‹ Recherches sur le Dosage du Glucose: Application à l'Étude Analytique des Farines, des Pains et des Pains de RégimeChapitre 9 sur 83 · QUELQUES MODIFICATIONS APPORTÉES A LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

QUELQUES MODIFICATIONS APPORTÉES A LA MÉTHODE

Nous avons cependant modifié légèrement la technique donnée par BouToT, en ce qui concerne le temps de chauffe, l'acidité de la liqueur et le mode d’affusion des réactifs.

a) Temps de chauffe. —- Si le séjour de 7 minutes au bainmarie bouillant est suflisant lorsqu'il s’agit de solution de glucose rigoureusement pur, il nous a paru insuffisant lorsqu’on opérait sur des liqueurs d’hvdrolyse de pain.

(1) Ce tableau est tré des fiches de manipulations des Travaux Pratiques complémentaires de Chimie Biologique de la Faculté de Pharmacie, et rédigées par M. P. FLEURY.

ire

Nous avons donc porté à 10 minutes le temps de chauffe de la solution. Lorsque nous ne chauffions que 7 minutes, nous avions des résultats un peu irréguliers ; par contre, un chauffage de 12.à 15 minutes ne nous donnait pas de change-

ment comparativement au chiffre obtenu après 10 minutes de chauffe.

‘ b): Refroidissement. — Il importe d'apporter au refroidissement autant de soin qu’au chauffage. Pendant toute la durée de la réduction au bain-marie bouillant, la fiole doit être maintenue dans une position verticale et il faut s’abstenir de toute agitation ; de même, pendant la durée du refroidissement, il faut maintenir la fiole verticale et immobile avec une rondelle de plomb afin que le précipité d’oxydule de cuivre ne vienne pas à se trouver au contact de l’air, ce qui, dans le liquide encore chaud, favoriserait son oxvdation et troublerait je résultat final.

c) Acidité du milieu. — Nous savons que le rôle de l’acide sulfurique facilite la réaction de K I sur SC‘ Cu. On insiste sur la nécessité d’emplover un grand exces d’acide. Or, nous avons porté le volume d’acide sulfurique à 20% de 10 cm: à 15 cm: pour être plus certain de la réaction fortement acide du mélange. La réaction n’a pas lieu, en effet, en milieu alcalin et elle est considérablement ralentie en milieu faiblement acide (Maquenne).

d) Affusion des réactifs. — En ce qui concerne l’affusion des réactifs, les auteurs qui se sont occupés successivement de la méthode ont insisté sur la nécessité de verser les réactifs

. à la suite et immédiatement les uns après les autres, afin que le sulfocyanure bloque rapidement la réaction et empêche les réactions secondaires de se développer qui troubleraient les résultats (BouTor).

NT je

Pour limiter encore le temps qui s'écoule entre l’affusion de deux réactifs consécutifs, nous préparons à l'avance une éprouvette contenant les 15 cm: d’acide sulfurique à 20%, additionnés de 1 cms, 5 de la solution d’iodure de potassium. Les deux premiers réactifs sont donc versés simultanément et

le sulfocyanure est ajouté sans retard.

Enfin, en ce qui concerne la solution indicatrice d’amidon, nous prenons la précaution d’en ajouter exactement 10 cm: mesurés à l’éprouvette afin d'opérer toujours dans les mêmes conditions, avec toujours les mêmes volumes de réactifs

introduits dans le dosage.

De la sorte, la couleur du virage est toujours identique et la fiole qui nous a servi au dosage du cuivre total sert alors de

point de comparaison.pour lire le virage des dosages ultérieurs.

e) Correction. — D'autre part, au cours de séries de dosages comparatifs effectuées pour bien avoir la méthode en mains, et pour la vérifier à notre usage, nous avons constaté certains écarts que nous avons fait disparaître en apportant une cor-

rection à nos lectures.

Nous augmentons N de 0 em, 1.

Donnons un exemple pour fixer les idées :

N déterminé expérimentalement égale 16 cms, 8 d’hyposulfite de soude N.

Nous avons préparé une solution de glucose à 3% dont

nous avons vérifié le titre au polarimètre.

d — + 3° 8" soit 2.976 % — erreur de — 0.8 %,.

MT O he

Etude de la réduction. — Nous avons dilué cette solution dans les conditions nécessaires pour opérer sur une prise d'essai comprise entre 10 et 45 milligrammes de glucose.

Solution de glucose à 3%. . 9 cms Eau distillée q. s. pour. . . 100 — cm? de sans correction avec correction S203N a? —— —— Dosage du cuivre total . . . 16.8 S203 Glucose 5203 Glucose ve. EITeu Erreur Na? en mg. Na? en mg.

— sur 20 cm (0g02976\ 7.6 9.2 29.94 0.18 9.3 30.29 + 0.98 — — 10 cm? (0.01488) 12.1 4.7 14.56 2.9 4,8 14.89 0.73

Méthode de Pauchard. — Disons enfin un mot de la méthode de BOUGAULT, PAUCHARD, à laquelle nous aurons l’occasion de faire appel deux ou trois fois seulement à titre de contrôle, n’ayant pas pu généraliser son emploi à cause des résultats aberrants qu’elle donne dès qu’on essaie de l’appliquer à des liqueurs de défécation contenant des substances complexes plus ou moins bien éliminées comme nous aurons l’occasion de le montrer dans la suite.

Principe. — Elle est basée sur la propriété que possède l’iode de transformer la fonction aldéhyde des sucres en fonction acide, avec formation d’acide iodhvdrique. Elle repose

sur l'équation :

R — CHO + E + H0 = R — COOH + 2 HI.

Technique. — On mesure dans un gros tube à essai (tube à glucose) 5 em: de la solution à environ 1% de sucre à doser. On ajoute 10 em: de solution N diode. On place le tube dans

«10 la glace fondante contenue dans un vase de d’Arsonval et on laisse un temps suffisant pour que la température du mélange s’abaisse environ à + 1°.

Poe

On ajoute 10 cm: d’une solution de carbonate de soude pur cristallisé à 15% préalablement refroidié pour éviter toute élévation de température et, par conséquent, toute réaction secondaire.

On laisse en contact à cette température pendant 2 h. 30 au minimum pour être certain que l'oxydation est complète. Acidifier ensuite avec 10 cc. d’une solution d’acide chlorhydrique à 15%, d'HCI off. environ. Doser l'excès d’iode avec une solution d’hyposulfite de soude N. Calculer ensuite la

MIO quantité de sucre d’après la quantité d’iode absorbée sans faire de correction, et en se basant sur l'équation indiquée

ci-dessus.

HR tes

Page 1