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Alexandre^ arrivé dans la Garmanie> sacrifia aux dieux. Diodore de Sicile confirme le récit que nous venons de faire ^^' : Plutarque iTend aus^i compte de cette Bacchanale continuelle^ dans laquelle Akxan-» dre traversa en sept jours la Garmanie; il enchérit même sur le récit de Quinte<*>'Curoe et de Diodore de Sicile* ^*>
Quoiqu'il en soit de ces récits^ les Indiens ayant été soumis par Alexandre^ et la même domination s'étant soutenue pendant un certain espace de temps dans le nord de l'Inde ^ sous plusieurs rois de la Bactriane^ qui, à ce qu'on prétend, étendirent même leurs conquêtes plus loin qu'Alexandre, le merveilleux des fables grecques a pu acquérir du crédit chez les nations subjuguées, sans que le témoignage de cette nation puisse faire autorité, ûi prouver la vérité de ce que les Indiens racontent sur l'expédi-^ tion deBacclius. Ce quia surtout favorisé lacréa-^ tion de ces fables, c'est la célébrité des peuples de la Bactriane , qui remonte à une époque très reculée. Leur valeur a toujours été célèbre cfaeâs lés Grecs, elle a inspiré à leurs poètes l'idée de rehausser
Ja glaire de leur Dionysius patr la conquête de eés
^^' <i Dans la Carmanie ^ il fit repOier ses troupes ^ dît cet hîs^ torien, et donnant à' ce repos un air de fête publique ^ il fît une procession de sept jours , pendaiit lesquels il célébra les -fêtes et les mystères de Baccbus ; cette mafche étoit souvent interrompue par des repas ^ qui ne se passoient pas sans îi ceiice%^»(Iliod.Sic.'<lib«XVlI, fiù6.)
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peuples. Euripide est le premier qui ait associé le nom de Bacchus aux peuples de la Bactriane^ et qui Tait présenté sur la scène ^*^ ; Polyen fait plus particuliérement de la Bactriaue le théâtre des exploits de Bacchos» ^^^
Ce qu'il y a de certain^, c'est qu'on ne oonnoit aucun établissement étranger dans les Indes avant r^pédition d'Alexandre ^^^ , qu'il n'existe aucune espèce de raonumens indiens qui soient antérieurs à
^^ Earîpid.,ila<rcA«, v* i5.= *^ Polyen., Stratt, lîb. l, cap. i. ^' Ou lit dans Strabon (lib. XV, p. 6S* ) le passage sui^ioit : « Mëgasthène conseilloit de n'ajouter auoune foi aux anciennes traditions sur F Inde ; car excepté , dit-il , Texpëdltion d'Alexandre^ aucune armde ne pénétra jamais dans ce pays , aucune non plus n'en sortit : Sémiramis mourut ayant d'exécuter le projet qu'elle avoit formé sur Tlnde. Les Perses firent venir et prirent à leur solde les Hydraoes , peuple indien ; mais ils n'entrèrent jamais dans l'Inde , ils s'en approchèvent seulement à Tépoq^e ou Cjrus marcha contre les Massagètes* »
Ayant les conquêtes d'Alexandre , les Grecs avoieut à peine quelques légères notions sur l'existence des Indes : le voyage qu'y fit Seylax , par l'ordre de Darius ^ n'éclaira pas les Grecs ( Hérod. , libé IV , p. 44* )• Ceux de Pytkagore et de Bémocrite ont été. supposés. par leivs- disciples (Bayer, Sisi. regn, Bacir,); du temps de Pythagoce , des diffîoultés insurmontables s^oppo*soient à de semblables voyages : elles ne furent levées , seloir Polybe, qu'après le règne d'Alexandre (Polyb- , Hist, , lib. III, p. 555. )• Les écrivains de la Grèce connoîssoient si peu l'Inde, que. quelques -» uns ont avancé , même postérieurement à Aleiapâre , qu'on ignocoit dans ce pays l'usage des careetèras alphabétiques ( Strab» , lib» XV , p« 4^9* )• Le premier éteblis* sèment dans les Indes, dont on ait une certitude historique,
ce conquérant. Ceux que nous avons depuis celle époque ne peuvent donner aucune notion sur les opinions anciennes de ^ces peuples ; et les savans de la société de Calcutta y malgré leur^ immenses travaux , non-seulement n'ont pu découvrir jusqu'à présent un seul ouvrage historique écrit dans une des anciennes langues de l'Inde , mais ils n'ont pas même pu découvrir dans les ouvrages samskrits le moindre document historique ancien. Les Indous ont, comme la plupart des peuples de l'Orient , des prétentions à une antiquité incalculahle ; ils ont deux espèces de traditions , car en remontant leur liistoire, comme celle de tous les peuples de la terre, on rencontre une époque au-dessus de laquelle les traditions cessent d'être historiques. Dans l'histoire de certains peuples, dans celle des Grecs, par exemple, ces fictions ne sont liées entr'elles par aucune chronologie, mais elles ont cette espèce de liaison chez les Chaldéens, les Egyptiens, les Chinois et les peuples de l'Inde i de plus elles forment une sorte de système : c'est l'exposition allégorique des idées de leurs pl^iilosophes sur la naissance de l'univers et sur les révolutions des mondes, qu'ils prétendoient avoir précédé celui-ci. L'énorme durée qu'ils donnoient à ces temps fabuleux, semble presque toujours avoir été réglée sur quelque période
après les conquêtes d'Alexandre , est la fondation > sur la côte de Malabar d'une colonie juive, dont on fixe l'émigration à l'an 7a de J.-G. 9 après la destruction du second temple de Jérusalem par Titus.
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â^Mnotniqu^ tnaltipliée par elle-même ^. En des^ cxmAaïit de tette première époque , les traditions deviennent historique^ ^ et ce sont les seules qui laeritent de fixef Tattention de la saine critique; mais leà Indôus ne sont pas eticûre parvenus à éta-* 1^ les baseiS tf une chronologie positive , et les plui sârvans ii^ianistes n'oïrt pu déterminer à qudle époqôè le* Indous ont été civilisési , ni comment s^est opéré te grand œuvre, deux problèmes qui ne seront probablement jamais résolus. L'ignorance des ïn^ diens n'est pas une préson^ion en faveur de Pânti-* quité de leur civilisation , et Ton ne sdUroît s'ém*' pécher de reconnôître que d'auttès peuples de FOrient^ les Egyptiens , par exethple, ont iUr les Indiens ravàôtàge^'ttiïe prodigieuse antériorité dans k civilisation et dattsf tous les arts qui y tiennent. Les mozmmens de llndostan sont tous pc^stérieurs à Fère vul^îre ; ils pâ]:oissefit appartenit* aux huitièmie> neuvième et dixième siècle* dé cette été, époque à laquelle plusieurs souverains de c^tte cou- , Irée eurent de la puissance et des richesses jusqu'à l'invasion 4es Musulmans en i l6o, et puréwt e%é^
^^ GcEs périodes asironomiques ou cabalistiques étoiept formées par Faddition ou la multiplication de certains nombres , aux^ quels on attribuoit des propriétés assez semblables k celles des pjibagoriciens et des nouveaux platoniciens. Dans Tannée 84 de J,^C on abandonna les périodes imaginaires pour y substituer cette d« dix-neaf ans et cdle de soixante-seke atts , la ^éme que celle de Callippus cbez les Grecs. (Fréret, Chron., T, XIII ,