Cf. Actes des Apôtres
3. Cf. Terlullien, ApoL, XLVIII. — l^éjà divers textes de Tertullien, Ads>. Prax., III, V, VIF, IX, peuvent être utilement rapproches du chapitre précédent, sur le Logos.
TRADUCTIOTS FRA>ÇAISE ET INOTES (viI-VIlll II7
qui est \c lot de la divinilé et possède rimmorlalilé. Mais avant de fabriquer Thomme, le Log'os crée les anges: et ces deux ordres de créatures ont été faits libres, ne possédant pas naturellement le bien qui n'est essentiel qu'à Dieu ^ et qui chez les hommes est réalisé par leur lil)re volonté ; afin que le méchant soit justement châtié, puisqu'il est devenu coupable par sa faute, et que le juste qui a usé de son libre arbitre pour ne pas transgresser la volonté divine soit loué justement en récompense de ses bonnes actions. Telle est la nature des anges et des hommes ; quant au Logos, comme il avait en lui-même la puissance de prévoir ce qui doit arriver -, non par l'effet de la fatalité, mais par le choix des libres volontés, il prédisait les aboutissements des choses futures, et il apparaissait par les défenses qu'il prescrivait comme celui qui défend le mal et qui loue ceux qui savent rester bons. Et quand les hommes"^ eurent suivi celui qui, en sa qualité de premierné, avait plus d'intelligence que les autres, et eurent fait un Dieu de celui qui s'était révolté contre la loi de Dieu, alors la puissance du Logos exclut de son commerce l'initiateur de cette folle défection et ceux qui l'avaient suivi. Et celui-là donc qui avait été fait à limage de Dieu, l'esprit le plus puissant s'étant retiré de lui, est devenu mortel; le premier-né est devenu démon, et ceux qui l'ont imité, lui et ses prodiges, ont formé l'armée des démons, et, puisqu'ils avaient agi d'après leur libre arbitre, ils ont été abandonnés à leur sottise.
Vin. — Les hommes sont devenus la matière de leur défection. Ils leur ont enseigné un diagramme des constellations, pareil aux tables dont se servent les joueurs de dés*, et ont introduit la fatalité, maîtresse souverainement injuste. Car c'est par elle que juges et accusés
1. Le sens de cette phrase n'est pas douteux. Le texte offre une lacune, qu'il est malaisé de suppléer exactement: TàyaOoO" çcjatv [xrj e/ov, 0... ~Xr;v [jlovov ~apà xoi Ocoj. Schwartz pense à Tc'XcIOv [Jiâv l'aasv b-ÔLoyov O'joa|j.o0 ; ce qui est excellent pour le sens et a cet avantage que Xc'Xciov s'oppose parfaitement à È/.TcXsiouijlsvov (que j'ai rendu par : réalise). Kukula propose 0 <i\}.hi o'jv. iaT'.v ov^... comme rendant mieux compte paléographique ment de la lacune ; — soit, mais on croira difficilement que Tatien ait écrit oj/. Ècrttv ov, et les exemples, prétendus analogues, que cite Kukula (p. 28) ne le prouvent pas.
2. Ici encore je n'ose proposer un supplément certain pour la lacune après x6 TTOoyvwaxr/.o'v. Wilamowilz, y.x-x -àv. Kukula ([). 28) : -p6; 16. Je me demande cependant si au lieu d'une lacune, nous ne serions pas en présence d'une glose, et s il ne faudrait pas écrire, en supprimant to -poyvwarr/.ov : 7^ oi Àoyoi» ojvajj,'.;, ï/o-j'yx Tzap'âa-jTf; -à fjLsÀÀov y.-oZy.iviri .
3. Schwartz ajoute à o\ àvOpw-o'., àyyîXot ; on peut être tenté de le faire, à cause du -/.aï qui précède, dans les manuscrits, tov È-aviaTstaîvov, et qui est difficilement explicable.
4. L'image du jeu de dés, ev ttj xuoEia tojv àvOpoj-o)v, est déjà dans YEpilre aux Ephésiens, 4» i4. mais en un autre seus.
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