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ÉCHAUFFEMENT DU PHOSPHORE ROUGE ORDINAIRE

Première expérience. — 11 y à absorption de chaleur jusqu’au point (550°), puis nouvelle absorption jusqu’au point 7. En £ nouvelle

absorption {(610°) correspondant à la liquéfaction. Ï P «q

Fig. 11.

Échauffement du phosphore rouge ordinaire (1° expérience ).

Le tube ayant fait explosion, je n’ai pu avoir le refroidissement

dans cette expérience.

Deuxième expérience (faite avec un shunt différent). — Echauffement et refroidissement du phosphore rouge ordinaire :

Cette expérience donne pour léchauffement une concordance absolue avec la précédente, deux points de transformation, l’un à 550”, l’autre à 610°. |

La transformation inverse ne donne lieu qu'à un phénomène sen-

ñ . . .n . . NS sible, celui de la solidification sans transformation en 9 vers 580°.

Troisième expérience. — Le point que je trouvais différait de 100° du point prévu par la théorie, au moyen des courbes de tensions de

vapeur. J'ai voulu voir si, en catalysant par l’iode (0,2 pour 100),

Fig. 12.

Échauffement et refroidissement du phosphore rouge ordinaire (2° expérience).

J'avancais la transformation du phosphore pyromorphique en phos-

phore rouge ordinaire. L'expérience a pleinement réussi. Le point que

Fig. 13.

Echauffement du phosphore rouge ordinaire en présence de 0,2 pour 100 d'iode (3° expérience).

j'ai obtenu en & se trouve à 460°, et ne diffère que de 10° du point

trouvé par les tensions de vapeur.

Quatrième expérience. — ['échaufflement du phosphore pyromorphique ne devait pas présenter la courbure dirigée vers le bas, qui correspondait à une absorption de chaleur. Elle devait présenter les

deux points de transformation. Comme il n’y avait pas d’iode, le

Fig. 14.

Échauffement et refroidissement du phosphore pyromorphique (4° expérience ).

retard devait être le même ; j'ai trouvé 555° pour & et 610° pour £.

Il y avait donc une grande concordance entre les deux méthodes (tensions de vapeur et températures de transformations) et les extrapolations hardies que j'avais faites étaient justifiées par l’expé-

rience.

Les états cristallins du phosphore. — Le phosphore liquide eristallise en phosphore blanc : l'étude de ces cristaux a été l’objet de nombreux travaux | Lowy Smith (*), Douglas Hermann et Story Maskeline (?), Retgers (*), Engel (*), Mitscherlich (°) |.

La seule forme cristalline que l’on connaisse du phosphore rouge

ordinaire est le phosphore cristallisé dans le plomb de Hittorf et cristallisé dans le bismuth de Stock et Gomolka.

Les auteurs ne sont pas d'accord surle système cristallin qui est très difficile à déterminer, les échantillons étant toujours corrodés par le traitement de l'isolement.

Il est probable que le phosphore rouge préparé par chauffage du phosphore liquide au-dessus de 200°, ou refroidissement de ce dernier au-dessous de 610°, se dépose en cristaux ultramicroscopiques ayant un grand pouvoir de cristallisation spontanée et une vitesse négligeable de cristallisation. En effet, on voit le liquide blane jaunir, puis brunir et se foncer, sans jamais voir de cristaux perceptibles, quelle que soit la lenteur avec laquelle on transforme le phosphore liquide. (Ce criterium est aussi celui du corps amorphe, mais le dégagement de chaleur qui se produit au moment de la solidification du phosphore liquide à 580° montre bien qu'on se trouve en présence d’une cristallisation.) Deux expériences viennent confirmer cette facon de voir :

1° La récente expérience de Siedentopf ("), qui a montré que, sous l’action de la lumière ultraviolette, le phosphore rouge naissant est ultramicroscopique ;

2° La possibilité, en broyant le phosphore sous l’eau, d'obtenir des solutions colloïdales.

Le phosphore pyromorphique est certainement cristallisé ; on le voit, en chauffant pendant 8 jours le phosphore rouge ordinaire vers 300° en présence d’iode. On peut observer, après avoir chassé par distillation l’iodure de phosphore, qu'il est formé d’aiguilles cristallines très minces, rouge clair, visibles au microscope, trop petites pour être

mesurées.

(*) Beritche, t. XLIIT, p. 602-694.

Densité

Forme cristalline.....,..

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