LIU GARE
avons été gêné par l’incontinence d'urine, qui nous à intetdit les dosages d’urée urinaire et surtout par l'hyperazotémie.
- En effet, dans notre premier cas, c'est avec un régime déchloruré azoté que l'augmentation de l’urée sanguine était la plus importante, et l’hyperproduction tissulaire d’urée, la plus manifeste. Pourtant ici, il ne nous était pas possible d’administrer un tel régime, sous peine d’une aggravation immédiate d’une azotémie déjà très élevée.
Il à été procédé autrement.
Nous avons déjà dit que notre malade ne buvait presque uniquement que du lait; elle était donc à un régime
azoté, mais peu chloruré.
Le 18 mai, nous l’avons mise à un régime normalement salé et désazoté, Sous cette influence, l’azotémie est passée de 2'gr. 95 à 1 gr. 45 par litre en 5 jours. On peut supposer que cette baisse provient, non seulement de la suppression de l'azote de l'alimentation, mais encore de l’administration de sel.
Le 24 mai, nous l'avons mise à un régime déchloruré désazoté, Les quantités de boisson sont passées de 2 litres 300 à 1 litre 100, mais l’azotémie, au lieu de continuer à baisser comme précédemment, remonte au contraire, et, de 1 gr. 45, passe à 1 gr. 85 par litre le 1° juin, soit 8 jours plus tard.
Il existe ici également une relation entre les métabolismes du chlore et de l'azote, la suppression de sel entraînant
une hyperazotémie.