‹ Recherches sur le Domesday; ou, Liber censualis d'Angleterre, ainsi que sur le Liber de Winton et le Boldonbook, contenant Io. une description de ces registres, pour servir d'introduction; 2o. trois tables accompagnées de notes historiques et généalogiques sur les familles françaises et anglaises inscrites dans ces registres; 3o. un glossaire; 4o. une statistique de l'Angleterre;Chapitre 7 sur 11 · I. beruita. Alatorp. de. i. car\ t'ne. etc · texte numérisé non relu

I. beruita. Alatorp. de. i. car\ t'ne. etc

Fagenham. hab\ vii.quar". in long*. 7. dim' in lat\ 7 xii. d'. ingelt.

<c In hundredo de Galgow. In Fachen- Y> bam tenuit Heroldus , tempore Régis » Edwardi, duas canicatasterr». Seroper » [eratUibi) quinqae villani, et viginti D bordarii , et quatuor servi. Semper in » dominio .ij. carucatae et {inter) bomi- » nés quatuor carueatae. Silva ad duode- )» cim porcos, quinque acné prati, très » niolendinae, dimidia salina, semper très » runcini et viginti porci , et GG. ovcs.

» Huic manerio pertinet una berwiia (2) i> Alatorp, de una carucata terrae, etc.

y> Fagenbam habet septem quarteria (3) r> in longitudine ètdimidium in latitudine ; » et ( reddil Régi ) duodecim denarios in » geit (4).

Quelque courte que soit cette citation , elle nous fait non-seulement connaître la difficulté de lire le Domesday , ainsi que l'élasticité qu'on peut donner aux abréviations ; mais elle nous démontre encore l'impos-

[\)Dofnetday, Norfolk, p. 1 11. Voyez^aussi le fac-iimUe de la première page de ce registre , placé en tète de ce volume.

(2) Suivant le Glossaire de Kelbam , le mot Benoita exprime une réunion à un manoir.

(3) Il faut sous-entendre ndlUaria.

(i) Gell signifie argent.

sibilité de se fier à rinscription des noms de lieu, pour rétablir rancienne topographie de l'Angleterre , lorsqu'on y trouve , dans un aussi court espace » le nom de Fachenham inscrit deux fois d'une manière bien différente. On peut même ajouter qu'il est presque impossible maintenant de reconnaître une grande partie des localités inscrites dans le registre ; parce qu'elles y sont souvent désignées soit par le nom d'un bameau » d'un manoir » soit même par une petite portion de terre tout-à-fait inconnus aujourd'hui.

Malgré la gravité apparente des erreurs ou des omissions faites par les clercs chargés de la rédaction de ce livre domanial , on reconnsdtra cependant qu'eUes sont bien légères» si l'on veut se reporter au siècle et aux cireonstances fâcheuses pendant lesquels ce travail fut entrepris. Ces erreurs ne mériteraient même pas d'être relevées» si on les comparait à celles qui se rencontrent dans des ouvrages à peu près semblables, tels que le cadastre du Piémont (1) et celui de la France , qui , exécutés sept à huit siècles après le Damesday^ devraient être exempts de pareilles fautes.

GHAPrriUB V.

P tgdi i p tio a da DdaaeidAyi

Cette vaste recherehe forme deux volumes; le premier est grand in-^ et l'autre in-^"". Le volume in-f* est composé 4e 382 feuillets ou doubles pages et à deux colonnes. D est écrit sur vélin » en petits caractères ,

(i) J. J. Roossesa a traTaillé pendaoc quelque tempe sa cadasire du Piémoat La carte du terrain compris entre la Scrhria et laBormida , qu'on prétoad avoir été levée et dessinée par lui, est d'une grande précision géométrique.

mais d'une calligraphie fort nette. On doit cependant en excepter les feuillets 332 et 333, contenant les fiefs de Robert de Bruis, qui sont écrits postérieurement et d'une autre main. Ce premier volume donne la description de trente et un comtés, dont celui de Kent est le premier et celui de Lincoln le dernier. A la fln du même comté de Lincoln, page 373 , il est fait mention , sous le titre de Clamores , des réclamations faites dans les trois divisions de rYorkshire, et, au f 375, de celles du comté de Lincoln , avec les décisions des jurés au sujet des clameurs presque toujours faites par les Normands, pour la limite des terres que le Conquérant leur avait concédées (1). Enfin , depuis la page 379, jusqu'à la fin de ce volume , on trouve une espèce de récapitulation de chaque hundred ou centurie , dans les trois divisions de l'Yorkshire , qui comprend la liste des habitants de chaque centurie , le nombre d'Oxganges (2) , de charrues et d'hydes de terre que les centuries renferment, ainsi que le nom des propriétaires ou tenanciers, en trèspetits caractères.

Le second volume, in-quarto, contient 450 doubles pages, mais à une seule colonne. Le caractère de récriture en est plus gros, plus net et plus facile à lire que celui du premier volume. Il ne donne la description que des trois comtés d'Essex, de Norfolk et de Suffolk. A la fin de chaque comté, on trouve inscrit, sous le titre de Liberi homines, les tenanciers d'une condition libre qui en faisaient partie, et, sous celui de Invasiones super regem^ on De invasionibus , les terres envahies sur les domaines du roi , ou celles dont on jouissait sans avoir été mis en possession, par les shérifs ou vicomtes, sur un bref, soit du roi, soit des commissaires par lui délégués à cet effet (3). Les comtés de Northumbcriand, de Gumberland, de Westmoreland et de Durham, ne sont pas décrits dans ce volume , et le Lancashire n'y est pas indiqué sous son véritable nom. Brady (4) assure, à ce sujet, que les commissaires du roi

(1) Relham, Dome$day-Book lUuslr. p. 126.

(2) Etendue de terre qa*un bœuf pouvait labourer.

(3) Brady, Introd. à VHitl. éTAngl. Âppend. p. 24.

(4) Ibid, p. <7.

ne poussèrent pas lears recherches dans ces différents comtés, soit parce que les comtés avaient beaucoup souffert par suite des ravages de la guerre, soit parce qu'ils étaient occupés par les Ecossais, soit enfin parce que les commissaires ne jugèrent pas à propos de renvoyer de nouveaux jurés pour rectifier leur premier travail. Quant au comté de Durham, il ne fut pas cadastré ; parce que tout le pays compris entre les rivières de la Tees et de la Tyne avait été conféré à Tévèque de Durham, par le roi Alfred , et considéré par le Conquérant comme un comté palatin, lors de la formation du Domesday (1 ) .

Mais le Fumess et la partie Nord de ce pays (2), ainsi que la partie sud du Westmoreland , avec une portion du Gumberland , ont été renfermées dans le West-Redingde TYorkshire (3). II en est de même d'une partie du Lancashire , contenant 6 centuries et 180 manoirs , situés en-* tre les rivières de Bible et de Mersey, qui est également inscrite dans le Cheshire (4). Cette dernière partie était aussi considérée comme un comté palatin, que le comte Hugues tenait en totalité du roi , à l'exception cependant de la portion appartenant à l'évèque de Litchfiels, qui prit le nom de Chester, depuis qu'il établit le siège de sa résidence dans ce lieu. Enfin , une partie du comté de Rutland se trouve inscrite dans celai de Northampton (5), ainsi que dans celui de Lincoln (6). On pourrait bien encore citer plusieurs transpositions de ce même genre ; mais les tenanciers étaient généralement plus nombreux dans les comtés où ils furent inscrits. C'est pourquoi les terres du roi et celles des autres tenanciers n'y sont désignées par aucun titre ni par aucun numéro particulier, quoiqu'elles fussent inscrites séparément.

Là, description des comtés, dans les deux parties du Domesday ^ suit assez généralement l'ordre suivant , savoir : les domaines du roi , sous

(1) Kelham, Initod. au Domeid. note l'*, p. 13.

(2) West, Âutiquitét de Fumei , p. 12 et 15.

(3) Domeid. 1. 1, f- 301 .

(5) IM, f293.

(6) IM, f- 367,

— sole nom de Terra Régis , sont presque toujours inscrits en tète du comté, et sont désignés par les mots : Rex WtUelmus , WiUebnus Rex Ânglorum, Rex tenet , ou par diverses abréviations. Puis viennent , à peu près hiérarchiquement, les noms des archevêques, des évèques, des abbayes, des églises, des comtes ou barons et des grands tenanciers , ainsi que ceux des Thanes, des ministres ou des serviteurs du roi, désignés par un numéro en encre rouge, pour les distinguer (dus facilement. Souvent, après la liste et la désignation des domaines des grands tenants, dont le nombre s'élève à près de quatorze cents, on a donné très-minutieusement celle des sous-tenants, avec Tétatdes terres qu'ils tenaient à charge de rente ou d'un service quelconque.

Dans la plus grande partie des comtés, on a cependant inscrit, avant les domaines du roi , ceux qui appartenaient aux villes et aux bourgs , situés dans le comté , ainsi que les lois et les coutumes particulières qui y étaient observées. Ce registre ne fait cependant aucune mention des coutumes de Londres , de Winchester, d' Abington et de quelques autres villes ; mais néanmoins l'insertion de celles de quarante-cinq villes est d'autant plus précieuse, qu'elle fournit une preuve évidente que Guillaume-le-Conquérant fit très-peu de changements aux lois , ainsi qu'aux coutumes et aux privilèges dont les villes de ce royaume jouissaient du temps d'Edouard , malgré tout ce que les détracteurs de ce prince ont pu dire sur ce sujet.

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