B. —— FORMES CLINIQUES
Rachitisme floride où « eutrophique ». — Les enfants malades sont florissants, grands et gros. Ce sont des suralimentés. La nutrition générale est bonne, on remarque cependant une
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certaine pâleur, de la mollesse des téguments, et des déformations osseuses surtout marquées aux membres inférieurs ; la radiographie montre des lésions diaépiphysaires.
C’est là une « forme affirmée » du rachitisme ; il en existe également une « forme fruste », que l’on peut déceler dès les premiers mois de la vie d’un nourrisson ; si l'enfant est susceptible de présenter du rachitisme, il élimine trop de calcium par les selles et trop de phosphore par les urines (MourI- QUAND [60}, LEULIER [60]), fait qui se rencontre surtout chez les nourrissons élevés au biberon.
Rachitisme « hypotrophique ». — Il est beaucoup plus fréquent que le précédent. Les enfants sont maigres, leur croissance est ralentie ; ils perdent même du poids. On observe des dystrophies osseuses ; l’intumescence des épiphyses est plus marquée que dans le rachitisme floride. La radiographie montre des lésions dans la diaphyse et dans les épiphyses. Ces enfants ont eu souvent des maladies infectieuses qui ont influé sur l’état général. Une « forme fruste » existe également.
Rachistisme « dystrophique ». — L'enfant qui en souffre a une croissance très retardée ; il est d’une maigreur accentuée, et ses déformations osseuses sont très prononcées. Les rayons X montrent des troubles de la calcification dans les épiphyses. Dans ce cas, le rachitisme est, en général, lié à des troubles graves de la nutrition.
De même dans le rachitisme rénal et la maladie coeliaque. Le rachitisme rénal atteint les enfants plus âgés que précédemment et une insuffisance relative des reins en est la cause. Les lésions osseuses sont analogues à celles du nouveau-né. Ces enfants, qui sont des nains, meurent souvent d’une crise d’urémie. La maladie coeliäque apparaît vers deux ou trois ans, après une première enfance normale. Le malade a des indigestions chroniques, des selles volumineuses et stéatorrhéiques ; il s'ensuit une perte de poids et de force et une fragilité osseuse manifeste. <
Le rachitisme infantile peut avoir des complications directes telles que la spasmophilie ou tétanie infantile, état de surexcitation du système nerveux qui provoque des contractures, des crampes, et apparaît parfois dans la phase de guérison du rachitisme. « C’est une crise de guérison du rachitisme » (ROMIN- GER [93]).
Enfin, le rachitisme tardif, observé chez des enfants déjà grands, est une forme de transition vers le rachitisme des ado-