HISTORIQUE
Invertébrés, Milne - Edwards , Lyonnet, Muller, Yulpian, Blanchard, Bordaz Vertébrés, de Blainville, Bichat, Dalton, Stannius, Schlemm, Bojanus, Vogt, Marage, Thébaut, Claude Bernard, Brown-Séquard, Chauveau, F. Franck, Langley, Gajal, V. Gehuchten, V. Lenhossek. Dogiel, Apolant, Juschtschenko, White, Retzius, Tyniofiejew.
VuLPiAN, dans sa physiologie du système nerveux a, dès 1866, résumé à grands traits l'évolution phylogènique du sympathique.
MiT.NE Edwards a décrit dans une sorte de Béroé [Lesneuria vitrea) un petit corps d'aspect ganglionnaire situé au-dessous du point oculiforme et donnant naissance à un grand nombre de filaments. Mais c'est chez les arthropodes qu'on saisit vraiment une ébauche du système nerveux sympathique.
Découverte par Swammerdam dans la larve de Orycles nasicornis, décrite par Lyonnet sous le nom de récurrent dans la chenille de Cossus liquiperda, cette ébauche fut assimilée au sympathique par J. Muller. On accepta d'abord cette idée comme très exacte, mais d'autres anatomistes, avec Newport, voulurent y voir le représentant du pneumogastrique.
Chez les Crustacés le sympathique est décrit par Audouix, Milne-Edwards et Brandt.
Il est formé par :
1° Un nerf impair partant du cerveau se rendant à l'estomac où il trouve un ganglion {gcmglion stomato-gastriqiie) ; dans ce nerf, près de son origine, sont intercalées de nombreuses cellules nerveuses dont l'ensemble représente jusqu'à un certain point le ganglion frontal des insectes.
2.^ Deux nerfs naissent d'un point des cordons du collier, point où se . trouve uue accumulation de matière ganglionnaire, et vont s'anastomoser avec le nerf impair.
Chez les Insectes, Blanchard décrit un système formé de :
1" Un nerf impair avec trois ganglions : frontal, œsophagien et slomatogastrique ;
2'^ Des filets naissant en arrière des ganglions cérébroïdes et se rendant à deux ou quatre ganglions symétriques; de ces ganglions partent des nerfs pour les systèmes circulatoire et respiratoire.
A ces éléments, Faivre ajoute les deux nerfs génito-splanchniques, branches volumineuses qui partent du dernier ganglion abdominal, et appelées ainsi à cause de leur distribution ; ils offrent des cellules nerveuses sur leur trajet. Cet ensemble est généralement considéré comme l'homologue du sympathique.
Lyoxxet décrit de plus, chez les insectes, une couche nerveuse plus grêle située à la face supérieure de la chaîne ganglionnaire et émettant de chaque côté des filaments nerveux dont les uns vont se joindre aux nerfs émanés des ganglions de la chaîne et dont les autres vont aux muscles de l'appareil respiratoire.
Blanchard ne considère comme le véritable sympathique que la partie décrite par Lyonnet, la chaîne ganglionnaire qui est considérée comme l'homologue du sympathique des animaux supérieurs par Reilet Ackermann équivalant à la moelle pour la plupart des auteurs Haller, Gall, Geoffroy Saint-Hilaire etVulpian.
Chez le Gastéropode hélix fromatia, la structure des ganglions a une certaine analogie avec celle des ganglions des nerfs cérébro-spinaux. Les cellules sont unipolaires, quelques-unes apolaires. Le système splanchnique comprend deux ganglions labiaux signalés par Cuvier comme faisant partie du sympathique.
Chez les Céphalopodes, le système stomate-gastrique est l'équivalent du sympathique avec ses ganglions : buccal, labial, branchiaux et viscéraux.
Chez la plupart des Poissons les deux systèmes nerveux sympathique et cérébro-spinal sont bien séparés.
Le sympathique n'existerait pas chez les Cyclostomcs d'après Mûller, Schlemm, Dallon et Stannius. Il a été très peu étudié chez les Chondroptérygiens.
Chez les Poissons osseux il a la disposition générale observée chez les autres vertébrés.
Sur le Poisson-lune le sympathique abdominal prend un développement très considérable (Vulpian).
Chez la Grenouillele sympathique d'après Bojanus, Swan, Mûller et Vogt obéit au plan général des vertébrés supérieurs.
Chez les Sauriens et surtout les crocodiles les ganglions latéraux et leurs connectifs au niveau delà queue, se rapprochent d'un côté à l'autre, entrent en coalescence et forment un cordon unique muni de ganglions impairs et médians.
Chez les Oiseaux, de même que chez les crocodiliens, les deux cordons sympathiques au niveau de la région sacrée, se réunissent sur la ligne médiane pour former un cordon unique impair.
Chez les Mammifères enfin, le système sympathique a la disposition générale qu'il affecte chez Fhomme. Son étude a été faite non seulement par les
naLuralisLes, mais par les physiologisles Brown-Séquard, Claude Bernard, Chauveau,' François Franck, Langley, etc., et par les histologistes Golgi, Cajal, V. Lenhossek, van Gehuchten, Dogiel, Huber, White, Juschtschenko! Apolant, Retzius et Tymoflejew.
Ces notions génépales nous permettent de nous limiter maintenant à nos recherches sur l'anatomie comparée macroscopique et microscopique du plexus solaire.