Cf. le début de VIon de Platon
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tion vraisemblable de AVilamoAvitz, au lieu de Calliniaque, qui devrait être cité avant Aristophane), Eratosthène, Aristarque , ou de l'école péripatéticienne Mégaclide et Chaméléon\Cratès\ Cette liste présente quelques difficultés qu'on peut lever par des corrections : par exemple, la mention de Kallistrate', préférable sans doute à celle de CallimaQue, texte des manuscrits ; ou tel chitlVe altéré par les copistes'; d'autres peuvent provenir de confusions dont latien est responsable, ainsi la mention de ce Denvs d'Olynthe qui est ditîicile à identifier*.
Pour fixer la date de Moïse, Tatien n'est pas sans éprouver quelque embarras, s'étant interdit de recourir au témoignage de la Bible. Il fait donc appel à celui des trois peuples avec qui les Juifs ont été le plus directement eu relations : Chaldéens, Phéniciens et Egyptiens. Pour les premiers ses autorités sont Bérose% et accessoirement Juba : mais on ne voit pas trop à quoi ils lui servent ; car il n en tire que la date de Xabuchodonosor ch. xxxvi ). Ce qu il avance d'après les Phéniciens est encore bien approximatif, mais déjà cependant plus en rapport avec son sujet, puisqu'il détermine d'après leurs chroniques l'époque d'Hiram et de Salomon et qu il la place à peu de distance de celle de la guerre de Troie. Mais les historiens auxquels il se réfère ch. xxxvii) nous sont entièrement inconnus, sauf Môchos, et Ménandre de Pergame, qui est sans doute Ménandre d Ephèse^'; nul autre que lui ne nous parle de Théodote et d Ilvpsicrate, et leur traducteur grec, L;etos (ou selon les manuscrits Ch.Ttos), n'est pas moins mystérieux. C'est évidemment sur le témoignage des Egvptiens que son argumentation se fonde, et les autres ne sont guère là que pour faire nombre : Ptolémée de Mendès et Apion sont ses deux véritables autorités, et c'est grâce à eux seulement qu'il peut établir le synchronisme : Moïse-Amosis-Inachos, qui est la base de toute sa chronologie ch. xxxvin \
1. Sur leurs recherches homérique?, cf. Sûsemihl. GeschicJiie der alcxandrinischen JAteratur, II, 829.