiënt à Vanité de faire coMidéter l'Egypte Comme la courte uniqtte dé tout ce ^u^il y avoit d'iitik et de recommandûble dans la Grèice: ils revendiquaient les scicnoes, les d!tU^ les lettres^ les grands hommes ménre, kë itislituiioiis> les k*cligions^ les divinités. Autei les autres nôKs^blâàcetsob^rvees par Diodore de Sicile ^*^ et Plutfifriqu^, efttre Oiiris et Baochus Thébaio^ tue paroifisènl at^dit* la ùïêtM origine. Suivant ces écrivains, Osiris, comme Bac* chus Tliébain , fit dfeins les Inde^ les exploits qu^on attribue à Bâcchûs; il y bâtit Nysa, pltota le liëctis aux eaviro&s de cette ville, à'j exerça à la chasdé dés éléphaiis^y fit dresser ces Ëmien^ôs cdlotities^ mo^ uametts de son passage dans ces lieâx: après avoir viâits les autres nations de l'Asie , il revint en Eu-^ râpe, tto Lyimrgue^ roi des Tfaraces, dont il dotiua le royaume à Mârôn^ qui civilisa ces peuplés, et qui bkit la ville de Marànée j il chargea l\iptolérhe d'aller ciiltiver le territoire de l'Attiquéé Apréd sa mort^ J«il et Mefcure lui firent des sàmfices , el instituÀrent des initiations et des cérémonies mysté^ rieuses -eii son honneur. Maron et Triptoléme étoient deux personnages grecs x soiVànt Homère , Maron étoit 61s d'Ëvanthée ^^ y et Ëvanthée étdit file de fiacdhiàs et d'Ariadnc. Suivant Euripide et Théo^

^ tlod. Sk., lib. !, J. 8. = ^Hom«f., Odyss], lib. IX, V. 196.

lo4 BACCHUS

phile ^*yi étqîtiui-méme fils deBacchus et d'Ariadne.

Osiris, comme Bacchas^ soutint avec Jupiter la guerre contre les géans ^^ : cette fable grecque du combat des géans a donc été transportée en Egypte où elle a reçu de nombreux changemens. Suivant une tradition des Egyptiens^ Apophis^ frère du soleil, qui ne peut être que Typhon, suivant Jablonski, ayant dédaré la guerre à Jupiter, ce dieu, secondé d'Osiris, vainquit son ennemi; en reconnoissance, Jupiter l'adopta pour son fils, et le nomma Dionysius.

Cependant, malgré les nombreuses innovations qui ont été intrpduites dans le culte d'Osiris par les Grecs, du temps* des Ptolémées, les points de ressemblance qui existoient avant* ces innovations entre Osifis et Bacçhus, sont peut-être plus nombreux encore. Indépendamment des caractères principaux que nous avons déterminés, Osiris, comme Bacchus Phanès, étoit sorti de Fœuf symbolique; on montroit en Egypte des cercueils d'Osiris comme on montroit ceux de Bacchus en Grèce. Les Egyptiens consacroient à Osiris , comme les Çrecs à Bacchus , le bois de figuier; c'étoit un symbole destiné à exprimer Firrigiition ou Tarrosement, et le mouvement générateur donné à tous les êtres: ils croyoient remarquer dans le. figuier quelque ressemblance avec le membre viril. Le bois de figuier, chex les Grecs,

^*^ Ettripid., Cycl. , v. loo.— Thëoph. , ad Auiolic,, lib. XI , p. 86. = ^ Diod. Sic. , lib. I.

OSIRIS. io5

servoit à former les phallus de Baccfaus et de Priape ; dans Horace, la statue de Priape est faite d'un tronc de figuier ^*\ Les Egyptiens portoient , dans les cérémonies d'Osiris, la feuille de figuier avec les autres symboles. ^^

Bacchùs, chez les Grecs ^ étoit adoré comme prix-» tecteur des arbres sous le nom de Dendrites; il étoit défendu aux adorateurs d'Osiris de détruire aucun arbre fruitier. Ils étoient Tun et l'autre regardes, comme les protecteurs des arbres et des plantes ^ parc^ qu'ils étoiént le principe de la substance humide.

L'invention de l'agriculture supposant l'inventioki de quelques arts^a du amener graduellement la découverte de tous ceûx'utiles à la vie^ c'est pourquoi Osiris et Isis, comme Bacchus et Gérés, chérirent et protégèrent les auteurs de ces découvertes. G'esLsousla protection d'Osiris et d'Isis qu'oi^ fit des armes danis la Thébaîde pour exterminer les betes féroces , des instrumens pour travailler la terre ,^t que la nation se pôliçant de plus en plus, on bâtit des villes, on régla le culte, et on érigea des temples dignes des dieux auxquels on les dédioit. Toutes ces traditions, rapportées par Diodore de Sicile^ montrent. la connexité de toutes les parties de la civilisation qui s'é«« tablirent immédiatement après les lois, et quitoutes durent leur origine à l'agriculture.

Osiris portoit la lance qui lui ^toit commune avec

^ Horat. , lib. 1 , Satjrr. VIII. = ^ Plut , de ïsid. et Osir.

Bacchtts ; les L»céclëHioiiieiii^a€btoietit Sacchus avec la lanœ et non avec le thyrse qiii> àa test6> n'ëtoil qu'une lance dont la poiirte ^oit cachée par le lierre.

Les Egyptiens câëbroient à Sais leurs fêtes mys^ térîeuses au bord d'un lac, comme les Athéniens câébrôient celles de Bacchus près du marais Linmae^ et les Argiens prés du lac Akyo^ë.

En un jnot 9 Osiris éu>it en Egypte la puissance , demioui^ique, considérée tKmime la cause elle pritlncipeMitif do toutes les productions et de toutes les générations , et Isis en étoit le principe p(assif ^'^ C'est ce qu'étoieot Gérés et Bacchus dans la Grèce^ é* les mystiques Egyptiens et Grecs coticenlrèretit tout dans Ces deux divinités.

Cependant en admettant les divinités étrangères ^

•* Frérel , Academ. Inscr, , T. XXÏÏI, p. 256. — Pkilarque âàWïe Cette signification aux nôm$ tfOsîris et d'îsis , en quoi il Mt coBfbntie aine écrits qui ptrt* tent le hiftn âHermès. Dans ceâ écrits OtirU est nommé Dominui omnium C^r^^rmatot^ Oth bematoretEffecton lù% est 9^fip$XéQ JRecepU^ukim^nmybrr^mm specierum, Frëret observe que ces expli^tions tout d*autaAt moins douteuses, qu'encore aujourd'hui, dans la langue copte, Osiri signifie à la lettre, Dominus fabricator^ et Isi, primum OU conamme reçeplacidum. Le nom grec d'Tsis ou de Cérès éloît Déo oa Dao , et il sîgnifioît proprement la\ terre : on le vote par le nom de Neptune , posûiâeôn , ^ui sSgnifioît simpleMefll le mari de la terre » ^elui qui Vemln^ase.

Apulée dit, en parlant d'Osirift : DtUs deuM magnçrum potier ^ et majorum summus , et maximorum regnator Osiris , etc. ( ApuL, Metam, , lib. XI ; p. i^S,

Le grand serment des Egypliàns se faiaoit par Osiris. ( SchoL Lycophr, )

osiais. fo7

les Grecs ne s'assujettirent pas à les conserver telles quelles isolent dans le pays de leur origine. Il y avoit des différences entre le culte de Gérés et de Baccfaus dans la Grèce, et celui d^Isis et. d'Osiris en Egypte. Chez les Grecs, Bacchus n'étoit pas le mari de Gérés; ilsn'avotent pas, comme en Egypte, pour fils Diane et Apollon. Les Egyptiens ne connoissoient pas la feUe des Grecs suivant laquelle Gérés avoit eu de Jujater, Prosetpine, -et encore moins celle de la séduction de Proserpine par Jupiter dont le résultat fut le Bacchus Mystique. Enfin les Egyptiens neconnoissoient ni Proserpine ni l'hisloire de son rapt. ïsis avoit parcouru l'Egypte pour rassembler les membres dispersés d'Osiris, tandis que, suivant les Grecs , Gérés avoit parcouru toute la terre pour ch^dher sa fiUe enlevée par Pluton; malgré ces dissemblances , ces divinités n'étoient pas moins identiques. ^

^^ Isis vero secundum linguam Grœcorum est Ceres, ( Herod. , Euterp,^ , et plus bas : MgypUa Ungua Isis est Ceres — ( Ibid. ) Apollodore a dit de même : Constitua autem statuant Cereri , quàm JEgjrptii Isidem vocarunt, ( Bibl, Ap,^ lib. IL ) Celacst confirmé par Flutarque ( Traité d'Isis et d'Osiris, )

CHAPITHE IV.

Identité d'Isis et de Cérès. — Zr culte dfJsis a eu trois phases. -T- Ces changemens ont été amenés par les prqgrès, de la cisfiUsation ;. i^ elle a été adorée comme la terre d^.Egjrpiè^ fue le Nil y en la cous^rc^nt, rend fertile ; . ^ comma principe passif qui embrassoit toutes les générations et la nature entièm ; c^est PIsis fm la Cérès des m/s-^ tères ; ^^postérieurement aux Ptolémées ,: Isis a eu le caractère de divimté universelle.

S I. Isis skéiQTée cohirae terre fertile.-^ Les étymologîés données au nom d'Isis 3e rupportent toutes à cette idée simple et

^ primitive. — Monumens de ce culte primitif chez les Egyptiens.

§ a. Isis est la même divinité que Gërès. L'une et l'autre étoîient la terre fertile. Elles avoient donné le bled et Torge aux mortels. Elles ëtoient les déesses de l'agriculture. Rites et attributs qui leur étoient communs. Les voyages et les autres fables d'Isis ont rapport au défrichement des terres et à rétablissement de la civilisation» il en est de même des fables de Cérès. — L'invention du labourage étoit due aux Egyptiens..

§ 5. Les Eleusiniennes et les Thesmophories , deuk fêtes les plus célèbres de Gérés. La première avoit pour objet l'invention de Tagriculture y la seconde l'établissement des lois , suite nécessaire de la culture des champs. Isis fut aussi législatrice.

$ 4* 1^^^ ) principe passif qui embrasse toutes les générations et

la nature entière. C'est Flsis ou la Cérès des mystères. — Ses dtfféren& noms.

3 5, Les Egyptiens attribuèrent cette force génératrice non-seulement à la terre 7 mais à plusieurs grands corps de la nature> et principalement à la lune. — Isis ëtoit la lune. — Noms qu'ils donnoient à la lune , comme déesse génératrice. — Ils dbtinguoient ses phases. — Ils adoroient la nouvelle lune sous le nom de 3ubastis» la pleine lune sous le nom de Buto. — Ils appliquoîent à la lune, leur système de génération , Tenfance^ la jeunesse et la vieillesse. — Ils adoroient Bubastis comme Tierge , et ils donnoient à Buto la force et la puissance géné-

• ratrices. — Buto étoit la nourrice d'Horîis. — Elle étoit la même divinité qu'Atbyr , Hécate ou Vénus Scotia. — Buto , emblème

. de la pleine lune , la même qu'Isis.

§ 6. Les Anciens donnèrent encore à Fétoile Sotbis la faculté génératrice. — Cette idée mystique tiroit son origine du lever béliaque de cette étoile , qui concouroit exactement avec les crues du Nil. Elle étoit Fannonce de l'inondation, c'est-àdire de la fertilité de l'Egypte , et on la regarde comme une

' des causes de cette fertilité. — ^Elle fut consacrée à 'Isis , ou plutôt Isis,, mère des générations, étoit l'ame de cette étoile.

j 7<. La lune , dans son déclin , parcourant lés signes inférieurs étoit une . divinité infernale ; c'étoit Isis vengeresse des crimes : on l'adoroit sous le nom de Tithrambo ; c'étoit la même divinité que Proserpine, Hécate ou Némésis chez les Grecs. — Caractère général de ces divinités.

§ 8 . Les EgypUens > postérieurement aux Ftolémées , donnèrent à Isis le caractère de divinilé universelle. — Surnommée Pélasgique. — Elle étoit la déesse de la navigation.— Culte rendu au vaisseau d'Isis. — Malgré la prééminence qu'obtint son culte , elle ne fut jamais adorée seule ; le système d'une divinité unique ne fut jamais introduit dans le culte des payens. Osiris et Horus n'ont jamais cessé d'en faire partie.

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ilO ClBiÈS

§ I. Isis adorée comme terre fertile. — Les étymtolagm dotmées au nom d'Isis se rapportent toutes à cette idée simple et pri-' mitiva. — Monumens de ce cuUe chez les Mgypti^MSm

LoFsqa'(»exaiaHieaJ¥«e attention le Ivaîlé d'bis tt d'CWwaparPltitarqiïe, on necoundt fedlemcnt qne le culte cFlsiara ea troisr phases^ et que ces changemens ont ëte amenés par les progrès de la civilisation. Isis fut d'abord, chez les Egyptiens ^ la partie de la terre, que le ÎNil ^ en la cou^rant^ vmrdoit fertile j Nephtys âoit la p«rtie de TEgypte qme le Nil ne couvroit pas et qni n'ëtoit pas {éfCtmdée par hà ^^^: aansi tes Egyptiens ne voyaient dœs Ms quel* fertilité delà terre et Tàbondance ; lés étymologies données par les auteurs anciens^ quelques différences qu'elles présentent, se rapportent toutes à cette idée simple et primitive* Sudvant Servius et Isidore ^^ y le xumL d'Isi», âai»s la langue dest Egyptiens^ signifioit la terre} suivant Jablonski^ le mot Isî signifie pro^ prement dans k langue Copte Abundantia permanans. ^*^

^*^ Le pays intermédiaire entre la Mer Rouge et les montagnes qur scwl à roçient èxt Nil , depuis ^ène jusque Memphis , ëtoie appeM Tf^erpêitys par les Egyptiens t c'ëtoit une terre aride et stë- Filè. ( Jàblonskr , Panth. JEgypt. Kb. V , cap, i , 5 i5.

^ SeiTius , adyemeid., Kb. VIIÏ, v. 69(5.— lisidor. , OWgm. , Kb. Vra , cap: i r.

^ ^bïonsii rapports plusreurs ëtymologies dfo nom d'ïsis

( Jablonskr, J^knrfA. Mgypt. , Eb. Ill, cap. r, p. îïy. ). Les uns

, croyoîent qu'il sîgnifioit en généràljèmme ; d'autres qu'il vou-

Les àuteiups même qui nf oui pa&FewMW*© à Yéty^ mologie du nom d'Isis oiat tous^ reconnu qufeUe étoit la terre fécoadjée* ^^^

Dans la table £siaque^ ou remarque ub luleunétre portatif 9 cg9e l'oo avoil coutuaie de porter dans le& fêtes duNiL A chaque côté de ce uilomètie on voit des %ures de femme : c'est Isis. repceseataiàt la tayra d'Egypte 3ur Tuae et l'autre rive du fieuve qu'il féconde par son inondation. Lî^pcemière figure Q.Q. représente de3 femmes avec, des mamelles; flasques ^ vuides e\ peudantesi Tautfe figure E.. E. le&repré- " sente avec des mamelles dares^ enflées ^ et tendues par la g;^ande quantité de lait qu'elles cpoûenaefit: la première figure représente la terre^ d'Egypte attendant la crue et avide de recevoir la» fertile- inon prégnaUon, Dans la seconde: figure Isis a reçuk; fécojidatio^ du Nil qui Ta fertilisée. ^^^

Iol plupart des peintures, qui nous vestient encore des anciens. Egyptiens > sont cQasaciiéeft» à ce aalte^ primitif. Les membres de l'Institut d'Egypter immis.

lolt (firO) terre j année y reine y etc. Jablônski se décide pour htc sîgQifioatioo d'une abondance qjii ae répand partout , parce cyA'l9Îséteit(l«tnkàre» le récipient d« Fabondaoce qur pénètre toutes les. parties de la terre ^.ce qui étoit une allusion, aux eaux du Nil qui portoient la féoandité dans TEgypte»

^^^ Mjrsteriorum perili Isim ierram , Osirim vero NUum essa €iffhrmant. — Hélibdor. , jE^hiop, , lib. IX, p. ^2^, — Diod. Sic.,, lib. I, p. n. — Origen« ^ ^z^i'. Celsum, lib, V, p. aSy. — Macrobe s'exprime de même qu'Héliodore : JVec in occulto est , nec Isin aliud esse quàm terrant ( Macrob., lib. I , cap. a i . ).

^ Ant, Grec, et Rom. , par le C. de Cajlus.

ont fait connoitre un tableau remarquable y que l'on voit sur le mur du nord d'uùe des salles latérales du petit temple situé au sud du palais de Thèbes. Ce tableau représente le retour périodique de Finondation du Nil; la figure couchée sur un lit de repos ^ de forme très élégante^ qui paroit entièrement recouvert de la dépouille d'un lion , représente Osiris ou le Nil prêt à sortir de sa longue léthargie. La dépouille du lion paroit avoir pour objet de placer l'époque de ce phénomène sous le signe du lion. L'oiseau chimérique dont le corps est celui d'un faucon d'Ethiopie^ et qui paroit accourir de tout son vpl avec le signe de la fécondité , indique la crue du fleuve. Sa tête qui est celle d'un jeune homme y est l'emblème de la nature renouvelée ou rajeunie au temps de l'inondation. Les figures à tète de serpent et à tête de grenouille^ appartiennent d'autant mieux au Nil que les serpents y figurés dans ce tableau, sont de ces couleuvres aquatiques que l'on trouve fréquenunent dans les puits creusés sur les bords du Nil ou dans les eaux stagnantes y après la retraite du fleuve, et que les grenouilles du Nil si célèbres, se ti;ouvent dans tous lès tableaux symboliques de ce fleuve. La terre d^Egypteest représentée par la figure d'Isis : l'hiéroglyphe de l'eau et les bouquets de lotos sont souvent répétés dans toutes les inscriptions de ce tableau. ^^^

^'^ Descnpt. dEgypU , Mémoires sur Thèbes , p. 247.

1815.' Il3

j ÎI. Isis est la même divinité que Cérès, — Itites et attributs gui leur étaient communs» — Les voyages et les autres fables {Tlsis ont rappoii au défrichement des terres et à rétablissement de la civilisation. Il en est de même dés fables de CéièSé^^Les Grecs éioient redevables de V agriculture aux Egyptiens»

Tous les écrivains ont intprprélé le nom de Cérès comme ils ont interprété le nom d'Isis ^^^ : aussi les auleurs Grecs ont-ils affirmé qu'Isis étôit la même divinité que les Grecs appeloient Cérès ou Démêler. ^>

La fameuse chanson des moissonneurs c\iet les Grecs, le Litliyersès .^^, commcnçoit ainsi : « Oh

^*^ Cererem Grœci Demetrem nominarunt quasi dicas matrem terram (Pliuruutus, de Nat. dùor. , cap. 28. )• Ceres Gnec's Demeter dicitur vide lice t a Gé, quod est terra , et meter quod ma* trem sonat. Est enim ipsa mater terra , id est , terra quœ omnia producity alit^ nutrit, ( J tymoL niagn, \ * Cemeter, ) CeUe Id^e est ainsi exprimée dans Locrèce ( lih» V, v. 796* ) : Linquitur ut merito maternum nomen adepta , Terra sit , e terra quoniam sunt cuncta cr^ ata.

^ Uerod. , 1. c. — Liod. Sic. 1. c. — Slepln Bjz. V. Eôuffe/aec — S. Clem. Alex., Slrom.y 11b. I , p. Zii. — Pseudo ( aliisth, , in Vita Alex, magni apud Fabricium. j vol. XIV , p. 1 ^8 , B. g

^^ Les mythologues disent que ce' le iLanson, liroil son nom de Litbjersès , fils naturel de Midas , et roi des Célènes en Phrygie. Julius Pollux ( lîb. "VI, cap. 7.) la met au lang des chansons étrangères , et il dit qu^elle é;oit parliculicre aux Phrygiens, qui avoient reçu de Lilhyersès, l'usage de ra^i.'cui- /ure. Le schoh'aste de Théocritc assure que de son temps les moissonneurs de Phrygie cbantoient encore les éloges de Li« thyersès comme d'un excelleût moissonneur (Schol. Théocr.» in Idya.X.).

TomeII. 8

1X4 CÉtÈS

» Cérès! qui multiplies les grains et les épis^ féy> conde cette moisson , et fais qu'elle soit des plus » abondantes. ^^^ n

On chantoit en l'honneur de Cérës et de Proserpine d'autres chansons que l*on appeloit Jules de Cérès et de Proserpine. Gerès elle-même s'appeloit quelquefois Julo, les gerbes d'orge se nommaient aussi Ules ou Jules. ^^

Isis donna aux Egyptiens^ comme Gérés bxlx Grecs^ l'usage du bled et de Forgé. Dans le temps de la moisson^ à la récolte des premiers bleds ^ les Egyptiens mettoient debout une gerbe autour de laquelle ils se plaçoient pour invoquer Isis. Ils portoient rfans les fêtes de cette déesse, des épis de bled en reconnoissance du grand bienfait dont ils lui étoient redevables; dans quelques autres parties de l'Egypte, gn portoit dans ces mêmes fêtes des vases remplis de bled et d'orge. Ils offroient des gerbes d*épis mûrs à Isis ^^^ j Isis, comme Gérés avoit pour insignes les épis et les pavots; ils sont souvent sur ses statues ^^\ On la voit avec le calathus ^^^ , et Tarbre ou

<*> Thëocr., lifyll. X, = <^ AthcD., lib. XIV, cap. 3. — Les hymnes; enrfaolineur.de la déesse, qui portoient le nom de Ule$ OVL Jules, s'appeloîent encore Dëniëtruttes et CaIHules. . ^'' Diod. Sic. , lib. I, $ i4> ^= ^^^ Spanheim , de Usu numis. disserl. V., T. I, p. 2a3.

^' On trouve , dans quelques roonumens anciens , le calathns •«v^e les plumes d'hirondelle sur la tète d'Isis. On a vu dans «ette composition^ Tembléme des productions de la terre et de rindnstrie de Tbomme, auquel la vue de l'adresse. de la

IBIS. ti5

It pomme de pin j elle portoit aussi le ttom de i*\u^ gifem. <«

L'histoire dei voyages d'ïsis n'étoit pas iseulemetot liée aux actions allégoriques d'Osiris et de Typhoà > mais elle avoit encore rapport au défrichement dés terk^es. Là fable de la décapitation dlsis étoit efXpli^ quée par les prêtres d'une manière énigmatique; ils en faisoieût un mystère impénétrable qui , découvei't aux seuls adeptes , leur rappeloit les désol*dt^s dti monde moral et particulièrementles calamités qitëles hommes avoient essuyées avant qiie de quiltw là Vié sauvage ^^\ Pour conserver la mémoire d'un bienfait aussi signalé, on portoit des (couronnes de branches de chénc dans les fêtes relatives à la moisson « Datis quelques monûmekis anciens on voit Geleus> rapportant chez lui dans un panier dii gland et des mûres de buisson > nourriture ordinaire des hommes avant rinventio» de l'agriculture ^^^ ; la fille de Geleuis et la reine Métanire qui les premières tTBconilurent Cérès, et qui reçurent des marques de sa bienveillaace, ont toutes deux des épis. Triptolème dans le char que lui a donné Gérés, quitte sa. famille , pour

confection du ni4 de Thirondelle a donné > dit-on ^ des idées de construction.

^^ S. August,, Civ. Dei, îib. VÎII, cap. 27. = ^ Plutar. , de Isidi et Osir. , 5 20. — Sainte-Croix , iffStèrës du pàgan.,'t. I', p. 6.

^ Ille domum glandes ^ excusaque mora rubetis pottaL ( Ovid. )

Prima Ceresferro mortales vertere terrant instituH,

I l6 CÉRÈS

aller j suivant Tordre de la déesse^ rëpandre ses bienfaits dans tout l'univers : on reconnoit à son air jeune et vigoureux le nourrisson de Gérés ; le bled qu'il lient est la marque de sa mission (//). Au-delà du cliar de Triptolérae, on voit deux femmes qui portent chacune un flambeau , attribut de Gérés ^^, Dans ces monuméns> on voit Eumolpe Yun des quatre personnages que Gérés se choisit elle-même pour la célébration de ses mystères, et qui fut le premier hiérophante j Bacchus s'appuie négligemment sur l'épaule de la déesse.

Les marbres d'Oxford marquent que trois ans après l'arrivée de Gérés à Athènes ^*^ , sous le régne d'Erechthée, Triptoléme sema du bled dans un canton du territoire d'Eleusis appelé Rharia ^^^ , que le champ Rharos fut le premier ensemencé de grain^ et que pour en conserver le souvenir, c'éloit avec de l'orge de ce champ que l'on faisoit les gâteaux qui étoient offerts sur Tau tel de Gérés,

Les écriyains les plus sensés et même les poètes, quoiqu'accoutumés à suivre la mylhologic, ont reconnu que l'invention du labourage éloit due aux Egyptiens (mw) j ce fait est encore prouvé par les monumens : on a des images antiques de Gérés où l'ornement de tête est la fleur du lotos qui est la marque caractéristique d'Isis ^*^; mais l'opinion qui flattoit l'amour-propre des Grecs, prévaloit

^^ Ceresfacibus accensîs et serpente circumdata, ^ Herod.> lib. II. = ^ Pausanias» jéUic. = <*> Arislot., ad Ificom., lib. VIII, cap. ii, p. iio.

toujours chez eux , et ils aimoîent à dire que Gérés ëtoit venue elle-même en leur pays enseigner le plus utile des arts a un de leurs compatriotes, que les uns appellent Epliiménide ^*^ surnommé Buzigès, et les autres Triplolème. Après rétablissement de Fagri-

. ^*' lA Crète et la Sicile se soDt dispute l*hoiineur d'avoir donne naissance h Cérès. Athènes s'est donné celui d'avoir le premier reçu des leçons d'agriculture et l'art de cultiver le bled; mais les Athéniens avouoient eux-mêmes que Cérès n'étoit venue dans l'Aitique que sous le règne de Cranaiis ou de Pandiony suivant ApolloJore> ou sous celui d'Erechthée, suivant les marbres d'Arundel , Diodore de Sicile ( lib. I. ) , Justin ( lib, II. ) , et suivant l'opinion la plus commune. Cécrops ëioit bien antérieur à ces princes : il vivoit du temps de Moïse , et depuis long-temps l'Egypte éloit civilisée et cultivoit le bled. N'j en eût-il d'autres preuves que l'histoire d'Abraham qui, pressé par la famine dans la terre de Channan , se réfugia en Egypte , et l'histoire de Joseph {Gènes. XII, 10. ) t personne ne peut avoir Tidée que les Européens aient connu l'agriculture avant l*Egypte , terre si naturellement fertile ; il est au contraire hors de doute que les Cretois , les Siciliens et lès Athéniens ont reçu ce bienfait des Ei^yptiens. C'est à leur imitation que les Grecs ont institué les fêtes de Cérès , l'Isis Egyptienne. Hérodote dit que les filles de Danaiis les enseignèrent . aux femmes des Pélasges; Eumolpe les apporta à Athènes : or, Danaiis, vint à Argos, loriqu'Erichthonius régnoit à Athènes, et c'est sous le règne d*Erechthée qu'Eumolpe vint dans l' Atlique. La Cérès Sicilienne est bien plus postérieure encore à Isis : Festns dit textuellement que le culte de Cérès a été apporté en Sicile. Quant k la Crète , ce fut à Gnosse que Cérès , suivant Diodore de Sicile , ou Minerve^ suivant d'autres écrivains^ établit l'agriculture; or, Tancienaeté 4e celte ville ne peut être comparée à celle de la cîvî« lîsation égyptienne.

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