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à l'étude du rachitisme pour la première fois par KOELHER en 1901, puis plus tard par de nombreux auteurs, MELLANBY [56], HULDCHINSKY [40], PARK [105], HowLanD [39]. Ils donnent de précieux renseignements. On décèle radiographiquement un élargissement des épiphyses inférieures du radius, du cubitus et du tibia chez les rachitiques. L’extrémité de la métaphyse est « en cupule » ; ses bords sont légèrement frangés et la ligne d’ossification s’estompe. La partie spongieuse de los a une trame plus épaisse due au développement de tissu ostéoïde. La diaphyse se décalcifie et présente une ostéoporose diffuse. L’élargissement apparent du périoste est dû à la néoformation de tissu ostéoïde.
POMMER, SCHMORL, BOUCAUMONT [10] ont beaucoup contribué à l’étude histologique du rachitisme et l’on peut examiner, es lésions osseuses à ce point de vue. Histologiquement : c’est dans la région diaépiphysaire que l’on trouve des altérations typiques dues au rachitisme. Normalement les différentes couches de cellules de cette région ont une disposition bien définie. Dans le rachitisme il se produit au niveau du cartilage de conjugaison des proliférations cellulaires anarchiques. Au lieu de cellules bien alignées, nettement délimitées, on trouve des cellules plus grandes, en couches irrégulières et multiples qui s'étendent dans la métaphyse, ce qui donne au cartilage un aspect dentelé. « La substance ostéoïde est caractérisée par la formation dans le tissu chondroïde d’un os conjonctif ou fibreux assez analogue à un lissu de cal ; cet os est toujours imparfait ». La substance chondroïde présente à l'examen histologique certains caractères qui font penser à un œdème du cartilage (BOUCAUMONT [10)). La zone de calcification préparatoire n’a presque pas de calcium, et la disposition typique, en colonnes, des cellules n’existe plus. La zone spongieuse n’a plus une trame aussi régulière, il se développe du tissu ostéoide. On trouve aussi ce dernier le long du périchondre et du cortex ; il peut également empiéter sur la cavité médulaire. La moelle est très irriguée.
Après cette description générale des lésions osseuses, il faut envisager les différentes formes de rachitisme (EDEL [18]).