‹ Recherches sur le Discours aux Grecs de TatienChapitre 88 sur 90 · Solon, frg · texte numérisé non relu

Solon, frg

2. Kukula, p. fiO, a bien défendu le texte des manuscrits auquel rien n'est à changer. — Depuis ce chapitre, toute la fin du discours a été citée par Eusche. Prép. Evang., X, II, 6-35 (cf. la note au chapitre xxxi), et plusieurs morceaux, [«ar Clément d'A-lexandrie (i'-'' livre des Stromales).

3. Après r], il y a dans le texte une lacune; c'est le 2^^ mcm])re de la comparaison qui manque ; je sup[)lée à peu près comme Sclnvartz. — Je ne crois pas que Kukuia, p. i3, ait réussi â réfuter Schwartz et à établir l'intégrité du texte. (Lui-même est d'ailleurs obligé d'introduire un relatif 0; devant 'Avt'.o/(o ; mais la faute est auparavant, après r[.')

l5G TATIEIN LK DISCOURS AUX GRECS

du temple. Ménandre de Peri^ame a raconté les mêmes événements. Or le temps de Ciiiramos est voisin déjà de celui de la guerre de Troie et Salomon, contemporain de Ghiramos, est de beaucoup postérieur à Tage de Moïse.

XXW'III. — Les Kiivptiens ont aussi des chroniques exactes, et le narrateur de leur histoire ' est Ptolémée, non le roi, mais un prêtre de Mendès. C'est lui qui a exposé les actions des Rois; il dit que c'est sous Amasis, roi d'Kjjcyple, que les Juifs sont sortis d'Es^ypte pour aller dans les contrées où ils allèrent-, sous la conduite de Moïse. Voici comment il s'exprime : u Amasis vécut au temps du roi Inachos. » Après lui, Apion, le ^grammairien, homme très renommé, dans le 4*^ livre de ses Ec/ypli'aqiies (il y en a 5 en tout), dit, entre autres choses, qu' u Amasis détruisit Avaria^ à l'époque de l'Argien Inachos, comme l'a écrit dans sa Chronique Ptolémée de Mendès. » Le temps d'Inachos à la prise de Troie remplit 20 générations. Voici comment on peut le démontrer :

XXXIX. — Les rois des Argiens ont été: Inachos, Phoronée, Apis, Argeios, Kriasos, Phorbas, Triopas, Krotôpos, Sthénélaos, Danaos, Lyncée, Abas, Prœtos, Acrisios, Persée, Sthénélaos, Eurysthée, Atrée, Thyeste, Ag-amemnon*, en la iS*" année duquel liion fut prise. Il faut que le lecteur intelligent comprenne bien exactement que, d'après la tradition des Grecs, il n'y avait pas encore chez eux d'histoire qu'on pût conserver. Gadmos, qui leur enseigna l'écriture, arriva en Béotie plusieurs générations après. Après Inachos, du temps de Phoronée^, la vie sauvage et nomade finit par disparaître, et les hommes se civilisèrent. G'est pourquoi, si Moïse a vécu, comme nous Lavons montré, du temps d'Inachos, il est antérieur deZjoo ans à la guerre de Troie. On peut montrer qu'il en est ainsi par la succession des rois attiques (et macédoniens, et ptolémaïques,et antiochiens^j. Ainsi il est évident que,

1. rpaatJLâTojv, Eusèbe, Schwartz ; -savaaTrov. M. P. V, Kukula ; on peut conserver la leçon des manuscrits.

2. Eusèbe et Schwartz, f|0£Xov. Je conserve avec Kukula la leçon des manuscrits de Tatien r,ÀOov.

3. Les leçons des manuscrits (Ajapiav M. V., Ajapiav P.) confirment Aùapîav, donné par Clément (^Sfroni., I, 21, p. 378) contre Ajaoïv, leçon d'Eusèbe.

4. Schwartz a suivi la liste d'Eusèbe d\irgeios à À>o^o/>>os ; les manuscrits de Tatien donnent : Kriasos, Triopas, Argeios, Phorbas, Krotôpos. — Plus bas, c'est aussi Eusèbe qui donne Ahas, Proitos ; les mss. de Tatien : Proitos, Abas. Le second Sthénélaos est omis par le Parisinus de Tatien et les mss. N. D. d'Eusèbe.

Page 1