‹ Recherches sur le culte de Bacchus: symbole de la force ..., Volume 3Chapitre 37 sur 39 · Tome III. 3i · texte numérisé non relu

Tome III. 3i

4Aa NOTES.

alors seulement ou est en dix>it de conclure de leur silence qut ce fait n'existoit pas ^ ou que cet usage est postéiieui: au temps dont ils parlent.

Les grands écii vains nous fournissent plusieurs exemples de la juste application de cette règle. Ce»t par un argument négatif que Thucydide et Strabon ont conclu avec raison du silence d'Homère, qu'au temps de la guerre de Troie, les Grecs n'avoient point de nom général qui désignât la nation grecque prise collectivement, et que celui d'Hellènes, employé depuis^ dans ce sens, n'avoit point encore cette acception ^^K Pline se sert d'un argument semblable pour pmuver que la sculpture étoit plus ancienne que la peinture; et de ce qu'Homère, qui parle souvent de statues, de bas-reliefs et de gravures , ne fait mention d'aucun tableau- ni d'aucune peinttti^ , il en conclut que l'art de représenter les objets sur un plan, et d'exprimer leur relief par la seule variété àes couleurs, étoit une chose inconnue dans les temps héroïques ^. €'fest ainsi que l'enipereur Julien, J. Pollux, et après lui Fréret, ont tiré dti silence d'Homère, qui a donné le détail de tant de jeux et de. tant de combats , et qui ne parle ni de cavaliers ni de cavalerie, la conséquence que l'équitalion étoit inconnue dans les temps héroïques ^^. Ces exemples pourroient être multipliés à l'infini; mais les'cxemples de l'abus de ces preuves seroienl plus nombi*eux encore. Les ouvrages d'Homère sont regardés avec raison comme la source des anciennes traditions, mais ils ne les contiennent pas toutes , et on a. étrangement abusé de son autorité pour nier l'existence d'une foule de choses dont il ne de voit pas s'occuper.

0) Thucyd. , lib. I. — Strab^, lib. VH. « «) Plin. , lib. XXXIII, cap. 5. =« ^ Pollux, I, i4i. — Jul. imper. , de Reh, gest. Constan, , lib. II. — Fréret , sur l'Origine et ^ancienneté de Vari de tJEquiuuion dans la Gréée,

PREMIÈRE SECTIOW. 4^1

Hermesianax, poète élégiaque du ai^de d'Alexandi» , est le plus ancien poète qui ait parlé de la descente d'Orpliée aux enfers , dans une élégie ri^portée par Athénée ^*^ , que Rhuukaiiu& a publiée avec des noies à la fin de sea.EpiAtolœ criticœ. •U donne à K^emme d'Orphée le nom d'Agnope^

{h) Pag. a8.

n seroît très difficile^ dit M; Ouyaroff ^ de léanir sc^s un seul aspect lea différentes destinations données par les orphir* ques aux mystères d'Eleusis. Le fonds de la doctrine de. ce& nouveaux platoniciens étoit un système de tlaèarg^e , dasis. le-r quel il ne faut pacj chercher la précision philosophique. Leur doctrine présente en. général une grande fluctuaiion d'idées. On ne trouve dans les pri^icipaux écrits de ces philosopher sur^ les anciens mystères , que ^^ opinions individuelles qui varient à l'infini , et qui peuvent recevoir une foule d'interprétationsk Ces nouveaux platoniciens réunireirt les. principes de> Fythagore , de Platon , df Arîstote et d'autres* philosophes grecs, àcieiix des orientaux , et en y }oignant leurs propres combi:-. maisons ^ ils firent un système obscur , bigarre., plein d'imà-. gination , qui tut la dernière forme du paganisme , et qui suc-, comba avec lui. La nature du sujet , Tobscurité des pensées •t du style , la mysticité répandue dans toutes, les opinions y leur diverçence , le défaut de crîtique , non^ seulement danft les ouvrages mêmes , mais dans leurs matériaux , rendent la lecture des écrits de ces philosophes extrémepient difficile. ^^

(i> Athen., lib.XUI, p. 697. -» ^*' Ouvaroff, Essai sur les Mfs^ tares.

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