DE SES DIVERSES QUALITÉS
On essaierait en vain de décrire lesdifiërenâ sons de la voix humaine ; à moins de présenter en exemple le son lui-même , la description serait toujours défectueuse et souvent inintelligible. Pour être compris, dans ce cas, il faut expliquer le mouvement mécanique des organes et la manière dont ils sont afièctés par l'air ; en sorte qu'en se reportant à la conformation et aux modifications de ces organes ainsi qu'aux mouvemens de l'air, on puisse apprécier exactement la natiu*e des sons par le jeu des parties qui les produisent.
Les expériences physiologiques qu'on a faites sur ce sujet sont peu satis&isantes.
Il y a peu d'opinions arrêtées sur le mécanisme de la parole^ et , pour sons énoncer avec la candeur qui sied aux philosophes ^ nous devons avouer que nous ignorons encore presque toutes les causes physiques d'où résultent les variétés de la voix. Nous savons que la vcàx est produite par le passage de l'air dans le larynx et dans les cavités de la bouche et du nez. D'après des expériences faites sur le larynx d'un cadavre humain , ainsi que sur des chiens vivans, dont les organes qui produisent la voix ont été mis à nu, on a décidé , avec une grande apparence de raison^ que la formation de la voix est intimement Ëée avec la vibration des ligamens da la glotte. On ne sait pas précisément ce qui produit l'intonation (i) que l'on a attribuée successivement à une contraction de la glotte, au raccourcissement de ses fibres , à des variations dans le degré de sa tension , au plus ou moins de rapidité avec laquelle le courant d'air se précipite dans son ouverture, à l'élévation et à la chute du larynx enr tier , changeant l'étendue des conduits vo-
eaux , entre la glotte et l'extrémité des caTités de la bouche et du nez ; enfin à l'influence de toutes ces causes combinées.
Nous ne connaissons pas davantage les causes de ces modifications du son qu'on appelle chuchottement^ fausset , voix natiirelie et ton pur. Ces modifications ont été attribuées à quelques-unes des causes se* parées ou réunies qu'on assigne aux diapasons de la voix , mais sans qu'on ait présenté des raisons plausibles à l'appui de cette opinion. C'est avec la même incertitude que l'on a placé dans la poitrine , dans la gorge ou dans la tête, le siège des organes au moyen desquels elles s'effectuent.
Cette divergence d'opinions, au sujet de la voix, a été en partie cause qu'on a supposé l'existepce d'une sorte d'analogie entre les oi^anesde la parole etlesinstrumens de musique qui nous sont familiers. On a poussé jusqu'à l'exagération les comparaisons tirées de cette prétendue analogie : c'est ainsi que l'on a voulu figurer le gosier , la bouche et le nez par les diverses parties d'une flûte , en attribuant les vices de l'intonation vocale à une altération dans le degré de tension qu'é*
pnmvm\ Ui^ coriSiés de W glotte (a). Nqais soomiiès trop enclpi^ k mesurer les re»* sources de la nature 9 daw ce qui a rapport à la voiK, sur le$ inventions imparÊdtes des artSvLes modifications que subit la matière , pour concourir avec le jeu de l'air à la foiv màticffi du son» dcH^ent être innombrables, ^ il y a au moins défaut d'intelligence à bam ner toutes nos vues sur Le mécanisme de la voix humaine , au petit nombre de fermes siir lesquelles se piodèlenl nos instrumens dé mifsiqùe et au& fondons bornées auxquellis ils ^ut propres» lies comparaisons qu;'îb fournissent ne sont au plus que des jalons &ite pour aider l'esprit dans la recherche péipUb
dêlaTérité.X(esanden|icroyaie^texplic[U6rles àiiysf^res as la yoix en comparant la traçhéa^ artère a une fl&te; et les savans, depuis Gai* lien jusqu'au temps de Dodart et de Yerrmn qm vécurent au dix-hùititoie siècle , s^ Gai|ii^ plurent à perpétuer cette ingénieuse fiGt^aB^ Di| reste , les variations de la mode y ont api» porté quelques changemens , Qt récemment'^ pour ddnner une idée des organes voi^iuL, on s'est servi des cordes de la harpe éolienné, ainsi que du tube du hautbois (3). Les auteuiv
de grandes découvertes , cemi^ qm oat opéré des «dévolutions dans Les sciences^ ont dû leur succès en général à cette conviction qu'il y avait pos^ilité de modifier et même de dianger totalement leis habitudes et les préjugés lés plus invétérés. Bien que la persuasion où l'on est aujourd'hui qu'il existe une ressemblance entre le mécanisme de la voix humaine et certains insU^umens de musique»
puisse être justifiée par des découvertes ulté*rieures , la réflexion doit nous préparer à reconnaître 9 sans surprise , que les fonctions qui s'accomplissent dans l'un et l'autre cas sont tout-à-fait différentes. Avant l'invention dés aérostats personne ne soupçonnait qu'il fôt possible de s'élever dans les airs par un Autre moyen que par celui des ailes.
Ce que l'on sait sur la voix se borné à quelques observations et a quelques expéri^ices précises , jointes à des déductions tirées des principes qui règlent l'usage des instrumens de musique , et qui ont été maladroitement appliquées au jeu de nos organes. Séduits par ce qu'il y a de spécieux dans une analogie de cette espèce , nous ^vons adopté avec si peu de réserve les théories et les dé-
finitions qui découlent de cette analogie , que nous ayons presque méconnu l'importance de faire des observations.
Il est aussi nuisible aux progrès de la science de supposer qu'elle soit parvenue à sôti dernier terme que de désespérer qu'elle puisse y arriver jamais. En suivant la méthode adtnirable de Bacon , nous devons nous borner à analyser les phénomènes de la voix , nous attacher à ressaisir les ressemblances et les dissemblances qu'ils présentent, et ne jà* mais nous permettre de les imaginer. Si nous voulions nous livr^* à une digression , peutêtre devrions nous examiner ici les différentes sortes d'instrumens inventés pour produire le son ; mais comme entre ces instrumens et la voix il ne saurait y avoir de commun que la vibration de l'air indispensable à leur action , il devient superflu de rappeler, cckome se rattachant à la science , les moyens qu'on a inutilement employés pour lui &ire acquérir un plus haut degré de certitude.
. Si je me proposais d'imiter les faiseurs de système, oucesprofesseurs qui ne se croient étrangers à rien, je pourrais donner à mes lecteurs une définition quelconque du mécanisme de
la voix. Mais mon but esl de consacrer tous mes efforts à la découverte de la vérité, çt non de satisfaire à un désir sans motif.
Selon moi, ce qu'il y a de plus important, c'est de noter les différences perceptibles pour l'oreille dans les diverses espèces de voix, de décide la conformation appa* rente et le mouvement des organes qui les produisent^ enfin de rassembler comme en un faisce^ des faits auxquels ajouteront les expériences futures , des faits propres, à coat duire à une doctrine invariable que n^OTif, pu établir les méthodes étrangères a celle que je me propose de suivre.
Les trente-cinq élémens de kiparole (4) sont perceptibles pour l'oreille dans, ch^^une des quatre principales modifications de U| voix; savoir: dans le chuchottemerU^ la voix natu^ rellûj Xefaussety et ce qu'on nomme plus particulièrement le ton pur.
l^ chuchottement constitue émipemm^t les. élémens atoniques de la parole. Toutj^^ le^. toniques et le plus grand nombre ^es sous-toniques sont susceptibles de subi!" çeite modification du. son. Les souS:- toniques u^, ;^, fv, ah y zh(5)y prononcées en chuchptr*
Cane , ne dîfi%retit pas déS fttcmiquës/, ^ , o , thj shj qiii leur cdrrcfdpondent rèspëctirement. Les autres sous-toûiques sdut ^ie^fisibles à l'omlle au mometit de rdgpii^tiorfî es» le faible son déb^déiff, ifâé titolder et ses disciples confondeiit ârvec léâ ÉtôrtkfdH p , t et k^ se disltitigaent de ces derniers pat* uû léger effort du gosier pûur si^il^r à Fin^tant dû s'accomplit leur prononciation.
<- Il y a des inrconststncés où le élïilchottement peut subir les Tariations dit diàpfts^tl(6); Les tottiqués péùveilt se taiièk* StËf tdUtés^ les tiùtes de l'ôctalre, avéi^ plu^ où inikt^^ diè îkcilité, dans les mddé^ cônct^tj diécretj du du triMe {'j). Quélques-uhes des âotis^tdlii<(Ues , prondttcées aréé àspirâtioii, éprdilVeËit uïi diangèfneht d'iutdriation , mdki^ dâveldppé toutèfdisi que celui des toiiiqûes. Les atotiiqtiés, <(tÀ Sdttt les éléthéns Hatur^ds de Fâspiration, doivent être considérées' éditiixié étant totit-à-fait incapables de subir les Variations de Fiiitonatidn ; car , biéîi qtlë Fou pat^eiine à prdduil*e qiuélquë^ chose qui ressemble à une ▼ariatiôtl dsUis Fititdhàtion , eu fài^âbt tïii effort vîgdureux sur uh élétnéM Isôlé;' 6ù ne doit péis eti cdiibluré qu'elles fimnlisseiit les
moyetis d'arrivet* àU âiôde eôndret de pronoiiciàtioû. Giki k dàilse dés Variation^ àa diapason (8) dftti^le dxadbotfetàent qu'on ob^ tient sur les démens toniques les modula^tions dont 66 cdmpoi^iit kë airs qu'on joue sur k guimbarde. 8i , d^ leurs prenners es-^ sais sur cet instrument, des personnes, doué^ nèmé à^uàe cMPeille Iràs^d^cote y ne parvlen* lieùt à fidi»e que le {]»ar£^ pvë^
mière ^ troisîètne eft cmqaîèfiik^ norté^ S^ïmy ta Ve ^ c'est autâfit Wk déâtut d'esi^rcâc^' qu'Un vice iiatiirel d'ifiiofitttiôh eil e^tidioitftiit (^J. Od û'à pàh éti&ôte ihâïifOÊé A^tsë tkaàièt»
^tis&isafite les élattie^ «uj^quéllês on dditat^ iiîbuw rasj[$itàtlbit cdnMér^ ^ôdiwë m eff€^ distinct de là whL. On « dit ^ feiree qué^ quevi^aiseniblan^y qijéé le (ghuekotteffient est
produit j)ar 1er {iâS^gé dé l'àia^ dàËifS^ lé tnlie
^ëôsil pendant que lë$ éof des de H glôt^
tont diBtfiâ rÈMètit^:, tàti^s qiië là 4t)îlèlte^
mèffM ^ à 6é ^ti'ôn â^ut*è , est le t^saltàt ^ la vibration de ¥sit ^tît lequel âgî^^én^ eè^ dordè^^ Mftis de§ <%fndusiws , aumquettes oh n'e^ condMt qu^: |yar éëè aKiato^^ ni'cMt d'àutèe litige à nottë dônfîânëë qne là prdbdi-
bilité plus ou tâS^ grande de kitr ju^eâ^.
J'ignore la cause mécanique des variations de l'intonation danslechuchottement* Ëileest probablement identique avec celle quiproduit laToix; mais j'avoue franchement que je ne sais encore quelle est celle-ci , et vu la difiërence des opinions à cet égard, je n'ose m'arréter à aucune.
Les variations qu'on remarque dans le diuchottement aiguet inarticuléproviennent de la langue. Onpeut en acquérir lapréUve enisitraiduisantdanslabouched'unepersonnequi siffle unemmceTergette,demaniLàr<;te2lalan^ gue baissée.Chianéantiraainsila&Gulté de l'intonation. Le concours de la langue dans la ptroduction des variations de l'intoiiatioapeut -être constaté par quiconque, ^n sifflant, exécute une cadence ; aucun changement ne se décèle dans l'ouverture des lèvres. Lorsqu'on parcourt toute la gamme ^ et surtout en exiéctttant des notes fiâtes par l'inspiration du fi>ufflè , on s'aperçoit que l'action principale de l'ouverture des lèvres consiste, à donner le son aign qui caractérise^ cette modification de la voix. L'échelle que parcourt le son sifflant est bien plus étendue que celle dont le cbuchottement est susceptible.
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Il est digne cfe remarque que l'articulâtiou distincte des élémens et leSi variétés d'intoiiation qu'on distingue dans le jeu de la guimbarde comme dans le sifflement > peuvent se faire par l'inspiration du souffle. Ces modifications du souffle ne sauraient s'opérer par ce moyen aus^i aisément et auasi correcte- Vfieut que pendant Texpiratipp ; cela provient, selon toute apparence, de ce que l'empire de notre volonté sur la faculté d'inspirer l'air est trop borné. . , ..
La voix naturelle est celle qui est en usage dans le langage ordinaire.. Elle rembras^e uae échelle d'intonation qui s'étend depuis le son le plus sourd qui se, puisse prononcer jusqu'à celui où la voix naturelle se caisse, et produit ce qu'on appelle le Musset. La voix naturelle comporte les progressions discr^^e, i^ncrète et tnllée. La voix naturelle et. le! fai^set peuvent se produire d'une manière continue, au moyen des mouvemens concret et trille, sans qu'il soit possible de distinguer le point qui les unit. A la&veurde cette élévation, par le mode concret , la voix atteint quelquefois au-dessus de sa portée naturelle sans occasioner une rupture désagréable pour
passer au fausset. Dans la progression discrète dû sèïit trèâ-bien lé chadgèttèM qui s'opère de la voix naturelle au fausset ; il se manifeste à la Ms par le ton et par Fèfibrt qu'il nécessite, à moins que cette ttiêaisitioh ne sodt exécutée par deâ personnes d'un grand taleiit. Cet stôcidént de la qualité du sdn et de Tuitonatioil à ce degré de la progressiOîi discrète, est ce qu'on k nottuàé Jhussènote.
Comme chacun des élémens tôiilijiiès fient, dans la voii nattirèlle, être reproduit sur tous lès dégrés dé diapàtoti toeai èdns bécë^ si ter aUcùii changement visible àkiii là |y6éîtion des oi^âiie^ qui Pôpèrellti*, et coûiltiè le ntt lié modifie poiïit les toiiiques , ^i^qcie Centrée en est fermée par \é palèfié ftii^^ longtëtiïps que là jirdnoàcîatiôii ^é cdntiilUé , on peut alléguer, saiis crainte d'être coAti^dit ,
'^ Le seul ca? pu rintonation semble dépendre da mécanisnoie qai produit les élénieiiay est celai où Von prononce à ( t d) , car hXàHH làhifàe, en é^élé vàtït veHf \è pïda?^, sëtnble prodtiîrelâmoteékpvéedafloonoiiiftnt é(i i);Mai8Îl6stèfldent que cela ne constitue pus an mécanisme prodactear de l^ntonation puisque l'élévation de la langae a lieu égalemént «ïans là formâtîoii de \^e , Idrtqd'bn desccbd la ^t6~ gression 4eticpèti3 dé ée s0tf.
que les organes qui produisent ri^tonalion sont placés derrière la racine de la langue et aii- dessous. On né sait rien de plus , et ce n'est qu'en continuant d'obscrvët- que hôus pourrons accroître Hoè connaissances èvlt ce point.
L 'intonatioïi est-elle produite pat* l'ouvertttre de la glotte , ou par la tension de ses ligamens , ôit par la rapidité de Itttt Tibt*ation , 6u par* quelle influeftcè qàé te sôit de la part dé Tépiglotté , ou par la vélocité de V^At, ou par la réunion dé plusieurs dé des Causes?
Eùfin, Comme Rnfônàtioii jpèndant lé sifflement ijémontre qu'elle pëtii s'éfFectUéf âails le secours du Utjnx(l2)^ il est iiî6p«ti:ânt d'ëx&toîjîiér si l'intôhatiôn dé là VdiX ne Sfe rattache poiiit à titié côntt'actiôn de la partie du phârjùx et àii gosier, Combinée avéè là langue vers sa l'âdîne , ^ë^ dîtérsés parties formant ensemble Uni |iaisÀtlgè à Pair qUl ^é ^gé pat eii baUf , à pàt*tïi' dé l'extrëiiât^ supMëlirt du lâi^i;
iitf iroix natttfellè tratel-sé la bmiCbë on lé nez , ou 1 -uù et r atiti'é à là fois , selon les élêinëris qu'on pi'ônoncé. Dans la fot*màtidh àès sons toniques , l'oUtertUre du néz est close
par le palais , et l'air sort librement par la bouche.
Nff (i3), l'une des sous-toniques , se prononce entièrement par le nez. Les autres nécessitent à la fois le concours de la bouche et du nez. Quoi({ue ces manières de prononcer les toniques et les sous- toniques soient les seules convenables et les seules qui, plaisent, lorsqu'on est dans la voix naturelle , chacune d'elles peut néanmoins se prononcer au moyen d'une plus forte proportion d'air vocal émis par le nez. Mais aussi les toniques se trouveront par là modifiées de i&çon à se rapprocher des sous-toniques : l'articulation deviendra plus obscure , j^t le son de voix ne sera plus clair, plein , distinct et mu7 sical, comme il doit l'être pour rendre les U> niques agréables danslediscours, et pour leur donner les alternatives de force et de dou* ceur qui leur sont propres.
Après cet exposé, on peut se demander si la voix sous-tonique , dont il est question dansjUi troisième section (14)9 ^^ doit pointlesqual^tés qui la distinguent à ce que l'air est en par^ intercepté en traversant la bouche, tandis qull s'écoule au contraire librement par le
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nez. Si en prononçant les toniques eeleiooze (i5), on rétrécit concurremment le passage que la surface de la langue , le voile du palais et l'ouverture des lèvres donnent à l'air, on produira la voix sous-tonique dej^et de fv, quoique l'on ne connaisse qu'imparfaitement les combinaisons qui déterminent l'air à se frayer un passage par le nez pour former ces sons.
Le fausset est ce son remarquable qui se trouve au plus haut degré du diapason vocal lorsque la voix naturelle est poussée au-delà de sa portée. Les cris aigres, perçans ou aigus , sont des modifications du &usset. Il ne fiiut pas s'imaginer que l'échelle particulière à' ce mode de voix soit comprise entre la dernière note de la voix naturelle , et la plus élevée qu'on puisse effectuer. On peut encore former une sorte de fausset un peu au-dessous du point qui lie la voix naturelle à ce genre d'intonation (16). Tous les élémens, excepté les atoniques , sont susceptibles de se prononcer avec le fausset ; les notes les plus élevées du chuchottement n'offrent rien qui réponde à cette espèce de voix. J'ai déjà fait observer que l'effet désagréable qu'on re-
marque dans le son ainsi que dans l'effi)rt qui le produit , en passant de la voix naturelle au &usset , disparaît lorsque la transition a lieu au moyen des échelles concrètes et trillées.
Le mécanisme dont résulte l'intonation du Êiusset n'est pas l'effet d'une disposition particulière ou d'un mouvement spécial de la langue et des lèvres , analogue à ce qui produit le sifflement. On peut aussi s'assurerpar l'état des organes que cette intonation n'est pas due au passage énergique de l'air par le nez , car elle peut être ef&ctuée quand la luette est vir siblement en contact avec la basé du crâne , et que la communication entre l'ur des pour mons et la tète est ainsi interceptée (17). A la vérité, le &usset de même que la voix natu^ relie , peut être transmis par la tête au mojén d'efibrts très-violens; il prend alors une expression nasillarde qui blesçe l'oreille; mais cette dernière condition ne forme point le caractère des sous-toniques de ce mode. Gn^ prononcé avec le fausset, passe excluâvemeat par le nez ; les autres sous-toniques nécessitent en partie l'emploi du même conduit.
Ce qu'on appelle hummins (iS)^ bourdonne^