I. G. Intestin arèle. — S. Secondes
' Voir Pathologie. Syndromes solaires.
dilatcateurs n'est pas acceptable, d'abord parce qu'ici il" y a une cause paralytique évidente, la ligature, et qu'ensuite cette ligature périphérique ne peut avoir détruit l'action des vaso-dilatateurs, ceux-ci étant essentiellement intercentraux (Dastre et Morat).
Il faut donc admettre une vaso-dilatation paralytique. La ligature du ganglion mésentérique gauche produit les mêmes phénomènes immédiats que la ligature du semi-lunaire, mais la vaso-dilatation consécutive de l'intestin est beaucoup plus considérable qu'elle ne l'avait été précédemment.
Ceci permet d'induire que si les vaso-constricteurs de la rate passent par le ganglion semi-lunaire gauche, ceux de V intestin passent par le ganglion mésentérique.
Cette induction est pleinement confirmée par l'épreuve inverse. L'excitation du bout périphérique du ganglion semilunaire gauche produit une vaso-constriction très forte de la rate et n'agit pas sur l'intestin. La même excitation sur le bout périphérique du ganglion mésentérique supérieur gauche produit une vaso-constriction très forte de l'intestin et n'agit pas sur la rate.
Les vaso-constricteurs de la rate sont donc contenus dans le ganglion semi-lunaire gauche, ceux de l'intestin grêle dans le mésentérique gauche.
Les mêmes expériences faites sur les ganglions solaires droits donnent des résultats parallèles. La ligature du semi-lunaire droit produit la vaso-constriction de l'intestin et laisse immobile la rate. Celle du mésentérique supérieur produit le même effet mais plus intense
Fig. 16.
Chien. Excitation du bout périphérique du ganglion mésentérique supérieur gauche.
R. Raie. — P. A. Pression artérielle. — I. G. Intestin srrèle. — S. Secondes.
sur l'intestin. La vaso-constriction de l'intestin lors de la ligature du ganglion semi-lunaire droit paraît un phénomène de sensibilité récurrente. En effet, l'excitation du bout périphérique du ganglion semi-
PA
IG
Fig. 17.
Chien. Excitation du bout périphérique du ganglion semi-lunaii^e droit.
R. Rate. — P. A. Pression artérielle — I. G. Intestin grêle. — S. Secondes.
lunaire droit ne produit aucune action sur la rate, ni l'intestin. L'élévation de la pression qui la détermine est expliquée par la vasoconstriction du foie.
Les vaso-constricteurs du foie passent donc par le ganglion semilunaire droit.
L'excitation du bout périphérique du ganglion mésentérique supérieur droit produit une forte vaso-constriction intestinale.
Les deux ganglions mésentériques supérieurs contiennent donc l'un et l'autre des vaso-moteurs pour la même partie de l'intestin grêle. Ils innervent tout le domaine de l'artère mésentérique supérieure. Cette innervation double explique l'absence de paralysie vaso-
PA
motrice intestinale, lors des sections unilatérales des splanchniques ou des ganglions mésentériques.
Cette expérience montre par où passent les vaso-constricteurs. Une dernière épreuve, l'excitation du crural, en produisant l'élévation concordante des trois tracés de la rate, de l'intestin et de la pression artérielle démontre par la passivité des organes étudiés, rate et intestin grêle, que non seulement des vaso-constricteurs passent par où nous les avons notés mais qu'il n'en passe pas ailleurs.
III. — Etant donné le trajet des vaso-moteurs de la rate et de l'intestin, par exemple, la question qui se pose est de savoir si les fibres passant par les ganglions solaires, s'y arrêtent ou simplement les traversent.
Cette question est connexe de celle des fibres inhibitrices, des vasodilatateurs.
Pour résoudre ces questions, Langley a eu recours au procédé d'Hirschmann ^. Cet auteur avait montré qu'après une dose modérée de nicotine, la stimulation du sympathique au cou ne produisait aucune dilatation de la pupille. Partant de cette idée que la nicotine doit agir en paralysant les cellules du ganglion cervical inférieur, Langley, excitant le sympathique cervical après une injection générale de nicotine, trouve que, tandis que la stimulation au-dessous du ganglion ne produit aucun effet, la stimulation au-dessus produit la dilatation de la pupille et la contraction des vaisseaux de l'oreille, comme si la nicotine n'avait pas été mise. L'effet de la stimulation des fibres nerveuses au-dessus du ganglion n'est pas aboli
IG
Fig. 18.
Chien. Excitation du bout périphérique du ganglion mésentérique supérieur droit.
R. Rate. — P. A. Pression artérielle.