IN A TRE
Au bout de 48 heures de chauffe, nous avons laïssé refroidir et nous avons brisé l’ampoule qui renfermait la solution d’acide B-hydroxybutyrique dans une fiole de Kirasaro après avoir éliminé les paillettes d’iode par filtration. Nous avons également éliminé l’iode, qui n’est pas dissous par de l’iodure, par un courant d’air sous pression réduite. Au bout de cinq minutss, la solution, privée de son iode, est devenue incolore.
Sur une prise d’essai de 22 cm3 de cette solution (correspondant à
10 cm$ de solution à 1 p. 100 d’acide B-hydroxybutyrique), nous avons dosé comme de coutume l’acide periodique en excès par comparaison avec le témoin demeuré incolore.
Tout l'acide periodique ayant été réduit (Solution : 15 em et témoin : 6,7 cm3), nous avons réduit le temps de chauffe à 24 heures.
Au bout de 24 h'ures de chauffe, ampoule renfermant la solution
d’acide 8-hydroxybutyrique est seulement colorée en jaune maïs cette fois-encore il y a eu réduction totale de tout l’acide periodique.
Nous avons alors fait des essais similiaires avec le periodate de potassium, en solution sulfurique, sensiblement M/20. Après 2 et 3 jours de chauffe les ampoules sont demeurées incolores ; mais avant d’ajouter pour le titrage, la solution d’anhydride arsénieux, il a été indispensable de neutraliser la trop. grande acidité des solutions en. présence par le bicarbonate de potassium. Nos résultats, comme les premiers, ont été exprimés en acide periodique réduit, pour une prise d’essai
* respective de 41 mgrs 60 et de 62 mgrs 40 d’acide 8-hydroxybutyrique (Tableau XIII). Ils sont donc nettement supérieurs à ceux que nous
avions obtenus én mettant les Erlenmeyers 8 h. av bain-marie bouil- -
Tant. Fe
Nous obtenons une consommation d'environ 0,6 atome d’oxygène
par molécule d'acide 6-hydroxybutyrique.
Ces résultats demeurent donc très faibles.
Recherche de l’aldéhyde ou de la cétone formée au cours
de Ia réaction. — Nous avons recherché si cette oxydation libérait de l’aldéhyde ou une cétone dosables par leur action à froid sur le réactif de NessLer selon la technique indiquée par LANGE [ 37]:
TagLEeau, XIII
Action de l'acide periodique sur l'acide B-hydroxybutyrique en ampoules scellées. \e
Müilligrammes d'acide $-hydroxybutyrique à aus 41,60 62,40 fs Chauffe : 2 jours 5,25 6,85 4,40 6,85 Centimètres cubes d’acide periodique \ Chauffe : 3 jours 9:30 8,05 N/10 réduits ] | / 4,30 7,30 Moyenne 4,85 7,40
Lorsque nous avons ajouté du réactif de NESSLER à nos premiers essais résultant de l’action de l’acide periodique sur l’acide B-hydroxybutyrique (Tableaux XI et XII), nous n’avons obtenu qu’un très léger louche qui s’est précisé au fur et à mesure que l’oxydation par l'acide periodique augmentait elle-même ; mais nous avons pu effectuer quelques dosages sur les solutions chauffées en Je scellées à ableaü XIV).
TaBLeaAu XIV
Dosage par le réactif de Nessler des corps aldéhydiques ou cétoniques \ formés au cours de l'attaque de l'acide 6- hydroxybutyrique. par see periodique.
Milligrammes | "2 ’ Mn 1er essai 2e essai : 3e essai Là essai mis en œuvre va | " li] 41,60 0,30 (1) 0,85 4,00 0,10
62,40 jme és ie li d00. | 0,35’
(4) Les chiffres représentent le nombre de cm? d’iode N/10 utilisés | pour roayaer le mercure réduit.
D. Cousin ie 4
ee
Il y » donc bien formation, au cours de la réaction, de corps à fonction aldéhydique ou cétonique qui se combinent au réactif de NESSLER; mais le dosage de ces corps par iodométrie ne semble pas devoir donner des résultats définis : devant ces chiffres si irréguliers, on peut eraindre que l’acide B-hydroxybutyrique en excès, resté inaltéré après chauffage avec l’acide periodique, ne réagisse lentement à froid sur le réactif de NESSLER ainsi que nous l’indiquons au chapitre IV.
Conclusions du chapitre III. — T’acide £-hydroxybutyrique est attaqué avec beaucoup de difficultés par l’acide periodique. Cétte attaque très irrégulière n’est observable qu'après un chauffage prolongé en milieu fortement acide et nécessitant des conditions difficiles à réaliser en pratique. Elle ne paraît pas susceptible de permettre de l’utiliser pour doser l’acide B-hydroxybutyrique. Mais, par opposition avec la facilité si remarquable de l’attaque nitrochromique sur le même acide, elle fournit un bon exemple de la sélectivité de l’action de l’acide periodique.