‹ Recherches sur le Discours aux Grecs de TatienChapitre 60 sur 90 · I.i: DISC.Ol us Al \ (.UKC.S · texte numérisé non relu

I.i: DISC.Ol us Al \ (.UKC.S

sont devenus ce qu'ils sont ; meurtriers et victimes, riches et pauvres sont les produits de la même fatalité. Et toute naissance olTrit, comme en un théâtre, un divertissement aux démons, dont on peut dire ce qu'a dit Homère: u Vn rire inextinj^uibie s'éleva parmi les Dieux bienheureuv'. » N"est-il pas vrai que les démons eux-mêmes, avec Zeus, leur chef, sont tombés sous le joug; de la fatalité, dominés qu'ils sont par les mêmes passions que les hommes- ? Car ceux qui viennent contempler les combats sini^uliers et y prennent parti chacun à leur façon, celui qui contracte mariaj;e, qui séduit de jeunes «j^arçoiis, qui commet l'adultère, qui rit et se fâche, qui fuit et qu'on peut blesser, comment ne pas le croire mortel? Et, en révélant ainsi aux hommes leur nature, ils ont excité à leur ressembler ceux qui ont entendu raconter leurs actes. D'ailleurs, comment est-il possible d'honorer des Divinités qui prennent sous leur patronage les doctrines les plus contraires? Rhéa, que les montagnards phrygiens appellent Gybèle, a prescrit la mutilation des parties viriles, à cause d'Attis, son amoureux ; et Aphrodite se plaît aux unions du mariage, Artémis est magicienne, Apollon est médecin. Après la décapitation de la Gorgone aimée de Poséidon, d'où naquirent le cheval Pégase et Chrysaor, Athéna et Asclépios se partagèrent les gouttes de son sang ; et par elles, l'un guérissait, l'autre au contraire, par l'eifet de la même sanie, devint homicide, la belliqueuse ^. C'est, je pense, pour ne pas dilfamer cette déesse, que les Athéniens ont attribué à la Terre le fils né de son union avec Héphaestos, afin que l'on ne crût pas que comme Atalante vaincue parMéléagre, Athéna avait cédé, toute virile qu'elle fût, à Héphaestos. Sans doute, le boiteux, le fabricant d'agrafes et de bijoux en forme de spirales*, réussit à tromper l'enfant sans mère, l'orpheline, en lui offrant des cadeaux. Poséidon navigue. Ares s'amuse à guerroyer, Apollon est cithariste, Dionysos est tyran à Thèbes, Kronos est tyrannicide. Zeus s'unit à sa fille, et sa fille est grosse de lui. J'en prends à témoins Eleusis et le dragon mystique et Orphée nous disant : u Fermez les portes aux profanes''. » Aïdoneus enlève Koré, et ses actes deviennent: « les mystères » ; Déméter pleure sa fille, et les initiés sont les dupes des Athéniens. Dans le sanctuaire du fils de Léto, il y a ce qu'on appelle

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