La préparation aux jeux
5. Schwartz n'a pas eu sans doute d'autre raison que l'hiatus pour marquer une
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tateurs sièj:^ent pour applaudir, les adversaires* combattent sans motif, et nul ne descend leur prêter aide. Kt ce ne sont là que les moindres maux ; qui n'hésiterait à dire les pires? Des ^ens, qui font profession de paresse se vendent eux. mêmes pour être éc^or^és — conséquence de leur ilébauche. C'.elui qui a faim se vend, et le riche achète les meurtriers. Avez-vous raison de faire ces choses? Vos magistrats réunissent l'armée des assassins, annonçant publiquement qu'ils vont entretenir des brii;ands; et ils font paraître ces brigands en public, et tous vous coure/- au spectacle, vous y devenez les juj^es aussi bien de la méchanceté de l'ai^^onothète que des gladiateurs eux-mêmes. Celui qui n'a pas pu assister au meurtre s'afllif^^e de n'avoir pas été condamné à devenir le spectateur de ces scélératesses. Vous sacrifiez des animaux pour en man<:^er la viande, et vous achetez des hommes pour olTrir à votre âme la vue d'hommes qui s'éf^orgent entre eux^; vous la nourrissez, contre toute piété, du sanp^ versé. Le brigand du moins tue pour voler, tandis que le riche achète des gladiateurs pour tuer.
XXIW — A quoi me sert l'acteur furieux du drame d'Euripide, quand il vient mannoncer le parricide d'Alcméon ? 11 n'a plus son apparence ordinaire, il ouvre grandement la bouche, il brandit en tous sens son glaive, il crie, il brûle, il porte un vêtement sauvage. Laissons-là les fables d'Hégésias et Ménandre le versificateur^ Qu'ai-je à
lacune entre àv^payaOîa et jopccoç. Il n'y a donc pas de motif suffisant (cf. p. 17) de l'admettre, et, comme xal tov aàX).ov -\r/.zT,'j arsGavoj|jL£vov se rattache sans difficulté à 3toov, la correction 3Tcïîavoj|Xc'v(ov (Kukula, p. 3o) n'est pas nécessaire. (Kukula n'a pas vu que ce qui a fait naître le soupçon de Schwartz, ce doit être l'hiatus.)
1. On est surpris, dans le texte reçu, de voir designer les gladiateurs par le mot -j/.Tcjovt::, qui désigne proprement les pugilistes, et on est surpris également que Talien parle deux fois, à peu près dans les mêmes termes, des spectateurs (oi [xap- TjpojvTs; /.aOî^ovTa'. ; puis plus bas : l-\ ttjv Oiav tjv.tî). Je crois donc que la phrase que j'ai rendue par les spectateurs, etc. (/.al tojto'.; o\ aapT'jpoOvTc;) se rapporte aux pugiHstcs du commencement du chapitre, et je l'ai rétablie à la place qui me semble être la sienne. Elle a pu être déplacée par l'erreur d'un copiste ou d'un réviseur qui aura conclu à tort du mot u.oyoij.a/oO>î'. (aovouayoij'j'. xs ol TZjy.TSuovxc;) qu'il s agit déjà des gladiateurs.
2. Manuscrits ^jvîcTc ; Wilamowltz, tjv.ti ; Ponschab, p. i-j, jjvi'rc-s.