Une caille, ootu^; d'où Ortygie
2. Que l'on lise Tr]v ^a'-OEpaarfav avec le Marcianus, ou t^ r.'y.'/Jtoy.n-'.'x avec le Mulinensis et le Pcirlsinus, le sens reste le même. Tatien emploie le datif ou l'accusatif avec ac'j-vjvoaa'.. Cf. SchAvarlz, index, suh verbo.
3. Il y a ici une erreur de Tatien, car c'est du vivant de Bérénice que Conon (et Callimacpie à sa suite) imaginèrent de placer parmi les astres la boucle de cheveux consacrée par la reine, au moment où son époux partait pour une guerre.
4. 11 y a sans doute, ici, un second souvenir de Justin (^Apologie, I, 21 : o;j.vuvTa xivà TCooàycTc stopa/Jvai Iv. -f,:. r.'jrja.! àvcoy 6'j.zyoy elc tov oùoavôv tÔv v.cx.zoï.y.ot.iyzoi Kai'iapa.
5. La figure du Zodiaque que les Grecs appellent 'Eyyovaai (lléraklès foulant aux pieds le dragon).
6. Je n'accepte pas plus que Schwartz la lecture Sw'^pojv, nom propre (acceptée par Harnack).
7. De qui veut parler Tatien? Est-ce encore d'Hélène, comme l'admet (après
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tlevenui^ immorlelle, et c'est avec raison quliluripide nous a représenté Oresle la meltant à mort.
\I. — Comment donc admettrais-je que la fatalité préside aux naissances, quand je vois que tels en sont les ministres? Je ne veux pas réjj^ner, je ne veux pas être riche, je dédaigne les honneurs militaires, je hais la débauche, je n"ai cure de naviguer pour assouvir ma cupidité, je ne concours pas pour recevoir des couronnes, j ai renoncé à la folle j:^loire, je méprise la mort, je suis au-dessus de toutes les maladies, le chagrin ne dévore pas mon âme'. Si je suis esclave, je supporte la servitude; si je suis libre, je ne tire pas fierté de ma naissance. Je vois que le soleil est le même pour tous, et que la même mort menace chacun, qu'il jouisse ou soit misérable. Le riche sème, et le pauvre a sa part de la même moisson; les plus riches meurent ; les mendiants voient leur vie circonscrite dans les mêmes limites. Les riches ont plus de besoins, et par leur désir d'obtenir du crédit ils s'appauvrissent, au sein de leur gloire-, tandis que l'homme très modéré, qui conforme ses
d'autres et dubitativement) Harnack? Le deuxième membre de phrase favorise celte explication, car il fait penser de préférence à VOres/e d'Euripide, où Orestc et Pylade machinent le meurtre d'Hélène (l'alkision de Tatien est d'ailleurs métllocreraent exacte, en ce cas, car le meurtre ne s'accomplit pas dans le drame). — S'agit-il plutôt de Clytemnestre.** Cette seconde interprétation aurait l'avantage: 1° de donner un sons encore plus exact à f; TjvBapi; (que rien n'empêche d'ailleurs d'appliquer aussi à Hélène); 2*^ les particules àÀÀ' ojoé en tète de la phrase peuvent fort bien s'expliquer comme amenant la mention d'un nouveau personnage; 3^ Euripide a mis en scène dans V Electre le meurtre de Clvtemnestre. ^lais il est assez difficile de croire que s'il pensait à la femme d'Agamemnon. Tatien eût songé d^V Electre d'Euripide seule, plutôt qu'aux Clioéphores d'Eschyle et à V Electre de Sophocle; tandis qu'Euripide est le seul à nous montrer Oreste préparant le meurtre d'Hélène; c'est celte raison qui rend plus probable la première explication.
1. Harnack. a déjà très bien noté que la pensée chrétienne de Tatien garde ici le contact le plus étroit avec le stoïcisme. — D'autre part, souvenir de saint Paul, Ef). ad. Cor., I, 7, 21, dans les mots: Si je suis esclave, etc.
2. Le texte est certainement altéré; le voici: -Àsiovrov y pf^'Coji'.y 01 -Àoutoùv-ts;
iz'.i'j.v/'-j; îj'xasî'^TcSOv -£p'.vivîTa'.. Harnack reconnaît que sa traduction ne le satisfait pas lui mcinc (und durcîi ihr Anschen genicssen sic Elire), et elle ne répond en elTet : i" ni au sens de la construction avec O'.x et [j.i~-x; si on isole en effet les mots xaî 0:' àç'.o-'.îTia; asTa -f^ç oo;t,; vivovrai, en essayant de leur donner nn sens, ce qui est difficile, on pourra construire 01' à;'.o~'.7T'.aç yivovTai, comme on dit o-.à ^dooj Elva:, mais non v-vovTa'. asTa -f]; oo'çr,; en faisant de 01' â^io-ta-ia; un complément circonstanciel; or c'est à cette dernière construction que répond la traduction d'Harnack(Ansehen = à;'.o-.'jT'a ; oo^a — Ehre); nous pouvons donc traduire 01' x;:o-:'j- T'.a; YivovTa'., ils ont du crédit, mais alors asTa tf,; oo;r,; est superflu, et l'article ajouté à oo;r,ç surprend ; 2° ni au sens général de la phrase prise en son ensemble, où la gljire ne peut intjrvenir que pour motiver l'avidité des riches. — Ponschab,
TRADUCTÏOJN FHAINÇAISi: F:T IVOTKS (xf-XIl) 123
désirs à son élal, se tire plus lacilement dairaire. Pourquoi donc, esclave de la fatalité te consumer en veilles par amour de Tarifent? Pourquoi, toujours sous le coup de la fatalité, sans cesse mourir de désir? Meurs plutôt au monde ^ en renonçant à sa folie, et vis pour Dieu, en renonçant à ton ancienne nature, par la connaissance que tu auras de lui. Nous ne sommes pas nés pour mourir, nous mourons par notre faute. C'est notre libre arbitre qui nous a perdus; nous étions libres, nous sommes devenus esclaves : c'est pour notre péché que nous avons été vendus^. Xul mal n'est l'œuvre de Dieu ; c'est nous qui avons produit le mal moral, et nous qui l'avons produit, nous pouvons y renoncer.
XII. — Nous savons qu'il y a deux espèces différentes d'esprits^, dont l'une s'appelle âme, et l'autre est supérieure à l'âme, est limage et la ressemblance de Dieu; l'un et l'autre se trouvaient chez les premiers hommes, de façon qu'ils fussent en partie matériels, en partie supérieurs à la matière. Voici ce qu'il en est. On peut voir que toute la constitution du monde et la création dans son ensemble sont nées de la matière, et que la matière elle-même a été produite par Dieu, de telle sorte que, avant d'avoir été disting^uée en ses éléments, elle était sans qualité* et sans forme, et qu'après cette division elle fut ordonnée
suivi par Kukula (p. i8 et 21) écrit y'.vo|jl£voi; ce qui vaut mieux en ce sens que le membre de phrase où la gloire est mentionnée devient bien ainsi circonstanciel, comme il le faut, au lieu d'être principal; mais outre que l'objection n" i supra subsiste, la seconde partie de la phrase totale reste boiteuse ; car il est peu croyable que Tatien ait écrit: "s'vr,; ol -/ai 6 uôToiWTaTO; pour 6 ~iyr^^ xaî ;j.STp'.f»iTaTO;, ou bien ô {jLcTpifoTaTo; r3vr.;o)v. La faute estdonc certainement dans les mots r.éyr^ç oï, comme l'ont bien vu Wilamowitz et Scbwartz; mais leur conjecture ...01 t^AojtoOvtc; [j.£x'àÇ'.o-'.'j-ia;, /.al ôià x^; oo'çt]; yîvovxai ;:£'v7)Tc; me paraît violente en ce qui concerne l'échange des prépositions et le déplacement de xai. J'ai pensé pour ma part à la leçon suivante à laquelle ma traduction répond : /.ai 0:' àq'.o-'.iTÎxç, aôrà -rj: 5o^r,; yîvovcoL'- "cve jTcOO t, 0 (ÔÈ) [jLc-piwxaTo; (ou /.ai 0 ;j..). Gf.Pseudo-Xénophon, liép. Alh., i3 i'va ajTo; t£ ï'/r^ /.ai 01 Tzko'jrsioi 7:£viaT£poi yîyvojvxai. — L'ancienne conjecture /.àv — yîv'ovxai [)Ourrait paraître à j)cu près satisfaisante, à première vue, bien qu'elle aille en réalité contre le sens, si elle ne laissait, comme celle de Rukula-Ponschab, la seconde proposition incorrecte. Quant aux mots à^iorruxia, à^io-iaxo;, â^io-i'cjxo^ç, que Kukula a longuement commentés, le sens : hypocrisie, dont est tout proche au chapitre 11 l'advorbe dans la phrasp sur Aristippc (cf. la note 5, p. 109) ne leur est pas essentiel, et n'est qu'une nuance que le contexte peut leur donner ; de plus Kukula, suivant à tort en ce point llarnack, accouple yivovxai a£xà ~r^t 5o;r,ç, qu'il traduit c« Ehren gekonunen siud, ce qui est impossible.