farc Aiirèle, p. i
2. Va. no que j'ai dit plus haut à propos du Glitophon. Hippolyte {Adv. omnes hxr , lo, i8) a dit de Tatien: y.jvixtoTs'paj (îîoj 7.t/Mxxi.
lOa TATIEIS — l.E DISCOURS AU\ GUIXS
On a dit parfois que Taticn était venu trop tôt ; que son ascétisme aurait été racilement accepté au iv'" siècle, après Tinstitution chi luonachisme, et qu'il fût alors resté bon catholique. Cela n'est qu'à moitié exact ; car la rupture de Tatien avec l'Eglise ne fut pas motivée seulement par la rigueur de sa morale, mais par des divergences doctrinales : Irénée (/. c.) l'attribue non pas seulement il la condamnation qu'il portait contre le mariage, mais en première ligne à ce qu'il avait imaginé une mythologie d'éons semblables à ceux de "Valentin, et aussi à l'opinion qui paraît surtout lui avoir été personnelle qu'Adam ne pouvait être sauvé. Le Discouis nous fait très bien comprendre par quelles voies Tatien est arrivé et devait presque fatalement arriver au schisme ; car il nous révèle en toute sa violence son caractère fougueux et passionné, impatient de l'autorité et de la règle, ennemi de toute mesure ; et il nous laisse entrevoir assez clairement les tendances principales de son esprit, très attaché à certaines idées qui pouvaient conduire à l'hérésie. Mais le Discours, pour tant qu'il soit suspect en bien des pages, est, si on le replace bien en son temps, plutôt sur la limite extrême entre l'hérésie et l'orthodoxie qu'il n'est ouvertement hérétique. On comprend donc que l'auteur du Petit Lahijrinthe, que Clément d'Alexandrie, qu'Origène l'aient admiré et loué, si bien qu'aujourd'hui môme des catholiques très autorisés, sans nier les erreurs que professera plus tard l'auteur sur certains points particuliers, se refusent à le considérer comme un sectaire^ Mais c'est contredire le témoignage formel d'irénée : on peut se demander si le Discours au:r Grecs est antérieur au schisme de Tatien, ou en est contemporain ; on ne peut nier que dans la dernière partie de sa vie Tatien n'ait été schismatique : à-csTaç
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« Cet écrit, dur et incorrect de style, parfois vif et piquant, passe à bon droit pour un des monuments les plus originaux de l'apologétique chrétienne au m" siècle. » C'est en ces termes que Renan ^" a parlé du Z>/56"o///vs-. L'œuvre, en effet, avec son curieux