Europe
3. L'héroïne de la tragédie d'Euripide : Ms/.avi'rrnr, f, ao-^r|.
l\. Cf. Kalkmann, p. 5i5. Aucun écrivain classique ne mentionne \me statue élevée à Phalaris ; mais cf. une allusion dans une des fausses épîlres de Phalaris (la 137*^, à la fin).
.5. Je supprime y.xi avec Schwartz.
6. Le texte j)eut se défendre en lisant ryî\'j(}y.: avec le Marcidiuis et la if"^' main du Parisi/iiis, et en entendant zoir^txa non de la mère des 3o enfants, mais fie sa statue. Je n'ose garantir qu'il ne soit pas altéré ; cf. toutefois à -oir^'xx y.-:f^'j.a, infrà, en parlant de Ganymède. Pline, //. N, A III, 3, nomme la femme aux 3o enfants; elle s'appelait Eutychis ; sa statue était au théâtre de Pompée ; Pline n'en nomme pas l'auteur.
TRADUCTIOIN FIIAINÇAISE ET INOTES (xwiv) l53
pour la même raison, a été ju^^ée dif,^ne^ à ce qu'on dit, d'un culte mystique ^ Ares fut l'amant adultère d'Aphrodite, et Andron vous a représenté leur fille Ilarmonia. Sophron, qui vous a laissé des écrits si frivoles et si badins"^, doit plutôt la gloire dont il jouit à sa statue qui subsiste encore; et le menteur Esope non seulement est devenu immortel par ses fables, mais encore l'art d'Aristodème l'a rendu célèbre^. Gomment donc ne rou<^issez-vous pas d'avoir tant de poétesses qui ne sont bonnes à rien, tant de courtisanes, tant d'hommes de mauvaises mœurs, et de calomnier la dignité de nos femmes? A quoi me sert de savoir qu'Evanthé a accouché en se promenant*, de bâiller aux chefsd'œuvre de Gallistrate, et de contempler la Néére de Galliadès-', qui était une courtisane? Laïs faisait métier de son corps; son amant ^ en fît l'eiïîgie, en commémoration de sa débauche. Pourquoi ne rougissezvous pas de la luxure d'Héphestion, quel que soit l'art avec lequel Philon l'a représenté? Pourquoi, grâce à Léocharès, honorez-vous l'androgyne Ganymède comme si vous possédiez en sa statue un bien précieux? Et que dire de la femme au bracelet, œuvre de Praxitèle'? Il faudrait répudier tout ce qui est pareil, chercher ce qui est vraiment
1. Noter le rigorisme de Taticn, qui n'a rien à reprocher à Eutychis qne son extraordinaire fécondité. Il y a là sans doute le germe de cette défiance contre la chair, de cette condamnation du mariage qu'il prêcha après sa rupture avec l'Eglise. (Cf. Irénce dans Eusèbe, H. E., IV, 29, i.) — Dans la 2^ partie de la phrase: r.oXÀfjç yàv àxpaaca; aTZcVcY/.atjLc'vr) xà ây.poOl'^'.oi. fiOcXuxtcaOa'. /aXôv r;v, Tf] xatà 'P(i)[j.aiou; iu\ Trapsixa^ojjLc'vrj, on peut conserver les deux datifs à7:cVcY/a[j.£vr] , r.(xpciY.a.L,oixévri (Schwartz : â7:cV£y/a|xevr,v 7:apci/a^0|j.£'vr]v), en les faisant dépendre de xaÀôv r^v et en expliquant jJôsXtjTTcaOa'. au sens d'un passif.
2. Ses Mimes. — Ici encore peut-être peut-on garder di\ecYsM\\x\d.(^Altersh€weis, p. 9), le texte des manuscrits à la fin de la phrase : t] [J.c/pl vuv è'axiv.
3. Kat Tov 'IcUOoXo'yov Al'TroTîov àc''[5.vr,aTov où ijlovov xà [xuOoXoyrJaaxa, -/.a- f^ /.axa xôv 'Ap'.ax6o7][j.ov 01 TTAaax'.XT] TCcpia;:ouoaaxov à-c'os-.Çev. Je ne crois guère possible de changer -cpiaTcouôaaxov en -cp'.'j7:oùoaaxo; avec Schwartz ; car on comprend mieux l'accusatif répondant à âcî[j.vr,axov que le nominatif, épilhète redondante à TrXaaxt/crl. Mais la phrase est embarrassée : 1° parce que où [xo'vov est mal placé ; 2° parce que v.ctX oï est employé au lieu de àXXà /.a(.
tx. Cf. Kalkmann, p. 494; il compare un fragment de Posidonius, qui avait parlé d'une femme ligure qui accoucha en travaillant aux champs (MûUer, Frg., Hist. Gr.,m, 275, 53.)
5. Le texte est gâté, les mss. donnent "pô; xà KaXÀiâoo'j ; je lis, avec Kukula, XT] KaXX'.âoo'j sans être sûr que ce soit la vraie leçon. Kalliadcs est-il le Kalliadès de Pline, XXXIV, 85? Cf. Kalkmann, p. 5ii.
6. Toùpvo; codd. Je crois la conjecture de Wilamowitz -o'pvo? excellente.
7. Le Ganymède de Léocharès est encore une des statues de ce catalogue qui sont connues par ailleurs. Cf. Kalkmann, /. c. — Je n'ai, pas plus que Schwartz, osé changer le texte des manuscrits qui offre un sens : ^{/£Àioj[j.£vov. Mais on peut être tenté de lire avec Gesner, Otto, Kalkmann, '7;:iXoj[j.cVOv. Cf. Kalkmann, p. 492, qui renvoie à Lucien, Amours, § i5.
l5/i TATIKIN LE DISCOURS AUX GRECS
bien et ne pas avoir en horreur noire discipline qiiand on revendique pour soi les imaginations infâmes de Philœnis ou d'Eléphantis*.
XXXV. — Je n*ai pas appris d'un autre les choses que je viens de vous exposer, mais j'ai parcouru beaucoup de pays, j'ai enseij^né vos doctuines, je me suis mis au courant de beaucoup d'arts et d'inventions, j'ai séjourné en dernier lieu dans la ville des Romains, et j'y ai vu les diverses statues qui ont été transportées de chez vous chez eux. Car je ne m'applique pas, ainsi que le font la plupart, à fortifier mes opinions par celles d'autrui, mais c'est tout ce dont j'ai acquis la connaissance par moi-même que je veux rédiger par écrit. Aussi, j'ai dit adieu à la map^niloquence des Romains et au froid langage des Athéniens, ainsi qu'à vos doctrines incohérentes-, et j'ai fait choix de notre philosophie barbare. Que cette philosophie soit plus ancienne que vos traditions, j'avais commencé à le montrer dans cet écrit, mais je me suis interrompu, pressé par le cours de mon argumentation ; maintenant que le moment est venu-^, je m'appliquerai à parler de ses doctrines. Ne dédaignez pas en elîet notre science, et ne vous occupez pas à prononcer contre nous une réfutation pleine de bavardage et de mauvaises plaisanteries, disant: Tatien, par delà tous les Grecs, par delà la foule innombrable des philosophes, prêche les dogmes nouveaux des Barbares. Qu'y a-t-il de mal à ce que des hommes dont l'ignorance s'est révélée soient maintenant réfutés par un homme qui est leur semblable*? Qu'y