‹ Recherches sur le Discours aux Grecs de TatienChapitre 64 sur 90 · Au génitif A'.o · texte numérisé non relu

Au génitif A'.o

6. Il manque sans doute dans le texte un mot, comme a', -poawvj'/i'a'. (les noms), que propose Schnartz.

7. Entendez: A ceux qui naissent sous ce signe. Cf. Recherches, p. [x'\.

8. Il semble bien que pour exprimer ce sens (qui semble nécessaire à cause de xaî 0'. Oî'j:' dans ce qui suit, qui fait antithèse à àvOpoj-o:;) Tatien aurait dû écrire :

TRADUCTIOIV FRAINÇAISE ET NOTES (\) l 'M

nu'lanior[)Iîosos ; mais, d'après vous, ce sont les dieux eux-mêmes qui se métamorphosent aussi. Hhéa devient arbre, Zeus serpent, à cause de Pherséphassa, les sœurs de Phaéthon, peupliers, et Latone un vil oiseau^ ; de là le nom d'Ortyg'ie, donné à lîle qui s'appelle maintenant Délos. Ainsi dites-moi, un Dieu devient cygne, prend la forme d'un ai^le, et faisant de Ganymèdeson échanson, étale ses amours infâmes^. Qu'ai-je à faire d'adorer des dieux qui reçoivent des présents et s'irritent si on ne leur en fait pas? Qu'ils gardent leur fatalité; je ne veux pas adorer les planètes. Qu'est-ce que la boucle de cheveux de Bérénice? Où étaient les astres qui la composent, avant la mort de cette reine^ ? Comment, après sa mort, Antinous, sous la forme d'un beau jeune homme, a-t-il été placé dans la Iahic ? Qui donc l'y a fait monter? à moins que pour lui, comme pour les souverains*, il ne se soit trouvé quelqu'un qui, se parjurant à prix d'argent et se riant des dieux, ait prétendu l'avoir vu monter au ciel, ait été cru sur parole, et, ayant ainsi divinisé son semblable, ait reçu honneurs et récompenses. Pourquoi me dérobez-vous mon Dieu ? Pourquoi déshonorez-vous sa création? Vous immolez le bélier et vous l'adorez ; le taureau est dans le ciel, et vous égorgez son image. L'Agenouillé'' foule aux pieds un animal méchant; et l'aigle quia dévoré Prométhée, fabricateur des hommes, reçoit vos honneurs. Le cygne est admirable, puisqu'il fut adultère; ils sont admirables aussi, les Dioscures, qui vivent un jour chacun, et qui ont ravi les filles de Leucippe ! Hélène vaut encore mieux, qui abandonna le blond Ménélas pour suivre Paris, le riche porteur de mitre ! Celui qui a placé cette courtisane dans les Champs-P^lysées était juste et sage*'! Mais non, la fille de Tyndare^ n'est pas plus que les autres

M£Ta[j.opiytoji(; àv0poj-cov u.s'rjOoXoYrjTai (àvOpojxroi; codd.y, car le datif àvGpoSTZOr; ne pourrait guère s'expliquer régulièrement que comme comjolément de 'j.e[jiuOo- Ào'yrjTav (a été inventée par les hommes). Wilamowitz a voulu rétablir àvOowTTfov dans le texte; mais il n'est pas sûr que Tatien n'ait pas commis une incorrection, et que àvOpoj::o'.; ne signifie pas : pour les hommes, en ce qui concerne les hommes.

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