‹ Recherches sur le Discours aux Grecs de TatienChapitre 15 sur 90 · RECHERCHES T · texte numérisé non relu

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nous verronsqu'il fautle faire en d'autrescas,etil estclairqueTatien a voulu éviter l'hiatus àvOpw'jrc^u b\j.o'.or.yL()z\jz. Mais inversement les exemples où la règle est négligée sont trop nombreux pour qu'on n'en tienne pas compte et pour que le texte doive être corrigé, comme voudrait le faire Schwartz, pour ce seul motif; or, c'est plus rarement qu'il ne le pense qu'un autre motif de suspicion s'y ajoute véritablement. Voici quelques cas : p. 5 de Schwartz, ligne 5 : TGJT2V c'.à rq:; T.oir,7Zb)q ajTOu '(z[j.vf. Wilamowitz a proposé de supprimer yjj'zj ; mais le pronom (on sait d'ailleurs combien l'emploi abusif des cas obliques de ajTc; est caractéristique de la langue des Septante et de celle du Nouveau Testament), est ici utile pour le sens ; il est confirmé par les mots /.al tyj; cjva;x£(i); aÙTOj qui suivent immédiatement ; enfin lire avec Schwartz, qui a bien senti que l'athétèse était injustifiée, <^0ôèv^ i(7;j.£v, c'est trop visiblement remplacer une expression très simple par une autre moins naturelle. Page 8, ligne 18, c'. ca{;j.ovcç ajTol ;x£Tà toj -rjYCJijivcj aj-oJv A'.bç... ne prête pas davantage au soupçon et la suppression de ajTwv rendrait r^yo'j]JÀvo'j obscur. Ib., ligne 26, il est peu probable qu'on doive intervertir les mots 6£pa7:£j£'. c 'AttsAawv, comme le voudrait Schwartz; le rythme est donné parle y.wXov précédent : 'iJ^iyoq âcilv Yj 'ApTcîX'.ç. P. 20, ligne 5, y.av [r/j AfiCTTYjç aÙToç r\, àW o\JMq... 7.T) est suivi d'ordinaire chez Tatien d'un verbe à un temps personnel ; wv que propose Schwartz, ne serait pas impossible, mais est arbitraire. J'ai relevé un assez grand nombre d'autres exemples, sur certains desquels on pourrait discuter ; je n'en cite que quelques-uns qui me paraissent concluants. Ils suffisent à rendre prudent; ils induisent à penser ou bien que Tatien, tout en se préoccupant d'éviter l'hiatus, ne s'en était jamais fait une règle stricte, ou bien que, pendant sa période chrétienne, un peu dédaigneux de ces observances subtiles, il ne les appliquait plus guère qu'inconsciemment, en vertu de l'habitude prise, sans se donner la peine en se relisant de corriger les négligences qu'il avait commises dans le premier jet de son inspiration.

Mais il nous révèle son affinité avec les sophistes par l'emploi de procédés plus curieux, que n'a pas étudiés Schwartz^ Tout

I. Cf. Norden, Antike Kunstprosn, p. i34 et sqq. ; ^nvVasianime. — Daniel ÇTatian der Apologet, p. 19, cité et approuvé par Kalkmann, Bheinisches Muséum., XLII, p. 5i6), a déjà comparé le Discours aux [xeXhcc'. des sophistes, et prononcé, même, comme je le ferai tout à l'heure, le nom d'Hégésias.

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