Orpliicti, éd. Abel, p. i
TRADUCTION FRAlNCATSi: KT NOTES (vill-ix) IIQ
rOmphalos, et cet omphalos est le tombeau de Dionysos. Il faut que je te célèbre à ton tour, ô Daphné ; en triomphant de Fincontinence d'Apollon, tu as montré la vanité de sa divination, puisqu'il n'a pas su se servir de son art pour prévoir ce qui te concernait. Qu'il me dise aussi, le Dieu qui lance au loin ses traits, comment Zéphyre tua Hyacinthe. Zéphyre vainquit Apollon ; tandis que le poète tragique dit : L'air est le véhicule préféré des Dieux *», Apollon, vaincu par un faible souille, perdit son bien-aimé.
IX. — Tels sont ces démons qui ont établi le doj^me de la fatalité ! Le moyen dont ils se servirent pour cela, ce fut l'invention du Zodiaque ■-. Les bêtes en effet qui rampent sur la terre, et celles qui na<;ent dans les eaux et les quadrupèdes habitant sur les monlag-nes ^, tous les animaux avec lesquels ils vivaient depuis qu'ils avaient été bannis du ciel où ils étaient auparavant, ils les ont jugés dignes des honneurs célestes, pour qu'on crût qu'eux-mêmes habitaient le ciel, et afin de rendre raisonnable, par cet établissement des constellations, la vie privée de raison de ce bas-monde; de sorte que l'homme prompt à la colère comme l'homme patient, le continent comme l'incontinent, le pauvre comme le riche dépendent également de ceux qui ont fixé les lois de toute naissance*. Le dessin du Zodiaque est en effet l'œuvre des dieux. L'astre qui domine à un moment donné éclipse les autres,