‹ Recherches sur le Discours aux Grecs de TatienChapitre 50 sur 90 · I. Ilarnack. /. c, p · texte numérisé non relu

I. Ilarnack. /. c, p

3. Dans Eusèbe, H. E., IV, 29, i. 'Ioj7r-voj -j./.zot.-'t^z -yffO'/toz, iç' 070v |jl?v Gyv^v i/.îîvfo. ojoÏ/ £^ï:>r,v£ toioùtov, aEta oï t7;v i/.£''voj u.asTj;îav à~07Tà: t^; £/./.Ar,7'!a;... lo-.ov /xzx/.-f^zx o'.oa^/.aAS.'oj Tjv£7TT[7aT0.

3. H. E., V, i3, 8. M£;jLaOT,-:£jaOa' £-"1 'Pwar^ç TaTiavco Ô'jloÀovsï.

RECHERCHES g5

cela est évident, puisque Rhodon entreprit de le réfuter, et puisque, au témoignage du même Rhodon, Tatien : « promettait d'y montrer les obscurités et les mystères des livres saints », zb

TaT'.avcO. Par contre, nous n'avons aucune certitude que cet ouvrage ait été composé à Rome. Rhodon ne le dit pas ; Rhodon a été l'élève de Tatien à Rome ; mais Eusèbe nous apprend qu'il était originaire d'Asie. Où a-t-il composé les divers écrits (deux au moins) que mentionne Eusèbe? Harnack incline à penser que c'est à Rome\( à cause de l'intérêt qu'il continue ii montrer pour Apelle et Tatien, qui tous deux ont exercé leur action à Rome, non en Asie-Mineure. » Mais la raison n'est point convaincante ; il est également possible que l'asiate Rhodon, après s'être formé à Rome, soit retourné dans sa patrie, et qu'il n'ait connu que là le livre des Problèmes, composé en Orient par Tatien, hérétique déclaré.

La rupture de Tatien avec l'Eglise ne peut avoir été une demirupture, comme on l'a dit assez souvent'; ce fut une rupture formelle; Harnack a très bien vu^ que les termes dont se sert Irénée : à-^j-àg rq; ky,y.\'Q(jiic, ne souflrent pas d'autre interprétation, et le fait que le Discours a continué d'être cité et admiré par les catholiques ne saurait rien prouver là-contre. Mais à quelle date faut-il la placer ? Harnack a insisté avec raison* sur la concordance probable de la date donnée par Eusèbe et de celle que doit nous fournir la correction d'une erreur d'Epiphane. Eusèbe (plus exactement saint Jérôme, dans la chronique), date l'hérésie de Tatien de la 12^ année de Marc Aurèle : Talianushœreticus agnoscitur^ a qao Encratîtœ. l^piphane (1, 3, /|6) indique la 12^ année à'Antonin le Pieux : to oà aj-cD o'.oxG/SkeXo'f 'Tupcs^rr^j^To àr: àpyf^q \j.h èv t"^ Més/j twv Tï^Tatxojv Tïspl to iS' ï'coq Avtwv'vo'j toD 'E'j::=5c'jç Ka{c;apo; kizvAXrfivnoq. La mention d'Antonin est certainement fausse, mais en présence du témoignage de la chronique,

1. P. 288 et p. Si^. — Je ne crois pas qu'il j ait aucun parti à tirer de l'identification qu'a voulu faire liilgcnfeld (cf. ihi(J.) de Kaliisiion, à qui llliodon avait dédie son traité contre Marcion, et du pape Kalliste. — D'autre part, je n'ose [)as faire grand fond sur le fait que Tatien ne mentionne pas les Pt ohlènics dans son Discours, quoique ce silence soit à noter, puisqu'il y renvoie à deux autres de ses ouvrages.

2. Duchesne, Origines chrétiennes, p. 210. — BatilTbl, Litt, grecque chr., p. 90.

Page 1