I, 20, etc
6. Ainsi Kalkmann, dans son article (hi Rlieiiiisches Muséum, 5i6.
7. Tatien, fin (hi ch. xxviii. -aiôcpaaTi'a... ->ovo;jL'aç j-o 'Ptuaaîojv f,^''ioTa'., rraio'ov àvsAa; coi-ip [--(o-^ çopSàoojv Tjvaycips'.v ajTOÎ; -ciptoasvcov. Justin, Ap., I, 27. ôv Toôr.rrj Àc'vovTa'. 01 -aXaiol àyiXa; |iotov fj aiycûv '-q -pooiituv tseçc'.v r[ '.-:z'ov ço:6âo'jjv, etc.. Dion, liuboique, i33 : -.--o^opowv /.a', ôvosopoojv -oÀJ xâ/iov v.oC'. à/.asOoTîpov Ëpyov £pYa^o>i.3voj; Je ne sache pas que le rapprochement avec le texte de Dion ait été encore t'ait. Seulement la |»hrase est plus intelligible et mieux en rapport avec la réalité chez Dion.
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I/,i p()l(Mni(jiie contre les religions païennes, ainsi que la polémique contre les philosophes, est éparse dans tout le discours ; mais elle est aussi comme concentrée dans certains morceaux à effet : ainsi les chapitres viii, ix, x, certaines parties des chapitres XIX et XX et presque tout le chapitre xxi. Tatien ne pouvait la négliger, car elle était un élément essentiel de toute Apologie ; de plus, et surtout, elle fournissait la matière la plus ample, la plus variée aux sarcasmes qu'il aimait tant. Ce qui frappe toutefois, c'est qu'elle ne tient point dans le Discoins lu place qu'elle occupe par exemple dans Y Apologie d'Aristide. H semble que Tatien, et déjà Justin, esprits vigoureux et originaux, l'aient un peu dédaignée, comme trop banale. Tatien ne l'a introduite qu'indirectement, comme appendice à sa théorie des démons, comme illustration h deux développements dont l'un, le premier (ch. viii-ix), a pour thème fondamental l'astrologie; l'autre (ch. xix-xxi), la médecine magique. En outre, il a donné à ses attaques contre le polythéisme une forme qui paraît être très personnelle. Pour toutes ces raisons, il serait assez vain et sans intérêt de se demander à quelles sources il a puisé des histoires qui d'ailleurs traînaient un peu partout. Quelques détails, mais assez rares, paraissent provenir de Justin^; nous n'aurions aucun scrupule à l'admettre, étant donnée la date que nous avons acceptée pour VOratio, mais encore les emprunts sont-ils, il faut l'avouer, peu caractéristiques.
D'autre part, il est intéressant de noter que Tatien, combattant en somme la mythologie, qui se survit, moins en vue d'une argumentation sérieuse qu'en vue d'effets oratoires faciles, fait porter au contraire l'essentiel de son effort contre des doctrines qui lui paraissent sans doute plus actuelles, auxquelles il attribue plus de prise sur les esprits : l'astrologie et la magie. Bien que toutes deux aient .été répandues dans tout l'Empire romain, comme elles sont surtout orientales d'origine, et ont toujours gardé un certain air oriental, peut-être faut-il tenir compte, pour expliquer l'importance qu'il y-attache, du fait que Tatien lui-même était né en Orient. Parmi lesadversaires les plus décidés de l'astrologie, Eusèbe nous a cité un autre oriental, Bardesane, contemporain de Tatien^.
1. A.insi la phrase sur l'Apothéose des Empereurs : Tatien, x, Justin, Aj)., I, XVI ; et celle sur le culte de Jupiter Latiaris : Tatien, xxix, Justin, Ap., H, xii, 5. L'idée seule est d'ailleurs la même ; l'expression dans le i*^'' cas, l'expression et certains détails dans le 2*^ difïèrent.
2. Prép. Es'., A I, g. Le dialogue -io\ £t[jLap{jLc'v,; dont il cite deux morceaux, n'est
M TATIKN m: IMSCOIUS AUX GRECS
^. Lu polôrnique contre rastroloîj^ie. — L'astrolof^ie, — dont Tatien attribue rinvention aux Caricns\ suivant en cela, comme nous l'avons vu, quelque auteur d'E-jp/^ixaTa — est en réalité pour lui l'œuvre des démons, et, peut-on dire, leur a3uvre principale; car c'est aussitôt après avoir raconté leur chute, qu'il nous les montre soumettant par ce moyen les hommes à leur joug. Il paraît être assez familier avec les théories astrologiques, et il souligne lui-même l'emploi de certains termes techniques'^. Mais il s'en tient cependant aux généralités et ne pénètre pas dans les arcanes de la doctrine. Certains des faits qu'il avance ne paraissent même pas rigoureusement conformes aux dogmes généralement reçus ; ainsi quand il fait de Kpôvoç (fin du chapitre ix), celui qui donne la souveraineté \ Quant à sa discussion, elle est fort confuse parce qu'il y a mêlé cette réfutation du polythéisme, dont nous venons de parler. Si l'on écarte ces éléments parasites, le seul argument dont il se serve est celui dont les chrétiens se sont le plus généralement servis : l'astrologie est un fatalisme, qui supprime la liberté et la responsabilité (tyjv eqj.apijivv^v. .. \ix> àoiy.:v, commencement du chapitre viii ; à-coXcCSV r^\)Â^ xb aùie^ouatov, fin du chapitre xi). On peut voir dans le dernier chapitre du livre de M. Bouché-Leclercq que l'astrologie, au temps des Antonins, était arrivée, malgré son absurdité foncière, à constituer un système assez cohérent en apparence pour mériter une réfutation moins sommaire.
Au temps de Tatien, Favorinus nous est connu, parmi les païens, comme le principal adversaire des doctrines astrologiques*. Œnomaus de Gadara, dans sa polémique contre les oracles, a été aussi amené à les attaquer^. Tous deux ont invoqué égale-
d'ailleurs pas sans doute de Bardesanc lui-même, mais seulement de son école. Cf. Harnack, Altchristliche /Àteraturgesckichie, I, p. i85.
1. Sur cette cpiestion de l'invention de l'astrologie, cf. Bouché-Leclercq, V Astrologie grecque, ch. xvi, notamment p. 677.