IV. État du diaphragme pendant les efforts
Il est prouvé par ce qui précède que cet organe est passif dans les efforts; qu’après avoir produit l’inspiration qui les doit toujours précéder, il se relâche et se laisse repousser vers les poumons contre lesquels il s’appuie; qu’il remonterait même d’une manière plus sensible encore, si la glotte, exactement close, ne mettait obstacle à la sortie de l’air.
Mais, quoique le diaphragme soit alors inactif, il est loin cependant d’être inutile dans les efforts, dans ceux surtout qui ont les expulsions pour objet; car, i°. en descendant vers l’abdomen , il en a refoulé les viscères, il a préparé leur compression; 20. par la même action, il a repoussé les muscles abdominaux loin de l’axe de la cavité qu’ils entourent; il a augmenté la courbure de leurs fibres , et rendu par cela même plus puissante l’action que ces muscles doivent développer. De là résulte que le diaphragme est bien réellement passif dans le moment où les efforts s’opèrent, mais qu’il
prélude à ces derniers par l’inspiration qui les précède. Aussi remarque-t-on que la section des nerfs phréniques a pour effet de rendre les expulsions plus difficiles, et que les efforts sont d’autant plus considérables que l’inspiration qui les précède est elle-même plus profonde.