‹ Recherches sur le mécanisme de la voix humaineChapitre 9 sur 13 · IM · texte numérisé non relu

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ment , est géné]i7alepqL^i)Lt oçcasioné par l'usage de la jsous-tpnique ng avec le fi^usset.

On a cru que le fausset se faisait par l'orifiçç supérieur du larynx qu^ dessinent les c^tila|[çs aryténoïdes remis àl'épiglotte*, et l'pn ^tlTiJ)^e s^ un cb^g^iïient dé méca«nisme y £^^ moment de la transitio|i , la diificulte qu'on éprpuve à joindre Ip faussât à la voix naturelle qui est regardée comme \m résultat 4l^ jeu des ligam^ps de la glotte. Mais cette difficulté dispars^U lor3qu^ la transition s'qpèrQ p^ la mouyç^i^t co^cr^t.

X^a véritable c^use du fausset est donc igporé^.

I^'iexpr^ssipi:! 4^ fort pur est venue des progrès f;pdt§ dans l'art ^e chanter ; on Femploie alon; PPW* (^^rimer une pertaipe supériorité 4^uç^ \^ qvis^Uté^ d^ la ypis^f Dws u» sens plus généra ellç désigne ime abondance, upp y^lppité et vw tirqbre édataftt qui peuvpf^t étr^ ou n^tviriçl^ à l^ voix ou simple-r ïRftftf Sfiï^» l»^^ recherches Êdtes sur la nature di; tpQ pur opt attiré r$IM:eption des phi*

^ Yoyez le Sommaire des découvertes et des opinious de M. Bodart.

losophes qiii se sont occupés du chant ; mais, bien que l'agrément qu'il communique au ton uniforme et concret de la parole ne soit pas moins sensible que lorsqu'il s'adapte aux autres modes d'intonation, je ne sache pas qu'on ait jamais examiné d'une manière trèsapprofondie l'avantage qui résulterait de l'application de cette espèce de voix à la lecture et au récit.

Les analyses imparfaites et les traités vagues que les anciens nous ont laissés sur la voix, et plus encore la confiision qui existe dans les travaux de leurs commentateurs, ne nous permettent pas de décider si les termes os rotun-' dum dont se servaient les Romains pour désigner la supériorité de la prononciation des .Grecs, se rapportaient à la construction de leurs périodes , à l'abondance ou à la position des voyelles ou à la qualité de la voix. Quelle que soit la signification primitive de ces mots, l'expression anglaise : roundness ofton^ rondeur du ton , qu'on emploie pour qualifier une certaine espèce de voix , semble en être la traduction littérale.

Quiconque a observé attentivement la voix humaine , et s'est rendu familières les beau-

tés , les facultés qu'elle recèle , en écoutant les beaux modèles qui brillent sur la scène , doit pouvoir se rappeler que le sens et le goût de ces perfections ne lui sont venus que très-* lentement. Il doit s'avouer également qu'il eût apprécié bien plus tôt ces qualités , si elles avaient été exprimées par un mot analogue au sujet. En conservant les élémens de la phrase latine , j'ai construit le terme à^orotunde que j'emploie tantôt comme adjectif et tantôt comme substantif ^^ pour désigner une voix claire ,' pleine, puissante et sonore, au lieu de l'expression que j'avais été obligé d'emprunter dans mon vocabulaire des termies dé musique.

J'entends par ton pur, ou voix orotunde^^^ cette manière naturelle , ou acquise, de prononcer les élémens , qui fait ressortit' une voix pleine , unie et vibrante , ou musicalerjf qu'on remarque rarement dans le langage ordinaire, et qu'une étude assidue peut seule marquer au coin de la perfection. J'appelle une voix pleine celle dont le son grave et creux approche de l'enrouement ; j'entends par voix vibrante ou musicale , celle qui rappelle^la résonnance des instrumens de musi^

que ; je sais combien il est difficile de faire comprendre des difficultés de cette espèce tens les appuyer d'pxCTiples donnés de vi^è voix. Peut*étre le meilleur moyen d^ns^ truirer sur un pareil sujet sèraôt-il d'éveiller l'attention par les mots, d'expliquer aréc^é^ tail, et avec autant de clarté que possible^ Fidée qu'on veut transmettre, d'employer le 3ecours d'une comparaison , et dé s'en rapporter à la sagacité du lectem* pour en faire ensuite l'application. Les mêmes rappoFts qui ont suggéré ime comparaison à celui ipzi s'en sert, décideront aVrce le temps ceux qiii la méditent à eni^connaitre la justesse ^^ :

Le mécanisme et le jeu des parties cpâ pro« duisentla voix orotunde me sont inconnus. La langue ou les lèvres n'y entrent pour rien ^ et même il n'est pas nécessaire pour l'efièo tuer que le passage de la bouche au nez>soit fermé. Le seul mouvement sensible qu'elle oocasione résulte d'une contractioa dejcétte exteémité du gosier qiii se trouve 'unméiimi tement au-dessous de l'insertion delalangutu

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~ ^^Lelédtear peut juger, par des réperctmions , là natdi^ et les quaUrés de la voix orotdnde. ' ' r:

plus çett^ contractio».s'opè;^ç ^avec foi^ pt^nàsjxtlat^ pronppqifiùoii , pins la vpijt pvj^ftfi un caractère qui rappelle l'idée d'unç • yoi;!! portant des cavités c|^ la poitrine, ou^ qui part d'vipe bouche appliquée à l'orifice d'un vaisf s^fi\i, cr^ux et vide. Je ^ demanderai, sans pourtant être très^Trassuré sur la Joastessç )de]a supposition, si la contraction .in^ quéè n'entre; pas poui:* quelque chose :4£U[3i|;l4 mécanisme auquel est due la voix. QVO^t ^uqde(i9).j ., . , > ^;-.

Le, déplacement de la partie supérieure du larynx , qui lui fait affecter la forme 4'un tube , joint, à une &rte cpmpressipn.de c^f o^^gane au-dessus. de la glottç , peut produi^^e une voix rauque e^t vibrante,,! ajx moyen. (^ ]['air qui se précipite entre ies parois humidet^ dpntest tapissé l'intérieur di^ conduit vQca|^ C'est jiinsji,. cqmmje je le démoi^trerai p^]L^ tard , que se forme le son rauque et gutt^tr rai qu'on emploie pouj} exprimer avec énergiç un sentiment de profond mépris. Je voudrais qu'on m'apprît si la trachée-artère contribue à la production de la voix orotunde en donnant une direction particulière à l'air

émané des poumons ; car j^ai le dessein 4'é-

tabiir bientôt que la manière de conduire (e souf&e a une grande influence sur la formation de cette espèce de voix.

On a adopté en anglais les expressions itatiennes : yoce di petto et voce di testa, danà lesquelles semble comprise toute la théorie du ton pur • La voce di petto désigne la voix qui part de la poitrine. La voce di testa s'applique à celle qui vient de la tête, et qu'on appelle Êiusset ^. Les distinctions anatomiques faites sur ce sujet présentent trop de vague, et il y ai bien des raisons pour suspecter la justesse de cette division systématique, considérée conune analyse philosophique. Les expériences physiologiques ont rendu plus que probable que la glotte est l'organe essentiel de la voix. Les fondemens du mécanisme de la voix , qu'on me passe cette expression , se trouvant donc dans cette région, nous devons considérer le chuchottement , le fausset, la voix naturelle et la voix orotunde comme

Un auteur assigne à l'organe productif du fausset le même siège que j'indique. Un autre l'appelle la voix du gosieK et tons nous donnent leurs opinions pour de graves

vr*'

des modifications du jeu de la glotte, et non comme des effets produits par des organes dont les sièges seraient ailleurs. Or, quoique la voix de tête et celle de poitrine, comme on les fippelle, paraissent indiquer, parleurs caractères spéciaux , jie siège de leurs organes, il se peut que nos idées à cet égard ne soient qu'une illusion.

Après la conviction que la glotte est For-^ gane effectif de la voix, tout ce que nous savons d^ positif, sur Les parties qui concou^ rent à la former, c'est qu'elle émane libre»

ment de la bouche et du nez. séparément, ou bien de la bouche et du nez tout à la fois; en sorte qu'on pourrait en déduire une clas-" sification de la voix , qui la distinguerait en orale y nasale et oro-nasale. La voix tonique serait oixile; l'une des sous-toniques serait nasale y et les autres seraient oro-^nasales. La modification particulière de la voix, que nous avons nommée orotunde, peut donc, sans choquer le bon sens , être attribuée à l'action de l'une ou de plusieurs des parties que je y^ens de désigner ; mais il est absurde de prétendre qu'elle soit due à une action de la poitrine.

'"Le ikusset, qtfon appelle Vbiît de tête, peut se former tàndisqùe le passage qui conduit au liez est feriiié : ce qui empêcbe que le son ne passe à latéfte (20). ^*- •

"* Totit ce que nous avons a dire dé cette distinction de là tête et de la poitrine , c'est que lès sons qui proviennent de Fune et de l'autre spnt très-différens, et que, dans l'état dés cdilinaissanôes'actuelles , nous ne sa von^ rien ni êii liëù ni du mode de' leur 'méùaniisttié; Je Cbnviériis que la voix orbtundé parait prof ë^ Tiir d'uiie région dû gosier inférieure à celle d'où partent le fausset et la voix-dti Isingaée Gordmàire ; je reconnais également iqùè^ pëîldànt son émission il ya vis3>lement autour dit larynx un efibrt qui n'est pas sensible loo^hé lèé àiitres sortes de voix se développent, L-eï*^ k*èur qui à suggéré l'emploi du indt de venân-toquième et les nombreusesillusions de cet' art Hèùs invitent à hè pas nous fier imprÛdettîméiÀ aux apparences ou 8(u seul témoignage de l'oréîllë V pour àsàigne*' le- lieu où les^jsoris prétiiiétit leur origiàè (il). ' '^ -s

' Ht a uhë'certaiile Voi* qui, dâiiè lès SbUé graves, est nominéé pleine, et qui réstiiljri^ creux comme la répercussion du sbii ^dàHB

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