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4° Que l’azotémie baisse et atteint o gr. 65 sept joufs après. Le 30 juillet, soit 14 jours après l'institution de ce
régime, elle est passée à o gr. 35 par litre.
Il s’est produit :
a) Une reprise de la diurèse qui est devenué très abondante.
b) Un abaissement net de la concentration de l’urée
dans l’urine.
c) Une disparition de l’hyperproduction d’urée, puisque l'organisme n’en élimine plus que 6 grammes par jour et que l’azotémie est redescendue vers la normale.
Relations entre notre observation
et les azotémies par manque de sel
Les faits que nous venons d'observer sur les modifications de l’urée sanguine, consécutives à un régime sans sel ou avec sel, nous rapprochent par beaucoup de points, des
azotémies par manque de sel de Léon BLUM:.
C'est PASTEUR VALLERY-RADOT qui, le premier, dans sa thèse, en 1918, a étudié avec soin « l’influence de la chloruration sur l’urée sanguine ». Il avait remarqué que, dans certains cas de néphrite chronique, l’azotémie augmentait par suite d'un régime déchloruré et diminuait si l’on administrait un régime salé.
En 1928, RATHERY consacra de nombreux travaux à
cette question.
Mais c’est surtout à Léon BLUM et ses collaborateurs (Van CAULAERT, GRABAR et PETREQUIN), que l’on doit le plus pour les travaux et les communications qu'ils ont faits à ce sujet.
De nombreux auteurs ont également fait des recher-
ches sur ce mode d’azotémie, entre autres H. CHABANIER
qui, dans son livre sur l'exploration fonctionnelle des reins,
à consacré un chapitre à cette délicate question.
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On peut résumer le phénomène de Blum ainsi que le fait Chabanier : « Certains patients, brutalement déchlarurés, présentent une élévation marquée et rapide de leur
urée sanguine, qui rétrocède si on leur administre du sel ».
Il existe bien ici une relation étroite entre le métabolisme du chlore et celui de l'azote.
Tout le monde est d'accord sur ce point, mais c’est pour expliquer cette relation que les avis se partagent. Nous avons surtout en présence deux théories : celle de Léon BLUM et celle de CHABANIER.
D'après Léon BLUM, dont les idées s'étaient d'ailleurs modifiées depuis ses premières publications, l’azotémie par manque de sel serait un phénomène humoral et non rénal. Elle ne serait dûe ni à une néphrite ni à l’acidose. Il existerait « une altération de la fonction rénale qui serait ici secondaire, tandis que les modifications humorales seraient primitives ». BLUM et ses collaborateurs ont pensé que « le manque de sel créait dans le sang un abaissement de la concentration moléculaire et que cet abaissement serait responsable du mauvais fonctionnement rénal et de l'azotémie consécutive ». En effet, un rein perfusé par un liquide dont la concentration est basse ne pourrait éliminer l’urée qu’à une concentration faible et une partie serait retenue. L’administration du chlorure de sodium ferait baisser cette azotémie parce que ce dernier est le sel le plus apte à augmenter cette concentration moléculaire.
Pour CHABANIER, il n’est pas nécessaire, dans la pathogénie de l’azotémie par manque de sel, de faire intervenir un mécanisme spécial. Il serait l2 même que pour toute hyperazotémie aigue, quelle que soit son origine.